Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ מִצְוָה הַבָּאָה בַּעֲבֵירָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַהֲבֵאתֶם גָּזוּל וְאֶת הַפִּסֵּחַ וְאֶת הַחוֹלֶה״. גָּזוּל דּוּמְיָא דְּפִסֵּחַ, מָה פִּסֵּחַ לֵית לֵיהּ תַּקַּנְתָּא — אַף גָּזוּל לֵית לֵיהּ תַּקַּנְתָּא, לָא שְׁנָא לִפְנֵי יֵאוּשׁ וְלָא שְׁנָא לְאַחַר יֵאוּשׁ.parce que c'est une mitsva (commandement) qui vient par une transgression, comme il est dit : « Et vous avez amené le volé, et le boiteux, et le malade » (Malachie 1, 13). Le volé est semblable au boiteux : de même que le boiteux n'a pas de remède, sa tare étant définitive, de même le volé n'a pas de remède ; il n'y a pas de différence entre avant le désespoir du propriétaire et après le désespoir.
- בִּשְׁלָמָא לִפְנֵי יֵאוּשׁ — ״אָדָם כִּי יַקְרִיב מִכֶּם״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלָאו דִּידֵיהּ הוּא. אֶלָּא לְאַחַר יֵאוּשׁ — הָא קַנְיֵיהּ בְּיֵאוּשׁ! אֶלָּא לָאו, מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ מִצְוָה הַבָּאָה בַּעֲבֵירָה.Certes, avant le désespoir, c'est compréhensible : « Lorsqu'un homme offrira de vous » (Lévitique 1, 2), a dit le Miséricordieux, et cet animal n'est pas le sien. Mais après le désespoir, ne l'a-t-il pas acquis par le désespoir ? N'est-ce pas plutôt parce que c'est une mitsva qui vient par une transgression ?
- וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מַאי דִּכְתִיב: ״כִּי אֲנִי ה׳ אוֹהֵב מִשְׁפָּט שׂוֹנֵא גָזֵל בְּעוֹלָה״ — מָשָׁל לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁהָיָה עוֹבֵר עַל בֵּית הַמֶּכֶס, אָמַר לַעֲבָדָיו: תְּנוּ מֶכֶס לַמּוֹכְסִים. אָמְרוּ לוֹ: וַהֲלֹא כׇּל הַמֶּכֶס כּוּלּוֹ שֶׁלְּךָ הוּא? אָמַר לָהֶם: מִמֶּנִּי יִלְמְדוּ כׇּל עוֹבְרֵי דְּרָכִים וְלֹא יַבְרִיחוּ עַצְמָן מִן הַמֶּכֶס. אַף הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אָמַר: ״אֲנִי ה׳ שׂוֹנֵא גָזֵל בְּעוֹלָה״, מִמֶּנִּי יִלְמְדוּ בָּנַי וְיַבְרִיחוּ עַצְמָן מִן הַגָּזֵל.Et Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yo'haï : Que signifie ce qui est écrit : « Car Moi, Hachem, J'aime le droit, Je hais le vol dans l'holocauste » (Isaïe 61, 8) ? Parabole d'un roi de chair et de sang qui passait devant un bureau de péage. Il dit à ses serviteurs : Payez le péage aux péagers. Ils lui dirent : Mais tout le péage n'est-il pas à toi ? Il leur répondit : Que tous les voyageurs apprennent de moi, et qu'ils ne se dérobent pas au péage ! De même, le Saint, béni soit-Il, a dit : « Moi, Hachem, Je hais le vol dans l'holocauste » : que Mes enfants apprennent de Moi, et qu'ils se tiennent éloignés du vol.
- אִתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי אַמֵּי: יָבֵשׁ פָּסוּל מִפְּנֵי שֶׁאֵין הָדָר, גָּזוּל פָּסוּל מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ מִצְוָה הַבָּאָה בַּעֲבֵירָה.Il a été dit aussi : Rabbi Ami a dit : Le loulav (branche de palmier) desséché est invalide parce qu'il n'est pas splendide (hadar) ; le volé est invalide parce que c'est une mitsva qui vient par une transgression.
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי יִצְחָק. דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר נַחְמָנִי אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ, אֶלָּא בְּיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן, אֲבָל בְּיוֹם טוֹב שֵׁנִי, מִתּוֹךְ שֶׁיּוֹצֵא בְּשָׁאוּל — יוֹצֵא נָמֵי בְּגָזוּל.Et il est en désaccord avec Rabbi Yits'hak, car Rabbi Yits'hak bar Na'hmani a dit au nom de Chmouel : Ils n'ont enseigné l'invalidité du volé que pour le premier jour de fête ; mais pour le deuxième jour de fête, puisqu'on s'acquitte avec un emprunté, on s'acquitte aussi avec un volé.
- מֵתִיב רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לוּלָב הַגָּזוּל וְהַיָּבֵשׁ — פָּסוּל, הָא שָׁאוּל — כָּשֵׁר. אֵימַת? אִילֵּימָא בְּיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן, הָא כְּתִיב: ״לָכֶם״ — מִשֶּׁלָּכֶם, וְהַאי לָאו דִּידֵיהּ הוּא. אֶלָּא לָאו, בְּיוֹם טוֹב שֵׁנִי, וְקָתָנֵי גָּזוּל — פָּסוּל!Rav Na'hman bar Yits'hak a objecté : La Michna dit : Un loulav volé ou desséché est invalide ; donc un emprunté est valide. Quand ? Si l'on dit le premier jour de fête, n'est-il pas écrit : « pour vous » : du vôtre, et celui-ci n'est pas le sien ? N'est-ce pas plutôt le deuxième jour de fête ; et elle enseigne que le volé est invalide !
- (רָבָא אָמַר:) לְעוֹלָם בְּיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן, וְלָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא שָׁאוּל דְּלָאו דִּידֵיהּ הוּא, אֲבָל גָּזוּל, אֵימָא: סְתַם גְּזֵילָה יֵאוּשׁ בְּעָלִים הוּא, וּכְדִידֵיהּ דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.(Rava a dit :) En réalité, il s'agit du premier jour de fête, et le Tanna (Sage de la Michna) parle sur le mode « inutile de dire » : inutile de dire que l'emprunté, qui n'est pas le sien, est invalide ; mais pour le volé, on aurait pu dire : ordinairement, le vol entraîne le désespoir du propriétaire, et il est comme le sien. C'est pourquoi la Michna nous enseigne qu'il est invalide.
- אֲמַר לְהוּ רַב הוּנָא לְהָנְהוּ אֲוַונְכָּרֵי: כִּי זָבְנִיתוּ אָסָא מִגּוֹיִם — לָא תִּגְזְזוּ אַתּוּן, אֶלָּא לִגְזְזוּהּ אִינְהוּ וְיָהֲבוּ לְכוּ. מַאי טַעְמָא — סְתָם גּוֹיִם גַּזְלָנֵי אַרְעָתָא נִינְהוּRav Houna dit à ces marchands : Lorsque vous achetez du myrte aux non-juifs, ne le coupez pas vous-mêmes ; mais qu'ils le coupent eux-mêmes et vous le donnent. Quelle en est la raison ? Les non-juifs sont habituellement des voleurs de terres,
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