Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַד שֶׁיֹּאמַר לֹוֶה ״פָּרַעְתִּי״ וְ״לֹא פָּרַעְתִּי״.Cela signifie que l'acte ne prend sa portée que lorsque l'emprunteur dit : « J'ai remboursé » ou « Je n'ai pas remboursé ». Si l'emprunteur dit : « J'ai remboursé » la dette inscrite dans la reconnaissance, et qu'aucun témoin ne vient authentifier l'acte devant le tribunal, le document n'a aucune valeur : c'est l'avis des Sages, pour qui un acte non authentifié ne peut contraindre le débiteur à payer. Selon Rabbi Yehouda, pour qui l'acte n'a pas à être authentifié, l'allégation du débiteur n'est pas retenue, et le créancier peut recouvrer sa créance avec la reconnaissance non authentifiée.
- רָבָא אָמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא מוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ — שֶׁצָּרִיךְ לְקַיְּימוֹ, וְהָכָא בְּכוֹתְבִין שׁוֹבָר קָמִיפַּלְגִי: תַּנָּא קַמָּא סָבַר כּוֹתְבִין שׁוֹבָר, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר אֵין כּוֹתְבִין שׁוֹבָר. רַב אָשֵׁי אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁצָּרִיךְ לְהַרְאוֹתוֹ לְבַעַל חוֹב שֵׁנִי, דְּאָמַר לֵיהּ: חֲזִי, גַּבְרָא דְּפָרַע אֲנָא.Rava a dit : Tout le monde reconnaît que, lorsque le débiteur admet un acte qu'il a écrit, le créancier doit l'authentifier devant le tribunal. Et ici, c'est sur la question de savoir si l'on écrit une quittance qu'ils divergent. Le premier Tanna (Tanna : Sage de l'époque de la Michna) pense que l'on écrit une quittance pour un acte remboursé : le débiteur détenant la quittance, le créancier peut garder l'acte et s'en servir comme simple papier. Et Rabbi Yehouda pense que l'on n'écrit pas de quittance : le créancier doit donc rendre l'acte au débiteur dès le remboursement, et celui-ci, qui a intérêt à le détruire, n'a aucune raison de le conserver. Rav Achi a dit : Leur divergence porte sur le cas où c'est le débiteur qui a sorti la reconnaissance dans le domaine public. Rabbi Yehouda le déclare passible parce qu'il a besoin de la montrer à un second créancier, car il lui dit : Regarde, je suis un homme qui rembourse ses dettes.
- עוֹר כְּדֵי לַעֲשׂוֹת כּוּ׳. בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: הַמּוֹצִיא עוֹר, בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: כְּדִתְנַן: עוֹר כְּדֵי לַעֲשׂוֹת קָמֵיעַ. [הַמְעַבְּדוֹ, בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: לָא שְׁנָא.] לְעַבְּדוֹ בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: לָא שְׁנָא.Nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : De la peau, de quoi faire une amulette, etc. Rava a demandé à Rav Na'hman : Celui qui sort de la peau pendant Chabbat, à partir de quelle quantité est-il passible ? Il lui a répondu : C'est comme nous l'avons appris dans la Michna : De la peau, de quoi faire une amulette. Il a encore demandé : Celui qui la tanne, à partir de quelle quantité est-il passible ? Il lui a répondu : Il n'y a pas de différence, c'est la même mesure. Il a encore demandé : Celui qui sort de la peau pour la tanner, à partir de quelle quantité est-il passible ? Il lui a répondu : Il n'y a pas de différence.
