Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רָקְקָה וְלֹא קָרְאָה — חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁירָה, רָקְקָה וְלֹא חָלְצָה וְלֹא קָרְאָה — חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה. קָרְאָה וְלֹא רָקְקָה וְלֹא חָלְצָה — אֵין כָּאן בֵּית מֵיחוֹשׁ.craché et n'a pas récité les versets, sa 'halitsa (le déchaussement du lévir) est valable. Si elle a craché et n'a pas déchaussé ni récité, sa 'halitsa est invalide. Si elle a récité et n'a ni craché ni déchaussé, il n'y a là aucun lieu de s'inquiéter, son acte n'ayant aucune portée.
- מַנִּי? אִילֵימָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: חָלְצָה וְלֹא רָקְקָה וְלֹא קָרְאָה חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁירָה? וְהָא אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: ״כָּכָה יֵעָשֶׂה״, דָּבָר שֶׁהוּא מַעֲשֵׂה מְעַכֵּב! אֶלָּא פְּשִׁיטָא רַבִּי עֲקִיבָא, וְקָתָנֵי: רָקְקָה וְלֹא חָלְצָה וְלֹא קָרְאָה — חֲלִיצָתָהּ פְּסוּלָה. לְמַאן?Selon qui est cette baraïta ? Si l'on dit Rabbi Eliézer, dirait-il que si elle a déchaussé, n'a pas craché et n'a pas récité, sa 'halitsa est valable ? Rabbi Eliézer a pourtant dit : « Ainsi sera-t-il fait » (Deutéronome 25, 9) : une chose qui est une action est indispensable ! C'est donc évidemment Rabbi Akiva, et il enseigne : Si elle a craché et n'a pas déchaussé ni récité, sa 'halitsa est invalide. Pour qui est-elle invalide ?
- אִילֵימָא לְעָלְמָא, פְּשִׁיטָא! מִי הָוְיָא חֲלִיצָה דְּאִישְׁתַּרְיָא לְעָלְמָא? אֶלָּא לָאו לָאַחִין, שְׁמַע מִינַּהּ.Si l'on dit pour tout le monde, c'est évident ! Y a-t-il eu là une 'halitsa qui lui permettrait d'épouser n'importe qui ? N'est-ce donc pas pour les frères ? Déduis-en que, selon Rabbi Akiva, le crachat seul la rend invalide pour les frères.
- וּלְרַבִּי עֲקִיבָא, מַאי שְׁנָא רְקִיקָה וּמַאי שְׁנָא קְרִיָּיה?Et selon Rabbi Akiva, en quoi diffère le crachat et en quoi diffère la récitation ? Ni l'un ni l'autre n'est indispensable : pourquoi seul le crachat la rend-il invalide ?
- קְרִיָּיה, דְּאִיתַהּ בֵּין בַּתְּחִלָּה בֵּין בַּסּוֹף — לָא מִיחַלְּפָא לֵיהּ. רְקִיקָה, דְּבִתְחִלָּה לֵיתַהּ וְלִבְסוֹף אִיתַהּ — מִיחַלְּפָא לֵיהּ, וְאָתוּ לְמִישְׁרֵי חֲלוּצָה לָאַחִין.La Guemara répond : La récitation, qui a lieu aussi bien au début qu'à la fin de la 'halitsa : on ne la confond pas, celui qui entend sait qu'elle n'a peut-être pas encore déchaussé. Le crachat, qui n'a pas lieu au début et a lieu à la fin : on le confond, on croirait qu'elle a déjà déchaussé, et l'on en viendrait à permettre aux frères la femme qui a accompli la 'halitsa.
