Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בָּשָׂר תָּפוּחַ — מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַאֲכָל לְחַיָּה, מַיִם מְגוּלִּין — מִפְּנֵי שֶׁהֵן רְאוּיִין לְחָתוּל. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל עַצְמָן אָסוּר לְשַׁהוֹתָן מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה.Une viande gonflée, c'est-à-dire en voie de putréfaction, peut être déplacée parce qu'elle est nourriture pour les animaux sauvages ; de l'eau découverte, dans laquelle un serpent a pu injecter son venin, peut être déplacée parce qu'elle convient au chat, que ce venin n'atteint pas. Rabban Chimon ben Gamliel dit : celle-ci même, l'eau découverte, il est interdit de la garder, à cause du danger que quelqu'un la boive.
- מַתְנִי׳ כּוֹפִין אֶת הַסַּל לִפְנֵי הָאֶפְרוֹחִים כְּדֵי שֶׁיַּעֲלוּ וְיֵרְדוּ. תַּרְנְגוֹלֶת שֶׁבָּרְחָה — דּוֹחִין אוֹתָהּ עַד שֶׁתִּכָּנֵס.MICHNA : On retourne le panier devant les poussins afin qu'ils y montent et en descendent. Quant à une poule qui s'est enfuie, on la pousse, même avec les mains, jusqu'à ce qu'elle rentre dans la maison.
- מְדַדִּין עֲגָלִין וּסְיָיחִין. אִשָּׁה מְדַדָּה אֶת בְּנָהּ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֵימָתַי — בִּזְמַן שֶׁהוּא נוֹטֵל אַחַת וּמַנִּיחַ אַחַת, אֲבָל אִם הָיָה גּוֹרֵר — אָסוּר.On fait marcher, en les soutenant, les veaux et les poulains. De même, une femme fait marcher son fils. Rabbi Yehouda a dit : quand cela est-il permis ? Lorsqu'il lève un pied, l'un, et pose l'autre par lui-même ; mais s'il traînait les pieds, c'est interdit, car ce serait comme le porter.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּהֵמָה שֶׁנָּפְלָה לְאַמַּת הַמַּיִם — מֵבִיא כָּרִים וּכְסָתוֹת וּמַנִּיחַ תַּחְתֶּיהָ, וְאִם עָלְתָה — עָלְתָה.GUEMARA : Rav Yehouda a dit que Rav a dit : un animal qui est tombé dans un canal d'eau, le jour de Chabbat, on apporte des coussins et des couvertures et on les place sous lui ; et s'il remonte ainsi, il remonte.
- מֵיתִיבִי: בְּהֵמָה שֶׁנָּפְלָה לְאַמַּת הַמַּיִם — עוֹשֶׂה לָהּ פַּרְנָסָה בִּמְקוֹמָהּ בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא תָּמוּת. פַּרְנָסָה — אִין, כָּרִים וּכְסָתוֹת — לָא!On a objecté à partir d'un enseignement tannaïtique : un animal qui est tombé dans un canal d'eau, on lui procure sa subsistance là où il se trouve, afin qu'il ne meure pas. On en déduit : la subsistance, oui ; les coussins et les couvertures, non !
- לָא קַשְׁיָא, הָא — דְּאֶפְשָׁר בְּפַרְנָסָה, הָא — דְּאִי אֶפְשָׁר בְּפַרְנָסָה. אֶפְשָׁר בְּפַרְנָסָה — אִין, וְאִי לָא — מֵבִיא כָּרִים וּכְסָתוֹת וּמַנִּיחַ תַּחְתֶּיהָ.Ce n'est pas difficile : celui-ci, l'enseignement tannaïtique, traite du cas où il est possible de le nourrir sur place par la subsistance ; celui-là, l'enseignement de Rav, du cas où il est impossible de le nourrir par la subsistance. Autrement dit : s'il est possible de procéder par la subsistance, oui, on se limite à cela ; et sinon, on apporte des coussins et des couvertures et on les place sous lui.
