Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵיתִיבֵיהּ: בִּבְכוֹר נֶאֱמַר ״לֹא תִפְדֶּה״ וְנִמְכָּר הוּא, בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בִּזְמַן הַזֶּה — אֵימָא סֵיפָא: ״וְאֶת דָּמָם תִּזְרוֹק עַל הַמִּזְבֵּחַ״, בִּזְמַן הַזֶּה מִי אִיכָּא מִזְבֵּחַ? אֶלָּא פְּשִׁיטָא בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים.Rava objecta à Rav Na'hman : au sujet du premier-né, il est dit : « tu ne rachèteras pas » (Nombres 18, 17), mais il peut être vendu. De quoi traitons-nous ? Si l'on dit qu'il s'agit de l'époque actuelle, dis la fin du verset : « et tu aspergeras leur sang sur l'autel » : à l'époque actuelle, y a-t-il un autel ? C'est donc évident qu'il s'agit de l'époque où le Temple existe.
- וּבְמַאי? אִילֵימָא בְּבַעַל מוּם — אֵימָא סֵיפָא: ״וְאֶת דָּמָם תִּזְרוֹק עַל הַמִּזְבֵּחַ וְאֶת חֶלְבָּם תַּקְטִיר״ — מִי חֲזֵי לְהַקְרָבָה?! אֶלָּא לָאו בְּתָם, וְקָתָנֵי נִמְכָּר הוּא, אַלְמָא אִית לְהוּ לְכֹהֵן זְכִיָּיה בְּגַוֵּיהּ!Et de quoi s'agit-il ? Si l'on dit d'un animal atteint de défaut, dis la fin : « et tu aspergeras leur sang sur l'autel, et tu feras fumer leur graisse » : est-il donc apte à être offert ?! N'est-ce donc pas d'un animal sans défaut ? Et la baraïta enseigne qu'il peut être vendu : on voit donc que le Cohen a un droit d'acquisition sur lui, même à l'époque du Temple !
- מִידֵּי אִירְיָא? רֵישָׁא — בְּבַעַל מוּם, סֵיפָא — בְּתָם.Rav Na'hman répond : est-ce comparable ? Le début du verset parle d'un animal atteint de défaut, qui peut être vendu, et la fin, d'un animal sans défaut, qui est offert et ne peut être vendu.
- מֵתִיב רַב מְשַׁרְשְׁיָא: כֹּהֶנֶת שֶׁנִּתְעָרֵבה וְלָדָהּ בִּוְלַד שִׁפְחָתָהּ, הִגְדִּילוּ הַתַּעֲרוֹבוֹת — מְשַׁחְרְרִין זֶה אֶת זֶה, וּשְׁנֵיהֶם אוֹכְלִין בִּתְרוּמָה, וְחוֹלְקִין חֵלֶק אֶחָד עַל הַגּוֹרֶן. בְּכוֹרָן יִרְעוּ עַד שֶׁיִּסְתָּאֲבוּ, וְיֵאָכְלוּ בְּמוּמָן.Rav Mecharchiya objecta à partir d'une Michna (Yevamot 99a) : une femme de famille de Cohanim dont l'enfant s'est mélangé avec l'enfant de sa servante : quand les enfants mélangés ont grandi, ils s'affranchissent l'un l'autre ; tous deux mangent de la terouma (prélèvement donné au Cohen), et ils reçoivent une seule part à l'aire. Leurs premiers-nés animaux paîtront jusqu'à ce qu'ils deviennent impropres par un défaut, et seront mangés avec leur défaut.
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בִּזְמַן הַזֶּה — מַאי שְׁנָא דִּידַן וּמַאי שְׁנָא דִּידְהוּ? דִּידַן נָמֵי מוּמִין בָּעֵינַן! אֶלָּא לָאו בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים? אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא אִית לְהוּ לְכֹהֵן זְכִיָּיה בְּגַוֵּויהּ — שַׁפִּיר, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לֵית לֵיהּ — לֵיתֵי גִּזְבָּר וְלִישְׁקְלֵהּ!De quoi traitons-nous ? Si l'on dit de l'époque actuelle : en quoi les nôtres, ceux des Israélites, diffèrent-ils des leurs ? Les nôtres aussi requièrent un défaut pour être mangés ! N'est-ce donc pas à l'époque où le Temple existe ? Si tu dis que le Cohen a un droit d'acquisition sur lui de son vivant, c'est bien ; mais si tu dis qu'il n'en a pas, que le trésorier (guizbar) du Temple vienne et le prenne pour l'offrir !
