Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״נְדָבָה תַּעֲשֶׂה אֹתוֹ״ — זֶה קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת, וְאֵין לִי אֶלָּא נְדָבָה, נֶדֶר מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּלְנֵדֶר״.Le vœu (« je prends sur moi… ») diffère du don (« ceci est… ») en ce que, si l'animal meurt, on est tenu de le remplacer dans le premier cas mais non dans le second. Le verset dit : « Un bœuf ou un agneau ayant un membre trop long ou trop court, tu pourras le faire en don, mais pour un vœu il ne sera pas agréé » (Lévitique 22, 23). « Tu le feras en don » : ce sont les animaux ayant un défaut consacrés à l'entretien du Temple (bedek habayit). Et je n'ai que le don ; qu'on puisse le consacrer sous forme de vœu, d'où le sait-on ? Le verset dit : « et pour un vœu ».
- יָכוֹל אֲפִילּוּ קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וּלְנֵדֶר לֹא יֵרָצֶה״, זֶה קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ. וְאֵין לִי אֶלָּא נֶדֶר, נְדָבָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נְדָבָה״. רַבִּי אוֹמֵר: ״לֹא יֵרָצֶה״ — בְּהַרְצָאַת גּוּפוֹ הַכָּתוּב מְדַבֵּר.On pourrait penser qu'il en est ainsi même pour les sacrifices de l'autel ? Le verset dit : « mais pour un vœu, il ne sera pas agréé » : ce sont les sacrifices de l'autel, auxquels s'applique la notion d'agrément. Et je n'ai que le vœu ; le don, d'où le sait-on ? Le verset dit : « un don ». Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : « Il ne sera pas agréé » : le verset parle de l'agrément de son corps même, c'est-à-dire de la consécration comme sacrifice ; mais on peut le consacrer pour l'entretien du Temple.
- הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא! מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: אֲפִילּוּ אַקְדְּשֵׁיהּ לִדְמֵי נְסָכִים — נָמֵי לָקֵי, וְרַבִּי סָבַר: בְּהַרְצָאַת גּוּפוֹ — נָמֵי לָקֵי, אֲבָל בִּדְמֵי נְסָכִים — לָא לָקֵי. שְׁמַע מִינַּהּ.C'est l'opinion du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ! Sur quoi divergent-ils ? N'est-ce pas sur ceci qu'ils divergent : le premier Tanna pense que même s'il l'a consacré pour que son argent serve à acheter des libations, il est aussi flagellé ; et Rabbi pense que pour l'agrément de son corps, il est effectivement flagellé, mais s'il l'a consacré pour l'argent des libations, il n'est pas flagellé. Déduis-en que le premier Tanna considère la consécration pour les libations comme une consécration pour l'autel, comme l'a dit Rava.
- וְאֶלָּא ״אוֹתוֹ״ לְמָה לִי? לְכִדְתַנְיָא: ״נְדָבָה תַּעֲשֶׂה אוֹתוֹ״ — ״אוֹתוֹ״ תַּעֲשֶׂה נְדָבָה, וְאִי אַתָּה עוֹשֶׂה תָּמִים נְדָבָה לְבֶדֶק הַבַּיִת. מִיכָּן אָמְרוּ: הַמַּקְדִּישׁ תְּמִימִים לְבֶדֶק הַבַּיִת — עוֹבֵר בַּעֲשֵׂה.Mais alors « le » (oto), pourquoi m'est-il nécessaire dans « tu le feras en don » ? Pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Tu le feras en don » : « celui-ci » tu le feras en don pour l'entretien du Temple, mais tu ne fais pas d'un animal sans défaut un don pour l'entretien du Temple. De là les Sages ont dit : celui qui consacre des animaux sans défaut à l'entretien du Temple transgresse un commandement positif.
- וּמִנַּיִן אַף בְּלֹא תַעֲשֶׂה — שֶׁנֶּאֱמַר ״וַיְדַבֵּר ה׳ אֶל מֹשֶׁה לֵּאמֹר״ — לִימֵּד עַל הַפָּרָשָׁה שֶׁהִיא בְּלָאו, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Et d'où sait-on qu'il transgresse aussi un interdit ? Car il est dit : « Hachem parla à Moché en disant (lémor) » (Lévitique 22, 1) : cela enseigne au sujet du passage tout entier qu'il est sous le statut d'un interdit. Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי לְבַר קַפָּרָא: מַאי מַשְׁמַע? אֲמַר לֵיהּ דִּכְתִיב ״לֵאמֹר״ — ״לֹא״ נֶאֱמַר בַּדְּבָרִים. בֵּי רַבִּי אָמְרִי: ״לֹא אֱמוֹר״.Rabbi (Yehouda HaNassi) dit à bar Kappara : qu'est-ce qui l'implique ? Il lui dit : car il est écrit « lémor », que l'on peut lire : « non » (lo) a été dit (neémar) au sujet des choses qui suivent. Dans l'école de Rabbi, on dit : il faut comprendre que D.ieu a dit à Moché : « dis : non » (lo emor), dis-leur ces choses sous forme d'interdit.
