Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבָּנַן סָבְרִי יֵשׁ זִיקָּה, וְקָתָנֵי סֵיפָא: וְכֵן אַתָּה אוֹמֵר בִּשְׁנֵי יְבָמִין וִיבָמָה אַחַת. לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר רַב. דְּאָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר רַב: חֲלִיצָה פְּסוּלָה — צְרִיכָה לַחֲזוֹר עַל כׇּל הָאַחִין.On pourrait en déduire que les Sages pensent qu'il y a une zika (un lien lévirique réel entre la veuve et les frères du défunt), puisqu'on suppose qu'ils s'opposent aussi sur ce point à Rabban Gamliel. Or, il est enseigné à la fin de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et tu diras de même pour deux yevamin (frères du défunt soumis au lévirat) et une seule yevama (veuve soumise au lévirat) » : si tous deux lui ont donné un get (acte de divorce), la 'halitsa (cérémonie qui libère la veuve du lévirat) de l'un d'eux la libère. Disons alors que ce serait une teyouvta (réfutation définitive) de ce que Rabba bar Rav Houna a dit au nom de Rav. Car Rabba bar Rav Houna a dit au nom de Rav : lors d'une 'halitsa invalide, elle doit la refaire auprès de tous les frères, car son lien avec eux n'est pas annulé par une 'halitsa invalide.
- אָמַר לָךְ רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: בֵּין לְרַבָּן גַּמְלִיאֵל בֵּין לְרַבָּנַן סָבְרִי אֵין זִיקָּה, וְהָכָא בְּגֵט אַחַר גֵּט וּמַאֲמָר אַחַר מַאֲמָר קָמִיפַּלְגִי.La Guemara répond : Rabba bar Rav Houna pourrait te dire : aussi bien Rabban Gamliel que les Sages pensent qu'il n'y a pas de zika, alors que ma propre affirmation suit l'avis selon lequel il y a une zika. Et ici, ils divergent seulement sur l'efficacité d'un get après un get et d'un maamar (consécration préalable de la yevama par le yavam, d'institution rabbinique) après un maamar.
- אָמַר מָר: עָשָׂה מַאֲמָר בָּזוֹ וּמַאֲמָר בָּזוֹ, רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: נוֹתֵן גֵּט לָרִאשׁוֹנָה וְחוֹלֵץ לָהּ, וְאָסוּר בִּקְרוֹבוֹתֶיהָ, וּמוּתָּר בִּקְרוֹבוֹת שְׁנִיָּה. מִכְּדֵי קָסָבַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל אֵין מַאֲמָר אַחַר מַאֲמָר, רִאשׁוֹנָה נָמֵי תִּתְיַיבֵּם? גְּזֵירָה דִּלְמָא אָתֵי לְיַיבּוֹמֵי לִשְׁנִיָּה.Le Maître a dit plus haut dans la baraïta : S'il a fait un maamar à celle-ci et un maamar à celle-là, Rabban Gamliel dit : il donne un get à la première et lui fait la 'halitsa, et il est interdit aux proches parentes de celle-ci, mais il est permis aux proches parentes de la seconde. La Guemara demande : Puisque Rabban Gamliel pense qu'il n'y a pas de maamar après un maamar, le second étant sans portée, que la première aussi puisse être épousée par lévirat ! Pourquoi faut-il lui faire la 'halitsa ? La Guemara répond : c'est un décret rabbinique, de crainte qu'il n'en vienne à épouser par lévirat la seconde.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבָּן גַּמְלִיאֵל וּבֵית שַׁמַּאי וְרַבִּי שִׁמְעוֹן וּבֶן עַזַּאי וְרַבִּי נְחֶמְיָה — כּוּלְּהוּ סְבִירָא לְהוּ מַאֲמָר קוֹנֶה קִנְיָן גָּמוּר. רַבָּן גַּמְלִיאֵל — הָא דַּאֲמַרַן.Rabbi Yo'hanan a dit : Rabban Gamliel, Beit Chammaï, Rabbi Chimon, Ben Azzaï et Rabbi Ne'hémia pensent tous que le maamar opère une acquisition complète, à la manière de véritables fiançailles. Pour Rabban Gamliel, la source en est ce que nous venons de dire : il n'y a pas de maamar après un maamar.
