Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- זִיקַּת נְשׂוּאָה עוֹשָׂה סְפֵק נְשׂוּאָה.et le lien lévirat d'une femme mariée fait d'elle une mariée douteuse : le lien avec le yavam (beau-frère lévir) reproduit celui du premier mari, mais à un degré moindre, comme si ce statut n'était que douteux.
- זִיקַּת אֲרוּסָה עוֹשָׂה סְפֵק אֲרוּסָה — דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ וַדַּאי אֲרוּסָה, מוֹדִים בֵּית הִלֵּל שֶׁמּוֹכֶרֶת וְנוֹתֶנֶת וְקַיָּים?Le lien lévirat d'une fiancée fait d'elle une fiancée douteuse : car s'il te vient à l'esprit qu'elle est une fiancée certaine, Beit Hillel admettraient-ils qu'elle peut vendre et donner, et que c'est valable ?
- וְהָתְנַן: נָפְלוּ לָהּ נְכָסִים מִשֶּׁנִּתְאָרְסָה, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: תִּמְכּוֹר, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: לֹא תִּמְכּוֹר. אֵלּוּ וְאֵלּוּ מוֹדִים שֶׁאִם מָכְרָה וְנָתְנָה — קַיָּים. אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: זִיקַּת אֲרוּסָה עוֹשָׂה סְפֵק אֲרוּסָה.Or nous avons appris (Ketoubot 78a) : Si des biens lui sont échus après ses fiançailles, Beit Chammaï disent : Elle peut vendre ; et Beit Hillel disent : Elle ne doit pas vendre. Les uns et les autres s'accordent à dire que si elle a vendu ou donné, c'est valable. Déduis-en donc que le lien lévirat d'une fiancée fait d'elle une fiancée douteuse.
- זִיקַּת נְשׂוּאָה עוֹשָׂה סְפֵק נְשׂוּאָה. דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ וַדַּאי נְשׂוּאָה, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים יַחְלוֹקוּ יוֹרְשֵׁי הַבַּעַל עִם יוֹרְשֵׁי הָאָב?Le lien lévirat d'une femme mariée fait d'elle une mariée douteuse : car s'il te vient à l'esprit qu'elle est une mariée certaine, Beit Chammaï diraient-ils que les héritiers du mari partagent avec les héritiers du père ?
- וְהָתְנַן: נָפְלוּ לָהּ נְכָסִים מִשֶּׁנִּישֵּׂאת, אֵלּוּ וָאֵלּוּ מוֹדִים שֶׁאִם מָכְרָה וְנָתְנָה — שֶׁהַבַּעַל מוֹצִיא מִיַּד הַלָּקוֹחוֹת. אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: זִיקַּת נְשׂוּאָה עוֹשָׂה סְפֵק נְשׂוּאָה.Or nous avons appris (Ketoubot 78a) : Si des biens lui sont échus après son mariage, les uns et les autres s'accordent à dire que si elle a vendu ou donné, le mari les reprend des mains des acheteurs. Déduis-en donc que le lien lévirat d'une femme mariée fait d'elle une mariée douteuse.
- אֲמַר לֵיהּ רַבָּה: אַדְּמִפַּלְגִי בְּגוּפַהּ וּלְאַחַר מִיתָה, לִפַּלְגוּ בְּחַיֶּיהָ וּלְפֵירוֹת!Rabba lui a dit à Oulla : Plutôt que d'être en désaccord sur le bien lui-même et après sa mort, qu'ils soient en désaccord de son vivant et sur les fruits !
- אֶלָּא אָמַר רַבָּה: אִידֵּי וְאִידֵּי דְּנָפְלָה כְּשֶׁהִיא נְשׂוּאָה, וְזִיקַּת נְשׂוּאָה עוֹשָׂה סְפֵק נְשׂוּאָה. רֵישָׁא דְּאִיהִי קָיְימָא — הָוְיָא לַהּ אִיהִי וַדַּאי וְאִינְהוּ סָפֵק, וְאֵין סָפֵק מוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי.Mais Rabba a dit : Dans les deux cas, elle est tombée sous le lévirat alors qu'elle était mariée, et le lien lévirat d'une femme mariée fait d'elle une mariée douteuse. La première partie, où elle est vivante : elle est certaine et eux (le yavam) sont douteux, et le doute ne fait pas sortir un bien de la main de la certitude.