- וְהָא קָא מְבַטֵּל כְּלִי מֵהֵיכֵנוֹ! סָבַר מְבַטֵּל כְּלִי מֵהֵיכֵנוֹ דְּרַבָּנַן, צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא, וְאָתֵי דְּאוֹרָיְיתָא וְדָחֵי דְּרַבָּנַן.Mais voici qu'il retire ainsi un objet de sa disponibilité ! En effet, une fois placés sous l'animal, les coussins ne peuvent plus être déplacés. Réponse : il, Rav, estime que retirer un objet de sa disponibilité n'est interdit que d'ordre rabbinique, alors que la souffrance des animaux est interdite d'ordre toraïque ; et l'interdit toraïque vient et repousse l'interdit rabbinique.
- תַּרְנְגוֹלֶת שֶׁבָּרְחָה וְכוּ׳. דּוֹחִין — אִין, מְדַדִּין — לָא. תְּנֵינָא לְהָא, דְתָנוּ רַבָּנַן: מְדַדִּין בְּהֵמָה חַיָּה וָעוֹף בֶּחָצֵר, אֲבָל לֹא אֶת הַתַּרְנְגוֹלֶת.Nous avons appris dans la Michna : Une poule qui s'est enfuie, etc. On en déduit : on la pousse, oui ; on la fait marcher en la soutenant, non. Nous l'avons déjà appris, car nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on fait marcher l'animal domestique, l'animal sauvage et l'oiseau dans la cour, mais pas la poule.
- תַּרְנְגוֹלֶת מַאי טַעְמָא לָא? אָמַר אַבָּיֵי: מִשּׁוּם דְּמַקְפְּיָא נַפְשָׁהּ.La poule, pour quelle raison pas ? Abayé a dit : parce qu'elle se soulève elle-même du sol, de sorte qu'on la porte en réalité.
- תָּנֵי חֲדָא: מְדַדִּין בְּהֵמָה וְחַיָּה וָעוֹף בֶּחָצֵר אֲבָל לֹא בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהָאִשָּׁה מְדַדָּה אֶת בְּנָהּ בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר בֶּחָצֵר. וְתַנְיָא אִידַּךְ: אֵין עוֹקְרִין בְּהֵמָה וְחַיָּה וָעוֹף בֶּחָצֵר, אֲבָל דּוֹחִין בָּהֶן שֶׁיִּכָּנְסוּ.Il a été enseigné dans une baraïta : on fait marcher l'animal domestique, l'animal sauvage et l'oiseau dans la cour, mais pas dans le domaine public ; et la femme fait marcher son fils dans le domaine public, et il va sans dire dans la cour. Et il a été enseigné dans une autre baraïta : on ne soulève pas du sol l'animal domestique, l'animal sauvage et l'oiseau dans la cour, mais on les pousse pour qu'ils entrent.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ אֵין עוֹקְרִין, אֲבָל דַּדּוֹיֵי — מְדַדִּינַן, הֲדַר אָמְרַתְּ: דּוֹחִין אִין, מְדַדִּין — לָא! אָמַר אַבָּיֵי: סֵיפָא אֲתָאן לְתַרְנְגוֹלֶת.Cette dernière baraïta elle-même est difficile : tu as dit qu'on ne soulève pas du sol, d'où il ressort que faire marcher, on le fait ; puis tu as dit : pousser, oui ; faire marcher, non ! Abayé a dit : dans la fin de la baraïta, nous en sommes venus à la poule, qu'on ne fait pas marcher.
- אָמַר אַבָּיֵי: הַאי מַאן דְּשָׁחֵיט תַּרְנְגוֹלְתָּא — לִכְבְּשִׁינְהוּ לְכַרְעֵיהּ בְּאַרְעָא, אִי נָמֵי נֵידֵל לְהוּ מֵידֵל, דְּדִילְמָא מַנַּח לְהוּ לְטוּפְרֵיהּ בְּאַרְעָא, וְעָקַר לְהוּ לְסִימָנִים.Abayé a dit : celui qui égorge une poule, qu'il enfonce ses pattes dans le sol, ou bien qu'il les soulève tout à fait, de peur qu'elle ne pose ses griffes sur le sol et n'arrache les signes, c'est-à-dire la trachée et l'œsophage, ce qui invaliderait l'abattage.
