Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְקַטְלֵיאוֹת, נְזָמִים וְטַבָּעוֹת — מַעֲבִירִין מִמֶּנָּה, כְּדֵי לְנַוְּולָהּ. וְאַחַר כָּךְ מֵבִיא חֶבֶל מִצְרִי וְקוֹשְׁרוֹ לְמַעְלָה מִדַּדֶּיהָ,ou des colliers ajustés (katliyot), des anneaux de nez et des bagues, on les lui retire afin de l'enlaidir. Ensuite le Cohen apporte une corde égyptienne et la noue au-dessus de ses seins.
- וְכׇל הָרוֹצֶה לִרְאוֹת בָּא לִרְאוֹת, חוּץ מֵעֲבָדֶיהָ וְשִׁפְחוֹתֶיהָ, מִפְּנֵי שֶׁלִּבָּהּ גַּס בָּהֶן. וְכׇל הַנָּשִׁים מוּתָּרוֹת לִרְאוֹתָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנִוַּסְּרוּ כׇּל הַנָּשִׁים וְלֹא תַעֲשֶׂינָה כְּזִמַּתְכֶנָה״.Et quiconque veut regarder vient regarder, sauf ses esclaves et ses servantes, parce que son cœur s'enhardit devant eux et qu'elle n'avouerait pas. Et toutes les femmes ont le droit de la regarder, comme il est dit : « Et toutes les femmes seront averties et n'agiront pas selon votre impudicité » (Ézéchiel 23, 48).
- גְּמָ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר גַּמָּדָא אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: אָתְיָא ״תּוֹרָה״ ״תּוֹרָה״. כְּתִיב הָכָא: ״וְעָשָׂה לָהּ הַכֹּהֵן אֵת כׇּל הַתּוֹרָה״, וּכְתִיב הָתָם: ״עַל פִּי הַתּוֹרָה אֲשֶׁר יוֹרוּךָ״, מָה לְהַלָּן בְּשִׁבְעִים וְאֶחָד — אַף כָּאן בְּשִׁבְעִים וְאֶחָד.GUEMARA (discussion des Amoraïm sur la Michna). D'où savons-nous cela ? Que la sota (femme soupçonnée d'adultère) doit être amenée devant le Grand Tribunal ? Rabbi 'Hiya bar Gamda a dit au nom de Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina : cela provient d'une guezéra chava (analogie textuelle) entre « tora » et « tora ». Il est écrit ici, à propos de la sota : « Et le Cohen accomplira pour elle toute cette tora (loi) » (Nombres 5, 30), et il est écrit là-bas, à propos du Sage rebelle : « Selon la tora qu'ils t'enseigneront » (Deutéronome 17, 11). De même que là-bas il s'agit d'un tribunal de soixante et onze juges, de même ici, de soixante et onze.
- וּמְאַיְּימִין עָלֶיהָ וְכוּ׳. וּרְמִינְהוּ: כְּדֶרֶךְ שֶׁמְּאַיְּימִין עָלֶיהָ שֶׁלֹּא תִּשְׁתֶּה כָּךְ מְאַיְּימִין עָלֶיהָ שֶׁתִּשְׁתֶּה. אוֹמְרִים לָהּ: בִּתִּי, אִם בָּרוּר לָךְ הַדָּבָר שֶׁטְּהוֹרָה אַתְּ עִמְדִי עַל בּוּרְיִיךְ, וּשְׁתִי. לְפִי שֶׁאֵין מַיִם הַמָּרִים דּוֹמִין אֶלָּא לְסַם יָבֵשׁ שֶׁמּוּנָּח עַל בָּשָׂר חַי. אִם יֵשׁ שָׁם מַכָּה — מְחַלְחֵל וְיוֹרֵד, אֵין שָׁם מַכָּה — אֵינוֹ מוֹעִיל כְּלוּם.« Et on l'intimidait, etc. » Mais on peut opposer à cela la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : de même qu'on l'intimide pour qu'elle ne boive pas, de même on l'intimide pour qu'elle boive. On lui dit : ma fille, si la chose est claire pour toi que tu es pure, tiens-toi sur ta certitude et bois. Car les eaux amères ne ressemblent qu'à un poison sec posé sur de la chair vive : s'il y a là une plaie, il pénètre et descend ; s'il n'y a pas là de plaie, il ne fait aucun effet.
