Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְשֶׁל מַה בְּכָךְ — מוּתָּר לְחַשְּׁבָן.et ceux de « quelle importance ? » (ma bekhakh), il est permis de les calculer.
- וּרְמִינְהוּ: חוֹשְׁבִין חֶשְׁבּוֹנוֹת שֶׁאֵינָן צְרִיכִין, וְאֵין מְחַשְּׁבִין חֶשְׁבּוֹנוֹת שֶׁצְּרִיכִין, בְּשַׁבָּת. כֵּיצַד? אוֹמֵר אָדָם לַחֲבֵירוֹ: ״כָּךְ וְכָךְ פּוֹעֲלִים הוֹצֵאתִי עַל שָׂדֶה זוֹ, כָּךְ וְכָךְ דִּינָרִין הוֹצֵאתִי עַל דִּירָה זוֹ״. אֲבָל לֹא יֹאמַר לוֹ: ״כָּךְ וְכָךְ הוֹצֵאתִי, וְכָךְ וְכָךְ אֲנִי עָתִיד לְהוֹצִיא״!Et on leur oppose cet enseignement : on fait les comptes qui ne sont pas nécessaires, mais on ne fait pas les comptes qui sont nécessaires, le Chabbat. Comment ? Un homme dit à son prochain : « J'ai employé tant et tant d'ouvriers sur ce champ, j'ai dépensé tant et tant de dinars sur cette habitation. » Mais il ne lui dira pas : « J'ai dépensé tant et tant, et je dépenserai tant et tant. » Les comptes passés seraient donc permis, contrairement à la baraïta précédente !
- וּלְטַעְמָיךְ, קַשְׁיָא לָךְ הִיא גּוּפַהּ! אֶלָּא: הָא — דְּאִיכָּא אַגְרָא דַאֲגִירָא גַּבֵּיהּ. הָא — דְּלֵיכָּא אַגְרָא דַאֲגִירָא גַּבֵּיהּ.La Guemara répond : et selon ton raisonnement, c'est elle-même qui te pose une difficulté, puisqu'elle interdit les comptes passés et permet ceux de « quelle importance ? », qui sont aussi passés ! Mais plutôt, celle-ci (qui interdit) parle du cas où le salaire de l'ouvrier est encore chez lui, non payé ; celle-là (qui permet) parle du cas où le salaire de l'ouvrier n'est pas chez lui, car il l'a déjà versé.
- אֵין מַחְשִׁיכִין. תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּחָסִיד אֶחָד שֶׁנִּפְרְצָה לוֹ פִּרְצָה בְּתוֹךְ שָׂדֵהוּ וְנִמְלַךְ עָלֶיהָ לְגוֹדְרָהּ, וְנִזְכַּר שֶׁשַּׁבָּת הוּא, וְנִמְנַע אוֹתוֹ חָסִיד וְלֹא גְּדָרָהּ, וְנַעֲשָׂה לוֹ נֵס וְעָלְתָה בּוֹ צָלָף, וּמִמֶּנָּה הָיְתָה פַּרְנָסָתוֹ וּפַרְנָסַת אַנְשֵׁי בֵיתוֹ.On n'attend pas la tombée de la nuit à la limite du te'houm (les deux mille coudées à ne pas dépasser le Chabbat). Nos Maîtres ont enseigné : il arriva à un homme pieux ('hassid) qu'une brèche s'ouvrit dans son champ ; il décida de la clôturer, puis il se souvint que c'était Chabbat. Et ce 'hassid s'en abstint et ne la clôtura pas, à jamais. Et un miracle lui fut fait : un câprier y poussa, et de lui venait sa subsistance et la subsistance des gens de sa maison.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מוּתָּר לָאָדָם לוֹמַר לַחֲבֵירוֹ ״לִכְרַךְ פְּלוֹנִי אֲנִי הוֹלֵךְ לְמָחָר״, שֶׁאִם יֵשׁ בּוּרְגָּנִין — הוֹלֵךְ.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : il est permis à un homme de dire à son prochain : « Je vais demain à telle grande ville », car s'il y a des bourganin (postes de garde rapprochés, faisant de toute la zone une seule ville), il y va même le Chabbat ; une chose permise par un aménagement peut être dite, même là où l'aménagement manque.
- תְּנַן: אֵין מַחְשִׁיכִין עַל הַתְּחוּם לִשְׂכּוֹר פּוֹעֲלִים וּלְהָבִיא פֵּירוֹת. בִּשְׁלָמָא לִשְׂכּוֹר פּוֹעֲלִים דִּבְשַׁבָּת לָא מָצֵי אָגַר, אֶלָּא לְהָבִיא פֵּירוֹת? לֵימָא: שֶׁאִם יֵשׁ שָׁם מְחִיצּוֹת — מֵבִיא! מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּפֵירוֹת הַמְחוּבָּרִים.Nous avons appris (dans la Michna) : on n'attend pas la tombée de la nuit à la limite du te'houm pour engager des ouvriers ou pour apporter des fruits. Certes, pour engager des ouvriers, c'est compréhensible, car le Chabbat il ne peut pas engager d'aucune manière. Mais pour apporter des fruits, pourquoi ? Disons : car s'il y a là des cloisons, il les apporte ! La Guemara répond : tu trouves cela pour des fruits attachés au sol, qu'aucun aménagement ne permet de cueillir le Chabbat.
