Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר לֵיהּ: מִי קָרֵינָא בֵּיהּ ״כִּי יִרְחַק מִמְּךָ הַמָּקוֹם... וְזָבַחְתָּ״?Rav Yossef lui dit (à Abayé) : celui qui égorge un chelamim (sacrifice de paix) gravide portant un fœtus profane n'enfreint pas l'interdit d'égorger du profane dans le parvis. Lit-on à son sujet le verset : « Si le lieu que D.ieu choisira est trop éloigné de toi… tu égorgeras » (Deutéronome 12, 21) ? Ce verset n'interdit d'égorger dans le Temple que les bêtes profanes qu'on aurait pu égorger ailleurs ; or ici, il ne pouvait égorger la mère que dans le Temple, puisqu'elle est un chelamim.
- בָּעֵי מִינֵּיהּ אַבָּיֵי מֵרַב יוֹסֵף: הִיא חוּלִּין וּוְלָדָהּ שְׁלָמִים, וּשְׁחָטָהּ בְּחוּץ — מַהוּ? מִי מִחַיַּיב עֲלֵיהּ מִשּׁוּם שְׁחוּטֵי חוּץ, אוֹ לָא?Abayé posa à Rav Yossef la question inverse : selon l'avis de Rabbi Yo'hanan, pour qui la consécration s'applique aux fœtus, si l'on a consacré le fœtus seul, de sorte qu'elle, la mère, est profane ('houlin) et son petit est un chelamim, et qu'il l'a égorgée à l'extérieur du parvis, qu'en est-il ? Est-il passible à cause de l'interdit des che'houtei 'houts (sacrifices abattus hors du Temple) ou non ?
- אֲמַר לֵיהּ: מִי קָרֵינָא בֵּיהּ ״וֶהֱבִיאָם לַה׳״?Rav Yossef lui dit : lit-on à son sujet le verset « afin qu'ils les amènent à Hachem » (Lévitique 17, 5) ? L'interdit d'abattre à l'extérieur ne concerne que les offrandes aptes à être abattues à l'intérieur ; or ce fœtus n'est apte à rien tant qu'il n'est pas né.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא, אֲמַר לֵיהּ: רָאוּי לְפֶתַח אֹהֶל מוֹעֵד חַיָּיבִין עָלָיו בַּחוּץ.Autre version de la réponse : Rav Yossef lui dit : le verset dit « et ne l'a pas amené à l'entrée de la Tente d'assignation » ; cela enseigne que pour ce qui est apte à venir à l'entrée de la Tente d'assignation, on est passible si on l'abat à l'extérieur ; or ce fœtus n'y est pas encore apte.
- מַתְנִי׳ אֵין הַמְדוּמָּע מְדַמֵּעַ, אֶלָּא לְפִי חֶשְׁבּוֹן.MICHNA : Le mélange (medouma : produit profane auquel s'est mêlée de la terouma, prélèvement donné au Cohen, en proportion inférieure à un pour cent, si bien qu'il est interdit aux non-Cohanim) qui tombe dans d'autre produit profane ne le rend interdit comme mélange que selon le calcul de la proportion de terouma originelle qu'il contient.
- וְאֵין הַמְחוּמָּץ מְחַמֵּץ אֶלָּא לְפִי חֶשְׁבּוֹן, וְאֵין הַמַּיִם שְׁאוּבִין פּוֹסְלִין אֶת הַמִּקְוֶה אֶלָּא לְפִי חֶשְׁבּוֹן.Et la pâte levée par un levain de terouma (interdite aux non-Cohanim), si elle tombe dans une autre pâte profane, ne la fait lever de façon à l'interdire que selon le calcul du levain de terouma originel qu'elle contient. Et l'eau puisée (chéouvim), qui invalide un mikvé (bain rituel) n'ayant pas encore ses quarante séa, n'invalide le mikvé que selon le calcul, comme l'expliquera la Guemara.
- וְאֵין מֵי חַטָּאת, עוֹשִׂין מֵי חַטָּאת אֶלָּא עִם מַתַּן אֵפֶר, וְאֵין בֵּית הַפְּרָס עוֹשִׂין בֵּית הַפְּרָס, וְאֵין תְּרוּמָה אַחַר תְּרוּמָה.Et les eaux lustrales (mei 'hatat, eaux mêlées aux cendres de la vache rousse) ne deviennent eaux lustrales qu'au moment où l'on y place la cendre, et non si l'on verse l'eau sur la cendre. Et un beit haperas (champ où l'on a labouré une tombe, dispersant les ossements, que les Sages ont déclaré impur) ne rend pas un autre champ beit haperas si l'on a labouré de lui vers ce champ. Et il n'y a pas de terouma après une terouma : si l'on a prélevé la terouma de sa récolte puis prélevé encore, le second prélèvement n'est pas terouma.