- לָא קַשְׁיָא: כָּאן — קוֹדֶם שֶׁנִּמְחֲקָה מְגִילָּה. כָּאן — לְאַחַר שֶׁנִּמְחֲקָה מְגִילָּה.Ce n'est pas difficile : ici, dans la Michna, il s'agit du moment avant que le rouleau ne soit effacé ; là, dans la baraïta, après que le rouleau a été effacé.
- וְאוֹמֵר לְפָנֶיהָ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: אוֹמֵר לְפָנֶיהָ דְּבָרִים שֶׁל הַגָּדָה, וּמַעֲשִׂים שֶׁאֵירְעוּ בִּכְתוּבִים הָרִאשׁוֹנִים, כְּגוֹן: ״אֲשֶׁר חֲכָמִים יַגִּידוּ וְלֹא כִחֲדוּ מֵאֲבוֹתָם״.« Et il dit devant elle, etc. » Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : il dit devant elle des paroles de aggada (récit et enseignement non législatif) et des faits survenus, rapportés dans les anciens Écrits, tels que : « Ce que des sages raconteront et n'ont pas caché, venant de leurs pères » (Job 15, 18).
- יְהוּדָה הוֹדָה וְלֹא בּוֹשׁ, מֶה הָיָה סוֹפוֹ — נָחַל חַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא. רְאוּבֵן הוֹדָה וְלֹא בּוֹשׁ, מֶה הָיָה סוֹפוֹ — נָחַל חַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא. וּמָה שְׂכָרָן? מָה שְׂכָרָן?! כִּדְקָא אָמְרִינַן! אֶלָּא: מָה שְׂכָרָן בָּעוֹלָם הַזֶּה, ״לָהֶם לְבַדָּם נִתְּנָה הָאָרֶץ וְלֹא עָבַר זָר בְּתוֹכָם״.Yehouda a avoué et n'a pas eu honte ; quelle fut sa fin ? Il a hérité de la vie du Monde futur. Réouven a avoué et n'a pas eu honte ; quelle fut sa fin ? Il a hérité de la vie du Monde futur. Et quelle est leur récompense ? La Guemara s'étonne : quelle est leur récompense ?! C'est comme nous venons de le dire ! Plutôt : la question est : quelle est leur récompense en ce monde ? Réponse : « À eux seuls la terre a été donnée, et aucun étranger n'est passé parmi eux » (Job 15, 19).
- בִּשְׁלָמָא בִּיהוּדָה אַשְׁכְּחַן דְּאוֹדִי, דִּכְתִיב: ״וַיַּכֵּר יְהוּדָה וַיֹּאמֶר צָדְקָה מִמֶּנִּי״, אֶלָּא רְאוּבֵן מְנָלַן דְּאוֹדִי?Certes, pour Yehouda, nous avons trouvé qu'il a avoué, comme il est écrit : « Yehouda reconnut et dit : elle est plus juste que moi » (Genèse 38, 26). Mais pour Réouven, d'où savons-nous qu'il a avoué ?
- דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי דִּכְתִיב ״יְחִי רְאוּבֵן וְאַל יָמֹת״, ״וְזֹאת לִיהוּדָה״?Car Rabbi Chmouel bar Na'hmani a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : que signifie ce qui est écrit : « Que Réouven vive et qu'il ne meure pas » (Deutéronome 33, 6), suivi de « Et ceci pour Yehouda » (Deutéronome 33, 7) ? Quel est le lien entre ces deux bénédictions ?
