Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְמַעוֹטֵי דְּרַב וּדְרַב אַסִּי. לְרַב וּלְרַב אַסִּי לְמַעוֹטֵי מַאי?On répond : pour exclure ce qu'ont ajouté Rav et Rav Assi : Rav a ajouté la coépouse d'une sota (femme soupçonnée d'adultère), et Rav Assi la coépouse d'une aïlonit (femme stérile de naissance). Selon Rav et Rav Assi, que vient exclure le nombre ?
- אִי סְבִירָא לְהוּ דַּהֲדָדֵי — חֲדָא לְמַעוֹטֵי צָרַת מְמָאֶנֶת, וַחֲדָא לְמַעוֹטֵי צָרַת מַחֲזִיר גְּרוּשָׁתוֹ.S'ils admettent l'opinion l'un de l'autre, l'un des nombres vient exclure la coépouse d'une femme qui a exercé le mioun (refus d'une mineure), et l'autre exclure la coépouse de l'épouse d'un homme qui reprend sa divorcée après qu'elle a été mariée à un autre.
- וְאִי לָא סְבִירָא לְהוּ דַּהֲדָדֵי — חֲדָא לְמַעוֹטֵי דְּחַבְרֵיהּ, וַחֲדָא לְמַעוֹטֵי אוֹ צָרַת מְמָאֶנֶת, אוֹ צָרַת מַחֲזִיר גְּרוּשָׁתוֹ.Et s'ils n'admettent pas l'opinion l'un de l'autre, l'un vient exclure ce qu'a ajouté l'autre, et l'autre exclure soit la coépouse d'une femme qui a exercé le mioun, soit la coépouse de l'épouse d'un homme qui reprend sa divorcée.
- לְרַב וּלְרַב אַסִּי, לִיתְנִינְהוּ?Selon Rav et Rav Assi, qu'il les enseigne ! Puisque selon eux il y a plus de quinze femmes, pourquoi le Tanna ne les a-t-il pas mentionnées ?
- לְפִי שֶׁאֵינָהּ בְּצָרַת צָרָה.Parce qu'elles n'ont pas de cas de coépouse d'une coépouse : la sota et l'aïlonit sont interdites à tous les frères, de sorte que la coépouse ne peut épouser aucun d'eux.
- מְנָא הָנֵי מִילֵּי — דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אִשָּׁה אֶל אֲחוֹתָהּ לֹא תִקָּח לִצְרוֹר לְגַלּוֹת עֶרְוָתָהּ עָלֶיהָ בְּחַיֶּיהָ״. ״עָלֶיהָ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר?D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Tu ne prendras pas une femme avec sa sœur pour être une rivale, en découvrant sa nudité avec elle [aléha] de son vivant » (Lévitique 18, 18). « Avec elle », que vient enseigner le verset ?
- לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״יְבָמָהּ יָבֹא עָלֶיהָ״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי אֲפִילּוּ בְּאַחַת מִכׇּל עֲרָיוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר, נֶאֱמַר כָּאן ״עָלֶיהָ״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״עָלֶיהָ״,Puisqu'il est dit : « Son yavam viendra sur elle [aléha] » (Deutéronome 25, 5), je comprendrais que le verset parle même de l'une de toutes les proches parentes mentionnées dans la Torah. Il est dit ici « aléha » et il est dit là-bas « aléha » :
- מָה לְהַלָּן בִּמְקוֹם מִצְוָה, אַף כָּאן בִּמְקוֹם מִצְוָה, וְאָמַר רַחֲמָנָא: ״לֹא תִקָּח״.de même que là-bas, c'est dans le cas d'une mitsva, de même ici, c'est dans le cas d'une mitsva, et le Miséricordieux a dit : « Tu ne prendras pas. »
- וְאֵין לִי אֶלָּא הִיא, צָרָתָהּ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לִצְרוֹר״. וְאֵין לִי אֶלָּא צָרָתָהּ, צָרַת צָרָתָהּ מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לִצְרוֹר״, וְלֹא ״לָצוֹר״.Et je n'ai que celle-ci ; sa coépouse, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « litsror » (« pour être une rivale »). Et je n'ai que sa coépouse ; la coépouse de sa coépouse, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « litsror », et non « latsor » : le double rech indique plusieurs coépouses successives.
- וְאֵין לִי אֶלָּא אֲחוֹת אִשָּׁה, שְׁאָר עֲרָיוֹת מִנַּיִין? אָמַרְתָּ: מָה אֲחוֹת אִשָּׁה מְיוּחֶדֶת — שֶׁהִיא עֶרְוָה, וְחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתָהּ חַטָּאת, וַאֲסוּרָה לַיָּבָם; אַף כֹּל שֶׁהִיא עֶרְוָה, וְחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתָהּ חַטָּאת — אֲסוּרָה לַיָּבָם.Et je n'ai que la sœur de la femme ; les autres proches parentes, d'où le savons-nous ? Tu dis : de même que la sœur de la femme se distingue en ceci qu'elle est une proche parente interdite, qu'on est passible de karet (retranchement divin) pour sa transgression délibérée et d'un sacrifice 'hatat pour sa transgression involontaire, et qu'elle est interdite au yavam, de même toute proche parente pour la transgression délibérée de laquelle on est passible de karet et pour la transgression involontaire de laquelle on est passible d'un 'hatat est interdite au yavam.
