Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַפְצֵי דְּקָיְימִי בְּשִׁיתָּא שִׁיתָּא?״ אֲמַר לֵיהּ: ״לָאו בְּאַרְבְּעָה אַרְבָּעָה הֲווֹ קָיְימִי?״ אֲתוֹ תְּרֵי סָהֲדִי וַאֲמַרוּ: ״אִין, בְּאַרְבְּעָה אַרְבָּעָה הֲווֹ קָיְימִי״. אָמַר רָבָא: הוּחְזַק כַּפְרָן. אֲמַר רָמֵי בַּר חָמָא: הָא אָמְרַתְּ כֹּל מִילְּתָא דְּלָא רַמְיָא עֲלֵיהּ דְּאִינִישׁ לָאו אַדַּעְתֵּיהּ! אֲמַר לֵיהּ רָבָא: קִצּוּתָא דְּתַרְעָא מִידְכָּר דְּכִירִי אִינָשֵׁי.des noix de galle (aftsei, utilisées pour tanner les peaux) qui valaient six dinars, six pour chaque kav (mesure de capacité), à ce moment-là ? » Le créancier lui a dit : « N'étaient-elles pas à quatre dinars, quatre le kav ? » Deux témoins sont venus et ont dit : « Oui, elles étaient à quatre dinars, quatre le kav. » Rava a dit : le débiteur a pris le statut présumé de négateur de ses dettes. Rami bar 'Hama a dit : Mais n'as-tu pas dit que toute chose qui n'incombe pas à un homme n'est pas présente à son esprit ? Peut-être a-t-il simplement oublié le cours des noix de galle au moment du paiement. Rava lui a dit : Le prix fixé du marché, les gens s'en souviennent bien.
- הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״הַב לִי מְאָה זוּזֵי דְּמַסֵּיקְנָא בָּךְ, וְהָא שְׁטָרָא״. אֲמַר לֵיהּ: ״פְּרַעְתִּיךָ״. אֲמַר לֵיהּ: ״הָנְהוּ סִיטְרָאֵי נִינְהוּ״. אָמַר רַב נַחְמָן: אִיתְּרַע שְׁטָרָא. רַב פָּפָּא אָמַר: לָא אִיתְּרַע שְׁטָרָא.La Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) rapporte : Un certain homme a dit à son prochain : « Donne-moi les cent zouz (dinars) que je te réclame, et voici l'acte de créance. » L'autre lui a dit : « Je t'ai remboursé. » Le créancier lui a dit : « Cet argent que tu m'as donné concernait une autre dette. » Rav Na'hman a dit : L'acte est fragilisé, puisque le créancier reconnaît avoir reçu une somme égale à celle de l'acte et que sa prétention d'une autre dette n'est pas établie. Rav Pappa a dit : L'acte n'est pas fragilisé.
- וּלְרַב פָּפָּא – מַאי שְׁנָא מֵהָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״הַב לִי מְאָה זוּזֵי דְּמַסֵּיקְנָא בָּךְ, וְהָא שְׁטָרָא״; אֲמַר לֵיהּ: ״לָאו אַתּוֹרֵי יְהַבְתְּ לִי, וַאֲתֵית וְאִיתֵּיבְתְּ אַמְּסַחְתָּא – וְקַבֵּילְתְּ זוּזָךְ?״ וַאֲמַר לֵיהּ: ״הָנְהוּ סִיטְרָאֵי נִינְהוּ״; וַאֲמַר רַב פָּפָּא: אִיתְּרַע שְׁטָרָא.La Guemara demande : Mais selon Rav Pappa, en quoi ce cas diffère-t-il de celui d'un homme qui a dit à son prochain : « Donne-moi les cent zouz que je te réclame, et voici l'acte » ; l'autre lui a dit : « Ne me les as-tu pas donnés pour des bœufs à acheter et à abattre, et n'es-tu pas venu t'asseoir à l'abattoir et n'as-tu pas reçu ton argent sur la vente de la viande ? » ; et le créancier lui a dit : « Ceux-là concernaient une autre dette » ; et Rav Pappa a dit dans ce cas : L'acte est fragilisé !
- הָתָם, כֵּיוָן דְּקָאָמַר ״אַתּוֹרֵי יְהַבְתְּ לִי וּמִתּוֹרֵי שָׁקְלַתְּ״ – אִיתְּרַע שְׁטָרָא; הָכָא, אֵימוֹר סִיטְרָאֵי נִינְהוּ.La Guemara répond : Là, puisqu'il dit : « Tu me les as donnés pour des bœufs et c'est sur les bœufs que tu les as repris », et que le créancier l'admet, l'acte est fragilisé, car rien n'appuie l'existence d'une autre dette ; ici, en revanche, on peut dire que les sommes versées concernaient une autre dette.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? רַב פַּפֵּי אָמַר: לָא אִיתְּרַע שְׁטָרָא. רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי אָמַר: אִיתְּרַע שְׁטָרָא. וְהִלְכְתָא: אִיתְּרַע שְׁטָרָא.Quelle est la conclusion à ce sujet ? Rav Pappi a dit : L'acte n'est pas fragilisé. Rav Chéchèt, fils de Rav Idi, a dit : L'acte est fragilisé. Et la halakha (règle pratique) est que l'acte est fragilisé.
