Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חִסְדָּא: מַהוּ לְהַעֲלוֹתָם אַחֲרָיו לַגַּג? אֲמַר לֵיהּ: גָּדוֹל כְּבוֹד הַבְּרִיּוֹת שֶׁדּוֹחֶה אֶת ״לֹא תַעֲשֶׂה״ שֶׁבַּתּוֹרָה. יָתֵיב מָרִימָר וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֵיתִיבֵיהּ רָבִינָא לְמָרִימָר: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר נוֹטֵל אָדָם קֵיסָם מִשֶּׁלְּפָנָיו לַחֲצוֹת בּוֹ שִׁינָּיו, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים לֹא יִטּוֹל אֶלָּא מִן הָאֵבוּס שֶׁל בְּהֵמָה! הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם — אָדָם קוֹבֵעַ מָקוֹם לִסְעוּדָה, הָכָא — אָדָם קוֹבֵעַ מָקוֹם לְבֵית הַכִּסֵּא?'Hisda : Qu'en est-il de les monter avec soi sur le toit, si les lieux d'aisance s'y trouvent ? Il lui dit : Grande est la dignité des créatures, car elle repousse un interdit (lo ta'assé) de la Torah. Marimar était assis et rapportait cet enseignement. Ravina objecta à Marimar : Rabbi Eliézer dit : une personne peut prendre un éclat de bois devant elle pour se curer les dents le Chabbat, et les Sages disent : elle ne prendra que de la mangeoire de la bête, déjà destinée à l'animal. Malgré la dignité des créatures, les Sages interdisent donc ! Comment comparer ? Là-bas, on fixe un endroit pour le repas, et l'on aurait donc dû préparer ces éclats la veille ; ici, fixe-t-on un endroit pour les lieux d'aisance ?
- אָמַר רַב הוּנָא: אָסוּר לִפָּנוֹת בִּשְׂדֵה נִיר בְּשַׁבָּת. מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דַּוְושָׁא — אֲפִילּוּ בְּחוֹל נָמֵי! וְאֶלָּא מִשּׁוּם עֲשָׂבִים, וְהָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: צְרוֹר שֶׁעָלוּ בּוֹ עֲשָׂבִים — מוּתָּר לְקַנֵּחַ בּוֹ. וְהַתּוֹלֵשׁ מִמֶּנָּה בְּשַׁבָּת — חַיָּיב חַטָּאת. אֶלָּא דִילְמָא נָקֵיט מֵעִילַּאי וְשָׁדֵי לְתַתַּאי, וּמִיחַיַּיב מִשּׁוּם דְּרַבָּה. דְּאָמַר רַבָּה: הָיְתָה לוֹ גּוּמָּא וּטְמָמָהּ, בַּבַּיִת — חַיָּיב מִשּׁוּם בּוֹנֶה, בַּשָּׂדֶה — חַיָּיב מִשּׁוּם חוֹרֵשׁ.Rav Houna a dit : Il est interdit de faire ses besoins dans un champ labouré le Chabbat. Quelle en est la raison ? Si l'on dit que c'est à cause du piétinement, ce devrait être interdit même en semaine ! Et si c'est à cause des herbes (poussant sur une motte et qu'il arracherait en s'essuyant) : mais Rech Lakich n'a-t-il pas dit : un caillou sur lequel ont poussé des herbes, il est permis de s'essuyer avec lui. Et celui qui en arrache intentionnellement le Chabbat est passible d'un sacrifice 'hatat (expiatoire) ! Il faut plutôt dire : de peur qu'il ne prenne de la terre d'un endroit élevé et ne la jette dans un endroit bas, et il serait passible à cause de l'enseignement de Rabba, car Rabba a dit : S'il avait un trou et l'a comblé, dans la maison il est passible pour le travail de construire, dans un champ il est passible pour celui de labourer.
