Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״מֵת״ – וְהוּא שֶׁנִּשְׁבַּר אוֹ נִשְׁבָּה אוֹ נִגְנַב אוֹ אָבַד; ״נִשְׁבַּר״ – וְהוּא שֶׁמֵּת אוֹ נִשְׁבָּה אוֹ נִגְנַב אוֹ אָבַד; ״נִשְׁבָּה״ – וְהוּא שֶׁמֵּת אוֹ נִשְׁבַּר אוֹ נִגְנַב אוֹ אָבַד; ״נִגְנַב״ – וְהוּא שֶׁמֵּת אוֹ נִשְׁבַּר אוֹ נִשְׁבָּה אוֹ אָבַד; ״אָבַד״ – וְהוּא שֶׁמֵּת אוֹ נִשְׁבַּר אוֹ נִשְׁבָּה אוֹ נִגְנַב; ״מַשְׁבִּיעֲךָ אֲנִי״, וְאָמַר ״אָמֵן״ – פָּטוּר.« Il est mort », alors qu'il a été blessé, ou capturé, ou volé, ou perdu ; « Il a été blessé », alors qu'il est mort, ou a été capturé, ou volé, ou perdu ; « Il a été capturé », alors qu'il est mort, ou a été blessé, ou volé, ou perdu ; « Il a été volé », alors qu'il est mort, ou a été blessé, ou capturé, ou perdu ; « Il a été perdu », alors qu'il est mort, ou a été blessé, ou capturé, ou volé ; « Je t'adjure », et il a dit : « Amen » : il est pétour (exempt) du sacrifice, car il devait payer de toute façon.
- ״הֵיכָן שׁוֹרִי?״ אָמַר לוֹ: ״אֵינִי יוֹדֵעַ מָה אַתָּה סָח״ – וְהוּא שֶׁמֵּת אוֹ נִשְׁבַּר אוֹ נִשְׁבָּה אוֹ נִגְנַב אוֹ נֶאֱבָד; ״מַשְׁבִּיעֲךָ אֲנִי״, וְאָמַר ״אָמֵן״ – חַיָּיב.« Où est mon bœuf ? » Il lui a dit : « Je ne sais pas de quoi tu parles », alors qu'il est mort, ou a été blessé, ou capturé, ou volé, ou perdu ; « Je t'adjure », et il a dit : « Amen » : il est 'hayav (passible) d'un sacrifice de culpabilité, car ce serment le dispensait de payer.
- אָמַר לְנוֹשֵׂא שָׂכָר וְהַשּׂוֹכֵר: ״הֵיכָן שׁוֹרִי?״ אָמַר לוֹ: ״מֵת״ – וְהוּא שֶׁנִּשְׁבַּר אוֹ נִשְׁבָּה; ״נִשְׁבַּר״ – וְהוּא שֶׁמֵּת אוֹ נִשְׁבָּה; ״נִשְׁבָּה״ – וְהוּא שֶׁמֵּת אוֹ נִשְׁבַּר; ״נִגְנַב״ – וְהוּא שֶׁאָבַד; ״אָבַד״ – וְהוּא שֶׁנִּגְנַב; ״מַשְׁבִּיעֲךָ אֲנִי״, וְאָמַר ״אָמֵן״ – פָּטוּר.S'il a dit au gardien rémunéré ou au locataire : « Où est mon bœuf ? » Il lui a dit : « Il est mort », alors qu'il a été blessé ou capturé ; « Il a été blessé », alors qu'il est mort ou a été capturé ; « Il a été capturé », alors qu'il est mort ou a été blessé ; « Il a été volé », alors qu'il a été perdu ; « Il a été perdu », alors qu'il a été volé ; « Je t'adjure », et il a dit : « Amen » : il est pétour.
- ״מֵת״ אוֹ ״נִשְׁבַּר״ אוֹ ״נִשְׁבָּה״ – וְהוּא שֶׁנִּגְנַב אוֹ אָבַד; ״מַשְׁבִּיעֲךָ אֲנִי״, וְאָמַר ״אָמֵן״ – חַיָּיב. ״אָבַד״ אוֹ ״נִגְנַב״ – וְהוּא שֶׁמֵּת אוֹ נִשְׁבַּר אוֹ נִשְׁבָּה; ״מַשְׁבִּיעֲךָ אֲנִי״, וְאָמַר ״אָמֵן״ – פָּטוּר.« Il est mort », ou « Il a été blessé », ou « Il a été capturé », alors qu'il a été volé ou perdu ; « Je t'adjure », et il a dit : « Amen » : il est 'hayav. « Il a été perdu » ou « Il a été volé », alors qu'il est mort, ou a été blessé, ou capturé ; « Je t'adjure », et il a dit : « Amen » : il est pétour.
