Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַאֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר לוֹקִין, לִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״לֹא תַעֲשֶׂה כׇל מְלָאכָה וּבְהֶמְתֶּךָ״, ״אַתָּה״ לְמָה לִי? הוּא נִיהוּ דְּמִיחַיַּיב, בִּבְהֶמְתּוֹ לָא מִיחַיַּיב.Et même selon celui qui a dit qu'on subit la flagellation pour un tel lav (simple interdit de la Torah), que le Miséricordieux écrive : « Tu ne feras aucun travail, ni ta bête ». Pourquoi ai-je besoin de « toi » ? C'est lui qui est passible ; pour sa bête, il n'est pas passible.
- הִגִּיעַ לֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה. אָמַר רַב הוּנָא: הָיְתָה בְּהֶמְתּוֹ טְעוּנָה כְּלֵי זְכוּכִית, מֵבִיא כָּרִים וּכְסָתוֹת וּמַנִּיחַ תַּחְתֶּיהָ, וּמַתִּיר הַחֲבָלִים וְהַשַּׂקִּין נוֹפְלִים.Il est arrivé à la cour extérieure, il détache les cordes et les sacs tombent. Rav Houna a dit : si sa bête était chargée d'ustensiles de verre, il apporte des coussins et des couvertures, les place sous elle, détache les cordes, et les sacs tombent.
- וְהָאֲנַן תְּנַן: נוֹטֵל אֶת הַכֵּלִים הַנִּיטָּלִין בְּשַׁבָּת?Mais nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : il prend les ustensiles qu'on peut déplacer le Chabbat ! Or les ustensiles de verre en font partie ; pourquoi ne pas simplement les retirer ?
- כִּי קָאָמַר רַב הוּנָא, בְּקַרְנֵי דְאוּמָּנָא, דְּלָא חַזְיָא לֵיהּ. וְהָא קָא מְבַטֵּל כְּלִי מֵהֵיכֵנוֹ! בִּשְׁלִיפֵי זוּטְרֵי.Lorsque Rav Houna a parlé, c'était des cornes de l'artisan saigneur, qui ne lui sont utilisables à rien le Chabbat. Mais il annule ainsi la disponibilité d'un ustensile : les coussins ne pourront plus être déplacés ! Il s'agit de petits chargements, qu'on peut faire glisser d'un coussin à l'autre.
- מֵיתִיבִי: הָיְתָה בְּהֶמְתּוֹ טְעוּנָה טֶבֶל וַעֲשָׁשִׁיּוֹת — מַתִּיר אֶת הַחֲבָלִים וְהַשַּׂקִּין נוֹפְלִין, וְאַף עַל פִּי שֶׁמִּשְׁתַּבְּרִין. הָתָם בְּכוּלְסָא. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי דּוּמְיָא דְּטֶבֶל. מָה טֶבֶל — דְּלָא חֲזֵי לֵיהּ, אַף הָכָא נָמֵי לָא חֲזֵי לֵיהּ.On a objecté : si sa bête était chargée de tével (produit non prélevé) et de pièces de verre, il détache les cordes et les sacs tombent, et ce, bien qu'elles se brisent ! On ne pose donc pas de coussins. Là, il s'agit de blocs de verre, destinés à être brisés. L'expression est aussi précise, puisqu'on enseigne ce cas comme semblable au tével : de même que le tével ne lui est pas utilisable, ici aussi, ils ne lui sont pas utilisables.
- וּמַאי ״אַף עַל פִּי שֶׁמִּשְׁתַּבְּרִין״ — מַהוּ דְּתֵימָא לְהֶפְסֵד מוּעָט נָמֵי חָשְׁשׁוּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Et que signifie « bien qu'elles se brisent », s'ils sont destinés à l'être ? Tu aurais pu dire qu'on s'est soucié aussi d'une perte minime, à cause des éclats perdus ; il nous enseigne que non.
- תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: הָיְתָה בְּהֶמְתּוֹ טְעוּנָה שְׁלִיף שֶׁל תְּבוּאָה — מַנִּיחַ רֹאשׁוֹ תַּחְתֶּיהָ, וּמְסַלְּקוֹ לְצַד אַחֵר, וְהוּא נוֹפֵל מֵאֵלָיו.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon ben Yo'haï dit : si sa bête était chargée d'un sac de céréales tével, il place sa tête dessous, le déplace vers l'autre côté, et il tombe de lui-même.