- סֵיפָא דְּמֵתָה, הַלָּלוּ בָּאִין לִירַשׁ, וְהַלָּלוּ בָּאִין לִירַשׁ — וְיַחְלוֹקוּ.La dernière partie, où elle est morte : ceux-ci viennent hériter et ceux-là viennent hériter, et ils partagent.
- אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: וּלְבֵית שַׁמַּאי אֵין סָפֵק מוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי? וְהָתְנַן: נָפַל הַבַּיִת עָלָיו וְעַל אָבִיו, עָלָיו וְעַל מוֹרִישָׁיו, וְהָיוּ עָלָיו כְּתוּבַּת אִשָּׁה וּבַעַל חוֹב.Abayé lui a objecté : Et selon Beit Chammaï, le doute ne fait-il pas sortir un bien de la main de la certitude ? Or nous avons appris (Baba Batra 157a) : Si la maison est tombée sur lui et sur son père, sur lui et sur ceux dont il hérite, et qu'il devait la ketouba d'une femme et avait un créancier, sans que l'on sache qui est mort le premier :
- יוֹרְשֵׁי הָאָב אוֹמְרִים: הַבֵּן מֵת רִאשׁוֹן, וְאַחַר כָּךְ מֵת הָאָב, וּבַעַל חוֹב אוֹמֵר: הָאָב מֵת רִאשׁוֹן, וְאַחַר כָּךְ מֵת הַבֵּן —les héritiers du père disent : Le fils est mort le premier, et ensuite le père est mort (le fils n'a donc rien hérité, et il n'y a rien à saisir) ; et le créancier dit : Le père est mort le premier, et ensuite le fils est mort (le fils a hérité et ses dettes grèvent ces biens).
- בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יַחְלוֹקוּ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: נְכָסִים בְּחֶזְקָתָן.Beit Chammaï disent : Ils partagent ; et Beit Hillel disent : Les biens restent en leur possession présumée.
- וְהָא הָכָא, יוֹרְשֵׁי הָאָב וַדַּאי, וּבַעַל חוֹב סָפֵק, וְקָאָתֵי סָפֵק וּמוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי!Or ici, les héritiers du père sont certains et le créancier est douteux, et le doute vient et fait sortir le bien de la main de la certitude !
- קָסָבְרִי בֵּית שַׁמַּאי: שְׁטָר הָעוֹמֵד לִגְבּוֹת כְּגָבוּי דָּמֵי.Réponse de Rabba : Beit Chammaï pensent : Un acte en attente de recouvrement est comme déjà recouvré ; le créancier est donc considéré comme possesseur au même titre que les héritiers.
- וּמְנָא תֵּימְרָא, דִּתְנַן: מֵתוּ בַּעֲלֵיהֶן עַד שֶׁלֹּא שָׁתוּ — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נוֹטְלוֹת כְּתוּבָּתָן וְאֵינָן שׁוֹתוֹת. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אוֹ שׁוֹתוֹת אוֹ לֹא נוֹטְלוֹת כְּתוּבָּתָן.Et d'où le dis-tu ? Car nous avons appris (Sota 24a), à propos des femmes soupçonnées d'adultère (sota) : Si leurs maris sont morts avant qu'elles aient bu les eaux amères, Beit Chammaï disent : Elles prennent leur ketouba et ne boivent pas. Et Beit Hillel disent : Ou elles boivent, ou elles ne prennent pas leur ketouba.
- אוֹ שׁוֹתוֹת?! ״וְהֵבִיא הָאִישׁ אֶת אִשְׁתּוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֵיכָּא! אֶלָּא: מִתּוֹךְ שֶׁלֹּא שׁוֹתוֹת לֹא נוֹטְלוֹת כְּתוּבָּתָן.« Ou elles boivent » ?! Le Miséricordieux a dit : « Et l'homme amènera sa femme » (Nombres 5, 15), et il n'y en a pas ici ! Mais il faut comprendre : puisqu'elles ne boivent pas, elles ne prennent pas leur ketouba.
