Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּאַסָּא מִצְרָאָה דְּקָיְימִי שִׁבְעָה שִׁבְעָה בְּחַד קִינָּא, דְּכִי נָתְרִי אַרְבְּעָה, פָּשׁוּ לְהוּ תְּלָתָא. אָמַר אַבָּיֵי: שְׁמַע מִינַּהּ הַאי אַסָּא מִצְרָאָה כָּשַׁר לְהוֹשַׁעְנָא.avec un myrte égyptien, dont les feuilles se tiennent par sept à chaque niveau, de sorte que lorsque quatre tombent, il en reste trois. Abayé a dit : déduis-en que ce myrte égyptien est valable pour la hochana (le bouquet du lulav).
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא הוֹאִיל וְאִית לֵיהּ שֵׁם לְוַוי, לָא מִתַּכְשַׁר — קָא מַשְׁמַע לַן. וְאֵימָא הָכִי נָמֵי! ״עֵץ עָבוֹת״ אָמַר רַחֲמָנָא, מִכׇּל מָקוֹם.C'est évident ! La Guemara répond : tu aurais pu dire que, puisqu'il porte un nom qualifié (« myrte égyptien », et non simplement « myrte »), il n'est pas valable ; il nous enseigne donc que si. Elle demande : et dis qu'il en est bien ainsi ! Elle répond : le Miséricordieux a dit « arbre touffu » : dans tous les cas, dès lors qu'il a cette caractéristique.
- תָּנוּ רַבָּנַן: יָבְשׁוּ רוֹב עָלָיו וְנִשְׁאֲרוּ בּוֹ שְׁלֹשָׁה בַּדֵּי עָלִין לַחִין כָּשֵׁר. וְאָמַר רַב חִסְדָּא: וּבְרֹאשׁ כׇּל אֶחָד וְאֶחָד.Nos Maîtres ont enseigné : si la plupart de ses feuilles se sont desséchées et qu'il y reste trois brins de feuilles fraîches, il est valable. Et Rav 'Hisda a dit : à condition qu'elles soient au sommet de chacun des brins.
- נִקְטַם רֹאשׁוֹ. תָּנֵי עוּלָּא בַּר חִינָּנָא: נִקְטַם רֹאשׁוֹ וְעָלְתָה בּוֹ תְּמָרָה — כָּשֵׁר.La Michna dit : si son sommet a été coupé, il est invalide. Oula bar 'Hinana a enseigné : si son sommet a été coupé et qu'une excroissance y a poussé, comblant le manque, il est valable.
- בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: נִקְטַם רֹאשׁוֹ מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב וְעָלְתָה בּוֹ תְּמָרָה בְּיוֹם טוֹב, מַהוּ? יֵשׁ דִּחוּי אֵצֶל מִצְוֹת, אוֹ לֹא?Rabbi Yirmeya a demandé : si son sommet a été coupé la veille de Yom Tov (jour de fête) et qu'une excroissance y a poussé à Yom Tov, qu'en est-il ? Y a-t-il un rejet pour les mitsvot, ou non ? Autrement dit, ce qui a été une fois inapte reste-t-il définitivement rejeté, ou redevient-il apte ?
- וְתִפְשׁוֹט לֵיהּ מֵהָא דִּתְנַן: כִּסָּהוּ וְנִתְגַּלָּה — פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת. כִּסָּהוּ הָרוּחַ — חַיָּיב לְכַסּוֹת. וְאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁחָזַר וְנִתְגַּלָּה, אֲבָל לֹא חָזַר וְנִתְגַּלָּה — פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת.Et tranche la question à partir de ce que nous avons appris dans une Michna, à propos du sang d'un animal sauvage ou d'un oiseau abattu : s'il l'a recouvert et qu'il s'est découvert, il est dispensé de recouvrir à nouveau. Si le vent l'a recouvert, il est tenu de recouvrir. Et Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : on n'a enseigné cela que s'il s'est de nouveau découvert ; mais s'il ne s'est pas de nouveau découvert, il est dispensé de recouvrir.