- חֲמוֹרוֹ שֶׁל רַבָּן גַּמְלִיאֵל הָיְתָה טְעוּנָה דְּבַשׁ וְלֹא רָצָה לְפוֹרְקָהּ עַד מוֹצָאֵי שַׁבָּת, לְמוֹצָאֵי שַׁבָּת מֵתָה. וְהָאֲנַן תְּנַן נוֹטֵל כֵּלִים הַנִּיטָּלִין? כְּשֶׁהִדְבִּישׁ. הִדְבִּישׁ לְמַאי חֲזֵי? לִכְתִיתָא דְגַמְלֵי.L'ânesse de Rabban Gamliel était chargée de miel, et il ne voulut pas la décharger avant la sortie du Chabbat. À la sortie du Chabbat, elle mourut. Mais nous avons appris : il prend les ustensiles qu'on peut déplacer ! Lorsque le miel s'était gâté. À quoi le miel gâté est-il utile ? Aux plaies des chameaux.
- וְיַתִּיר חֲבָלִים וְיִפְּלוּ שַׂקִּין! מִיצְטְרוּ זִיקֵי. וְיָבִיא כָּרִים וּכְסָתוֹת וְיַנִּיחַ תַּחְתֵּיהֶן! מִטַּנְּפִי, וְקָמְבַטֵּל כְּלִי מֵהֵיכָנוֹ. וְהָאִיכָּא צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים! קָסָבַר: צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּרַבָּנַן.Qu'il détache donc les cordes, et que les sacs tombent ! Les outres se seraient fendues. Qu'il apporte donc des coussins et des couvertures, et les place sous eux ! Ils se seraient salis, et il annulerait la disponibilité d'un ustensile. Mais il y a l'interdit de tsaar baalé 'hayim (la souffrance infligée aux animaux) ! Il est d'avis que tsaar baalé 'hayim est un interdit des Rabbanan.
- אַבָּיֵי אַשְׁכְּחֵיהּ לֵיהּ לְרַבָּה דְּקָא מְשַׁפְשֵׁף לֵיהּ לִבְרֵיהּ אַגַּבָּא דְחַמְרָא. אֲמַר לֵיהּ: קָא מִשְׁתַּמֵּשׁ מָר בְּבַעֲלֵי חַיִּים! אֲמַר לֵיהּ: צְדָדִין הֵן, וּצְדָדִין לָא גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן. מְנָא תֵּימְרָא — דִּתְנַן: מַתִּיר חֲבָלִים וְהַשַּׂקִּין נוֹפְלִין. מַאי לָאו — בְּחֶבֶר גְּווֹלְקֵי, דְּהָווּ לְהוּ צְדָדִין וּצְדָדִין, לָא גְזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן.Abayé trouva Rabba en train de faire glisser son fils sur le dos d'un âne, le Chabbat. Il lui dit : le Maître fait usage d'un animal ! Il lui répondit : ce sont les côtés, et pour les côtés, les Rabbanan n'ont pas décrété. D'où le dis-tu ? Comme nous avons appris : il détache les cordes et les sacs tombent. N'est-ce pas le cas de 'héver gouvalké (sacs jumelés liés ensemble), où il s'agit de côtés, car il faut s'appuyer aux flancs de la bête pour les défaire, et pour les côtés, les Rabbanan n'ont pas décrété ?
- לָא — בְּאֵבֶר גְּווֹלְקֵי, דְּלָא הֲווֹ צְדָדִין. אִי נָמֵי, בְּלַכְתָּא.Non, il s'agit d'ever gouvalké, sacs fixés par un simple crochet, où il n'y a pas de côtés. Ou bien, il s'agit d'une lakhta (attache de corde).
