Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַאי ״כׇּל שֶׁאֲנִי זַכַּאי בַּאֲמִירָתוֹ רַשַּׁאי אֲנִי בַּחֲשִׁיכָתו״? ״כׇּל שֶׁאֵינִי זַכַּאי בַּאֲמִירָתוֹ אֵינִי רַשַּׁאי בַּחֲשִׁיכָתוֹ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא אַסֵּיפָא קָאֵי: ״אֲבָל מַחְשִׁיךְ הוּא לִשְׁמוֹר וּמֵבִיא פֵּירוֹת בְּיָדוֹ״ — הַאי ״כׇּל שֶׁאֲנִי זַכַּאי בַּחֲשִׁיכָתוֹ רַשַּׁאי אֲנִי בַּאֲמִירָתוֹ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!cette formule « tout ce que j'ai le droit de dire, j'ai le droit d'attendre la nuit pour cela » ? Il aurait fallu dire : « Tout ce que je n'ai pas le droit de dire, je n'ai pas le droit d'attendre la nuit pour cela » ! Mais plutôt, elle porte sur la fin : « Mais on peut attendre la tombée de la nuit pour garder, et il rapporte des fruits dans sa main. » Il aurait fallu dire alors : « Tout ce pour quoi j'ai le droit d'attendre la nuit, j'ai le droit de le dire » !
- לְעוֹלָם אַסֵּיפָא קָאֵי, וְאַבָּא שָׁאוּל אַהָא קָאֵי דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מוּתָּר לָאָדָם לוֹמַר לַחֲבֵירוֹ ״שְׁמוֹר לִי פֵּירוֹת שֶׁבִּתְחוּמְךָ, וַאֲנִי אֶשְׁמוֹר לְךָ פֵּירוֹת שֶׁבִּתְחוּמִי״. וְקָאָמַר אַבָּא שָׁאוּל לְתַנָּא קַמָּא: מִי לָא מוֹדֵית דְּמוּתָּר אָדָם לוֹמַר לַחֲבֵירוֹ: ״שְׁמוֹר לִי פֵּירוֹת שֶׁבִּתְחוּמְךָ וַאֲנִי אֶשְׁמוֹר לְךָ פֵּירוֹת שֶׁבִּתְחוּמִי״.En réalité, elle porte sur la fin, et Abba Chaoul s'appuie sur ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Chmouel : il est permis à un homme de dire à son prochain : « Garde-moi les fruits qui sont dans ton te'houm (les deux mille coudées autorisées le Chabbat), et je te garderai les fruits qui sont dans mon te'houm. » Et Abba Chaoul dit au premier Tanna : n'admets-tu pas qu'il est permis à un homme de dire à son prochain : « Garde-moi les fruits qui sont dans ton te'houm, et je te garderai les fruits qui sont dans mon te'houm » ?
- וְאֵימָא: ״כׇּל שֶׁאֲנִי זַכַּאי בַּאֲמִירָתוֹ — רַשַּׁאי אֲנִי לְהַחְשִׁיךְ עָלָיו״. ״כְּלָל״ לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי הָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: אֵין מַחְשִׁיכִין עַל הַתְּחוּם לְהָבִיא בְּהֵמָה. הָיְתָה עוֹמֶדֶת חוּץ לַתְּחוּם — קוֹרֵא לָהּ וְהִיא בָּאָה. כְּלָל אָמַר אַבָּא שָׁאוּל: כׇּל שֶׁאֲנִי זַכַּאי בַּאֲמִירָתוֹ — רַשַּׁאי אֲנִי לְהַחְשִׁיךְ עָלָיו.Et dis donc, comme règle : « Tout ce que j'ai le droit de dire, j'ai le droit d'attendre la nuit pour cela. » Une « règle générale » : pour inclure quoi ? Pour inclure ce qu'ont enseigné nos Maîtres : on n'attend pas la tombée de la nuit à la limite du te'houm pour apporter une bête. Si elle se tenait hors du te'houm, on l'appelle et elle vient. Abba Chaoul a énoncé une règle générale : tout ce que j'ai le droit de dire, j'ai le droit d'attendre la nuit pour cela.