- וְהָוֵינַן בָּהּ: כִּי חָזַר וְנִתְגַּלָּה אַמַּאי חַיָּיב לְכַסּוֹת? הוֹאִיל וְאִידְּחִי אִידְּחִי!Et nous en avons discuté : lorsqu'il s'est de nouveau découvert, pourquoi est-il tenu de recouvrir ? Puisqu'il a été rejeté de la mitsva quand le vent l'a recouvert, qu'il reste rejeté !
- וְאָמַר רַב פָּפָּא: זֹאת אוֹמֶרֶת אֵין דִּחוּי אֵצֶל מִצְוֹת.Et Rav Pappa a dit : cela signifie qu'il n'y a pas de rejet pour les mitsvot. La question de Rabbi Yirmeya serait donc tranchée !
- דְּרַב פָּפָּא גּוּפָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ: מִיפְשָׁיט פְּשִׁיט לֵיהּ דְּאֵין דִּחוּי אֵצֶל מִצְוֹת — לָא שְׁנָא לְקוּלָּא וְלָא שְׁנָא לְחוּמְרָא, אוֹ דִלְמָא סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ — לְחוּמְרָא אָמְרִינַן, לְקוּלָּא לָא אָמְרִינַן. תֵּיקוּ.La Guemara répond : c'est sur la déduction de Rav Pappa elle-même que Rabbi Yirmeya s'interroge : est-il certain pour lui, pour le Tanna de cette Michna, qu'il n'y a pas de rejet pour les mitsvot, sans distinction entre l'indulgence et la rigueur, ou bien est-il dans le doute, de sorte que dans le sens de la rigueur nous le disons, mais dans le sens de l'indulgence nous ne le disons pas ? Que la question reste en suspens (tékou).
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: עָבַר וְלִקְּטָן — פָּסוּל, דִּבְרֵי רַבִּי אֶלְעָזָר (בֶּן) צָדוֹק, וַחֲכָמִים מַכְשִׁירִין. סַבְרוּהָ דְּכוּלֵּי עָלְמָא, לוּלָב אֵין צָרִיךְ אֶגֶד. וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר צָרִיךְ אֶגֶד, לָא יָלְפִינַן לוּלָב מִסּוּכָּה דִּכְתִיב בָּהּ: ״תַּעֲשֶׂה״ — וְלֹא מִן הֶעָשׂוּי.Disons que c'est une question comme une divergence de Tannaïm : s'il a transgressé et les a cueillies à Yom Tov, ces baies qui invalidaient le myrte, il est invalide, telles sont les paroles de Rabbi Elazar ben Tsadok, et les Sages le valident. Ils ont supposé que, selon tous, le lulav n'a pas besoin de lien ; et même si tu dis qu'il a besoin d'un lien, nous n'apprenons pas le lulav de la soukka, à propos de laquelle il est écrit : « Tu feras » (Deutéronome 16, 13), et non à partir de ce qui est déjà fait.
- מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמַאן דְּפָסֵיל סָבַר: אָמְרִינַן יֵשׁ דִּחוּי אֵצֶל מִצְוֹת, וּמַאן דְּמַכְשַׁיר סָבַר: לָא אָמְרִינַן יֵשׁ דִּחוּי אֵצֶל מִצְוֹת?N'est-ce pas sur ceci qu'ils divergent : celui qui invalide pense que nous disons qu'il y a un rejet pour les mitsvot, et celui qui valide pense que nous ne disons pas qu'il y a un rejet pour les mitsvot ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא אָמְרִינַן יֵשׁ דִּחוּי אֵצֶל מִצְוֹת, וְהָכָא בְּמֵילַף לוּלָב מִסּוּכָּה קָא מִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: יָלְפִינַן לוּלָב מִסּוּכָּה, וּמַר סָבַר: לָא יָלְפִינַן לוּלָב מִסּוּכָּה.La Guemara répond : non, selon tous, nous ne disons pas qu'il y a un rejet pour les mitsvot, et ici, c'est sur le fait d'apprendre le lulav de la soukka qu'ils divergent. Un Maître pense : nous apprenons le lulav de la soukka, et le myrte, n'ayant pas été rendu valable au moment du lien, est invalide ; et un Maître pense : nous n'apprenons pas le lulav de la soukka.