- מַתְנִי׳ אֵין מְיַלְּדִין אֶת הַבְּהֵמָה בְּיוֹם טוֹב, אֲבָל מְסַעֲדִין. וּמְיַלְּדִין אֶת הָאִשָּׁה בְּשַׁבָּת, וְקוֹרִין לָהּ חֲכָמָה מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, וּמְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת, וְקוֹשְׁרִין אֶת הַטִּיבּוּר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף חוֹתְכִין. וְכׇל צׇרְכֵי מִילָּה עוֹשִׂין בְּשַׁבָּת.MICHNA : On n'accouche pas un animal le jour de Yom Tov (jour de fête), mais on l'assiste. Et on accouche la femme le jour de Chabbat, on appelle pour elle la sage-femme d'un endroit à l'autre, on profane pour elle le Chabbat, et on noue le cordon ombilical. Rabbi Yossé dit : on le coupe aussi. Et tous les besoins de la circoncision, on les accomplit le jour de Chabbat.
- גְּמָ׳ כֵּיצַד מְסַעֲדִין? רַב יְהוּדָה אָמַר: אוֹחֵז אֶת הַוָּלָד שֶׁלֹּא יִפּוֹל לָאָרֶץ, רַב נַחְמָן אָמַר: דּוֹחֵק בַּבָּשָׂר כְּדֵי שֶׁיֵּצֵא הַוָּלָד.GUEMARA : Comment assiste-t-on l'animal ? Rav Yehouda a dit : on tient le petit pour qu'il ne tombe pas à terre. Rav Na'hman a dit : on presse la chair de l'animal afin que le petit sorte.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה: כֵּיצַד מְסַעֲדִין? אוֹחֲזִין אֶת הַוָּלָד שֶׁלֹּא יִפּוֹל לָאָרֶץ, וְנוֹפֵחַ לוֹ בְּחוֹטְמוֹ, וְנוֹתֵן לוֹ דַּד לְתוֹךְ פִּיו כְּדֵי שֶׁיִּינַק.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rav Yehouda : comment assiste-t-on ? On tient le petit pour qu'il ne tombe pas à terre, on lui souffle dans les narines pour en dégager les mucosités, et on lui met le pis dans la bouche afin qu'il tète.
- אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: מְרַחֲמִין הָיִינוּ עַל בְּהֵמָה טְהוֹרָה בְּיוֹם טוֹב. הֵיכִי עָבֵיד? אָמַר אַבָּיֵי: מֵבִיא בּוּל שֶׁל מֶלַח וּמַנִּיחַ לָהּ בְּתוֹךְ הָרֶחֶם, כְּדֵי שֶׁתִּזְכּוֹר צַעֲרָהּ וּתְרַחֵם עָלָיו. וּמְזַלְּפִין מֵי שִׁלְיָא עַל גַּבֵּי וָלָד, כְּדֵי שֶׁתָּרִיחַ רֵיחוֹ וּתְרַחֵם עָלָיו. וְדַוְקָא טְהוֹרָה, אֲבָל טְמֵאָה — לָא.Rabban Chimon ben Gamliel a dit : nous faisions avoir pitié de son petit à un animal pur, le jour de Yom Tov. Comment faisait-on ? Abayé a dit : on apporte une boule de sel et on la place dans sa matrice, afin qu'elle se souvienne de sa douleur et ait pitié de lui. Et on asperge du liquide de placenta sur le petit, afin qu'elle sente son odeur et ait pitié de lui. Et ce, uniquement pour un animal pur, mais pour un animal impur, non.
- מַאי טַעְמָא? טְמֵאָה לָא מְרַחֲקָא וְלָדָא, וְאִי מְרַחֲקָא וְלָדָא — לָא מְקָרְבָא.Quelle en est la raison ? Un animal impur n'éloigne pas son petit, et s'il éloigne son petit, il ne le rapproche plus ; ces procédés seraient donc sans objet.