- אִיתְּמַר: הַמַּעֲלֶה אֵבְרֵי בַּעֲלֵי מוּמִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ, אָמַר רָבָא: עוֹבֵר מִשּׁוּם ״בַּל תַּקְטִירוּ כּוּלּוֹ״ וּמִשּׁוּם ״בַּל תַּקְטִירוּ מִקְצָתוֹ״. אָמַר אַבָּיֵי: אֵין לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת.Il a été dit : celui qui monte des membres d'animaux ayant un défaut sur l'autel – Rava a dit : il transgresse « vous ne brûlerez pas la totalité » et « vous ne brûlerez pas une partie », et il reçoit deux flagellations. Abayé a dit : on ne flagelle pas pour un interdit général : puisqu'un seul verset est la source des deux interdits, on ne flagelle pas deux fois.
- מֵיתִיבִי: הַמַּקְדִּישׁ בַּעֲלֵי מוּמִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ — עוֹבֵר מִשּׁוּם חֲמִשָּׁה שֵׁמוֹת, תְּיוּבְתָּא דְּאַבָּיֵי.On objecta (Tossefta 1, 10) : celui qui consacre des animaux ayant un défaut pour l'autel transgresse cinq catégories d'interdits – et l'on compte parmi eux « vous ne brûlerez pas la totalité » et « vous ne brûlerez pas une partie ». C'est apparemment une réfutation (teyouvta, réfutation définitive) de l'opinion d'Abayé.
- אָמַר אַבָּיֵי: בְּגַבְרֵי קָתָנֵי! אִי בְּגַבְרֵי — ״עוֹבֵר״?! ״עוֹבְרִין״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא פְּשִׁיטָא בְּחַד גַּבְרָא, וּתְיוּבְתָּא דְאַבָּיֵי.Abayé a dit : la baraïta enseigne la loi au sujet de plusieurs hommes : l'un a brûlé l'animal entier et l'autre une partie seulement. Si c'est au sujet de plusieurs hommes, pourquoi « il transgresse » ? Il aurait dû dire : « ils transgressent » ! Mais il est évident qu'il s'agit d'un seul homme, et c'est une réfutation d'Abayé.
- אָמַר אַבָּיֵי: אַפֵּיק ״הַקְטָרַת מִקְצָתוֹ״, וְעַיֵּיל ״קַבָּלַת הַדָּם״. קַבָּלַת דָּם — לְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אִית לֵיהּ, לְתַנָּא קַמָּא לֵית לֵיהּ? קַשְׁיָא!Abayé a dit : de la liste des cinq interdits, retire « la combustion d'une partie » et introduis « la réception du sang » ; ainsi le nombre reste cinq. La réception du sang, Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, l'admet, mais le premier Tanna ne l'admet pas ! Comment Abayé peut-il contredire le premier Tanna ? C'est une difficulté ! (kachya)
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: וְהָא מִדְּסֵיפָא רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה הִיא, רֵישָׁא רַבָּנַן. תְּיוּבְתָּא דְאַבָּיֵי, תְּיוּבְתָּא.Autre version : mais du fait que la fin de la baraïta est selon Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, on déduit que le début est selon les Rabbanan. La réfutation d'Abayé est bien une réfutation.
