Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא לְרָבָא קַשְׁיָא!Mais selon Rava, c'est difficile ! La baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) montre que l'association à un vœu est un vœu : il devrait en aller de même pour le serment.
- אָמַר לָךְ רָבָא, תָּרֵיץ וְאֵימָא הָכִי: אֵיזֶהוּ אִיסַּר נֶדֶר הָאָמוּר בַּתּוֹרָה? הָאוֹמֵר: ״הֲרֵי עָלַי שֶׁלֹּא אוֹכַל בָּשָׂר וְשֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה יַיִן״ כַּיּוֹם שֶׁמֵּת בּוֹ אָבִיו, כַּיּוֹם שֶׁנֶּהֱרַג בּוֹ פְּלוֹנִי. וְאָמַר שְׁמוּאֵל: וְהוּא שֶׁנָּדוּר וּבָא מֵאוֹתוֹ הַיּוֹם.Rava te dira : résous la difficulté et dis ainsi : quel est l'issar (l'engagement) de vœu dont parle la Torah ? Celui qui dit : « Il m'incombe de ne pas manger de viande et de ne pas boire de vin » comme le jour où son père est mort, comme le jour où Untel a été tué. Et Chmouel a dit : à condition qu'il soit lié par un vœu depuis ce jour-là.
- מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״אִישׁ כִּי יִדֹּר נֶדֶר לַה׳״ – עַד שֶׁיִּדּוֹר בְּדָבָר הַנָּדוּר.Quelle en est la raison ? Le verset dit : « Quand un homme fera un vœu à Hachem » (Nombres 30, 3) : il n'est pas tenu tant qu'il ne fait pas un vœu au moyen d'une chose interdite par un vœu.
- כַּיּוֹם שֶׁמֵּת בּוֹ אָבִיו. פְּשִׁיטָא! כְּיוֹם שֶׁנֶּהֱרַג בּוֹ גְּדַלְיָה בֶּן אֲחִיקָם אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: כֵּיוָן דְּכִי לָא נָדַר נָמֵי אָסוּר – כִּי נָדַר נָמֵי לָא הָוְיָא עֲלֵיהּ אִיסּוּר, וְהַאי לָאו מִיתְּפֵיס בְּנֶדֶר הוּא; קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara examine la baraïta : « Comme le jour où son père est mort » : c'est évident ! Pourquoi citer ce cas, puisqu'il est lié par un vœu depuis ce jour ? C'est le cas « comme le jour où Guedalia ben A'hikam a été tué » qui lui était nécessaire. Tu aurais pu penser : puisque même s'il n'avait pas fait de vœu, cela lui serait interdit – c'est un jour de jeûne public –, même quand il a fait un vœu, il n'y a pas sur lui d'interdit du vœu, et cette nouvelle formule n'est pas une association à un vœu. Elle nous fait donc entendre que si.
- וְאַף רַבִּי יוֹחָנָן סָבַר לַהּ לְהָא דְּרָבָא; דְּכִי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״מִבְטָא לֹא אוֹכַל לָךְ״, ״אִיסָּר לֹא אוֹכַל לָךְ״ – שְׁבוּעָה.Rabbi Yo'hanan aussi est de l'avis de Rava, car lorsque Ravin est venu de la terre d'Israël, il a rapporté que Rabbi Yo'hanan a dit : « Mivta (parole prononcée) que je ne mangerai pas de ce qui est à toi », « Issar que je ne mangerai pas de ce qui est à toi » : c'est un serment.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״אוֹכַל״ וְ״לֹא אוֹכַל״ – שֶׁקֶר, וְאַזְהַרְתֵּיהּ מֵהָכָא: ״לָא תִשָּׁבְעוּ בִשְׁמִי לַשָּׁקֶר״. ״אָכַלְתִּי״ וְ״לֹא אָכַלְתִּי״ – שָׁוְא, וְאַזְהַרְתֵּיהּ מֵהָכָא: ״לֹא תִשָּׂא אֶת שֵׁם ה׳ אֱלֹהֶיךָ לַשָּׁוְא״.Lorsque Rav Dimi est venu de la terre d'Israël, il a rapporté que Rabbi Yo'hanan a dit : « Je mangerai » et « Je ne mangerai pas », s'il ne s'y tient pas, c'est un serment de mensonge, et son interdiction vient d'ici : « Vous ne jurerez pas par Mon Nom pour le mensonge » (Lévitique 19, 12). « J'ai mangé » et « Je n'ai pas mangé », si c'est inexact, c'est un serment vain, et son interdiction vient d'ici : « Tu ne prononceras pas le Nom de Hachem ton D.ieu en vain » (Exode 20, 7).