- וְאֵין תְּמוּרָה עוֹשָׂה תְּמוּרָה, וְלֹא הַוָּלָד עוֹשֶׂה תְּמוּרָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַוָּלָד עוֹשֶׂה תְּמוּרָה. אָמְרוּ לוֹ: הֶקְדֵּשׁ עוֹשֶׂה תְּמוּרָה, וְאֵין הַוָּלָד עוֹשֶׂה תְּמוּרָה.Et un substitut (temoura : bête profane qu'on a voulu échanger contre une bête consacrée, et qui devient elle-même sainte) ne rend pas substitut une bête profane échangée contre lui, ni le petit d'une bête consacrée ne rend substitut. Rabbi Yehouda dit : le petit rend substitut. Les Sages lui dirent : la bête consacrée (hekdèch) rend substitut, mais le petit ne rend pas substitut.
- גְּמָ׳ מַאן תַּנָּא? אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: דְּלָא כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.GUEMARA : Qui est le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de la règle selon laquelle le mélange n'interdit que selon le calcul ? Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : elle est non conforme à Rabbi Eliézer.
- דִּתְנַן: סְאָה שֶׁל תְּרוּמָה שֶׁנָּפְלָה לְפָחוֹת מִמֵּאָה חוּלִּין, וְנִדְמְעוּ, וְנָפַל מִן הַמְדוּמָּע לְמָקוֹם אַחֵר, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מְדַמֵּעַ כִּתְרוּמָה וַדַּאי (שֶׁאֲנִי אוֹמֵר: סְאָה שֶׁנָּפְלָה הִיא שֶׁעָלְתָה).Car nous avons appris (dans la Michna, Terouma 5, 6) : une séa de terouma tombée dans moins de cent séa de profane, qui sont devenus un mélange interdit, et une séa du mélange est tombée à un autre endroit contenant du profane : Rabbi Eliézer dit : elle rend mélangé comme de la terouma certaine, (car je dis : la séa qui est tombée dans le premier mélange est celle qui est ressortie intacte et est tombée dans le second).
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינָהּ מְדַמַּעַת אֶלָּא לְפִי חֶשְׁבּוֹן שֶׁבָּהּ.Et les Sages disent : elle ne rend mélangé que selon le calcul de la terouma qui est en elle, comme si la terouma s'était répartie uniformément dans le premier mélange. La Michna suit donc les Sages.
- וְאֵין הַמְחוּמָּץ מְחַמֵּץ כּוּ׳. אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.La Michna enseigne : « Et la pâte levée ne fait lever, etc. » Rabbi Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : notre Michna n'est pas conforme à Rabbi Eliézer.
- דִּתְנַן: שְׂאוֹר שֶׁל חוּלִּין וְשֶׁל תְּרוּמָה שֶׁנָּפְלוּ לְתוֹךְ הָעִיסָּה, וְלֹא בָּזֶה כְּדֵי לְהַחְמִיץ, וְלֹא בָּזֶה כְּדֵי לְהַחְמִיץ, וְנִצְטָרְפוּ וְחִימְּצוּ. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אַחַר אַחֲרוֹן אֲנִי בָּא, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין שֶׁנָּפַל אִיסּוּר לְכַתְּחִילָּה וּבֵין שֶׁנָּפַל אִיסּוּר בַּסּוֹף, לְעוֹלָם אֵין אָסוּר עַד שֶׁיְּהֵא בּוֹ כְּדֵי לְהַחְמִיץ.Car nous avons appris (dans la Michna, Orla 2, 11) : du levain profane et du levain de terouma tombés dans une pâte profane, et ni celui-ci seul ne suffisait à faire lever, ni celui-là seul ne suffisait à faire lever, mais ils se sont combinés et ont fait lever la pâte : Rabbi Eliézer dit : je suis le dernier tombé (si c'est la terouma qui est tombée en dernier, la pâte est interdite). Et les Sages disent : que l'interdit soit tombé au début ou que l'interdit soit tombé à la fin, elle n'est jamais interdite tant qu'il n'y a pas dans le levain interdit lui-même de quoi faire lever.
- וְאֵין הַמַּיִם שְׁאוּבִין פּוֹסְלִין אֶת הַמִּקְוֶה. מַאן תָּנָא? אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הִיא, דִּתְנַן: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: מִקְוֶה שֶׁיֵּשׁ בּוֹ עֶשְׂרִים וְאַחַת סְאָה מֵי גְשָׁמִים, מְמַלֵּא בַּכָּתֵף תְּשַׁע עֶשְׂרֵה סְאָה, וּפוֹתְקָן לַמִּקְוֶה,La Michna enseigne : « Et l'eau puisée n'invalide le mikvé » que selon le calcul. Qui est le Tanna de cette règle ? Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : c'est Rabbi Eliézer ben Yaakov, car nous avons appris (dans une baraïta, enseignement tannaïtique hors de la Michna ; Tossefta Mikvaot 4, 3) : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : un mikvé qui contient vingt et une séa d'eau de pluie (soit la majorité des quarante séa requises), on remplit à l'épaule (avec un seau) dix-neuf séa d'eau puisée, qu'on verse dans une fosse voisine, et on les fait couler (potkan) par une rigole dans le mikvé,
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