Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כָּאן בַּמִּקְדָּשׁ — כָּאן בַּגְּבוּלִין.Ici, là où Rabbi Yo'hanan parle d'une halakha (loi) transmise à Moché au Sinaï, il s'agit de la mitsva (commandement) de la branche de saule dans le Temple ; là, où il parle d'une institution des prophètes, il s'agit de la prise de la branche de saule dans les provinces (hors du Temple).
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי: עֲרָבָה צְרִיכָה שִׁיעוּר, וְאֵינָהּ נִיטֶּלֶת אֶלָּא בִּפְנֵי עַצְמָהּ, וְאֵין אָדָם יוֹצֵא יְדֵי חוֹבָתוֹ בָּעֲרָבָה שֶׁבַּלּוּלָב. כֵּיוָן דְּאָמַר מָר אֵינָהּ נִיטֶּלֶת אֶלָּא בִּפְנֵי עַצְמָהּ, פְּשִׁיטָא דְּאֵין אָדָם יוֹצֵא בָּעֲרָבָה שֶׁבַּלּוּלָב!Rabbi Ami a dit : le saule pris pour la mitsva requiert une mesure, et il n'est pris que seul, et non avec le loulav (la palme et les espèces qui lui sont liées), et l'homme ne s'acquitte pas de son obligation avec le saule qui est dans le loulav. La Guemara demande : Puisque le Maître a dit : il n'est pris que seul, il est évident que l'homme ne s'acquitte pas avec le saule qui est dans le loulav ! Pourquoi fallait-il dire les deux ?
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא אַגְבְּהַיהּ וַהֲדַר אַגְבְּהַיהּ, אֲבָל אַגְבְּהַיהּ וַהֲדַר אַגְבְּהַיהּ — אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן. וְרַב חִסְדָּא אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אָדָם יוֹצֵא יְדֵי חוֹבָתוֹ בָּעֲרָבָה שֶׁבַּלּוּלָב (בְּיוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל חַג).La Guemara répond : Tu aurais pu dire : ces paroles ne valent que là où il ne l'a pas soulevé puis soulevé de nouveau pour la mitsva du saule, mais s'il l'a soulevé puis soulevé de nouveau, dis que non, et qu'il s'acquitte ainsi ; il nous enseigne donc qu'il ne s'acquitte pas. Et Rav 'Hisda a dit au nom de Rabbi Yits'hak : l'homme s'acquitte de son obligation avec le saule qui est dans le loulav (le premier jour de fête de Souccot).
- וְכַמָּה שִׁיעוּרָהּ? אָמַר רַב נַחְמָן: שְׁלֹשָׁה בַּדֵּי עָלִין לַחִין. וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אֲפִילּוּ עָלֶה אֶחָד וּבַד אֶחָד. עָלֶה אֶחָד וּבַד אֶחָד סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא אֵימָא: אֲפִילּוּ עָלֶה אֶחָד בְּבַד אֶחָד.Rabbi Ami a dit que le saule requiert une mesure : et quelle est sa mesure ? Rav Na'hman a dit : trois branches aux feuilles fraîches. Et Rav Chéchèt a dit : même une feuille et une branche. La Guemara s'étonne : Une feuille et une branche séparément, cela te vient à l'esprit ?! Mais dis plutôt : même une feuille sur une branche.
- אָמַר אַיְיבוּ: הֲוָה קָאֵימְנָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בַּר צָדוֹק וְאַיְיתִי הָהוּא גַּבְרָא עֲרָבָה קַמֵּיהּ. שָׁקֵיל, חַבֵּיט חַבֵּיט, וְלָא בָּרֵיךְ. קָסָבַר מִנְהַג נְבִיאִים הוּא. אַיְיבוּ וְחִזְקִיָּה בְּנֵי בְרַתֵּיה דְּרַב אַיְיתוֹ עֲרָבָה לְקַמֵּיהּ דְּרַב, חַבֵּיט חַבֵּיט, וְלָא בָּרֵיךְ. קָא סָבַר מִנְהַג נְבִיאִים הוּא.Aïvou, le père de Rav, a dit : Je me tenais devant Rabbi Élazar bar Tsadok, et un homme apporta un saule devant lui. Il le prit, l'agita, l'agita, et ne récita pas de bénédiction. Il pensait en effet que c'est une coutume des prophètes, qui ne requiert pas de bénédiction. De même, Aïvou et 'Hizkiya, fils de la fille de Rav, apportèrent un saule devant Rav. Il l'agita, l'agita, et ne récita pas de bénédiction. Il pensait que c'est une coutume des prophètes.