- זֶה הַכְּלָל: כׇּל הַמְשַׁנֶּה מֵחוֹבָה לְחוֹבָה, וּמִפְּטוּר לִפְטוּר, וּמִפְּטוּר לְחוֹבָה – פָּטוּר. מֵחוֹבָה לִפְטוּר – חַיָּיב. זֶה הַכְּלָל: כׇּל הַנִּשְׁבָּע לְהָקֵל עַל עַצְמוֹ – חַיָּיב. לְהַחְמִיר עַל עַצְמוֹ – פָּטוּר.Voici la règle : Quiconque passe d'une obligation à une obligation, d'une dispense à une dispense, ou d'une dispense à une obligation, est pétour. D'une obligation à une dispense, il est 'hayav. Voici la règle : Quiconque jure pour s'alléger est 'hayav ; pour s'aggraver, il est pétour.
- גְּמָ׳ מַאן תְּנָא אַרְבָּעָה שׁוֹמְרִין? אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: רַבִּי מֵאִיר הִיא. אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: מִי אִיכָּא תַּנָּא דְּלֵית לֵיהּ אַרְבָּעָה שׁוֹמְרִין?! אֲמַר לֵיהּ, הָכִי קָאָמֵינָא לָךְ: מַאן תַּנָּא דְּאָמַר שׂוֹכֵר כְּנוֹשֵׂא שָׂכָר דָּמֵי? אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: רַבִּי מֵאִיר הִיא.Guemara : Qui a enseigné : quatre gardiens ? Rav Na'hman a dit que Rabba bar Avouh a dit : C'est Rabbi Méïr. Rava a dit à Rav Na'hman : Y a-t-il un Tanna (Sage de l'époque de la Michna) qui n'admet pas quatre gardiens ?! Il lui a dit : Voici ce que je te dis : Quel est le Tanna qui dit que le locataire est semblable au gardien rémunéré ? Rav Na'hman a dit que Rabba bar Avouh a dit : C'est Rabbi Méïr.
- וְהָא רַבִּי מֵאִיר אִיפְּכָא שָׁמְעִינַן לֵיהּ – דִּתְנַן: שׂוֹכֵר כֵּיצַד מְשַׁלֵּם? רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כְּשׁוֹמֵר חִנָּם, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כְּנוֹשֵׂא שָׂכָר! רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אִיפְּכָא תָּנֵי.Mais nous avons entendu de Rabbi Méïr le contraire, comme nous avons appris (dans la Michna, Baba Metsia 80b) : Le locataire, comment paie-t-il ? Rabbi Méïr dit : Comme le gardien gratuit. Rabbi Yehouda dit : Comme le gardien rémunéré ! La Guemara répond : Rabba bar Avouh enseigne le contraire, en inversant les opinions.
- הָנֵי אַרְבָּעָה הָווּ?! שְׁלֹשָׁה הָווּ! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אַרְבָּעָה שׁוֹמְרִין, וְדִינֵיהֶן שְׁלֹשָׁה.Ceux-là sont-ils quatre ?! Ils sont trois ! Car le gardien rémunéré et le locataire ont la même loi. Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Quatre gardiens, mais trois lois pour eux.
- אָמַר לְשׁוֹמֵר חִנָּם כּוּ׳, ״הֵיכָן שׁוֹרִי״ כּוּ׳, אָמַר לְאֶחָד בַּשּׁוּק כּוּ׳, אָמַר לְשׁוֹמֵר כּוּ׳, ״הֵיכָן שׁוֹרִי?״ אָמַר לוֹ: ״אֵינִי יוֹדֵעַ מָה אַתָּה סָח״ כּוּ׳. אָמַר רַב: וְכוּלָּן פְּטוּרִין מִשְּׁבוּעַת שׁוֹמְרִין, וְחַיָּיבִין מִשּׁוּם שְׁבוּעַת בִּיטּוּי. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אַף פְּטוּרִין מִשּׁוּם שְׁבוּעַת בִּיטּוּי.La Michna a enseigné : S'il a dit au gardien gratuit, etc. ; « Où est mon bœuf ? », etc. ; s'il a dit à quelqu'un au marché, etc. ; s'il a dit au gardien, etc. ; « Où est mon bœuf ? » Il lui a dit : « Je ne sais pas de quoi tu parles », etc. Rav a dit : Et tous sont pétour du serment des gardiens, c'est-à-dire du sacrifice de culpabilité, et 'hayav pour le serment d'énonciation (chevouat bitouï), qui entraîne un sacrifice variable. Et Chmouel a dit : Ils sont aussi pétour du serment d'énonciation.
- בְּמַאי קָמִפַּלְגִי? שְׁמוּאֵל סָבַר: לֵיתַהּ בִּלְהַבָּא. וְרַב סָבַר: אִיתֵיהּ בְּלָאו וָהֵן.Sur quoi portent-ils leur désaccord ? Chmouel estime : ce serment n'existe pas pour le futur : on ne peut pas jurer que la bête mourra ou sera volée, et un serment impossible au futur n'entraîne pas de sacrifice. Et Rav estime : Il existe sous forme négative et positive : on peut jurer « elle a été volée » comme « elle n'a pas été volée », et cela suffit.