- בֵּית שַׁמַּאי — דִּתְנַן: שְׁלֹשָׁה אַחִין, שְׁנַיִם מֵהֶם נְשׂוּאִין לִשְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְאֶחָד מוּפְנֶה, מֵת אֶחָד מִבַּעֲלֵי אֲחָיוֹת, וְעָשָׂה בָּהּ מוּפְנֶה מַאֲמָר, וְאַחַר כָּךְ מֵת אָחִיו הַשֵּׁנִי, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אִשְׁתּוֹ עִמּוֹ, וְהַלֵּזוּ — תֵּצֵא מִשּׁוּם אֲחוֹת אִשָּׁה.Pour Beit Chammaï, la source en est ce que nous avons appris dans la Michna : Trois frères, dont deux sont mariés à deux sœurs, et l'un est célibataire ; l'un des maris des sœurs est mort sans enfant, le célibataire a fait un maamar à sa veuve, puis son second frère est mort, si bien que la sœur de celle-ci lui échoit à son tour pour le lévirat. Beit Chammaï disent : sa femme reste avec lui, c'est-à-dire que celle qui a reçu le maamar est considérée comme son épouse, et celle-là sort, dispensée du lévirat, en tant que sœur de sa femme. On voit que, pour Beit Chammaï, le maamar acquiert pleinement la femme et annule le lien avec sa sœur.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן — דְּתַנְיָא: אֲמַר לְהוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן לַחֲכָמִים: אִם בִּיאַת רִאשׁוֹן בִּיאָה — בִּיאַת שֵׁנִי אֵינָהּ בִּיאָה. אִם בִּיאַת רִאשׁוֹן אֵינָהּ בִּיאָה — בִּיאַת שֵׁנִי נָמֵי אֵינָהּ בִּיאָה. וְהָא בִּיאַת בֶּן תֵּשַׁע, דִּכְמַאֲמָר שַׁוְּיוּהָ רַבָּנַן, וְקָאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן אֵינָהּ בִּיאָה.Pour Rabbi Chimon, la source se rapporte au cas de la Michna (plus loin, 96b) d'un garçon de neuf ans et un jour qui a eu des rapports avec sa yevama, puis dont le frère du même âge a eu des rapports avec elle : le second la rend inapte pour le premier, mais Rabbi Chimon dit qu'il ne la rend pas inapte. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon a dit aux Sages : Si le rapport du premier est un rapport efficace, le rapport du second n'est pas un rapport efficace, car le premier l'a déjà acquise. Si le rapport du premier n'est pas un rapport efficace, le rapport du second non plus n'est pas un rapport efficace. Or, voici que le rapport d'un garçon de neuf ans, les Sages l'ont mis au rang d'un maamar, et Rabbi Chimon dit que celui du second n'est pas un rapport efficace. C'est donc que, selon lui, le rapport du garçon de neuf ans, et de même le maamar, acquiert pleinement la yevama.
- בֶּן עַזַּאי — דְּתַנְיָא, בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: יֵשׁ מַאֲמָר אַחַר מַאֲמָר בִּשְׁנֵי יְבָמִין וִיבָמָה אַחַת, וְאֵין מַאֲמָר אַחַר מַאֲמָר בִּשְׁתֵּי יְבָמוֹת וְיָבָם אֶחָד. רַבִּי נְחֶמְיָה — דִּתְנַן, רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: אַחַת בְּעִילָה, וְאַחַת חֲלִיצָה, בֵּין בַּתְּחִלָּה בֵּין בָּאֶמְצַע בֵּין בַּסּוֹף — אֵין אַחֲרֶיהָ כְּלוּם. וְהָא בִּיאָה פְּסוּלָה, דִּכְמַאֲמָר שַׁוְּיוּהָ רַבָּנַן, וְקָתָנֵי: אֵין אַחֲרֶיהָ כְּלוּם.Pour Ben Azzaï, la source en est ce qui a été enseigné dans une baraïta : Ben Azzaï dit : il y a un maamar après un maamar dans le cas de deux yevamin et une seule yevama, mais il n'y a pas de maamar après un maamar dans le cas de deux yevamot et un seul yavam, car celui-ci, par son premier maamar, a acquis pleinement la première. Pour Rabbi Ne'hémia, la source en est ce que nous avons appris dans la Michna : Rabbi Ne'hémia dit : qu'il s'agisse d'un rapport ou d'une 'halitsa, que ce soit au début, au milieu ou à la fin, rien n'a d'effet après eux. Or, voici que le rapport invalide, les Sages l'ont mis au rang d'un maamar, et il enseigne que rien n'a d'effet après lui. Pour lui, donc, aucune forme d'acquisition n'a d'effet après un maamar, qui acquiert complètement la yevama.
- כֵּיצַד? עָשָׂה מַאֲמָר כּוּ׳.La Michna enseigne : Comment cela ? S'il a fait un maamar, puis lui a donné un get, etc.
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