- אָמַר אַיְיבוּ: הֲוָה קָאֵימְנָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בַּר צָדוֹק, אֲתָא לְקַמֵּיהּ הָהוּא גַּבְרָא, אֲמַר לֵיהּ: קִרְיָיתָא אִית לִי, כַּרְמַיָּא אִית לִי, זֵיתַיָּא אִית לִי, וְאָתוּ בְּנֵי קִרְיָיתָא וּמְקַשְׁקְשִׁין בְּכַרְמַיָּא וְאוֹכְלִין בְּזֵיתַיָּא — אֲרִיךְ אוֹ לָא אֲרִיךְ? אֲמַר לֵיהּ: לָא אֲרִיךְ. הֲוָה קָא שָׁבֵיק לֵיהּ וְאָזֵיל. אֲמַר: כְּדוּ הֲוֵיתִי דָּיַיר בְּאַרְעָא הָדָא אַרְבְּעִין שְׁנִין, וְלָא חֲמֵיתִי בַּר אִינָשׁ מְהַלֵּךְ בְּאָרְחָן דְּתָקְנָן כְּדֵין. הָדַר וְאָתֵי וְאָמַר לֵיהּ: מַאי מֶיעְבַּד? אֲמַר לֵיהּ: אַפְקַר זֵיתַיָּא לְחָשׁוֹכַיָּא, וְתֵן פְּרִיטַיָּא לְקַשְׁקוֹשֵׁי כְּרָמִים.Aïvou a dit : Je me tenais devant Rabbi Élazar bar Tsadok. Un homme vint devant lui et lui dit : J'ai des villages, j'ai des vignes, j'ai des oliviers, et les gens des villages viennent bêcher les vignes pendant la septième année et mangent des olives en guise de salaire : est-ce convenable ou n'est-ce pas convenable ? Il lui dit : Ce n'est pas convenable. Comme l'homme le quittait et s'en allait, Rabbi Élazar bar Tsadok dit : Cela fait quarante ans que j'habite ce pays, et je n'ai pas vu un homme marcher dans des voies droites comme celui-ci. Il revint et lui dit : Que faire ? Il lui dit : Déclare les olives sans propriétaire pour les pauvres, et donne des perouta (petites pièces) pour le bêchage des vignes.
- וְקַשְׁקוֹשֵׁי מִי שְׁרֵי? וְהָא תַּנְיָא: ״וְהַשְּׁבִיעִית תִּשְׁמְטֶנָּה וּנְטַשְׁתָּהּ״. ״תִּשְׁמְטֶנָּה״ — מִלְּקַשְׁקֵשׁ, ״וּנְטַשְׁתָּהּ״ — מִלְּסַקֵּל! אָמַר רַב עוּקְבָא בַּר חָמָא: תְּרֵי קִשְׁקוּשֵׁי הָווּ. חַד — סַתּוֹמֵי פִּילֵי, וְחַד — אַבְרוֹיֵי אִילָנֵי. אַבְרוֹיֵי אִילָנֵי — אָסוּר, סַתּוֹמֵי פִּילֵי — שְׁרֵי.La Guemara demande : Et le bêchage est-il permis ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : « Et la septième année, tu la laisseras en repos et tu l'abandonneras » (Exode 23, 11) : « tu la laisseras en repos » – de bêcher ; « et tu l'abandonneras » – d'épierrer ! Rav Oukva bar 'Hama a dit : Il y a deux sortes de bêchage. L'un sert à boucher les fissures du sol, et l'autre à fortifier les arbres. Fortifier les arbres est interdit ; boucher les fissures est permis, car cela sert seulement à empêcher l'arbre de mourir.
- אָמַר אַיְיבוּ מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר צָדוֹק: אַל יְהַלֵּךְ אָדָם בְּעַרְבֵי שַׁבָּתוֹת יוֹתֵר מִשָּׁלֹשׁ פַּרְסָאוֹת. אָמַר רַב כָּהֲנָא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא לְבֵיתֵיהּ, אֲבָל לְאוּשְׁפִּיזֵיהּ — אַמַּאי דְּנָקֵיט סְמִיךְ.Aïvou a dit au nom de Rabbi Élazar bar Tsadok : Que l'homme ne marche pas, les veilles de Chabbat, plus de trois parsa (unités de distance), afin d'arriver à temps pour préparer le repas de Chabbat. Rav Kahana a dit : Nous n'avons dit cela que pour celui qui se rend à sa maison, mais pour celui qui se rend à son auberge, il compte sur ce qu'il a pris avec lui.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב כָּהֲנָא: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא אֲפִילּוּ לְבֵיתֵיהּ. אָמַר רַב כָּהֲנָא: בְּדִידִי הֲוָה עוֹבָדָא, וַאֲפִילּוּ כָּסָא דְהַרְסָנָא לָא אַשְׁכַּחִי.Et certains disent que Rav Kahana a dit : Cela n'était nécessaire que pour enseigner que l'interdit vaut même pour celui qui se rend à sa maison. Rav Kahana a dit : Cela m'est arrivé à moi-même, et je n'ai pas trouvé même un plat de petits poissons frits.
- מִצְוַת לוּלָב כֵּיצַד? תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: סוּדָרִין עַל גַּג הָאִיצְטְבָא. אֲמַר לֵיהּ:§ La Michna demande : La mitsva du loulav, comment s'accomplissait-elle lorsque le premier jour tombait un Chabbat ? Le Tanna (récitant des enseignements de la Michna) enseigna devant Rav Na'hman : les serviteurs les rangent sur le toit du banc. Rav Na'hman lui dit :
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