- וְהָא אִיפְּלִיגוּ בַהּ חֲדָא זִימְנָא – דְּאִתְּמַר: ״שְׁבוּעָה שֶׁזָּרַק פְּלוֹנִי צְרוֹר לַיָּם״, ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא זָרַק״ – רַב אָמַר: חַיָּיב, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: פָּטוּר. רַב אָמַר חַיָּיב – דְּאִיתַהּ בְּלָאו וְהֵן, וּשְׁמוּאֵל אָמַר פָּטוּר – דְּלֵיתַהּ בִּלְהַבָּא!Mais ils se sont déjà opposés là-dessus une fois, comme il a été dit (plus haut, 25a) : « Serment que Untel a jeté un caillou à la mer » ; « Serment qu'il n'en a pas jeté » : Rav a dit : Il est 'hayav ; et Chmouel a dit : Il est pétour. Rav a dit : Il est 'hayav, car ce serment existe sous forme négative et positive ; et Chmouel a dit : Il est pétour, car il n'existe pas pour le futur !
- צְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן בְּהָא – בְּהָא קָאָמַר רַב, מִשּׁוּם דְּמִנַּפְשֵׁיהּ קָמִישְׁתְּבַע; אֲבָל בְּהָךְ, דְּבֵי דִינָא מַשְׁבְּעִי לֵיהּ – אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לִשְׁמוּאֵל, כִּדְרַבִּי אַמֵּי; דְּאָמַר רַבִּי אַמֵּי: כׇּל שְׁבוּעָה שֶׁהַדַּיָּינִים מַשְׁבִּיעִין אוֹתָהּ – אֵין חַיָּיבִין עָלֶיהָ מִשּׁוּם שְׁבוּעַת בִּיטּוּי.C'est nécessaire ; car si l'on nous avait appris leur désaccord dans ce cas (celui du caillou), on aurait dit que c'est dans ce cas que Rav parle ainsi, parce qu'il jure de lui-même ; mais dans l'autre cas, où c'est le tribunal qui le fait jurer, dis qu'il se range à l'avis de Chmouel, selon Rabbi Ami ; car Rabbi Ami a dit : Pour tout serment que les juges font prêter, on n'est pas 'hayav au titre du serment d'énonciation.
- וְאִי אִיתְּמַר בְּהָא – בְּהָא קָאָמַר שְׁמוּאֵל, אֲבָל בְּהָךְ אֵימָא מוֹדֶה לֵיהּ לְרַב; צְרִיכָא.Et si cela avait été dit dans ce cas du gardien, on aurait dit que c'est dans ce cas que Chmouel parle ainsi, mais que dans l'autre (celui du caillou), il se range à l'avis de Rav. Il est donc nécessaire de le dire dans les deux cas.
- גּוּפָא – אָמַר רַבִּי אַמֵּי: כׇּל שְׁבוּעָה שֶׁהַדַּיָּינִין מַשְׁבִּיעִין אוֹתָהּ, אֵין בָּהּ מִשּׁוּם שְׁבוּעַת בִּיטּוּי; שֶׁנֶּאֱמַר: ״אוֹ נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע לְבַטֵּא בִשְׂפָתַיִם״ – מֵעַצְמוֹ. כִּדְרֵישׁ לָקִישׁ – דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: ״כִּי״ מִשְׁתַּמֵּשׁ בְּאַרְבַּע לְשׁוֹנוֹת: אִי, דִּלְמָא, אֶלָּא, דְּהָא.Le sujet lui-même : Rabbi Ami a dit : Pour tout serment que les juges font prêter, il n'y a pas de passibilité au titre du serment d'énonciation ; comme il est dit : « Ou si [ki] une personne jure, en énonçant de ses lèvres » (Lévitique 5, 4) : de lui-même seulement. Cela suit Rech Lakich, car Rech Lakich a dit : Ki s'emploie en quatre sens : « si », « peut-être », « mais plutôt », « car ». Ici, ki signifie « si » : seulement s'il jure de lui-même.
- רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: כּוּלָּן פְּטוּרִין מִשְּׁבוּעַת שׁוֹמְרִין וְחַיָּיבִין מִשּׁוּם שְׁבוּעַת בִּיטּוּי; חוּץ מֵ״אֵינִי יוֹדֵעַ מָה אַתָּה סָח״ דְּשׁוֹאֵל, וּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה דְּנוֹשֵׂא שָׂכָר וְשֶׁבְּשׂוֹכֵר – שֶׁהוּא חַיָּיב, שֶׁהֲרֵי כְּפָרוֹ מָמוֹן.Rabbi Elazar dit : Tous ceux que la Michna dispense sont pétour du serment des gardiens et 'hayav pour le serment d'énonciation, comme le dit Rav ; sauf pour « Je ne sais pas de quoi tu parles » chez l'emprunteur, et pour le vol et la perte chez le gardien rémunéré et le locataire : il est 'hayav du serment des gardiens, car il a nié de l'argent.
Ce chapitre a expliqué que le gardien qui jure faussement n'est passible au titre du serment des gardiens que si son mensonge le dispensait de payer ; c'est le principe énoncé à la fin de la Michna. - הֲדַרַן עֲלָךְ אַרְבָּעָה שׁוֹמְרִין, וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת שְׁבוּעוֹתNous reviendrons à toi, chapitre Arbaa Chomerin (« Quatre gardiens ») ; et le traité Chevouot est achevé.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.