- וְהָא הָכָא, דְּסָפֵק הוּא: סָפֵק זַנַּאי סָפֵק לָא זַנַּאי, וְקָאָתֵי סָפֵק וּמוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: שְׁטָר הָעוֹמֵד לִגְבּוֹת כְּגָבוּי דָּמֵי.Or ici, il y a un doute : peut-être a-t-elle fauté, peut-être n'a-t-elle pas fauté, et le doute viendrait faire sortir le bien de la main de la certitude ! Le doute permettrait au plus de partager, or elle prend tout. Déduis-en donc qu'un acte en attente de recouvrement est comme déjà recouvré.
- וְאַבָּיֵי, לוֹתְבֵיהּ מֵהָא! דִּלְמָא כְּתוּבַּת אִשָּׁה שָׁאנֵי, מִשּׁוּם חִינָּא.Et Abayé, qu'il objecte à partir de celle-ci ! Il ne l'a pas fait, car peut-être la ketouba d'une femme est-elle différente, à cause de la grâce ('hina) : on a renforcé ses droits pour qu'elle trouve faveur et se remarie.
- וְלוֹתְבֵיהּ כְּתוּבָּה דְמַתְנִיתִין!Alors qu'il objecte à partir de la ketouba de notre Michna !
- לָא פְּלִיגִי. וְלָא?! וְהָא קָתָנֵי: מֵתָה, מָה יַעֲשֶׂה בִּכְתוּבָּתָהּ וּבִנְכָסִים הַנִּכְנָסִים וְיוֹצְאִין עִמָּהּ — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יַחְלוֹקוּ יוֹרְשֵׁי הַבַּעַל עִם יוֹרְשֵׁי הָאָב, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: נְכָסִים בְּחֶזְקָתָן.Réponse : Ils ne sont pas en désaccord sur la ketouba. Et non ?! Il est pourtant enseigné : Si elle est morte, que fera-t-on de sa ketouba et des biens qui entrent et sortent avec elle ? Beit Chammaï disent : Les héritiers du mari partageront avec les héritiers du père ; et Beit Hillel disent : Les biens restent en leur possession présumée.
- הָכִי קָאָמַר: מֵתָה, מָה יַעֲשֶׂה בִּכְתוּבָּתָהּ, וְשַׁבְקַהּ. נְכָסִים הַנִּכְנָסִים וְהַיּוֹצְאִים עִמָּהּ — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יַחְלוֹקוּ יוֹרְשֵׁי הַבַּעַל עִם יוֹרְשֵׁי הָאָב, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: נְכָסִים בְּחֶזְקָתָן.Voici ce qu'il veut dire : Si elle est morte, que fera-t-on de sa ketouba ? Et le Tanna l'a laissée sans réponse. Les biens qui entrent et sortent avec elle : Beit Chammaï disent : Les héritiers du mari partageront avec les héritiers du père ; et Beit Hillel disent : Les biens restent en leur possession présumée.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא — דְּקָתָנֵי: יַחְלוֹקוּ יוֹרְשֵׁי הַבַּעַל עִם יוֹרְשֵׁי הָאָב. וְלָא קָתָנֵי: יוֹרְשֵׁי הָאָב עִם יוֹרְשֵׁי הַבַּעַל. שְׁמַע מִינַּהּ.Rav Achi a dit : La Michna elle aussi est précise en ce sens, car elle enseigne : Les héritiers du mari partageront avec les héritiers du père, ce qui signifie que les héritiers du père possédaient et que ceux du mari sont venus partager : il s'agit des biens propres ; et elle n'enseigne pas : Les héritiers du père avec les héritiers du mari, ce qui conviendrait à la ketouba. Déduis-en que Beit Chammaï n'ont rien statué sur la ketouba.
- אַבָּיֵי אָמַר: רֵישָׁא דְּנָפְלוּ לָהּ כְּשֶׁהִיא שׁוֹמֶרֶת יָבָם, סֵיפָא דְּנָפְלוּ לָהּ כְּשֶׁהִיא תַּחְתָּיו דְּבַעַל.Abayé a dit : La première partie traite du cas où les biens lui sont échus alors qu'elle était chomérèt yavam (en attente du lévirat), et la dernière partie, où ils lui sont échus alors qu'elle était sous le mari, encore en vie.
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