Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָנֵי תַּרְתֵּי מַאי עֲבִידְתַּיְיהוּ? אָמַר רַבִּי יִצְחָק: בִּשְׂכַר הַגָּפַת דְּלָתוֹת. וְנֵימָא לֵיהּ דַּל בְּדַל! אָמַר אַבָּיֵי: בּוּצִינָא טָבָא מִקָּרָא.La Guemara demande : Et ces deux pains supplémentaires reçus par la garde sacerdotale entrante, quelle est leur raison d'être ? Rabbi Yits'hak a dit : Ils sont donnés en rétribution de la fermeture des portes du Temple. La Guemara objecte : Mais que la garde sortante lui dise donc, à la garde entrante : Retire ce privilège cette semaine, et il te sera retiré la semaine prochaine, lorsque tu sortiras à ton tour, et partageons à parts égales ! Abayé a dit : Elle préfère la garder, car, comme dit le proverbe, mieux vaut un boutsina (un petit fruit, cueilli tout de suite) qu'un kara (une grosse courge, à venir) : un petit profit immédiat est préférable à un grand profit éventuel.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: וּבַמּוּסָפִין חוֹלְקִין. מֵיתִיבִי: מִשְׁמָרָה הַיּוֹצֵאת עוֹשָׂה תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר וּמוּסָפִין, מִשְׁמָרָה הַנִּכְנֶסֶת עוֹשָׂה תָּמִיד שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם וּבָזִיכִין — וְאִילּוּ ״מוּסָפִין חוֹלְקִין״ לָא קָתָנֵי! הַאי תַּנָּא בַּחֲלוּקָּה לָא קָא מַיְירֵי.Rav Yehouda a dit : Et les peaux des sacrifices supplémentaires (moussafin), ils les partagent entre les deux gardes. On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : La garde sortante accomplit le sacrifice quotidien (tamid) du matin et les sacrifices supplémentaires ; la garde entrante accomplit le tamid de l'après-midi et le service des coupes d'encens (bazikhin) des pains de proposition. Or elle n'enseigne pas : « Les sacrifices supplémentaires, ils les partagent » ! La Guemara répond : Ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ne traite pas du partage des peaux, mais seulement de la répartition du service ; il n'y a donc rien à déduire de son silence.
- אָמַר רָבָא: וְהָא תָּנָא דְּבֵי שְׁמוּאֵל, דְּמַיְירִי בַּחֲלוּקָּה, וּ״בַמּוּסָפִין חוֹלְקִין״ לָא קָתָנֵי? דְּתָנָא דְּבֵי שְׁמוּאֵל: מִשְׁמָרָה הַיּוֹצֵאת עוֹשָׂה תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר וּמוּסָפִין, מִשְׁמָרָה הַנִּכְנֶסֶת עוֹשָׂה תָּמִיד שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם וּבָזִיכִין. אַרְבָּעָה כֹּהֲנִים הָיוּ נִכְנָסִין שָׁם. שְׁנַיִם מִמִּשְׁמָרָה זוֹ, וּשְׁנַיִם מִמִּשְׁמָרָה זוֹ, וְחוֹלְקִין לֶחֶם הַפָּנִים. וְאִילּוּ ״בַּמּוּסָפִין חוֹלְקִין״ לָא קָתָנֵי! תְּיוּבְתָּא דְרַב יְהוּדָה! תְּיוּבְתָּא.Rava a dit : Mais voici que le Tanna de l'école de Chmouel, qui traite bien du partage, n'enseigne pas : « Les sacrifices supplémentaires, ils les partagent » ! Car le Tanna de l'école de Chmouel a enseigné : La garde sortante accomplit le tamid du matin et les sacrifices supplémentaires ; la garde entrante accomplit le tamid de l'après-midi et le service des coupes d'encens. Quatre Cohanim (prêtres) entraient là, dans le Sanctuaire : deux de cette garde-ci et deux de cette garde-là, et ils partagent les pains de proposition. Or il n'enseigne pas : « Les sacrifices supplémentaires, ils les partagent » ! La Guemara propose : N'est-ce pas une réfutation définitive (teyouvta) de Rav Yehouda ? Elle conclut : C'est en effet une réfutation définitive.
- הַנִּכְנָסִין חוֹלְקִין בַּצָּפוֹן. תָּנוּ רַבָּנַן: הַנִּכְנָסִין חוֹלְקִין בַּצָּפוֹן — כְּדֵי שֶׁיֵּרָאוּ שֶׁהֵן נִכְנָסִין, וְהַיּוֹצְאִין חוֹלְקִין בַּדָּרוֹם — כְּדֵי שֶׁיֵּרָאוּ שֶׁהֵן יוֹצְאִין.La Michna a enseigné : Ceux qui entrent partagent les pains au nord de la cour. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Ceux qui entrent partagent au nord, afin qu'on voie qu'ils entrent ; et ceux qui sortent partagent au sud, afin qu'on voie qu'ils sortent.