- וְאִיכָּא דְאָמְרִי, הָכִי שְׁלַחוּ לֵיהּ: יְבָמָהּ שֶׁרָקְקָה — תַּחְלוֹץ, וְאֵינָהּ צְרִיכָה לָרוֹק פַּעַם אַחֶרֶת. כִּי הַהִיא דַּאֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, הֲוָה יָתֵיב רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל קַמֵּיהּ. רְקַקָה מִקַּמֵּי דְּתַחְלוֹץ. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַמֵּי: חֲלוֹץ לַהּ, וּשְׁרֵי לַהּ תִּיגְרָא.Et il y en a qui disent que voici ce qu'ils lui ont envoyé dire : Une yevama (veuve soumise au lévirat) qui a craché avant de déchausser doit accomplir la 'halitsa, et elle n'a pas besoin de cracher une autre fois. Comme cette femme qui est venue devant Rabbi Ami, alors que Rabbi Abba bar Mémel était assis devant lui. Elle a craché avant d'accomplir la 'halitsa. Rabbi Ami lui a dit : Faites-lui accomplir la 'halitsa, et règle sa querelle, c'est-à-dire renvoie-la du tribunal.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא: וְהָא בָּעֵינַן מֵירַק! הָא רְקַקָה לַהּ. וְתֵירוֹק, וּמָה בְּכָךְ? נָפֵיק מִינֵּיהּ חוּרְבָּא, דְּאִי אָמְרַתְּ תִּיהְדַּר וְתֵירוֹק, אָמְרִי: רְקִיקָה קַמַּיְיתָא לֵית בַּהּ מְשָׁשָׁא, וְאָתֵי לְמִישְׁרֵי חֲלוּצָה לָאַחִין.Rabbi Abba lui a dit : Mais nous exigeons qu'elle crache ! Rabbi Ami a répondu : Elle a déjà craché ! Rabbi Abba a dit : Qu'elle crache de nouveau, qu'importe ? Rabbi Ami a répondu : Il en sortirait un désastre, car si tu dis qu'elle doit cracher de nouveau, on dira : le premier crachat n'a pas de consistance, et l'on en viendrait à permettre aux frères la femme qui a accompli la 'halitsa.
- וְהָא בָּעֵינַן כְּסִדְרָן! כְּסִדְרָן לָא מְעַכְּבָא. הוּא סָבַר: דַּחוֹיֵי קָא מְדַחֵי לֵיהּ. נְפַק, דָּק וְאַשְׁכַּח, דְּתַנְיָא: בֵּין שֶׁהִקְדִּים חֲלִיצָה לִרְקִיקָה, בֵּין שֶׁהִקְדִּים רְקִיקָה לַחֲלִיצָה — מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי.Rabbi Abba a objecté : Mais nous exigeons que les actes se fassent dans leur ordre ! Rabbi Ami a répondu : Leur ordre n'est pas indispensable. Rabbi Abba pensait : Il ne fait que me repousser. Il est sorti, a examiné et a trouvé qu'il avait raison, comme il a été enseigné (dans une baraïta) : Que l'on ait fait précéder la 'halitsa au crachat, ou que l'on ait fait précéder le crachat à la 'halitsa, ce qui a été fait est fait.
- לֵוִי נְפַק לְקִרְיָיתָא. בְּעוֹ מִינֵּהּ: גִּידֶּמֶת, מַהוּ שֶׁתַּחְלוֹץ? יְבָמָה שֶׁרָקְקָה דָּם, מַהוּ? ״אֲבָל אַגִּיד לְךָ אֶת הָרָשׁוּם בִּכְתָב אֱמֶת״ — מִכְּלָל דְּאִיכָּא כְּתָב שֶׁאֵינוֹ אֱמֶת?Lévi est sorti vers les villages. On l'a interrogé : Une femme sans mains, qu'en est-il : peut-elle accomplir la 'halitsa avec ses dents ? Une yevama qui a craché du sang, qu'en est-il ? Et sur le verset : « Mais je t'annoncerai ce qui est inscrit dans l'écrit de vérité » (Daniel 10, 21) : en ressort-il qu'il y a un écrit qui n'est pas de vérité ?
- לָא הֲוָה בִּידֵיהּ. אֲתָא שַׁאֵיל בֵּי מִדְרְשָׁא, אֲמַרוּ לֵיהּ: מִי כְּתִיב ״וְחָלְצָה בַּיָּד״? וּמִי כְּתִיב ״וְיָרְקָה רוֹק״?Il n'avait pas de réponse en main. Il est venu demander à la maison d'étude. Ils lui ont dit : Est-il écrit « et elle déchaussera avec la main » ? Et est-il écrit « et elle crachera de la salive » ?
