Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַב זְבִיד אָמַר: אֵין בָּנִים בְּלֹא סִימָנִים. וְנִבְדּוֹק! חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא נָשְׁרוּ. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר חוֹשְׁשִׁין.Et Rav Zevid a dit : il n'y a pas d'enfants sans signes de puberté. La Guemara demande : Qu'on vérifie donc ! Elle répond : Nous craignons qu'ils ne soient tombés. La Guemara remarque : Cela se comprend selon celui qui dit : on le craint.
- אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אֵין חוֹשְׁשִׁין — מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר אֵין חוֹשְׁשִׁין — מִשּׁוּם צַעַר לֵידָה חָיְישִׁינַן.Mais selon celui qui dit : on ne le craint pas, que peut-on dire ? Elle répond : Même selon celui qui dit : on ne le craint pas, ici, à cause de la douleur de l'accouchement, nous le craignons.
- כֵּיצַד פּוֹטְרוֹת צָרוֹתֵיהֶן וְכוּ׳. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב יְהוּדָה, דְּאָמַר קְרָא: ״לִצְרוֹר״ — הַתּוֹרָה רִיבְּתָה צָרוֹת הַרְבֵּה.La Michna a enseigné : Comment exemptent-elles leurs coépouses, etc. et les coépouses de leurs coépouses ? D'où savons-nous cela ? Rav Yehouda a dit : car le verset dit : « litsror » (« pour rendre rivale », Lévitique 18, 18), écrit avec deux rèch : la Torah a inclus de nombreuses coépouses.
- רַב אָשֵׁי אָמַר, סְבָרָא הִיא: צָרָה מַאי טַעְמָא אֲסִירָא — דְּבִמְקוֹם עֶרְוָה קָיְימָא, צָרַת צָרָה נָמֵי — בִּמְקוֹם עֶרְוָה קַיְימָא.Rav Achi a dit : c'est un raisonnement : pour quelle raison la coépouse est-elle interdite ? Parce qu'elle se tient à la place de l'erva (parente interdite) ; la coépouse de la coépouse aussi se tient à la place de l'erva.
- כֵּיצַד אִם מֵתוּ הֵן כּוּ׳. וַאֲפִילּוּ כָּנַס וּלְבַסּוֹף גֵּירַשׁ.La Michna a enseigné : Comment ? Si elles sont mortes, etc. La Guemara remarque : Et même s'il a épousé la coépouse et a fini par divorcer de la parente interdite, la coépouse est permise.
- וּרְמִינְהוּ: שְׁלֹשָׁה אַחִים, שְׁנַיִם מֵהֶן נְשׂוּאִים שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְאֶחָד נָשׂוּי נׇכְרִית, גֵּירַשׁ אֶחָד מִבַּעֲלֵי אֲחָיוֹת אִשְׁתּוֹ, וּמֵת הַנָּשׂוּי נׇכְרִית וּכְנָסָהּ הַמְגָרֵשׁ, וָמֵת, זוֹ הִיא שֶׁאָמְרוּ: שֶׁאִם מֵתוּ אוֹ נִתְגָּרְשׁוּ — צָרוֹתֵיהֶן מוּתָּרוֹת.Et on oppose une autre Michna (30a) : trois frères, dont deux sont mariés à deux sœurs et un à une étrangère ; l'un des maris des sœurs a divorcé de sa femme, celui qui était marié à l'étrangère est mort, celui qui a divorcé l'a épousée, et il est mort. C'est de ce cas qu'ils ont dit : si elles sont mortes ou ont divorcé, leurs coépouses sont permises.
- טַעְמָא דְּגֵירַשׁ וְאַחַר כָּךְ כָּנַס, אֲבָל כָּנַס וְאַחַר כָּךְ גֵּירַשׁ — לָא!La raison est donc qu'il a divorcé et ensuite épousé ; mais s'il a épousé et ensuite divorcé, non ! La coépouse resterait interdite, ce qui contredit notre Michna.
