Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּאַלְמָנָה מִן הַנִּשּׂוּאִין — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּלָא פָּטְרָה, דְּאֵין עֲשֵׂה דּוֹחֶה לֹא תַעֲשֶׂה וַעֲשֵׂה. כִּי פְּלִיגִי בְּאַלְמָנָה מִן הָאֵרוּסִין. מַאן דְּאָמַר פּוֹטֶרֶת — אָתֵי עֲשֵׂה וְדָחֵי אֶת לֹא תַעֲשֶׂה. וּמַאן דְּאָמַר אֵינָהּ פּוֹטֶרֶת — לָא אָתֵי עֲשֵׂה וְדָחֵי אֶת לֹא תַעֲשֶׂה, כֵּיוָן דְּאֶפְשָׁר בַּחֲלִיצָה.Pour une veuve après les nissouïn (mariage complet), tout le monde s'accorde à dire que le rapport du Grand Prêtre ne dispense pas la coépouse, car un commandement positif ne repousse pas un interdit négatif accompagné d'un commandement positif. Ils divergent pour une veuve après les irousin (fiançailles légales). Celui qui dit que cela dispense estime que le commandement positif du lévirat vient et repousse l'interdit négatif. Et celui qui dit que cela ne dispense pas estime que le commandement positif ne vient pas repousser l'interdit négatif, puisqu'il est possible de procéder par la 'halitsa (cérémonie du déchaussement, qui délie du lévirat).
- מֵיתִיבִי: וְאִם בָּעֲלוּ קָנוּ! תְּיוּבְתָּא.On a objecté : « Et s'ils ont eu un rapport, ils ont acquis » ! C'est une teyouvta (réfutation définitive) contre celui qui dit que cela ne dispense pas.
- לֵימָא תִּיהְוֵי נָמֵי תְּיוּבְתָּא דְּרֵישׁ לָקִישׁ?! אָמַר לָךְ רֵישׁ לָקִישׁ: כִּי אָמֵינָא אֲנָא — הֵיכָא דִּמְקַיְּימִי מִצְוָה, אֲבָל הָכָא, חֲלִיצָה בִּמְקוֹם יִיבּוּם — לָאו מִצְוָה הִיא.Disons que c'est aussi une réfutation de Rech Lakich ?! Rech Lakich te dira : Quand j'ai parlé, c'était là où les deux mitsvot s'accomplissent pleinement ; mais ici, la 'halitsa à la place du lévirat n'est pas une mitsva au même titre.
- אָמַר רָבָא: רֶמֶז לִשְׁנִיּוֹת מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן — שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אֶת כׇּל הַתּוֹעֵבוֹת הָאֵל עָשׂוּ אַנְשֵׁי הָאָרֶץ״, ״הָאֵל״ — קָשׁוֹת, מִכְּלָל דְּאִיכָּא רַכּוֹת, וּמַאי נִינְהוּ — שְׁנִיּוֹת.Rava a dit : D'où vient l'allusion aux chniyot (unions interdites au second degré) dans la Torah ? Il est dit : « Car toutes ces abominations [haël], les gens du pays les ont commises » (Lévitique 18, 27). « Haël » signifie : les dures. On en déduit qu'il y en a de tendres, moins graves. Et quelles sont-elles ? Les chniyot.
- וּמַאי מַשְׁמַע דְּ״הָאֵל״ לִישָּׁנָא דְקָשֶׁה הוּא — דִּכְתִיב: ״וְאֶת אֵילֵי הָאָרֶץ לָקָח״.Et d'où ressort-il que « haël » est une expression de dureté ? Comme il est écrit : « Et il a pris les puissants [eilei] du pays » (Ézéchiel 17, 13).
- לֵימָא פְּלִיגָא דְּרַבִּי לֵוִי, דְּאָמַר רַבִּי לֵוִי: קָשֶׁה עוֹנְשָׁן שֶׁל מִדּוֹת יוֹתֵר מֵעוֹנְשָׁן שֶׁל עֲרָיוֹת, שֶׁזֶּה נֶאֱמַר בָּהֶן ״אֵל״, וְזֶה נֶאֱמַר בָּהֶן ״אֵלֶּה״! ״אֵל״ קָשֶׁה, וְ״אֵלֶּה״ קָשֶׁה מֵ״אֵל״.Disons que cela contredit Rabbi Lévi ? Car Rabbi Lévi a dit : La punition des fausses mesures est plus dure que la punition des arayot (unions interdites), car pour celles-ci il est dit « ël », et pour celles-là il est dit « élé » (Deutéronome 25, 16) ! Il en ressortirait que « ël » ne désigne pas la dureté. On répond : « Ël » est dur, et « élé » est plus dur que « ël ».
- גַּבֵּי עֲרָיוֹת נָמֵי הָא כְּתִיב ״אֵלֶּה״! הָהוּא לְמַעוֹטֵי מִדּוֹת מִכָּרֵת.Mais pour les arayot aussi, il est écrit « élé » (Lévitique 18, 29) ! Celui-là vient exclure les mesures du karèt (retranchement) : ces âmes seules sont retranchées, et non le fraudeur.