- מַתְנִי׳ הַכֹּהֲנִים מְמִירִין בְּשֶׁלָּהֶן, וְיִשְׂרָאֵל מְמִירִין בְּשֶׁלָּהֶן. אֵין הַכֹּהֲנִים מְמִירִין לֹא בְּחַטָּאת וְלֹא בְּאָשָׁם וְלֹא בִּבְכוֹר. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: מִפְּנֵי מָה אֵין מְמִירִין בִּבְכוֹר? אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: חַטָּאת וְאָשָׁם מַתָּנָה לַכֹּהֵן, וּבְכוֹר מַתָּנָה לַכֹּהֵן. מָה חַטָּאת וְאָשָׁם אֵין מְמִירִין בּוֹ, אַף בְּכוֹר אֵין מְמִירִין בּוֹ.MICHNA. Les Cohanim (prêtres) font l'échange avec leurs propres sacrifices, et les Israélites font l'échange avec les leurs. Les Cohanim ne font l'échange ni avec un sacrifice expiatoire ('hatat), ni avec un sacrifice de culpabilité (acham), ni avec un premier-né (bekhor) reçus d'un Israélite, car ces animaux ne leur appartiennent pas, et l'on ne fait pas l'échange avec ce qui n'est pas à soi. Rabbi Yo'hanan ben Nouri a dit : pour quelle raison les Cohanim ne font-ils pas l'échange avec un premier-né ? Ne leur appartient-il pas ? Rabbi Akiva lui dit : le 'hatat et l'acham sont un don au Cohen, et le premier-né est un don au Cohen ; de même qu'avec le 'hatat et l'acham reçus d'un Israélite, les Cohanim ne font pas l'échange, de même avec le premier-né ils ne font pas l'échange.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: מָה לוֹ אִם אֵינוֹ מֵמִיר בְּחַטָּאת וְאָשָׁם, שֶׁאֵין זָכִין בָּהֶן בְּחַיֵּיהֶן, תֹּאמַר בִּבְכוֹר שֶׁזָּכִין בּוֹ בְּחַיָּיו! אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר ״וְהָיָה הוּא וּתְמוּרָתוֹ יִהְיֶה קּוֹדֶשׁ״, הֵיכָן קְדוּשָּׁה חָלָה עָלָיו? בְּבֵית הַבְּעָלִים, אַף תְּמוּרָה בְּבֵית הַבְּעָלִים.Rabbi Yo'hanan ben Nouri a dit : qu'en est-il pour lui ? S'il ne fait pas l'échange avec le 'hatat et l'acham, que les Cohanim n'acquièrent pas de leur vivant, diras-tu la même chose du premier-né, qu'ils acquièrent de son vivant ? Rabbi Akiva lui dit : n'a-t-il pas déjà été dit : « Lui et son échange seront saints » (Lévitique 27, 10) ? Le verset rapproche la consécration de l'animal de celle de son substitut : où la sainteté s'applique-t-elle à lui ? Dans la maison du propriétaire ; de même l'échange ne se fait que dans la maison du propriétaire. Le Cohen, qui n'a pas consacré lui-même le premier-né, ne peut donc pas en faire l'échange.
- גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: בְּכוֹר מוֹכְרִין אוֹתוֹ תָּם חַי, וּבַעַל מוּם חַי וְשָׁחוּט, וּמְקַדְּשִׁין בּוֹ הָאִשָּׁה. אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּזְמַן הַזֶּה, הוֹאִיל וְאִית לֵיהּ לְכֹהֵן זְכִיָּיה בְּגַוֵּויהּ (הוֹאִיל וְיֵשׁ לַכֹּהֵן שׁוּתָּפוּת בּוֹ), אֲבָל בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, כֵּיוָן דְּתָם לְהַקְרָבָה הוּא דְּקָאֵי — אֵין מוֹכְרִין אוֹתוֹ תָּמִים חַי.GUEMARA. Nous avons appris là-bas (Michna Ma'asser Chéni 1, 2) : le premier-né, on le vend sans défaut seulement vivant, et s'il a un défaut, vivant ou abattu ; et le Cohen peut épouser une femme avec lui, car c'est son bien. Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : on ne l'a enseigné qu'à notre époque, sans Temple, puisque le Cohen a un droit d'acquisition sur lui (puisque le Cohen a une part en lui) ; mais à l'époque où le Temple existe, puisque l'animal sans défaut est destiné à être offert, on ne le vend pas sans défaut vivant.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: מוֹכְרִין אוֹתוֹ תָּמִים חַי — חַי אִין, שָׁחוּט לָא. אֵימַת? אִילֵּימָא בִּזְמַן הַזֶּה — מִי אִיכָּא תָּם שָׁחוּט? אֶלָּא פְּשִׁיטָא בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, וְקָתָנֵי נָמֵי: מוֹכְרִין אוֹתוֹ תָּמִים חַי, (אַלְמָא אִית לֵיהּ לְכֹהֵן זְכִיָּיה בְּגַוֵּויהּ)!Rava objecta à Rav Na'hman : « on le vend sans défaut vivant » : vivant, oui ; abattu, non. Quand est-ce la loi ? Si l'on dit à notre époque, existe-t-il un premier-né sans défaut abattu ? On n'abat pas de sacrifices de nos jours. Mais il est évident qu'il s'agit de l'époque où le Temple existe, et il enseigne aussi : « on le vend sans défaut vivant » (il ressort que le Cohen a un droit d'acquisition sur lui), contrairement à Rav Na'hman !
- לָא, לְעוֹלָם בִּזְמַן הַזֶּה, מִי קָתָנֵי: מוֹכְרִין אוֹתוֹ תָּמִים חַי — אִין, שָׁחוּט — לָא? הִא גּוּפַאּ אֲתָא לְאַשְׁמוֹעִינַן, דְּבִזְמַן הַזֶּה נָמֵי מוֹכְרִין אוֹתוֹ תָּמִים חַי.Rav Na'hman répond : Non, en réalité il s'agit de notre époque. Enseigne-t-il explicitement : « on le vend sans défaut vivant » : oui ; « abattu » : non ? Il ne vient pas exclure l'animal abattu ; c'est la chose elle-même qu'il vient nous apprendre : qu'à notre époque aussi, on le vend sans défaut vivant.
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