- קוּנָּמוֹת – עוֹבֵר בְּ״לֹא יַחֵל דְּבָרוֹ״.Les konamot (vœux par lesquels on déclare une chose interdite comme une offrande) : celui qui en profite transgresse « Il ne profanera pas sa parole » (Nombres 30, 3).
- מֵיתִיבִי: שָׁוְא וְשֶׁקֶר אֶחָד הֵן. מַאי, לָאו מִדְּשָׁוְא לְשֶׁעָבַר – אַף שֶׁקֶר נָמֵי לְשֶׁעָבַר? אַלְמָא ״אָכַלְתִּי״ וְ״לֹא אָכַלְתִּי״ שֶׁקֶר הוּא!On a objecté (d'une baraïta) : le serment vain et le serment de mensonge sont une seule chose. Qu'est-ce à dire ? N'est-ce pas : du fait que le serment vain porte sur le passé, le serment de mensonge aussi porte sur le passé ? Il en ressort que « J'ai mangé » et « Je n'ai pas mangé » sont un serment de mensonge, contrairement à ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan !
- מִידֵּי אִירְיָא?! הָא כִּדְאִיתָא, וְהָא כִּדְאִיתָא. וּמַאי ״דָּבָר אֶחָד הֵן״? דִּבְדִיבּוּר אֶחָד נֶאֶמְרוּ, כִּדְתַנְיָא: ״זָכוֹר״ וְ״שָׁמוֹר״ בְּדִיבּוּר אֶחָד נֶאֶמְרוּ – מַה שֶּׁאֵין יָכוֹל הַפֶּה לְדַבֵּר, וּמָה שֶׁאֵין הָאוֹזֶן יָכוֹל לִשְׁמוֹעַ.Ces cas sont-ils comparables ?! Celui-ci est comme il est, et celui-là est comme il est. Et que signifie « ils sont une seule chose » ? Qu'ils ont été dits en une seule parole lors du don de la Torah, comme il a été enseigné : « Souviens-toi » (Exode 20, 8) et « Garde » (Deutéronome 5, 12) ont été dits en une seule parole, ce que la bouche ne peut pas prononcer et ce que l'oreille ne peut pas entendre.
- בִּשְׁלָמָא הָתָם בְּדִיבּוּר אֶחָד נֶאֶמְרוּ, כִּדְרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה – דְּאָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: נָשִׁים חַיָּיבוֹת בְּקִידּוּשׁ הַיּוֹם דְּבַר תּוֹרָה, דְּאָמַר קְרָא ״זָכוֹר״ וְ״שָׁמוֹר״ – כׇּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בִּשְׁמִירָה יֶשְׁנוֹ בִּזְכִירָה, וְהָנֵי נְשֵׁי הוֹאִיל וְאִיתַנְהוּ בִּשְׁמִירָה אִיתַנְהוּ נָמֵי בִּזְכִירָה. אֶלָּא הָכָא לְמַאי הִלְכְתָא מִיבְּעֵי לֵיהּ?Cela se comprend bien là-bas : ils ont été dits en une seule parole, pour l'enseignement de Rav Ada bar Ahava. Car Rav Ada bar Ahava a dit : les femmes sont obligées au kiddouch (sanctification) du jour d'après la Torah, car le verset dit « Souviens-toi » et « Garde » : quiconque est concerné par « garder » est concerné par « se souvenir » ; et ces femmes, puisqu'elles sont concernées par « garder », sont aussi concernées par « se souvenir ». Mais ici, pour quelle halakha (règle pratique) en a-t-il besoin ?
- אֶלָּא כְּשֵׁם שֶׁלּוֹקֶה עַל שָׁוְא, כָּךְ לוֹקֶה נָמֵי עַל שֶׁקֶר.Plutôt : la baraïta vient nous dire que de même qu'on reçoit les coups de fouet pour le serment vain, de même on reçoit aussi les coups de fouet pour le serment de mensonge.
- כְּלַפֵּי לְיָיא? אֶלָּא אֵימָא: כְּשֵׁם שֶׁלּוֹקֶה עַל שֶׁקֶר, כָּךְ לוֹקֶה נָמֵי עַל שָׁוְא.Vers où te tournes-tu ? (kelapé layya : c'est le contraire !) Pour le serment sur l'avenir, on transgresse par un acte, alors que le serment vain n'est que parole. Dis plutôt : de même qu'on reçoit les coups de fouet pour le serment de mensonge, de même on reçoit aussi les coups de fouet pour le serment vain.
- פְּשִׁיטָא – הַאי לָאו וְהַאי לָאו! מַהוּ דְּתֵימָא כְּדַאֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: ״לֹא יִנָּקֶה״ כְּלָל;C'est évident : ceci est un interdit et cela est un interdit ! Tu aurais pu dire, comme Rav Pappa l'a dit à Abayé : « Il ne l'innocentera pas » (Exode 20, 7), pas du tout, même s'il est puni ;
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