- אֶלָּא מַאי חוּמְרַיְיהוּ? הָנֵי — אֶפְשָׁר בִּתְשׁוּבָה, הָנֵי — לָא אֶפְשָׁר בִּתְשׁוּבָה.Alors, en quoi consiste leur plus grande sévérité ? Pour celles-ci, les arayot, la techouva (repentir) est possible ; pour celles-là, les mesures, la techouva n'est pas possible, car le fraudeur ne sait pas à qui restituer.
- רַב יְהוּדָה אָמַר מֵהָכָא: ״וְאִזֵּן וְחִקֵּר תִּקֵּן מְשָׁלִים הַרְבֵּה״, וְאָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: קוֹדֶם שֶׁבָּא שְׁלֹמֹה, הָיְתָה תּוֹרָה דּוֹמָה לִכְפִיפָה שֶׁאֵין לָהּ אׇזְנַיִם, עַד שֶׁבָּא שְׁלֹמֹה וְעָשָׂה לָהּ אׇזְנַיִם.Rav Yehouda a dit : On l'apprend d'ici : « Il a pesé [izèn], scruté, ordonné de nombreux proverbes » (Ecclésiaste 12, 9). Et Oulla a dit au nom de Rabbi Elazar : Avant la venue de Chlomo, la Torah ressemblait à un panier sans anses [oznayim], jusqu'à ce que vienne Chlomo et lui fasse des anses.
- רַבִּי אוֹשַׁעְיָא אָמַר מֵהָכָא: ״פְּרָעֵהוּ אַל תַּעֲבׇר בּוֹ שְׂטֵה מֵעָלָיו וַעֲבוֹר״.Rabbi Ochaya a dit : On l'apprend d'ici : « Écarte-t'en, n'y passe pas, détourne-toi d'elle et passe » (Proverbes 4, 15).
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מָשָׁל דְּרַבִּי אוֹשַׁעְיָא לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה — לְאָדָם מְשַׁמֵּר פַּרְדֵּס, מְשַׁמְּרוֹ מִבַּחוּץ — כּוּלּוֹ מִשְׁתַּמֵּר. מְשַׁמְּרוֹ מִבִּפְנִים, שֶׁלְּפָנָיו — מִשְׁתַּמֵּר, שֶׁלְּאַחֲרָיו — אֵינוֹ מִשְׁתַּמֵּר. וְהָא דְּרַב אָשֵׁי בְּדוּתָא הִיא. הָתָם, שֶׁלְּפָנָיו מִיהָא מִשְׁתַּמֵּר. הָכָא, אִי לָאו שְׁנִיּוֹת, פָּגַע בְּעֶרְוָה גּוּפַהּ.Rav Achi a dit : La parabole de Rabbi Ochaya, à quoi la chose ressemble-t-elle ? À un homme qui garde un verger : s'il le garde de l'extérieur, il est tout entier gardé ; s'il le garde de l'intérieur, ce qui est devant lui est gardé, ce qui est derrière lui n'est pas gardé. Mais cette parabole de Rav Achi est une erreur [beduta] : là-bas, du moins, ce qui est devant lui est gardé ; ici, sans les chniyot, il rencontrerait l'erva (union interdite par la Torah) elle-même.
- רַב כָּהֲנָא אָמַר מֵהָכָא: ״וּשְׁמַרְתֶּם אֶת מִשְׁמַרְתִּי״ — עֲשׂוּ מִשְׁמֶרֶת לְמִשְׁמַרְתִּי.Rav Kahana a dit : On l'apprend d'ici : « Et vous garderez Ma garde » (Lévitique 18, 30) : faites une garde à Ma garde.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: הָא דְּאוֹרָיְיתָא הִיא! דְּאוֹרָיְיתָא, וּפֵירְשׁוּ רַבָּנַן. כׇּל הַתּוֹרָה נָמֵי פֵּירְשׁוּ רַבָּנַן! אֶלָּא: מִדְּרַבָּנַן, וּקְרָא אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא.Abayé a dit à Rav Yossef : C'est donc de la Torah ! Il lui a répondu : C'est de la Torah, et les Rabbanan l'ont détaillé. Abayé a objecté : Toute la Torah aussi, les Rabbanan l'ont détaillée ! Mais il faut dire : c'est d'ordre rabbinique, et le verset n'est qu'un simple appui.