- לְעוֹלָם בִּזְמַן הַזֶּה, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ: מַאי שְׁנָא דִּידַן וּמַאי שְׁנָא דִּידְהוּ? אֲנַן יָהֲבִינַן לֵיהּ לְכֹהֵן בְּמוּמַיְיהוּ, אִינְהוּ — כֵּיוָן דְּאִיכָּא בְּהוּ מִקְצָת כֹּהֵן, מַפְקַע לֵיהּ לְכֹהֲנִים.En réalité, il s'agit de l'époque actuelle. Et quant à ce qui te pose difficulté : « en quoi les nôtres diffèrent-ils des leurs ? » – nous, nous devons le donner au Cohen avec son défaut, tandis qu'eux, puisqu'il y a en eux une part de Cohen, du fait du doute, cela suffit à écarter la revendication des Cohanim.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: בִּזְמַן הַזֶּה, מַאי אִירְיָא בְּכוֹרוֹת דְּהָלֵין סְפֵיקוֹת? אֲפִילּוּ דִּידַן נָמֵי יִרְעוּ! אֶלָּא פְּשִׁיטָא בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, וְאִי בְּבַעַל מוּם — יִרְעוּ עַד שֶׁיִּסְתָּאֲבוּ? הָא מְסוֹאָבִין וְקָיְימִין! אֶלָּא פְּשִׁיטָא בְּתַמִּין, וְהָכִי הוּא דְּלָא מְזַבְּנִי וַדַּאי.Autre version : s'il s'agit de l'époque actuelle, pourquoi parler précisément des premiers-nés de ces cas douteux ? Même les nôtres aussi paîtront jusqu'à avoir un défaut ! C'est donc évident qu'il s'agit de l'époque où le Temple existe. Et s'il s'agit d'un animal atteint de défaut, comment dire : « ils paîtront jusqu'à ce qu'ils deviennent impropres » ? Ils sont déjà impropres ! C'est donc évident qu'il s'agit d'animaux sans défaut ; et c'est dans un tel cas, où les propriétaires ne sont peut-être pas Cohanim, qu'ils ne peuvent certainement pas vendre ; on en déduit qu'un Cohen certain peut vendre un premier-né sans défaut.
- לְעוֹלָם בִּזְמַן הַזֶּה, מַאי קַשְׁיָא לָךְ, אֲפִילּוּ דִּילַן נָמֵי יִרְעוּ? לָא (מָצִינוּ) [מָצֵינַן] מְדַחֵינַן לֵיהּ לְכֹהֵן, דְּלָא אִית כָּאן סְפֵק כְּהוּנָּה. הָנֵי סְפֵיקוֹת מְדַחוּ לְכֹהֵן, כֹּל חַד וְחַד אָמַר לֵיהּ לְכֹהֵן: דַּאֲנָא כֹּהֵן וַאֲנָא כֹּהֵן.En réalité, il s'agit de l'époque actuelle. Qu'est-ce qui te pose difficulté ? Que même les nôtres aussi paîtront ? Nous ne pouvons pas repousser le Cohen qui le réclame, car il n'y a ici aucun doute de prêtrise ; ces cas douteux, eux, repoussent le Cohen : chacun d'eux dit au Cohen : « Moi, je suis Cohen », « moi, je suis Cohen ».
- מֵיתִיבִי: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״בְּהֶמְתָּהּ״ — פְּרָט לְבֶהֱמַת בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר שֶׁבָּהּ, ״שְׁלָלָהּ״ — פְּרָט לְכֶסֶף מַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁבָּהּ.On objecta : Rabbi Chimon dit : « son bétail » (Deutéronome 13, 16, au sujet de la ville idolâtre) : à l'exclusion des premiers-nés et de la dîme animale qui s'y trouvent ; « son butin » : à l'exclusion de l'argent de la seconde dîme (ma'asser chéni) qui s'y trouve.
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בִּזְמַן הַזֶּה — מִי אִיכָּא עִיר הַנִּדַּחַת? וְהָתְנַן: אֵין עוֹשִׂין עִיר הַנִּדַּחַת אֶלָּא בְּבֵית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד! אֶלָּא פְּשִׁיטָא בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים.De quoi traitons-nous ? Si l'on dit de l'époque actuelle, y a-t-il une ville idolâtre (ir hanida'hat) ? Or nous avons appris (Sanhédrin 2a) : on ne déclare une ville idolâtre que par un tribunal de soixante et onze juges ! C'est donc évident qu'il s'agit de l'époque où le Temple existe.