- גּוּפָא, אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: צְרוֹר שֶׁעָלוּ בּוֹ עֲשָׂבִים — מוּתָּר לְקַנֵּחַ בּוֹ. וְהַתּוֹלֵשׁ מִמֶּנָּה בְּשַׁבָּת — חַיָּיב חַטָּאת. אָמַר רַב פַּפֵּי: שְׁמַע מִינַּהּ מִדְּרֵישׁ לָקִישׁ, הַאי פַּרְפִּיסָא — שְׁרֵי לְטַלְטוֹלֵיהּ. מַתְקִיף לַהּ רַב כָּהֲנָא: אִם אָמְרוּ לְצוֹרֶךְ, יֹאמְרוּ שֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ?! אָמַר אַבָּיֵי: פַּרְפִּיסָא, הוֹאִיל וַאֲתָא לְיָדָן לֵימָא בֵּיהּ מִילְּתָא: הָיָה מוּנָּח עַל גַּבֵּי קַרְקַע וְהִנִּיחוֹ עַל גַּבֵּי יְתֵידוֹת — חַיָּיב מִשּׁוּם תּוֹלֵשׁ. הָיָה מוּנָּח עַל גַּבֵּי יְתֵידוֹת וְהִנִּיחוֹ עַל גַּבֵּי קַרְקַע — חַיָּיב מִשּׁוּם נוֹטֵעַ.Revenons au sujet lui-même. Rech Lakich a dit : Un caillou sur lequel ont poussé des herbes, il est permis de s'essuyer avec lui. Et celui qui en arrache intentionnellement le Chabbat est passible d'un sacrifice 'hatat. Rav Pappi a dit : Déduis-en, de ce qu'a dit Rech Lakich, que ce parpissa (pot de plantation percé) il est permis de le déplacer. Rav Kahana objecta : S'ils l'ont dit pour un besoin (la dignité humaine), le diront-ils sans besoin ?! Abayé a dit : Le parpissa, puisqu'il nous est arrivé entre les mains, disons à son sujet quelque chose : S'il était posé sur le sol et qu'on l'a posé sur des piquets, on est passible pour le travail d'arracher, car on prive la plante de ce qu'elle tire de la terre. S'il était posé sur des piquets et qu'on l'a posé sur le sol, on est passible pour le travail de planter.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָסוּר לְקַנֵּחַ בְּחֶרֶס בְּשַׁבָּת. מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם סַכָּנָה — אֲפִילּוּ בְּחוֹל נָמֵי! וְאֶלָּא מִשּׁוּם כְּשָׁפִים — אֲפִילּוּ בְּחוֹל נָמֵי לָא! וְאֶלָּא מִשּׁוּם הַשָּׁרַת נִימִין — דָּבָר שֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין הוּא. אֲמַר לְהוּ רַב נָתָן בַּר אוֹשַׁעְיָא: גַּבְרָא רַבָּה אֲמַר מִילְּתָא, נֵימָא בָּהּ טַעְמָא: לָא מִיבַּעְיָא בְּחוֹל — דְּאָסוּר, אֲבָל בְּשַׁבָּת — הוֹאִיל וְאִיכָּא תּוֹרַת כְּלִי עָלָיו, שַׁפִּיר דָּמֵי. קָא מַשְׁמַע לַן.Rabbi Yo'hanan a dit : Il est interdit de s'essuyer avec un tesson le Chabbat. Quelle en est la raison ? Si l'on dit que c'est à cause du danger, ce devrait être interdit même en semaine ! Et si c'est à cause de la sorcellerie, il ne le faudrait pas non plus en semaine ! Et si c'est à cause de la chute des poils, c'est un acte non intentionnel, donc permis ! Rav Natan bar Ochaya leur dit : Un grand homme a dit une chose, disons-en la raison : Inutile de le dire pour la semaine, où c'est interdit pour les raisons évoquées, puisqu'on peut se servir d'une pierre. Mais le Chabbat, puisque le tesson a le statut d'un ustensile, on aurait pu penser que c'est bien permis, plutôt que de déplacer une pierre ; il nous enseigne donc que c'est interdit.
- רָבָא מַתְנֵי לַהּ מִשּׁוּם הַשָּׁרַת נִימִין, וְקַשְׁיָא לֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן: מִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אָסוּר לְקַנֵּחַ בַּחֶרֶס בְּשַׁבָּת? אַלְמָא דָּבָר שֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין — אָסוּר. וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כִּסְתַם מִשְׁנָה. וּתְנַן: נָזִיר חוֹפֵף וּמְפַסְפֵּס, אֲבָל לֹא סוֹרֵק! אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְרַב נָתָן בַּר אוֹשַׁעְיָא.Rava enseignait que l'interdit de Rabbi Yo'hanan était à cause de la chute des poils, et il eut une difficulté entre cet enseignement de Rabbi Yo'hanan et un autre de Rabbi Yo'hanan : Rabbi Yo'hanan a-t-il vraiment dit qu'il est interdit de s'essuyer avec un tesson le Chabbat ? Il apparaît qu'un acte non intentionnel est interdit ! Or Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : la halakha est conforme à une Michna anonyme ? Et nous avons appris : le nazir lave ses cheveux et les démêle avec les doigts, mais ne les peigne pas (ce qui en arracherait certainement) ! Il faut plutôt dire : c'est clair, il faut suivre Rav Natan bar Ochaya.
- מַאי כְּשָׁפִים? כִּי הָא דְּרַב חִסְדָּא וְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא הֲווֹ קָא אָזְלִי בְּאַרְבָּא, אֲמַרָה לְהוּ הָהִיא מַטְרוֹנִיתָא: אוֹתְבַן בַּהֲדַיְיכוּ! וְלָא אוֹתְבוּהָ. אֲמַרָה אִיהִי מִילְּתָא — אֲסַרְתַּהּ לְאַרְבָּא. אֲמַרוּ אִינְהוּ מִילְּתָא — שַׁרְיוּהָא. אֲמַרָה לְהוּ: מַאי אֶיעְבֵּיד לְכוּ?Quelle est cette sorcellerie ? Celle de ce qui arriva à Rav 'Hisda et Rabba bar Rav Houna, qui voyageaient en barque. Une certaine dame (matronita) leur dit : Faites-moi asseoir avec vous ! Et ils ne la firent pas asseoir. Elle prononça quelque chose (une formule de sorcellerie) et elle immobilisa la barque. Ils prononcèrent quelque chose (un Nom saint) et la délièrent. Elle leur dit : Que puis-je vous faire,
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