- מְיַלְּדִין אֶת הָאִשָּׁה וְכוּ׳. מִכְּדֵי תְּנָא לֵיהּ: מְיַלְּדִין אֶת הָאִשָּׁה וְקוֹרִין לָהּ חֲכָמָה מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, ״וּמְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת״ לְאֵתוֹיֵי מַאי?Nous avons appris dans la Michna : On accouche la femme, etc. Puisque le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a déjà enseigné : on accouche la femme et on appelle pour elle la sage-femme d'un endroit à l'autre, que vient inclure l'expression « et on profane pour elle le Chabbat » ?
- לְאֵתוֹיֵי הָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: אִם הָיְתָה צְרִיכָה לְנֵר — חֲבֶירְתָּהּ מַדְלֶקֶת לָהּ אֶת הַנֵּר. וְאִם הָיְתָה צְרִיכָה לְשֶׁמֶן — חֲבֶירְתָּהּ מְבִיאָה לָהּ שֶׁמֶן בַּיָּד, וְאִם אֵינוֹ סֹפֵק בַּיָּד — מְבִיאָה בִּשְׂעָרָהּ, וְאִם אֵינוֹ סֹפֵק בִּשְׂעָרָהּ — מְבִיאָה לָהּ בִּכְלִי.Elle vient inclure ce que nos Maîtres ont enseigné : si elle avait besoin d'une lampe, sa compagne lui allume la lampe. Et si elle avait besoin d'huile, sa compagne lui apporte de l'huile dans la main ; et si ce n'est pas suffisant dans la main, elle l'apporte dans ses cheveux ; et si ce n'est pas suffisant dans ses cheveux, elle la lui apporte dans un récipient.
- אָמַר מָר: אִם הָיְתָה צְרִיכָה לְנֵר — חֲבֶירְתָּהּ מַדְלֶקֶת לָהּ אֶת הַנֵּר. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא בְּסוּמָא, מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דְּלָא חַזְיָא — אֲסִיר, קָא מַשְׁמַע לַן אִיַּתּוֹבֵי מִיַּתְּבָא דַּעְתַּהּ, סָבְרָא: אִי אִיכָּא מִידֵּי — חַזְיָא חֲבִירְתַּאי וְעָבְדָה לִי.Le Maître a dit : si elle avait besoin d'une lampe, sa compagne lui allume la lampe. C'est évident ! Cela n'est nécessaire que pour une aveugle. Tu aurais pu dire : puisqu'elle ne voit pas, c'est interdit ; on nous enseigne donc que c'est permis, car cela lui apaise l'esprit, elle se dit : s'il y a quelque chose à faire, ma compagne le verra et le fera pour moi.
- אִם הָיְתָה צְרִיכָה לְשֶׁמֶן וְכוּ׳. תִּיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם סְחִיטָה!Si elle avait besoin d'huile, etc. Mais pourquoi l'apporter dans ses cheveux ? Déduis-en plutôt que c'est interdit à cause de l'essorage !
- רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ: אֵין סְחִיטָה בְּשֵׂיעָר. רַב אָשֵׁי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא יֵשׁ סְחִיטָה בְּשֵׂיעָר, מְבִיאָה לָהּ בִּכְלִי דֶּרֶךְ שְׂעָרָהּ, דְּכַמָּה דְּאֶפְשָׁר לְשַׁנּוֹיֵי — מְשַׁנִּינַן.C'est Rabba et Rav Yossef, qui ont tous deux dit : il n'y a pas d'essorage pour les cheveux. Rav Achi a dit : tu peux même dire qu'il y a essorage pour les cheveux : ici, elle la lui apporte dans un récipient par ses cheveux, c'est-à-dire noué à sa chevelure, car autant qu'il est possible de modifier la manière de faire, nous la modifions.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: חַיָּה כׇּל זְמַן שֶׁהַקֶּבֶר פָּתוּחַ, בֵּין אָמְרָה ״צְרִיכָה אֲנִי״, בֵּין לֹא אָמְרָה ״צְרִיכָה אֲנִי״ — מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת.Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : l'accouchée, tant que la « tombe », c'est-à-dire la matrice, est ouverte, qu'elle ait dit : « j'en ai besoin » ou qu'elle n'ait pas dit : « j'en ai besoin », on profane pour elle le Chabbat.
- נִסְתַּם הַקֶּבֶר, בֵּין אָמְרָהUne fois la « tombe » refermée, qu'elle ait dit
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