- וּבְמַאי? אִי נֵימָא בְּבַעַל מוּם — הַיְינוּ ״בְּהֶמְתָּהּ״! אֶלָּא פְּשִׁיטָא בְּתָם. וְאִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא אִית לֵיהּ זְכִיָּיה בְּגַוֵּיהּ — שַׁפִּיר, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לֵית לֵיהּ — לְמָה לִי מִבְּהֵמָה? תִּיפּוֹק לֵיהּ מִ״שְּׁלָלָהּ״, וְלֹא שְׁלַל שָׁמַיִם!Et de quoi s'agit-il ? Si l'on dit d'un animal atteint de défaut, c'est précisément « son bétail », qu'on doit détruire ! C'est donc évident qu'il s'agit d'un animal sans défaut. Si tu dis que le Cohen a un droit d'acquisition sur lui, c'est bien ; mais si tu dis qu'il n'en a pas, pourquoi ai-je besoin de l'exclure de « bétail » ? Qu'on le déduise de « son butin » : et non le butin du Ciel !
- לְעוֹלָם בְּבַעַל מוּם, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ הַיְינוּ ״בְּהֶמְתָּהּ״ — מִי שֶׁנֶּאֱכָל בְּתוֹרַת ״בְּהֶמְתָּהּ״, יָצְאוּ בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר (שֶׁאֵינוֹ בִּכְלַל) [שֶׁאֵין נֶאֱכָלִין בְּתוֹרַת] ״בְּהֶמְתָּהּ״.En réalité, il s'agit d'un animal atteint de défaut. Et quant à ce qui te pose difficulté, que c'est « son bétail » : ce terme ne désigne que ce qui se mange au titre de « son bétail », sans restriction ; sont exclus le premier-né et la dîme, qui ne se mangent pas au titre de « son bétail ».
- דִּתְנַן: כׇּל פְּסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין נִמְכָּרִין בָּאִיטְלִיז, וְנִשְׁחָטִין בָּאִיטְלִיז, וְנִשְׁקָלִין בְּלִיטְרָא, חוּץ מִן הַבְּכוֹר וּמִן הַמַּעֲשֵׂר, שֶׁהֲנָאָתָן לַבְּעָלִים.Comme nous avons appris (Bekhorot 31a) : tous les animaux consacrés devenus impropres sont vendus au marché (itliz), égorgés au marché et pesés à la livre (litra), excepté le premier-né et la dîme, dont le profit revient aux propriétaires.
- מֵיתִיבִי: ״וּמָעֲלָה מַעַל בַּה׳״ — לְרַבּוֹת קֳדָשִׁים קַלִּים, שֶׁהֵן מָמוֹן בְּעָלִים, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי.On objecta : « et commet une infidélité envers Hachem » (Lévitique 5, 21) : pour inclure les sacrifices de moindre sainteté (kodachim kalim), qui sont un bien de leurs propriétaires ; ce sont les paroles de Rabbi Yossé le Galiléen.
- בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: לְרַבּוֹת שְׁלָמִים. אַבָּא יוֹסֵי בֶּן דּוֹסַאי אוֹמֵר: לֹא אָמַר בֶּן עַזַּאי אֶלָּא בִּבְכוֹר בִּלְבָד.Ben Azaï dit : pour inclure les sacrifices de paix (chelamim). Abba Yossé ben Dossaï dit : Ben Azaï ne l'a dit qu'au sujet du premier-né seulement.
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בִּזְמַן הַזֶּה — הָא דּוּמְיָא דִּשְׁלָמִים קָתָנֵי! אֶלָּא פְּשִׁיטָא בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים.De quoi traitons-nous ? Si l'on dit de l'époque actuelle, mais la baraïta l'enseigne à l'égal des sacrifices de paix, qui n'existent pas aujourd'hui ! C'est donc évident qu'il s'agit de l'époque où le Temple existe.
- וּבְמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּבַעַל מוּם — הָא דּוּמְיָא דִּשְׁלָמִים קָתָנֵי! אֶלָּא לָאו בְּתָם, וּשְׁמַע מִינַּהּ אִית לֵיהּ לְכֹהֵן זְכִיָּיה בְּגַוֵּויהּ.Et de quoi traitons-nous ? Si l'on dit d'un animal atteint de défaut, mais elle l'enseigne à l'égal des sacrifices de paix, qui sont un bien de leur propriétaire même sans défaut ! N'est-ce donc pas d'un animal sans défaut ? Déduis-en que le Cohen a un droit d'acquisition sur lui.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.