- וְהָנֵי מִילֵּי, דְּפַרְעֵיהּ בְּאַפֵּי סָהֲדִי וְלָא אִידְּכַר לֵיהּ שְׁטָרָא; אֲבָל פַּרְעֵיהּ בֵּין דִּידֵיהּ לְדִידֵיהּ – מִיגּוֹ דְּיָכוֹל לְמֵימַר ״לֹא הָיוּ דְבָרִים מֵעוֹלָם״, יָכוֹל נָמֵי לְמֵימַר ״סִיטְרָאֵי נִינְהוּ״, וּכְדַאֲבִימִי בְּרֵיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ.Et cela s'applique lorsqu'il l'a remboursé devant témoins et ne lui a pas fait mention de l'acte (il ne le lui a pas réclamé) ; mais s'il l'a remboursé entre lui et lui, sans témoins, puisque (miggo, argument selon lequel on croit celui qui aurait pu avancer une prétention plus avantageuse) le créancier peut dire : « Cela n'a jamais eu lieu », il peut aussi dire : « Cela concernait une autre dette », comme dans le cas d'Avimi, fils de Rabbi Abahou (voir Ketoubot 85a).
- הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״מְהֵימְנַתְּ לִי כֹּל אֵימַת דְּאָמְרַתְּ לִי לָא פָּרַעְנָא״. אֲזַל פַּרְעֵיהּ בְּאַפֵּי סָהֲדִי. אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הָא הֵימְנֵיהּ. מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: נְהִי דְּהֵימְנֵיהּ טְפֵי מִנַּפְשֵׁיהּ, טְפֵי מִסָּהֲדֵי מִי הֵימְנֵיהּ?!Un certain homme a dit à son prochain qui lui prêtait de l'argent : « Tu es cru par moi chaque fois que tu me diras : Tu n'as pas remboursé (littéralement : je n'ai pas remboursé). » Il est allé le rembourser devant témoins, et le créancier a ensuite nié avoir été remboursé. Abayé et Rava ont dit tous les deux : le créancier peut encaisser, car il lui a accordé sa confiance. Rav Pappa s'y oppose : Admettons qu'il lui ait fait confiance plus qu'à lui-même ; lui a-t-il fait confiance plus qu'à des témoins ?! Le débiteur est donc quitte.
- הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״מְהֵימְנַתְּ לִי כְּבֵי תְרֵי, כׇּל אֵימַת דְּאָמְרַתְּ לָא פָּרַעְנָא״. אֲזַל פַּרְעֵיהּ בְּאַפֵּי תְּלָתָא. אָמַר רַב פָּפָּא: כְּבֵי תְרֵי הֵימְנֵיהּ, כְּבֵי תְלָתָא לָא הֵימְנֵיהּ.Un certain homme a dit à son prochain qui lui prêtait de l'argent : « Tu es cru par moi comme deux témoins, chaque fois que tu diras : Je n'ai pas été remboursé (littéralement : je n'ai pas remboursé). » Il est allé le rembourser devant trois témoins. Rav Pappa a dit : Comme deux il lui a fait confiance, comme trois il ne lui a pas fait confiance.
- אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ לְרַב פָּפָּא: אֵימוֹר דְּאָמְרִי רַבָּנַן דְּאָזְלִינַן בָּתַר רוֹב דֵּעוֹת – הָנֵי מִילֵּי לְעִנְיַן אוּמְדָּנָא, דְּכַמָּה דִּנְפִישִׁי בְּקִיאִי טְפֵי; אֲבָל לְעִנְיַן עֵדוּת – מְאָה כִּתְרֵי, וּתְרֵי כִּמְאָה!Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit à Rav Pappa : Disons que nos Maîtres ont dit que l'on suit la majorité des avis, mais cela ne vaut qu'en matière d'estimation, car plus ils sont nombreux, plus ils sont compétents ; mais en matière de témoignage, cent sont comme deux, et deux sont comme cent ! Il n'y a donc ici aucune différence entre deux et trois témoins.
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא, הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״מְהֵימְנַתְּ לִי כְּבֵי תְרֵי, כֹּל אֵימַת דְּאָמְרַתְּ לָא פָּרַעְנָא״. אֲזַל וּפַרְעֵיהּ בְּאַפֵּי תְּלָתָא. אָמַר רַב פָּפָּא: כְּבֵי תְרֵי הֵימְנֵיהּ, כְּבֵי תְלָתָא לָא הֵימְנֵיהּ.Une autre version : Un certain homme a dit à son prochain : « Tu es cru par moi comme deux témoins, chaque fois que tu diras : Je n'ai pas été remboursé. » Il est allé et l'a remboursé devant trois témoins. Rav Pappa a dit : Comme deux il lui a fait confiance, comme trois il ne lui a pas fait confiance.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: תְּרֵי כִּמְאָה, וּמְאָה כִּתְרֵי! וְאִי אֲמַר לֵיהּ ״כְּבֵי תְלָתָא״, וַאֲזַל פַּרְעֵיהּ בְּאַפֵּי בֵּי אַרְבְּעָה – כֵּיוָן דִּנְחֵית לְדֵעוֹת, נְחֵית לְדֵעוֹת.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, s'y oppose : Deux sont comme cent, et cent sont comme deux ! Mais s'il lui a dit : « Comme trois », et qu'il est allé le rembourser devant quatre, puisqu'il est descendu sur le terrain des avis, en citant un nombre supérieur à ce qu'exige un témoignage, il est descendu sur le terrain des avis, et quatre l'emportent sur trois.