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: תַּבְרָא, מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ. הַאי תַּנָּא סָבַר — מִיתָה מַפֶּלֶת,Rabbi Yirmeya a dit : c'est une contradiction irréductible : celui qui a enseigné ceci n'a pas enseigné cela. Ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) pense que c'est la mort qui fait tomber la femme au lévirat, de sorte que seul compte le moment de la mort,
- וְהַאי תַּנָּא סָבַר — נִשּׂוּאִין הָרִאשׁוֹנִים מַפִּילִים.et cet autre Tanna pense que ce sont les premiers mariages qui font tomber la femme au lévirat : celle qui a été un instant coépouse d'une erva le reste.
- רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם חַד תַּנָּא הוּא, וְזוֹ וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר זוֹ קָתָנֵי.Rava a dit : en réalité, c'est un seul Tanna, et il enseigne : « ceci, et inutile de dire cela ».
- וְכֹל שֶׁיְּכוֹלָה לְמָאֵן. וּתְמָאֵן הַשְׁתָּא, וְתִתְיַיבֵּם! לֵימָא מְסַיְּיעָא לֵיהּ לְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא.La Michna a enseigné : Et toute femme qui peut accomplir le mi'oun et ne l'a pas fait, sa coépouse accomplit la 'halitsa et ne se marie pas par yiboum. Qu'elle accomplisse donc le mi'oun maintenant, et que sa coépouse se marie par yiboum ! Dirons-nous que cela soutient Rabbi Ochaya ?
- דְּאָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: מְמָאֶנֶת לְמַאֲמָרוֹ, וְאֵינָהּ מְמָאֶנֶת לְזִיקָּתוֹ.Car Rabbi Ochaya a dit : elle peut accomplir le mi'oun envers son ma'amar (consécration de la yevama) mais elle ne peut pas l'accomplir envers son lien (zika, lien du lévirat).
- לָא, צָרַת עֶרְוָה שָׁאנֵי. דְּתָנֵי רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל: מֵיאֲנָה בַּבַּעַל — מוּתֶּרֶת לְאָבִיו. מֵיאֲנָה בְּיָבָם — אֲסוּרָה לְאָבִיו.La Guemara rejette : Non : la coépouse d'une erva est différente. Car Rami bar Ye'hezkel a enseigné : si elle a accompli le mi'oun envers le mari, elle est permise à son père ; si elle l'a accompli envers le yavam, elle est interdite à son père.
- אַלְמָא: מִשְּׁעַת נְפִילָה נִרְאֵית כְּכַלָּתוֹ. הָכָא נָמֵי: מִשְּׁעַת נְפִילָה נִרְאֵית כְּצָרַת בִּתּוֹ.On voit donc que, dès le moment de la chute, elle paraît être sa belle-fille. Ici aussi, dès le moment de la chute, elle paraît être la coépouse de sa fille.
- מַתְנִי׳ שֵׁשׁ עֲרָיוֹת חֲמוּרוֹת מֵאֵלּוּ, מִפְּנֵי שֶׁנְּשׂוּאוֹת לַאֲחֵרִים — צָרוֹתֵיהֶן מוּתָּרוֹת:MICHNA : Six arayot (femmes interdites) sont plus graves que celles-ci, parce qu'elles ne peuvent être mariées qu'à d'autres et jamais à l'un des frères : leurs coépouses sont permises.
- אִמּוֹ, וְאֵשֶׁת אָבִיו, וַאֲחוֹת אָבִיו, אֲחוֹתוֹ מֵאָבִיו, וְאֵשֶׁת אֲחִי אָבִיו, וְאֵשֶׁת אָחִיו מֵאָבִיו.Ce sont : sa mère, la femme de son père, la sœur de son père, sa sœur paternelle, la femme du frère de son père et la femme de son frère paternel.
- בֵּית שַׁמַּאי מַתִּירִין הַצָּרוֹת לָאַחִים, וּבֵית הִלֵּל אוֹסְרִים.Beit Chammaï permettent les coépouses aux frères, et Beit Hillel les interdisent.
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