- וְהָתָנֵי רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: אֵין מַחְשִׁיכִין עַל הַתְּחוּם לְהָבִיא תֶּבֶן וָקַשׁ. בִּשְׁלָמָא קַשׁ מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בִּמְחוּבָּר. אֶלָּא תֶּבֶן, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? בְּתִיבְנָא סַרְיָא.Mais Rabbi Ochaya n'a-t-il pas enseigné : on n'attend pas la tombée de la nuit à la limite du te'houm pour apporter de la paille et du chaume ? Certes le chaume, tu trouves cela s'il est attaché. Mais la paille, comment trouves-tu cela ? La Guemara répond : avec de la paille pourrie, qui est mouktsé (interdite à déplacer le Chabbat).
- תָּא שְׁמַע: מַחְשִׁיכִין עַל הַתְּחוּם לְפַקֵּחַ עַל עִסְקֵי כַלָּה וְעַל עִסְקֵי הַמֵּת. עַל עִסְקֵי כַלָּה וָמֵת — אִין, עַל עִסְקֵי אַחֵר — לָא.Viens et entends une preuve : on attend la tombée de la nuit à la limite du te'houm pour s'occuper des affaires d'une mariée et des affaires du mort. Pour les affaires d'une mariée et d'un mort, oui ; pour les affaires de quelqu'un d'autre, non.
- בִּשְׁלָמָא אַחֵר דּוּמְיָא דְכַלָּה מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ לְמֵיגַז לֵיהּ אַסָּא. אֶלָּא מֵת מַאי נִיהוּ? — לְהָבִיא לוֹ אָרוֹן וְתַכְרִיכִין. וְקָתָנֵי מֵת — אִין, אֲבָל אַחֵר — לָא.Certes, pour un autre, de même que pour une mariée, tu trouves un cas interdit : lui couper du myrte. Mais pour le mort, de quoi s'agit-il ? D'apporter pour lui un cercueil et des linceuls. Et on enseigne : pour le mort, oui, mais pour un autre, non.
- וְאַמַּאי? לֵימָא: שֶׁאִם יֵשׁ שָׁם מְחִיצּוֹת — מֵבִיא! מֵת נָמֵי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ לְמֵיגַז לֵיהּ גְּלִימָא.Et pourquoi serait-ce interdit pour un autre ? Disons : car s'il y a là des cloisons, il les apporte ! La Guemara répond : pour le mort aussi, tu trouves un cas interdit : lui couper un manteau pour en faire un linceul, ce qu'aucun aménagement ne permet le Chabbat.
- אֲבָל מַחְשִׁיכִין. וְאַף עַל גַּב דְּלָא אַבְדֵּיל וְהָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן אַנְטִיגְנוֹס מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: אָסוּר לוֹ לָאָדָם שֶׁיַּעֲשֶׂה חֲפָצָיו קוֹדֶם שֶׁיַּבְדִּיל! וְכִי תֵּימָא דְּאַבְדֵּיל בִּתְפִלָּה — וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הַמַּבְדִּיל בַּתְּפִלָּה צָרִיךְ שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס! וְכִי תֵּימָא דְּאַבְדֵּיל עַל הַכּוֹס, כּוֹס בַּשָּׂדֶה מִי אִיכָּא?! תַּרְגְּמָא רַבִּי נָתָן בַּר אַמֵּי קַמֵּיהּ דְּרָבָא בֵּין הַגִּיתּוֹת שָׁנוּ.Mais on peut attendre la tombée de la nuit et rapporter des fruits. Et cela, même s'il n'a pas fait la havdala (bénédiction séparant le Chabbat de la semaine) ? Mais Rabbi Elazar ben Antignos n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Eliézer ben Yaakov : il est interdit à un homme de faire ses affaires avant de faire la havdala ! Et si tu dis qu'il a fait la havdala dans la Tefila, Rav Yehouda n'a-t-il pas dit au nom de Chmouel : celui qui fait la havdala dans la Tefila doit faire la havdala sur la coupe ! Et si tu dis qu'il a fait la havdala sur la coupe, y a-t-il une coupe au champ ?! Rabbi Natan bar Ami l'a expliqué devant Rava : on a enseigné cela pour celui qui se trouve parmi les pressoirs, où il y a du vin.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַב אָשֵׁי: בְּמַעְרְבָא אָמְרִינַן הָכִי: ״הַמַּבְדִּיל בֵּין קוֹדֶשׁ לְחוֹל״ וְעָבְדִינַן צוּרְכִּין. אָמַר רַב אָשֵׁי: כִּי הֲוֵינָא בֵּי רַב כָּהֲנָא הֲוָה אָמַר ״הַמַּבְדִּיל בֵּין קוֹדֶשׁ לְחוֹל״ וּמְסַלְּתִינַן סִילְתֵי.Rabbi Abba a dit à Rav Achi : en Occident (en Erets Israël) nous disons ainsi : « Celui qui sépare le sacré du profane », et nous faisons nos besoins. Rav Achi a dit : quand j'étais chez Rav Kahana, il disait : « Celui qui sépare le sacré du profane », et nous coupions des bûches.
- כְּלָל אָמַר אַבָּא שָׁאוּל: כֹּל שֶׁאֲנִי וְכוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: אַבָּא שָׁאוּל אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַרֵישָׁא קָאֵי: ״אֵין מַחְשִׁיכִין עַל הַתְּחוּם לִשְׂכּוֹר פּוֹעֲלִים לְהָבִיא פֵּירוֹת״ —Abba Chaoul a énoncé une règle générale : tout ce que je, etc. Ils ont posé la question : Abba Chaoul, sur quoi porte sa règle ? Si tu dis qu'elle porte sur la première partie : « On n'attend pas la tombée de la nuit à la limite du te'houm pour engager des ouvriers ou apporter des fruits » –
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.