- כׇּל אוֹתָן שָׁנִים שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל בַּמִּדְבָּר, הָיוּ עַצְמוֹתָיו שֶׁל יְהוּדָה מְגוּלְגָּלִין בָּאָרוֹן, עַד שֶׁעָמַד מֹשֶׁה וּבִקֵּשׁ עָלָיו רַחֲמִים. אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מִי גָּרַם לִרְאוּבֵן שֶׁהוֹדָה — יְהוּדָה: ״וְזֹאת לִיהוּדָה״?!Toutes ces années où les Bnei Israël étaient dans le désert, les ossements de Yehouda roulaient dans le cercueil, jusqu'à ce que Moché se lève et implore la miséricorde pour lui. Il dit devant Lui : Maître du monde, qui a amené Réouven à avouer ? Yehouda ! « Et ceci pour Yehouda ? » Est-ce là le sort de Yehouda, que ses os roulent ?
- מִיָּד: ״שְׁמַע ה׳ קוֹל יְהוּדָה״, עָל אֵיבְרֵיהּ לְשָׁפָא. וְלָא הֲוָה קָא מְעַיְּילִין לֵיהּ לִמְתִיבְתָּא דִרְקִיעָא, ״וְאֶל עַמּוֹ תְּבִיאֶנּוּ״. וְלָא הֲוָה קָא יָדַע מִשְׁקַל וּמִטְרַח בִּשְׁמַעְתָּא בַּהֲדֵי רַבָּנַן, ״יָדָיו רָב לוֹ״. לָא הֲוָה קָא סָלְקָא לֵיהּ שְׁמַעְתָּא אַלִּיבָּא דְהִילְכְתָא, ״וְעֵזֶר מִצָּרָיו תִּהְיֶה״.Aussitôt : « Écoute, Hachem, la voix de Yehouda » (Deutéronome 33, 7) ; chacun de ses membres entra à sa place dans son emboîture (chafa). Mais on ne le faisait pas entrer à la yéchiva céleste : « et amène-le vers son peuple ». Il ne savait pas discuter et débattre dans l'étude avec les Sages : « que ses mains lui suffisent ». L'étude ne lui aboutissait pas conformément à la halakha (loi) : « et Tu seras un secours contre ses adversaires ».
- בִּשְׁלָמָא יְהוּדָה דְּאוֹדִי, כִּי הֵיכִי דְּלֹא תִּישָּׂרֵף תָּמָר. אֶלָּא רְאוּבֵן, לְמָה לֵיהּ דְּאוֹדִי? וְהָאָמַר רַב שֵׁשֶׁת: חֲצִיף עֲלַי דִּמְפָרֵיט חֶטְאֵיהּ? כִּי הֵיכִי דְּלָא לִיחַשְׁדוּ אֲחוֹהִי.Certes, Yehouda a avoué afin que Tamar ne soit pas brûlée. Mais Réouven, pourquoi a-t-il eu besoin d'avouer ? Rav Chéchèt n'a-t-il pas dit : je tiens pour effronté celui qui détaille sa faute en public ? Réponse : c'était afin que ses frères ne soient pas soupçonnés.
- אִם אָמְרָה ״טְמֵאָה אֲנִי״ וְכוּ׳. שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ כּוֹתְבִין שׁוֹבָר.« Si elle dit : je suis impure, etc. » Déduis-en qu'on écrit une quittance, plutôt que de déchirer le titre de créance, sujet de machlokèt (divergence d'opinions) entre Tannaïm.
- אָמַר אַבָּיֵי, תְּנִי: ״מְקָרַעַת״. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְהָא ״שׁוֹבֶרֶת״ קָתָנֵי! אֶלָּא אָמַר רָבָא: בִּמְקוֹם שֶׁאֵין כּוֹתְבִין כְּתוּבָּה עָסְקִינַן.Abayé a dit : enseigne dans la Michna : « elle déchire » sa ketouba (contrat de mariage). Rava lui dit : mais il est enseigné « chovérèt » (elle donne quittance) ! Plutôt, Rava a dit : il s'agit d'un lieu où l'on n'écrit pas de ketouba ; il n'y a donc rien à déchirer.
- וְאִם אָמְרָה ״טְהוֹרָה אֲנִי״ מַעֲלִין אוֹתָהּ לְשַׁעֲרֵי מִזְרָח. מַעֲלִין אוֹתָהּ?!« Et si elle dit : je suis pure, on la fait monter à la Porte orientale. » On la fait monter ?!
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