- וּמַחְשִׁיכִין לְפַקֵּחַ עַל עִסְקֵי כַּלָּה וְעַל עִסְקֵי הַמֵּת לְהָבִיא לוֹ אָרוֹן וְתַכְרִיכִין. וְאוֹמְרִים לוֹ: ״לֵךְ לְמָקוֹם פְּלוֹנִי, וְאִם לֹא מָצָאתָ בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי — הָבֵא מִמָּקוֹם פְּלוֹנִי״. ״לֹא מָצָאתָ בְּמָנֶה — הָבֵא בְּמָאתַיִם״. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַזְכִּיר לוֹ סְכוּם מִקָּח.Et on attend la tombée de la nuit pour s'occuper des affaires d'une mariée et des affaires du mort, pour lui apporter un cercueil et des linceuls. Et on lui dit (à l'envoyé) : « Va à tel endroit ; et si tu n'as pas trouvé à tel endroit, apporte de tel endroit. » « Si tu n'as pas trouvé pour un mané, apporte pour deux cents. » Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : à condition qu'il ne lui mentionne pas la somme de l'achat.
- מַתְנִי׳ מַחְשִׁיכִין עַל הַתְּחוּם לְפַקֵּחַ עַל עִסְקֵי כַּלָּה, וְעַל עִסְקֵי הַמֵּת לְהָבִיא לוֹ אָרוֹן וְתַכְרִיכִים. גּוֹי שֶׁהֵבִיא חֲלִילִין בְּשַׁבָּת — לֹא יִסְפּוֹד בָּהֶן יִשְׂרָאֵל, אֶלָּא אִם כֵּן בָּאוּ מִמָּקוֹם קָרוֹב. עָשׂוּ לוֹ אָרוֹן וְחָפְרוּ לוֹ קֶבֶר — יִקָּבֵר בּוֹ יִשְׂרָאֵל. וְאִם בִּשְׁבִיל יִשְׂרָאֵל — לֹא יִקָּבֵר בּוֹ עוֹלָמִית.MICHNA : On attend la tombée de la nuit à la limite du te'houm pour s'occuper des affaires d'une mariée et des affaires du mort, pour lui apporter un cercueil et des linceuls. Un non-Juif qui a apporté des flûtes le Chabbat, un Juif ne fera pas d'oraison funèbre avec elles, à moins qu'elles ne soient venues d'un endroit proche. Si des non-Juifs lui ont fait un cercueil et lui ont creusé une tombe (pour un non-Juif), un Juif peut y être enterré ; mais si c'était pour un Juif, il n'y sera jamais enterré.
- גְּמָ׳ מַאי מִמָּקוֹם קָרוֹב? רַב אָמַר: מִמָּקוֹם קָרוֹב מַמָּשׁ. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא חוּץ לַחוֹמָה לָנוּ.GUEMARA : Que signifie « d'un endroit proche » ? Rav a dit : d'un endroit réellement proche, que l'on connaît avec certitude. Et Chmouel a dit : nous envisageons qu'elles aient passé la nuit hors de la muraille, à l'intérieur du te'houm ; le doute suffit à permettre.
- דַּיְקָא מַתְנִיתִין כְּווֹתֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל, דְּקָתָנֵי: ״עָשָׂה לוֹ אָרוֹן וְחָפַר לוֹ קֶבֶר — יִקָּבֵר בּוֹ יִשְׂרָאֵל״. אַלְמָא מִסְּפֵיקָא שְׁרֵי, הָכָא נָמֵי מִסְּפֵיקָא שְׁרֵי.La Michna s'explique précisément selon Chmouel, car elle enseigne : « S'il lui a fait un cercueil et lui a creusé une tombe, un Juif peut y être enterré. » Il en ressort que le doute est permis ; ici aussi, le doute est permis.
- וְתַנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב: עִיר שֶׁיִּשְׂרָאֵל וְגוֹיִם דָּרִים בָּהּ, וְהָיְתָה בָּהּ מֶרְחָץ הַמַּרְחֶצֶת בְּשַׁבָּת, אִם רוֹב גּוֹיִם — לָעֶרֶב רוֹחֵץ בָּהּ מִיָּד. אִם רוֹב יִשְׂרָאֵל — יַמְתִּין עַד כְּדֵי שֶׁיֵּחַמּוּ חַמִּין. מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה — אָסוּר וְיַמְתִּין עַד כְּדֵי שֶׁיֵּחַמּוּ חַמִּין. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּאַמְבָּטִי קְטַנָּה, אִם יֵשׁ בָּהּ רְשׁוּת רוֹחֵץ בָּהּ מִיָּד.Et il a été enseigné (dans une baraïta) conformément à Rav : une ville où habitent des Juifs et des non-Juifs, et où il y a un bain que l'on chauffe le Chabbat : s'il y a une majorité de non-Juifs, le soir on s'y baigne aussitôt. S'il y a une majorité de Juifs, il attendra le temps qu'il faut pour chauffer de l'eau. Moitié-moitié, c'est interdit, et il attendra le temps qu'il faut pour chauffer de l'eau. Rabbi Yehouda dit : dans une petite baignoire, s'il y a là une autorité (rechout), on s'y baigne aussitôt.
- מַאי ״רְשׁוּת״? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב יִצְחָק בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה: אִם יֵשׁ בָּהּ אָדָם חָשׁוּב שֶׁיֵּשׁ לוֹ עֲשָׂרָה עֲבָדִים שֶׁמְּחַמְּמִין לוֹ עֲשָׂרָה קוּמְקוּמִין בְּבַת אַחַת בְּאַמְבָּטִי קְטַנָּה — מוּתָּר לִרְחוֹץ בָּהּ מִיָּד.Qu'est-ce que l'« autorité » ? Rav Yehouda a dit au nom de Rav Yits'hak, fils de Rav Yehouda : s'il y a là un homme important, qui a dix esclaves qui lui chauffent dix bouilloires à la fois pour une petite baignoire, il est permis de s'y baigner aussitôt.
- עָשׂוּ לוֹ אָרוֹן וְחָפְרוּ לוֹ קֶבֶר וְכוּ׳. אַמַּאי? הָכָא נָמֵי יַמְתִּין בִּכְדֵי שֶׁיֵּעָשׂוּ! אָמַר עוּלָּא: בְּעוֹמֵד בְּאַסְרַטְיָא. תִּינַח קֶבֶר, אָרוֹן מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: בְּמוּטָל עַל קִבְרוֹ.S'ils lui ont fait un cercueil et lui ont creusé une tombe, etc. Pourquoi ? Ici aussi, qu'il attende le temps qu'il faut pour les faire ! Oula a dit : il s'agit d'une tombe se trouvant sur la grande route (asratia), où les Juifs ne s'enterrent pas. Cela convient pour la tombe ; pour le cercueil, que peut-on dire ? Rabbi Abahou a dit : il s'agit d'un cercueil posé sur sa tombe, celle du non-Juif.
- מַתְנִי׳ עוֹשִׂין כׇּל צׇרְכֵי הַמֵּת: סָכִין וּמְדִיחִין אוֹתוֹ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יָזִיז בּוֹ אֵבֶר. שׁוֹמְטִין אֶת הַכַּר מִתַּחְתָּיו, וּמְטִילִין אוֹתוֹ עַל הַחוֹל בִּשְׁבִילMICHNA : On fait tous les besoins du mort : on l'oint et on le rince, à condition qu'on ne lui remue aucun membre. On retire le coussin de dessous lui, et on le pose sur le sable afin
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