- ״אֲבָל אַגִּיד לָךְ הָרָשׁוּם בִּכְתָב אֱמֶת״, וְכִי יֵשׁ כְּתָב שֶׁאֵינוֹ אֱמֶת?Et quant à ta troisième question : « Mais je t'annoncerai ce qui est inscrit dans l'écrit de vérité » : y a-t-il donc un écrit qui n'est pas de vérité ?
- לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּגְזַר דִּין שֶׁיֵּשׁ עִמּוֹ שְׁבוּעָה. כָּאן בִּגְזַר דִּין שֶׁאֵין עִמּוֹ שְׁבוּעָה.Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'un décret accompagné d'un serment, qui ne peut être annulé et qui est donc un « écrit de vérité » ; là, il s'agit d'un décret qui n'est pas accompagné d'un serment.
- כִּדְרַב שְׁמוּאֵל בַּר אַמֵּי. דְּאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר אַמֵּי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: מִנַּיִן לִגְזַר דִּין שֶׁיֵּשׁ עִמּוֹ שְׁבוּעָה שֶׁאֵינוֹ מִתְקָרֵעַ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לָכֵן נִשְׁבַּעְתִּי לְבֵית עֵלִי אִם יִתְכַּפֵּר עֲוֹן בֵּית עֵלִי בְּזֶבַח וּבְמִנְחָה עַד עוֹלָם״.Comme l'enseignement de Rav Chmouel bar Ami, car Rav Chmouel bar Ami a dit que Rabbi Yonatan a dit : D'où sait-on qu'un décret accompagné d'un serment n'est pas déchiré ? Comme il est dit : « C'est pourquoi J'ai juré à la maison d'Éli que la faute de la maison d'Éli ne sera jamais expiée par sacrifice ni par offrande » (I Samuel 3, 14).
- אָמַר רַבָּה: בְּזֶבַח וּבְמִנְחָה אֵינוֹ מִתְכַּפֵּר, אֲבָל מִתְכַּפֵּר הוּא בְּדִבְרֵי תוֹרָה. אַבָּיֵי אָמַר: בְּזֶבַח וּבְמִנְחָה אֵינוֹ מִתְכַּפֵּר, אֲבָל מִתְכַּפֵּר בִּגְמִילוּת חֲסָדִים. רַבָּה וְאַבָּיֵי מִדְּבֵית עֵלִי קָאָתוּ, רַבָּה דַּעֲסַק בַּתּוֹרָה — חֲיָה אַרְבְּעִין שְׁנִין, אַבָּיֵי דַּעֲסַק בְּתוֹרָה וּבִגְמִילוּת חֲסָדִים — חֲיָה שִׁיתִּין שְׁנִין.Rabba a dit : Par sacrifice et par offrande elle n'est pas expiée, mais elle est expiée par les paroles de la Torah. Abayé a dit : Par sacrifice et par offrande elle n'est pas expiée, mais elle est expiée par les actes de bonté. Rabba et Abayé descendaient de la maison d'Éli. Rabba, qui s'est consacré à la Torah, a vécu quarante ans ; Abayé, qui s'est consacré à la Torah et aux actes de bonté, a vécu soixante ans.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מִשְׁפָּחָה אַחַת הָיְתָה בִּירוּשָׁלַיִם שֶׁהָיוּ מֵתִים כְּבֶן שְׁמֹנֶה עֶשְׂרֵה שָׁנָה. בָּאוּ וְהוֹדִיעוּ אֶת רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי. אָמַר לָהֶם: שֶׁמָּא מִמִּשְׁפַּחַת עֵלִי אַתֶּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכׇל מַרְבִּית בֵּיתְךָ יָמוּתוּ אֲנָשִׁים״ — לְכוּ וְעִסְקוּ בַּתּוֹרָה וְתִחְיוּ. הָלְכוּ וְעָסְקוּ בַּתּוֹרָה וְחָיוּ, וְהָיוּ קוֹרִין אוֹתָן ״מִשְׁפַּחַת יוֹחָנָן״ עַל שְׁמוֹ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Il y avait une famille à Jérusalem dont les membres mouraient vers dix-huit ans. Ils sont venus en informer Rabban Yo'hanan ben Zakkaï. Il leur a dit : Peut-être êtes-vous de la famille d'Éli, dont il est dit : « Et tous les accroissements de ta maison mourront hommes » (I Samuel 2, 33), à peine devenus adultes. Allez, consacrez-vous à la Torah, et vous vivrez. Ils sont allés, se sont consacrés à la Torah et ont vécu ; et on les appelait « la famille de Yo'hanan », d'après son nom.
- אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר אוּנְיָא אָמַר רַב: מִנַּיִן לִגְזַר דִּין שֶׁל צִבּוּר שֶׁאֵינוֹ נֶחְתָּם? אֵינוֹ נֶחְתָּם?! וְהָא כְּתִיב: ״כִּי אִם תְּכַבְּסִי בַּנֶּתֶר וְתַרְבִּי לָךְ בּוֹרִית נִכְתָּם עֲוֹנֵךְ לְפָנַי״!Rav Chmouel bar Ounya a dit que Rav a dit : D'où sait-on qu'un décret contre une communauté n'est pas scellé ? La Guemara s'étonne : N'est-il pas scellé ? Il est pourtant écrit : « Même si tu te lavais au nitre et prenais beaucoup de savon, ta faute resterait marquée devant Moi » (Jérémie 2, 22) !
- אֶלָּא: מִנַּיִן שֶׁאֲפִילּוּ נֶחְתַּם מִתְקָרֵעַ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִי כַּה׳ אֱלֹהֵינוּ בְּכׇל קׇרְאֵנוּ אֵלָיו״, וְהָכְתִיב: ״דִּרְשׁוּ ה׳ בְּהִמָּצְאוֹ״! לָא קַשְׁיָא: הָא בְּיָחִיד, הָא בְּצִיבּוּר.Il faut donc dire : D'où sait-on que, même s'il a été scellé, il est déchiré ? Comme il est dit : « Qui est comme Hachem notre D.ieu, chaque fois que nous L'appelons ? » (Deutéronome 4, 7). La Guemara objecte : Mais il est écrit : « Recherchez Hachem lorsqu'Il se trouve » (Isaïe 55, 6), ce qui laisse entendre qu'Il ne se trouve pas toujours ! Ce n'est pas difficile : celui-ci (Isaïe) concerne un particulier, celui-là (Deutéronome) une communauté.
- יָחִיד אֵימַת? אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: אֵלּוּ עֲשָׂרָה יָמִים שֶׁבֵּין רֹאשׁ הַשָּׁנָה לְיוֹם הַכִּפּוּרִים.Pour un particulier, quand est-ce ? Rav Na'hman a dit que Rabba bar Avouh a dit : Ce sont les dix jours qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour.
- שְׁלַחוּ לֵיהּ לַאֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: יְבָמָה שֶׁרָקְקָה דָּם — תַּחְלוֹץ, לְפִי שֶׁאִי אֶפְשָׁר לַדָּם בְּלֹא צִחְצוּחַ רוֹק.Ils ont envoyé dire au père de Chmouel : Une yevama qui a craché du sang doit accomplir la 'halitsa, car il est impossible qu'il y ait du sang sans une trace de salive.
- מֵיתִיבִי: יָכוֹל יְהֵא דָּם הַיּוֹצֵא מִפִּיו וּמִפִּי הָאַמָּה טָמֵא — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זוֹבוֹ טָמֵא״, וְאֵין דָּם הַיּוֹצֵא מִפִּיו וּמִפִּי הָאַמָּה טָמֵא, אֶלָּא טָהוֹר.La Guemara objecte (d'une baraïta) : À propos du zav (homme atteint d'un écoulement) : On pourrait croire que le sang qui sort de sa bouche ou de l'orifice de son organe est impur. Le verset dit : « Son écoulement est impur » (Lévitique 15, 2) ; et le sang qui sort de sa bouche ou de l'orifice de son organe n'est pas impur, mais pur. Le sang peut donc être sans salive, sinon il serait impur.
- לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּמוֹצֶצֶת, כָּאן בְּשׁוֹתֵת.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'une femme qui aspire le sang dans sa bouche avant de le cracher, de sorte qu'il s'y trouve de la salive ; là, il s'agit de sang qui s'écoule de lui-même.
- חֵרֵשׁ שֶׁנֶּחְלַץ וְכוּ׳.Il a été enseigné dans la Michna : Le sourd-muet qui a subi la 'halitsa, etc.
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