- וְאֵין לִי אֶלָּא הֵן, צָרוֹתֵיהֶן מִנַּיִין? אָמַרְתָּ: מָה אֲחוֹת אִשָּׁה מְיוּחֶדֶת — שֶׁהִיא עֶרְוָה וְחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתָהּ חַטָּאת, וַאֲסוּרָה לַיָּבָם, וְצָרָתָהּ אֲסוּרָה; אַף כֹּל שֶׁהִיא עֶרְוָה, וְחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתָהּ חַטָּאת, וַאֲסוּרָה לַיָּבָם — צָרָתָהּ אֲסוּרָה. מִכָּאן אָמְרוּ חֲכָמִים: חֲמֵשׁ עֶשְׂרֵה נָשִׁים פּוֹטְרוֹת צָרוֹתֵיהֶן וְצָרוֹת צָרוֹתֵיהֶן מִן הַחֲלִיצָה וּמִן הַיִּיבּוּם עַד סוֹף הָעוֹלָם.Et je n'ai que celles-ci ; leurs coépouses, d'où le savons-nous ? Tu dis : de même que la sœur de la femme se distingue en ceci qu'elle est une proche parente interdite, qu'on est passible de karet pour sa transgression délibérée et d'un 'hatat pour sa transgression involontaire, qu'elle est interdite au yavam et que sa coépouse est interdite, de même toute proche parente pour la transgression délibérée de laquelle on est passible de karet et pour la transgression involontaire de laquelle on est passible d'un 'hatat, et qui est interdite au yavam, sa coépouse est interdite. C'est de là que les Sages ont dit : quinze femmes exemptent leurs coépouses et les coépouses de leurs coépouses de la 'halitsa et du yiboum, jusqu'à la fin du monde.
- יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אַף שֵׁשׁ עֲרָיוֹת חֲמוּרוֹת מֵאֵלּוּ, שֶׁיְּהוּ צָרוֹתֵיהֶם אֲסוּרוֹת?Peut-être dois-je inclure aussi les six proches parentes plus graves que celles-ci (plus loin, 13a), de sorte que leurs coépouses soient interdites ?
- אָמַרְתָּ: מָה אֲחוֹת אִשְׁתּוֹ מְיוּחֶדֶת שֶׁהִיא עֶרְוָה, וְחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתָהּ חַטָּאת, וְאֶפְשָׁר לִינָּשֵׂא לָאַחִים, וַאֲסוּרָה לַיָּבָם, וְצָרָתָהּ אֲסוּרָה; אַף כֹּל שֶׁהִיא עֶרְוָה, וְחַיָּיבִין עַל זְדוֹנָהּ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתָהּ חַטָּאת, וְאֶפְשָׁר לִינָּשֵׂא לָאַחִים, וַאֲסוּרָה לַיָּבָם — צָרָתָהּ אֲסוּרָה.Tu dis : de même que la sœur de sa femme se distingue en ceci qu'elle est une proche parente interdite, qu'on est passible de karet pour sa transgression délibérée et d'un 'hatat pour sa transgression involontaire, qu'il lui est possible de se marier aux frères, qu'elle est interdite au yavam et que sa coépouse est interdite, de même toute proche parente pour la transgression délibérée de laquelle on est passible de karet et pour la transgression involontaire de laquelle on est passible d'un 'hatat, à qui il est possible de se marier aux frères et qui est interdite au yavam, sa coépouse est interdite.
- יָצְאוּ שֵׁשׁ עֲרָיוֹת חֲמוּרוֹת מֵאֵלּוּ, הוֹאִיל דְּאִי אֶפְשָׁר לִינָּשֵׂא לָאַחִים — צָרוֹתֵיהֶן מוּתָּרוֹת, שֶׁאֵין צָרָה אֶלָּא מֵאָח.Sont exclues les six proches parentes plus graves que celles-ci : puisqu'il ne leur est pas possible de se marier aux frères, leurs coépouses sont permises, car il n'y a de coépouse que du fait d'un frère.
- אַזְהָרָה שָׁמַעְנוּ, עוֹנֶשׁ מִנַּיִין? אָמַר קְרָא: ״כִּי כׇּל (אִישׁ) אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה מִכֹּל הַתּוֹעֵבוֹת וְגוֹ׳״.Nous avons entendu l'avertissement ; la punition, d'où la savons-nous ? Le verset dit : « Car quiconque fera l'une de toutes ces abominations, les personnes qui les commettront seront retranchées » (Lévitique 18, 29).
- טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״עָלֶיהָ״, הָא לָאו הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא אֲחוֹת אִשָּׁה מִיַּיבְּמָה, מַאי טַעְמָא? דְּאָמְרִינַן: אָתֵי עֲשֵׂה וְדָחֵי לֹא תַעֲשֶׂה?!La raison est que le Miséricordieux a écrit « aléha » ; sinon, j'aurais dit que la sœur de la femme fait le yiboum. Quelle est la raison ? Parce que nous disons : un commandement positif vient et repousse un interdit !
- אֵימַר דְּאָמְרִינַן אָתֵי עֲשֵׂה וְדָחֵי לֹא תַעֲשֶׂה — לֹא תַעֲשֶׂה גְּרֵידָא, לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁיֵּשׁ בּוֹ כָּרֵת מִי דָּחֵי? וְתוּ: לֹא תַעֲשֶׂה גְּרֵידָא מְנָלַן דְּדָחֵי —Dis que nous disons qu'un commandement positif vient et repousse un interdit s'il s'agit d'un simple interdit ; mais un interdit comportant le karet, le repousse-t-il ? Et encore : un simple interdit, d'où savons-nous qu'il le repousse ?
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