- אֵיתִיבֵיהּ: שְׁתַּיִם בִּידֵי אָדָם, וְאַחַת בְּאִילָן — כְּשֵׁרָה, וְאֵין עוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב. מַאי לָאו, דְּחַק בֵּיהּ בְּאִילָן [וְסַכֵּיךְ בֵּיהּ] דְּהָווּ לְהוּ צְדָדִין, וּצְדָדִין אֲסוּרִין!Il lui objecta : une soucca dont deux parois sont de main d'homme et une sur un arbre est valable, mais on n'y monte pas le Yom Tov (jour de fête). N'est-ce pas qu'il a percé l'arbre [et posé la toiture dessus], ce qui constitue des côtés, et que les côtés sont interdits !
- לָא, דְּכַפְיֵיהּ לְאִילָן וְאַנַּח סִיכּוּךְ עִילָּוֵיהּ, דְּקָמִשְׁתַּמֵּשׁ בְּאִילָן. אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: שָׁלֹשׁ בִּידֵי אָדָם וְאַחַת בְּאִילָן כְּשֵׁרָה, וְעוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב. וְאִי דְּכַפְיֵיהּ לְאִילָן — אַמַּאי עוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב?Non, il a courbé l'arbre et posé la toiture dessus, de sorte qu'il fait usage de l'arbre lui-même. S'il en est ainsi, dis la fin : trois parois de main d'homme et une sur un arbre, elle est valable, et on y monte le Yom Tov. Or s'il a courbé l'arbre, pourquoi y monte-t-on le Yom Tov ?
- וְאֶלָּא מַאי, צְדָדִין אֲסוּרִין? סוֹף סוֹף אַמַּאי עוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב? אֶלָּא: הָתָם בִּגְוָאזָא פַּרְסִכְנָא, דְּאִילָן גּוּפֵיהּ דּוֹפֶן בְּעָלְמָא הוּא דְּשַׁוְּויֵהּ. דַּיְקָא נָמֵי — דְּקָתָנֵי: זֶה הַכְּלָל, כׇּל שֶׁאִילּוּ יִנָּטֵל הָאִילָן וִיכוֹלָה לַעֲמוֹד — עוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב. שְׁמַע מִינַּהּ.Mais alors quoi, les côtés sont interdits ? Quoi qu'il en soit, pourquoi y monte-t-on le Yom Tov ? Mais là, il s'agit d'un gvaza parsekhna (arbre aux branches déployées), dont il a fait de l'arbre lui-même une simple paroi, sans que la toiture repose dessus. L'expression est aussi précise, puisqu'on enseigne : voici la règle : toute soucca qui, si l'arbre était enlevé, pourrait tenir, on y monte le Yom Tov. Déduis-en.
- לֵימָא כְתַנָּאֵי, אֵין עוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: עוֹלִין לָהּ בְּיוֹם טוֹב. מַאי לָאו, בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: דְּמָר סָבַר צְדָדִין אֲסוּרִין, וּמָר סָבַר מוּתָּרִין?Disons que c'est comme une divergence de Tannaïm : on n'y monte pas le Yom Tov. Rabbi Chimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Méïr : on y monte le Yom Tov. N'est-ce pas sur ceci qu'ils divergent : l'un est d'avis que les côtés sont interdits, et l'autre est d'avis qu'ils sont permis ?
- אָמַר אַבָּיֵי: לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא צְדָדִין אֲסוּרִין, וְהָכָא בְּצִדֵּי צְדָדִין קָמִיפַּלְגִי: מָר סָבַר צִדֵּי צְדָדִין אֲסוּרִין, וּמָר סָבַר צִדֵּי צְדָדִין מוּתָּרִין.Abayé a dit : non ; selon tous, les côtés sont interdits, et ici ils divergent sur les côtés des côtés : l'un est d'avis que les côtés des côtés sont interdits, et l'autre est d'avis que les côtés des côtés sont permis.
- רָבָא אָמַר: מַאן דְּאָסַר בִּצְדָדִין — אָסַר נָמֵי בְּצִדֵּי צְדָדִין, מַאן דְּשָׁרֵי בְּצִדֵּי צְדָדִין — שָׁרֵי נָמֵי בִּצְדָדִין. אֵיתִיבֵיהּ רַב מְשַׁרְשְׁיָא לְרָבָא: נָעַץRava a dit : celui qui interdit les côtés interdit aussi les côtés des côtés ; celui qui permet les côtés des côtés permet aussi les côtés. Rav Mecharchiya objecta à Rava : celui qui a planté
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