- וּמְנָא תֵּימְרָא? — כְּדִתְנַן: הַמְלַבֵּן וְהַמְנַפֵּץ וְהַצּוֹבֵעַ וְהַטּוֹוֶה — שִׁיעוּרוֹ כִּמְלֹא רוֹחַב הַסִּיט כָּפוּל. וְהָאוֹרֵג שְׁנֵי חוּטִין — שִׁיעוּרוֹ כִּמְלֹא רוֹחַב הַסִּיט כָּפוּל. אַלְמָא: כֵּיוָן דְּלִטְוִיָּיה קָאֵי — שִׁיעוּרוֹ כְּטָווּי. הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דִּלְעַבְּדוֹ קָאֵי — שִׁיעוּרוֹ כִּמְעוּבָּד. וְשֶׁלֹּא לְעַבְּדוֹ, בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: לָא שְׁנָא.Et d'où peux-tu le dire, qu'il n'y a pas de différence entre la peau tannée et la peau destinée au tannage ? Comme nous l'avons appris dans une Michna : Celui qui blanchit la laine, celui qui la carde, celui qui la teint et celui qui la file : sa mesure est la pleine largeur du sit (l'écart entre l'index et le majeur), doublée. Et celui qui tisse deux fils : sa mesure est la pleine largeur du sit, doublée. Il apparaît donc que, puisque la laine est destinée au filage, sa mesure est comme celle du fil filé. Ici aussi, puisque la peau est destinée à son tannage, sa mesure est comme celle de la peau tannée. Rava a encore demandé : Et s'il sort de la peau sans intention de la tanner, à partir de quelle quantité est-il passible ? Il lui a répondu : Il n'y a pas de différence.
- וְלָא שָׁנֵי בֵּין מְעוּבָּד לְשֶׁאֵינוֹ מְעוּבָּד? אֵיתִיבֵיהּ: הַמּוֹצִיא סַמָּנִין שְׁרוּיִן, כְּדֵי לִצְבּוֹעַ בָּהֶן דּוּגְמָא לְאִירָא. וְאִילּוּ בְּסַמָּנִין שֶׁאֵינָן שְׁרוּיִן תְּנַן: קְלִיפֵּי אֱגוֹזִים וּקְלִיפֵּי רִמּוֹנִין, סְטֵיס וּפוּאָה, כְּדֵי לִצְבּוֹעַ בָּהֶן בֶּגֶד קָטָן [לְפִי] סְבָכָה! הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לְפִי שֶׁאֵין אָדָם טוֹרֵחַ לִשְׁרוֹת סַמָּנִין לִצְבּוֹעַ בָּהֶן דּוּגְמָא לְאִירָא.Rava a demandé : Et il n'y a pas de différence entre une peau tannée et une peau non tannée ? Il lui a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui sort des herbes tinctoriales trempées et prêtes à l'emploi est passible s'il y en a de quoi teindre avec elles un échantillon pour l'ira (le bouchon de la navette du tisserand). Tandis qu'au sujet des herbes qui ne sont pas trempées, nous avons appris dans une Michna : Des écorces de noix, des écorces de grenades, du carthame et de la garance : de quoi teindre avec eux un petit vêtement à la mesure de l'ouverture d'une résille de femme, ce qui est une mesure plus grande. La matière brute aurait donc une mesure supérieure à la matière préparée ! La Guemara répond : N'a-t-il pas été dit à ce sujet : Rav Na'hman a dit, au nom de Rabba bar Avouh : C'est parce qu'un homme ne se donne pas la peine de tremper des herbes simplement pour teindre avec elles un échantillon pour l'ira ? En règle générale, il n'y a pas de distinction entre le produit fini et le produit brut ; le cas de la teinture est particulier, car on ne prépare pas de si petites quantités.