- בִּילְגָּה לְעוֹלָם חוֹלֶקֶת בַּדָּרוֹם. תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּמִרְיָם בַּת בִּילְגָּה שֶׁהֵמִירָה דָּתָהּ, וְהָלְכָה וְנִשֵּׂאת לְסַרְדְּיוֹט אֶחָד מִמַּלְכֵי יְווֹנִים. כְּשֶׁנִּכְנְסוּ יְווֹנִים לַהֵיכָל, הָיְתָה מְבַעֶטֶת בְּסַנְדָּלָהּ עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ, וְאָמְרָה: לוֹקוּס לוֹקוּס! עַד מָתַי אַתָּה מְכַלֶּה מָמוֹנָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל וְאִי אַתָּה עוֹמֵד עֲלֵיהֶם בִּשְׁעַת הַדְּחָק! וּכְשֶׁשָּׁמְעוּ חֲכָמִים בַּדָּבָר, קָבְעוּ אֶת טַבַּעְתָּהּ וְסָתְמוּ אֶת חַלּוֹנָהּ.La Michna a enseigné : Bilga partage toujours les pains au sud, même lorsque cette garde entre. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Il arriva que Myriam, fille de Bilga, c'est-à-dire d'une famille de la garde de Bilga, renia sa religion, et s'en alla épouser un soldat (sardiot) de l'armée d'un des rois grecs. Lorsque les Grecs entrèrent dans le Sanctuaire, elle entra avec eux, elle frappait de sa sandale sur l'autel et disait : Lokos, lokos (loup, loup) ! Jusqu'à quand dévoreras-tu les biens d'Israël, sans te dresser pour eux à l'heure de la détresse ?! Et lorsque les Sages apprirent la chose, après la victoire des 'Hachmonaïm, ils fixèrent son anneau à la garde de Bilga, le rendant inutilisable, et bouchèrent sa niche.
- וְיֵשׁ אוֹמְרִים: מִשְׁמַרְתּוֹ שׁוֹהָה לָבֹא, וְנִכְנַס יֶשֶׁבָב אָחִיו עִמּוֹ וְשִׁימֵּשׁ תַּחְתָּיו. אַף עַל פִּי שֶׁשְּׁכֵינֵי הָרְשָׁעִים לֹא נִשְׂתַּכְּרוּ, שְׁכֵינֵי בִילְגָּה — נִשְׂתַּכְּרוּ, שֶׁבִּילְגָּה לְעוֹלָם חוֹלֶקֶת בַּדָּרוֹם, וְיֶשֶׁבָב אָחִיו בַּצָּפוֹן.Et certains disent que la garde fut sanctionnée pour une autre raison : sa garde tardait à venir, et la garde précédente, celle de Yéchévav, son frère, entra avec lui et servit à sa place. La Guemara remarque : Bien que les voisins des méchants n'en tirent aucun profit, selon le principe : malheur au méchant, malheur à son voisin, les voisins de Bilga, eux, en ont tiré profit, car Bilga partage toujours au sud, même en entrant, et Yéchévav, son frère, au nord, même en sortant.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר מִשְׁמַרְתּוֹ שׁוֹהָה לָבֹא, הַיְינוּ דְּקָנְסִינַן לְכוּלַּהּ מִשְׁמָרָה. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מִרְיָם בַּת בִּילְגָּה שֶׁהֵמִירָה דָתָה, מִשּׁוּם בְּרַתֵּיה קָנְסִינַן לֵיהּ לְדִידֵיהּ? אָמַר אַבָּיֵי: אִין, כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: שׁוּתָא דְיָנוֹקָא בְּשׁוּקָא, אוֹ דַאֲבוּהַּ אוֹ דְאִימֵּיהּ.La Guemara précise : Certes, selon celui qui dit que sa garde tardait à venir, c'est pourquoi nous sanctionnons la garde tout entière. Mais selon celui qui dit que c'est à cause de Myriam, fille de Bilga, qui renia sa religion, à cause de sa fille, le sanctionnons-nous, lui ? Abayé a dit : Oui, comme disent les gens : Les paroles de l'enfant au marché viennent ou de son père ou de sa mère. Myriam n'aurait pas parlé ainsi si elle n'avait pas entendu de tels propos chez ses parents.
- וּמִשּׁוּם אֲבוּהּ וְאִימֵּיהּ קָנְסִינַן לְכוּלַּהּ מִשְׁמָרָה? אָמַר אַבָּיֵי: אוֹי לָרָשָׁע אוֹי לִשְׁכֵינוֹ, טוֹב לַצַּדִּיק טוֹב לִשְׁכֵינוֹ [שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִמְרוּ צַדִּיק כִּי טוֹב כִּי פְרִי מַעַלְלֵיהֶם יֹאכֵלוּ״].La Guemara demande : Et à cause de son père et de sa mère, sanctionnons-nous la garde tout entière ? Abayé a dit : Malheur au méchant, malheur à son voisin ! Heureux le juste, heureux son voisin ! [Comme il est dit : « Dites du juste qu'il est heureux, car ils mangeront du fruit de leurs actions » (Isaïe 3, 10).]
הֲדַרַן עֲלָךְ הֶחָלִיל וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת סוּכָּה
Nous reviendrons à toi, chapitre « La flûte », et ainsi s'achève le traité Soukka
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