- תָּנוּ רַבָּנַן, מָה הֵם שְׁנִיּוֹת: אֵם אִמּוֹ, וְאֵם אָבִיו, וְאֵשֶׁת אֲבִי אָבִיו, וְאֵשֶׁת אֲבִי אִמּוֹ, וְאֵשֶׁת אֲחִי הָאָב מִן הָאֵם, וְאֵשֶׁת אֲחִי הָאֵם מִן הָאָב, וְכַלַּת בְּנוֹ, וְכַלַּת בִּתּוֹ. וּמוּתָּר אָדָם בְּאֵשֶׁת חָמִיו וּבְאֵשֶׁת חוֹרְגוֹ, וְאָסוּר בְּבַת חוֹרְגוֹ. וְחוֹרְגוֹ מוּתָּר בְּאִשְׁתּוֹ וּבִתּוֹ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Quelles sont les chniyot ? La mère de sa mère, la mère de son père, la femme du père de son père, la femme du père de sa mère, la femme du frère de son père par la mère, la femme du frère de sa mère par le père, la belle-fille de son fils et la belle-fille de sa fille. Un homme est permis à la femme de son beau-père et à la femme de son beau-fils, et interdit à la fille de son beau-fils. Et son beau-fils est permis à sa femme et à sa fille.
- וְאֵשֶׁת חוֹרְגוֹ אוֹמֶרֶת לוֹ: אֲנִי מוּתֶּרֶת לְךָ, וּבִתִּי אֲסוּרָה לָךְ.Et la femme de son beau-fils lui dit : Moi, je te suis permise, et ma fille t'est interdite.
- בַּת חוֹרְגוֹ דְּאוֹרָיְיתָא הִיא, דִּכְתִיב: ״אֶת בַּת בְּנָהּ וְאֶת בַּת בִּתָּהּ״! מִשּׁוּם דְּקָבָעֵי לְמִיתְנֵי סֵיפָא: אֵשֶׁת חוֹרְגוֹ אוֹמֶרֶת לוֹ: ״אֲנִי מוּתֶּרֶת לְךָ וּבִתִּי אֲסוּרָה לְךָ״, וְאַף עַל גַּב דְּבִתִּי אֲסוּרָה לְךָ מִדְּאוֹרָיְיתָא, בְּדִידִי לָא גְּזוּר בִּיה רַבָּנַן — תְּנָא רֵישָׁא נָמֵי בַּת חוֹרְגוֹ.La fille de son beau-fils, c'est un interdit de la Torah, comme il est écrit : « La fille de son fils et la fille de sa fille » (Lévitique 18, 17) ! C'est parce qu'il voulait enseigner la clause finale : la femme de son beau-fils lui dit : « Moi, je te suis permise, et ma fille t'est interdite », et bien que ma fille te soit interdite par la Torah, sur moi les Rabbanan n'ont pas décrété ; il a donc enseigné aussi dans la clause initiale la fille de son beau-fils.
- אִי הָכִי, אֵשֶׁת חָמִיו נָמֵי תֵּימָא: אֲנִי מוּתֶּרֶת לְךָ וּבִתִּי אֲסוּרָה לָךְ, דְּהָוְיָא אֲחוֹת אִשְׁתּוֹ! הָא פְּסִיקָא לֵיהּ, הָא לָא פְּסִיקָא לֵיהּ.S'il en est ainsi, que la femme de son beau-père dise aussi : Moi, je te suis permise, et ma fille t'est interdite, car elle est la sœur de sa femme ! Ceci est absolu pour lui, et cela n'est pas absolu pour lui : la fille du beau-fils est toujours interdite, alors que la sœur de la femme devient permise après la mort de celle-ci.
- אָמַר רַב, אַרְבַּע נָשִׁים יֵשׁ לָהֶן הֶפְסֵק. נָקֵיט רַב בִּידֵיהּ תְּלָת: אֵשֶׁת אֲחִי הָאֵם מִן הָאָב, וְאֵשֶׁת אֲחִי הָאָב מִן הָאֵם, וְכַלָּתוֹ. וּזְעֵירִי מוֹסִיף אַף אֵשֶׁת אֲבִי אִמּוֹ. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, וְסִימָנָיךְ: דְּעִילַּאי, דְּרַב.Rav a dit : Quatre femmes parmi les chniyot ont un arrêt : l'interdit ne s'étend pas aux générations suivantes. Rav en tenait trois en main : la femme du frère de la mère par le père, la femme du frère du père par la mère, et sa belle-fille. Et Zeïri ajoute aussi : la femme du père de sa mère. Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Et ton moyen mnémotechnique : au-dessus de celles de Rav : celle de Zeïri se situe une génération plus haut.
- וְרַב מַאי טַעְמָא לָא חָשֵׁיב לֵיהּ? מִיחַלְּפָא לֵיהּ בְּאֵשֶׁת אֲבִי אָבִיו.Et Rav, pour quelle raison ne la compte-t-il pas ? Elle se confond avec la femme du père de son père, dont l'interdit n'a pas d'arrêt.
- וּזְעֵירִי? לְהָתָם שְׁכִיחַ וְאָזֵיל, לְהָכָא לָא שְׁכִיחַ וְאָזֵיל.Et Zeïri ? Là-bas, chez la famille de son père, il va fréquemment ; ici, chez celle de sa mère, il ne va pas fréquemment, de sorte qu'on ne confondra pas.
- כַּלָּתוֹ« Sa belle-fille » :
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