- אֵין נִשְׁבָּעִין עַל טַעֲנַת חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, וְאֵין מַשְׁבִּיעִין אֶת הַקָּטָן. מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״כִּי יִתֵּן אִישׁ אֶל רֵעֵהוּ כֶּסֶף אוֹ כֵלִים לִשְׁמוֹר״, וְאֵין נְתִינַת קָטָן כְּלוּם.La Michna (enseignement des Tannaïm, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : On ne prête pas serment sur la réclamation d'un sourd-muet, d'un dément ou d'un mineur, et on ne fait pas prêter serment au mineur. Pour quelle raison ? Le verset dit : « Si un homme donne à son prochain de l'argent ou des objets à garder » (Exode 22, 6) ; or il est écrit « un homme », et le don d'un mineur n'est rien sur le plan légal.
- אֲבָל נִשְׁבָּעִין לְקָטָן וּלְהֶקְדֵּשׁ. וְהָא אָמְרַתְּ רֵישָׁא: אֵין נִשְׁבָּעִין עַל טַעֲנַת שׁוֹטֶה וְקָטָן!La Michna a enseigné : Mais on prête serment à un mineur et au hékdèch (trésor du Temple, biens consacrés). La Guemara objecte : Mais n'as-tu pas dit dans la première partie : On ne prête pas serment sur la réclamation d'un dément ou d'un mineur !
- אָמַר רַב: בְּבָא בְּטַעֲנַת אָבִיו, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הִיא; דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: פְּעָמִים שֶׁאָדָם נִשְׁבָּע עַל טַעֲנַת עַצְמוֹ. כֵּיצַד? אָמַר לוֹ: ״מָנֶה לְאָבִיךָ בְּיָדִי וְהֶאֱכַלְתִּיו פְּרָס״ – הֲרֵי זֶה נִשְׁבָּע, וְזֶהוּ שֶׁנִּשְׁבָּע עַל טַעֲנַת עַצְמוֹ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ אֶלָּא כְּמֵשִׁיב אֲבֵידָה, וּפָטוּר.Rav a dit : Il s'agit de celui qui vient avec une réclamation de son père défunt, et c'est l'avis de Rabbi Eliézer ben Yaakov ; comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : Il arrive parfois qu'un homme prête serment sur sa propre déclaration. Comment ? S'il lui a dit : « Ton père avait un manè (cent zouz) chez moi, et je lui en ai rendu une partie (littéralement : je lui ai fait consommer une moitié) », celui-ci prête serment, et c'est là celui qui prête serment sur sa propre déclaration. Et les Sages disent : Il n'est que comme celui qui restitue un objet perdu, et il est exempt.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב – לֵית לֵיהּ מֵשִׁיב אֲבֵידָה פָּטוּר?! אָמַר רַב: בְּשֶׁטְּעָנוֹ קָטָן.La Guemara demande : Et Rabbi Eliézer ben Yaakov n'admet-il pas que celui qui restitue un objet perdu est exempt de serment ?! Rav a dit : Il s'agit du cas où un mineur lui a réclamé la somme. L'aveu partiel répond donc à une réclamation et ne ressemble pas à la restitution d'un objet perdu.
- קָטָן?! וְהָאָמְרַתְּ: אֵין נִשְׁבָּעִין עַל טַעֲנַת חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן! לְעוֹלָם גָּדוֹל, וְאַמַּאי קָרוּ לֵיהּ קָטָן? דִּלְגַבֵּי מִילֵּי דַּאֲבוּהּ – קָטָן הוּא.La Guemara objecte : Un mineur ?! Mais n'as-tu pas dit : On ne prête pas serment sur la réclamation d'un sourd-muet, d'un dément ou d'un mineur ! Elle répond : En réalité, il s'agit d'un adulte ; et pourquoi l'appelle-t-on mineur ? Parce qu'à l'égard des affaires de son père, il est comme un mineur, n'en connaissant pas le détail.
- אִי הָכִי, ״טַעֲנַת עַצְמוֹ״?! טַעֲנַת אֲחֵרִים הִיא! טַעֲנַת אֲחֵרִים, וְהוֹדָאַת עַצְמוֹ.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, pourquoi dire « sa propre déclaration » ? C'est la réclamation d'autrui ! Elle répond : Il s'agit de la réclamation d'autrui et de son propre aveu.
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