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: אִי סְבִירָא לַן לוּלָב צָרִיךְ אֶגֶד, דְּכוּלֵּי עָלְמָא יָלְפִינַן לוּלָב מִסּוּכָּה, וְהָכָא בְּלוּלָב צָרִיךְ אֶגֶד קָא מִיפַּלְגִי, וּבִפְלוּגְתָּא דְּהָנֵי תַּנָּאֵי, דְּתַנְיָא: לוּלָב, בֵּין אָגוּד, בֵּין שֶׁאֵינוֹ אָגוּד — כָּשֵׁר, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אָגוּד — כָּשֵׁר, שֶׁאֵינוֹ אָגוּד — פָּסוּל.Et si tu veux, dis : si nous pensons que le lulav a besoin d'un lien, selon tous nous apprenons le lulav de la soukka, et ici, c'est sur la question de savoir si le lulav a besoin d'un lien qu'ils divergent, et ils suivent la divergence de ces Tannaïm, car il a été enseigné (dans une baraïta) : un lulav, qu'il soit lié ou qu'il ne soit pas lié, est valable. Rabbi Yehouda dit : lié, il est valable ; non lié, il est invalide.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? יָלֵיף ״לְקִיחָה״ ״לְקִיחָה״ מֵאֲגוּדַּת אֵזוֹב. כְּתִיב הָכָא: ״וּלְקַחְתֶּם לָכֶם בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן״, וּכְתִיב הָתָם: ״וּלְקַחְתֶּם אֲגוּדַּת אֵזוֹב״. מָה לְהַלָּן — אֲגוּדָּה, אַף כָּאן — אֲגוּדָּה. וְרַבָּנַן לֵית לְהוּ ״לְקִיחָה״ ״לְקִיחָה״.Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Il apprend « prise » de « prise » à partir du bouquet d'hysope. Il est écrit ici : « Et vous prendrez pour vous le premier jour » (Lévitique 23, 40), et il est écrit là-bas : « Et vous prendrez un bouquet d'hysope » (Exode 12, 22). De même que là-bas c'est un bouquet, de même ici c'est un bouquet. Et les Sages n'ont pas cette analogie « prise » de « prise ».
- מַאן תְּנָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: לוּלָב מִצְוָה לְאוֹגְדוֹ, וְאִם לֹא אֲגָדוֹ כָּשֵׁר. מַנִּי? אִי רַבִּי יְהוּדָה, כִּי לֹא אֲגָדוֹ אַמַּאי כָּשֵׁר? אִי רַבָּנַן, מַאי מִצְוָה קָא עָבֵיד? לְעוֹלָם רַבָּנַן, וּמִצְוָה מִשּׁוּם ״זֶה אֵלִי וְאַנְוֵהוּ״.Quel Tanna a enseigné ce que nos Maîtres ont enseigné : c'est une mitsva de lier le lulav, et s'il ne l'a pas lié, il est valable ? De qui est-ce ? Si c'est Rabbi Yehouda, lorsqu'il ne l'a pas lié, pourquoi est-il valable ? Si ce sont les Sages, quelle mitsva accomplit-il en le liant ? La Guemara répond : en réalité, ce sont les Sages, et la mitsva est en raison de « Voici mon D.ieu et je L'embellirai » (Exode 15, 2), c'est-à-dire : embellis-toi devant Lui dans les mitsvot.
- אוֹ שֶׁהָיוּ עֲנָבָיו מְרוּבִּין. אָמַר רַב חִסְדָּא: דָּבָר זֶה, רַבֵּינוּ הַגָּדוֹל אֲמָרוֹ, וְהַמָּקוֹם יִהְיֶה בְּעֶזְרוֹ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּמָקוֹם אֶחָד, אֲבָל בִּשְׁנַיִם אוֹ שְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת — כָּשֵׁר.La Michna dit : ou si ses baies sont plus nombreuses que ses feuilles, il est invalide. Rav 'Hisda a dit : cette parole, notre grand maître, Rav, l'a dite, et que le Lieu soit à son aide : on n'a enseigné cela qu'en un seul endroit du myrte ; mais en deux ou trois endroits, il est valable.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא:Rava lui a dit :
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