- וַהֲרֵי זֵרְעוֹנֵי גִּינָּה, דְּמִקַּמֵּי דְּזַרְעִינְהוּ תְּנַן: זֵרְעוֹנֵי גִּינָה פָּחוֹת מִכִּגְרוֹגֶרֶת. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: חֲמִשָּׁה. וְאִילּוּ בָּתַר דְּזַרְעִינְהוּ תְּנַן: זֶבֶל וְחוֹל הַדַּק כְּדֵי לְזַבֵּל בּוֹ קֶלַח שֶׁל כְּרוּב, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כְּדֵי לְזַבֵּל כְּרֵישָׁא! — הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב פָּפָּא: הָא דִּזְרִיעַ, הָא דְּלָא זְרִיעַ — לְפִי שֶׁאֵין אָדָם טוֹרֵחַ לְהוֹצִיא נִימָא אַחַת לִזְרִיעָה.Il a encore objecté : Et voici les graines de jardin : avant qu'on ne les sème, nous avons appris dans une Michna : Des graines de jardin, moins que le volume d'une figue sèche. Rabbi Yehouda ben Betéra dit : Il est passible à partir de cinq graines. Tandis qu'après qu'on les a semées, nous avons appris dans une Michna : Du fumier ou du sable fin : de quoi fumer une tige de chou, telles sont les paroles de Rabbi Akiva. Et les Sages disent : De quoi fumer un poireau. Une fois semée, la mesure serait donc d'une seule plante, et avant les semailles, d'au moins cinq graines ! La Guemara répond : N'a-t-il pas été dit à ce sujet : Rav Pappa a dit : Ici, il s'agit de ce qui est semé ; là, de ce qui n'est pas semé, parce qu'un homme ne se donne pas la peine de sortir une seule graine pour les semailles.
- וַהֲרֵי טִיט, דְּמִקַּמֵּי דְּלִיגַבְּלֵיהּ תַּנְיָא: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּמוֹצִיא שׁוֹפְכִין לִרְשׁוּת הָרַבִּים שֶׁשִּׁיעוּרָן בִּרְבִיעִית, וְהָוֵינַן [בַּהּ] שׁוֹפְכִין לְמַאי חֲזוּ? וְאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: לְגַבֵּל בָּהֶן אֶת הַטִּיט, וְאִילּוּ בָּתַר דְּגַבְּלֵיהּ תַּנְיָא: טִיט כְּדֵי לַעֲשׂוֹת (בָּהֶן) פִּי כוּר! הָתָם נָמֵי כְּדַאֲמַרַן: לְפִי שֶׁאֵין אָדָם טוֹרֵחַ (בָּהֶן) לְגַבֵּל אֶת הַטִּיט לַעֲשׂוֹת בּוֹ פִּי כוּר.Il a encore objecté : Et voici l'argile : avant qu'on ne la pétrisse, il a été enseigné dans une baraïta : Les Sages reconnaissent à Rabbi Chimon, au sujet de celui qui sort des eaux usées dans le domaine public, que leur mesure est d'un quart de log. Et nous avons discuté à ce sujet : À quoi sont bonnes les eaux usées ? Et Rabbi Yirmeya a dit : À pétrir avec elles l'argile. La mesure de la matière brute est donc la quantité d'argile pétrie avec un quart de log. Tandis qu'après qu'on l'a pétrie, il a été enseigné dans une baraïta : De l'argile, de quoi faire l'ouverture d'un creuset où l'on place le soufflet, ce qui est une petite quantité ! La Guemara répond : Là aussi, c'est comme nous l'avons dit : Parce qu'un homme ne se donne pas la peine de pétrir de l'argile simplement pour en faire l'ouverture d'un creuset.
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: שְׁלֹשָׁה עוֹרוֹת הֵן: מַצָּה, וְחִיפָּה, וְדִיפְתְּרָא. מַצָּה — כְּמַשְׁמָעוֹ, דְּלָא מְלִיחַ וּדְלָא קְמִיחַ וּדְלָא עֲפִיץ. וְכַמָּה שִׁיעוּרוֹ? תָּנֵי רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יְהוּדָה: כְּדֵי לָצוּר בּוֹ מִשְׁקוֹלֶת קְטַנָּה. וְכַמָּה? אָמַר אַבָּיֵי: רִיבְעָא דְרִיבְעָא דְפוּמְבְּדִיתָא.Pour trancher la question de la mesure de la peau : Viens et entends une preuve, car Rabbi 'Hiyya bar Ami a dit au nom d'Oulla : Il y a trois sortes de peaux, selon les étapes du tannage : la matsa, la 'hifa et la diftera. La matsa, selon son sens simple, sans aucun apprêt : elle n'est pas salée, pas traitée à la farine et pas traitée à la noix de galle. Et quelle est sa mesure pour la sortie pendant Chabbat ? Rav Chmouel bar Rav Yehouda a enseigné : De quoi envelopper avec elle un petit poids. Et combien pèse ce petit poids ? Abayé a dit : Un quart de quart de litra de Poumbedita.
