Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַכֹּל מְמִירִין, אֶחָד אֲנָשִׁים וְאֶחָד נָשִׁים. לֹא שֶׁאָדָם רַשַּׁאי לְהָמִיר, אֶלָּא שֶׁאִם הֵמִיר — מוּמָר, וְסוֹפֵג אֶת הָאַרְבָּעִים.MICHNA – Tous font la substitution (temoura : remplacer un animal consacré par un animal profane, qui devient alors consacré), aussi bien les hommes que les femmes. Non que l'on soit autorisé à substituer, mais si l'on a substitué, la substitution prend effet (l'animal profane devient saint, et l'animal consacré le reste), et celui qui a substitué reçoit les quarante coups de flagellation.
- גְּמָ׳ הָא גוּפָא קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ ״הַכֹּל מְמִירִין״ — לְכַתְּחִילָּה, וַהֲדַר תָּנֵי ״לֹא שֶׁאָדָם רַשַּׁאי לְהָמִיר אֶלָּא שֶׁאִם הֵמִיר מוּמָר״ — דִּיעֲבַד!GUEMARA – Cela même est difficile : tu dis « tous font la substitution », ce qui laisse entendre que c'est permis a priori, et ensuite tu enseignes : « non que l'on soit autorisé à substituer, mais si l'on a substitué, la substitution prend effet », c'est-à-dire seulement a posteriori !
- וְתִיסְבְּרָא ״הַכֹּל מְמִירִין״ — לְכַתְּחִילָּה? אַדְּקַשְׁיָא לָךְ מִמַּתְנִיתִין, תִּיקְשֵׁי לָךְ קְרָא! דִּכְתִיב ״לֹא יַחֲלִיפֶנּוּ וְלֹא יָמִיר אֹתוֹ״.La Guemara répond : Et comment peux-tu comprendre « tous font la substitution » comme a priori ? Avant que la Michna ne te fasse difficulté, que le verset te fasse difficulté ! Car il est écrit : « Il ne l'échangera pas et ne le substituera pas » (Lévitique 27, 10).
- אֶלָּא אָמַר רַב יְהוּדָה: הָכִי קָתָנֵי — הַכֹּל מַתְפִּיסִין בִּתְמוּרָה, אֶחָד אֲנָשִׁים וְאֶחָד נָשִׁים, לֹא שֶׁאָדָם רַשַּׁאי לְהָמִיר, שֶׁאִם הֵמִיר — מוּמָר, וְסוֹפֵג אֶת הָאַרְבָּעִים.Mais plutôt, Rav Yehouda a dit : voici ce qu'elle enseigne : tous peuvent appliquer la sainteté à un animal par la substitution, aussi bien les hommes que les femmes ; non que l'on soit autorisé à substituer, car si l'on a substitué, la substitution prend effet seulement a posteriori, et l'on reçoit les quarante coups.
- הַכׇּל לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי יוֹרֵשׁ, וּדְלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה.La Michna dit : « Tous » : pour inclure quoi ? – Pour inclure l'héritier (qui a hérité d'un animal consacré par son père) ; et notre Michna n'est pas selon Rabbi Yehouda.
- דִּתְנַן: יוֹרֵשׁ סוֹמֵךְ, יוֹרֵשׁ מֵמִיר — דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: יוֹרֵשׁ אֵינוֹ סוֹמֵךְ, וְיוֹרֵשׁ אֵינוֹ מֵמִיר.Car nous avons appris : l'héritier impose les mains (semikha) sur l'animal avant son sacrifice, l'héritier fait la substitution ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : l'héritier n'impose pas les mains, et l'héritier ne fait pas la substitution.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? — יָלֵיף תְּחִילַּת הֶקְדֵּשׁ מִסּוֹף הֶקְדֵּשׁ: מָה סוֹף הֶקְדֵּשׁ — יוֹרֵשׁ אֵינוֹ סוֹמֵךְ, אַף תְּחִילַּת הֶקְדֵּשׁ — יוֹרֵשׁ אֵינוֹ מֵמִיר.Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? – Il déduit le début de la consécration de la fin de la consécration : de même qu'à la fin de la consécration (l'imposition des mains, juste avant l'abattage) l'héritier n'impose pas les mains, de même au début de la consécration (la substitution, qui consacre l'animal) l'héritier ne fait pas la substitution.
- וּסְמִיכָה גּוּפַהּ מְנָלַן? תְּלָת ״קׇרְבָּנוֹ״ כְּתִיבִי: חַד — ״קׇרְבָּנוֹ״ וְלֹא קׇרְבַּן גּוֹי, וְחַד — ״קׇרְבָּנוֹ״ וְלֹא קׇרְבַּן חֲבֵירוֹ, וְחַד — ״קׇרְבָּנוֹ״ וְלֹא קׇרְבַּן אָבִיו.Et l'imposition des mains elle-même, d'où la savons-nous (qu'elle ne s'applique pas à l'héritier) ? – Trois fois « son offrande » sont écrits au sujet du sacrifice de paix (Lévitique 3, 2, 8, 12) : un pour enseigner « son offrande », et non l'offrande d'un non-Juif ; un autre : « son offrande », et non l'offrande de son prochain ; et un autre : « son offrande », et non l'offrande de son père.
- וּלְרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר יוֹרֵשׁ סוֹמֵךְ, וְהָכְתִיב ״קׇרְבָּנוֹ״! הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְרַבּוֹת כׇּל בַּעֲלֵי חוֹבְרִין לִסְמִיכָה.Et selon Rabbi Méïr, qui dit que l'héritier impose les mains, n'est-il pas écrit « son offrande » ? – Il en a besoin pour inclure tous les copropriétaires (baalei 'hovrin) dans l'imposition des mains : chacun d'eux impose les mains.
- וְרַבִּי יְהוּדָה, בַּעֲלֵי חוֹבְרִין לִסְמִיכָה לֵית לֵיהּ. מַאי טַעְמָא? דְּהָא לָא מְיַחַד קׇרְבָּן דִּידְהוּ. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם אִית לֵיהּ, וְקׇרְבַּן גּוֹי וְקׇרְבַּן חֲבֵירוֹ מֵחַד קְרָא נָפְקָא, דְּאִיַּיתַּר לֵיהּ חַד לְבַעֲלֵי חוֹבְרִין לִסְמִיכָה.Et Rabbi Yehouda n'admet pas l'obligation des copropriétaires pour l'imposition des mains. Quelle en est la raison ? Car leur offrande n'est pas spécifique à l'un d'eux. Et si tu veux, dis : en réalité il l'admet, et il déduit l'offrande d'un non-Juif et l'offrande de son prochain d'un seul verset, de sorte qu'il lui reste un « son offrande » pour les copropriétaires dans l'imposition des mains, et le troisième pour exclure l'héritier.
- וְרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר יוֹרֵשׁ מֵמִיר, מַאי טַעְמָא? אָמַר לָךְ: ״אִם הָמֵר יָמִיר״ לְרַבּוֹת הַיּוֹרֵשׁ,Et Rabbi Méïr, qui dit que l'héritier fait la substitution, quelle est sa raison ? – Il te dira : « Et s'il substitue, il substituera » (hamer yamir, Lévitique 27, 10) : le redoublement vient inclure l'héritier.
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