- חִיפָּה — דִּמְלִיחַ וְלָא קְמִיחַ וְלָא עֲפִיץ. וְכַמָּה שִׁיעוּרוֹ? כְּדִתְנַן: עוֹר — כְּדֵי לַעֲשׂוֹת קָמֵיעַ. דִּיפְתְּרָא — דִּמְלִיחַ וּקְמִיחַ וְלָא עֲפִיץ וְכַמָּה שִׁיעוּרוֹ? — כְּדֵי לִכְתּוֹב עָלָיו אֶת הַגֵּט. קָתָנֵי מִיהַת, כְּדֵי לָצוּר בּוֹ מִשְׁקוֹלֶת קְטַנָּה, וְאָמַר אַבָּיֵי: רִיבְעָא דְרִיבְעָא דְּפוּמְבְּדִיתָא! הָתָם בְּבִישּׁוּלָא.La 'hifa : c'est une peau qui est salée, mais pas traitée à la farine et pas traitée à la noix de galle. Et quelle est sa mesure ? Comme nous l'avons appris dans la Michna : De la peau, de quoi faire une amulette. La diftera : c'est une peau qui est salée et traitée à la farine, mais pas traitée à la noix de galle. Et quelle est sa mesure ? De quoi écrire sur elle un get (acte de divorce). Quoi qu'il en soit, il est enseigné : avant le tannage, la mesure est de quoi envelopper avec elle un petit poids, et Abayé a dit : Un quart de quart de litra de Poumbedita ! Cette mesure diffère de celle de la peau tannée, qui est de quoi faire une amulette. La Guemara répond : Là, il s'agit d'une peau humide, tout juste écorchée, qui n'est bonne qu'à envelopper un poids.
- וְהָתְנַן: הַבֶּגֶד — שְׁלֹשָׁה עַל שְׁלֹשָׁה לַמִּדְרָס, הַשַּׂק — אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה, הָעוֹר — חֲמִשָּׁה עַל חֲמִשָּׁה, מַפָּץ — שִׁשָּׁה עַל שִׁשָּׁה, בֵּין לַמִּדְרָס בֵּין לַמֵּת. וְתָאנֵי עֲלַהּ הַבֶּגֶד וְהַשַּׂק וְהָעוֹר — כְּשִׁיעוּר לַטּוּמְאָה כָּךְ שִׁיעוּר לַהוֹצָאָה! הָהוּא בְּקוּרְטוּבְלָא.La Guemara soulève une autre difficulté : Mais n'avons-nous pas appris dans une Michna : Le vêtement : trois téfa'him (largeurs de paume) sur trois pour devenir tamé (rituellement impur) par midras (l'impureté par piétinement) ; le sac : quatre sur quatre ; la peau : cinq sur cinq ; la natte : six sur six, aussi bien pour le midras que pour l'impureté du mort. Et il a été enseigné à ce sujet : Pour le vêtement, le sac et la peau, de même que la mesure pour l'impureté, ainsi est la mesure pour la sortie pendant Chabbat ! Or cette mesure est bien supérieure à celle de la Michna. La Guemara répond : Cela concerne la kortovela, une peau traitée de telle sorte qu'elle est impropre à l'écriture ou à l'enveloppement, et qui sert à couvrir des objets.
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