Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: שָׁלֹשׁ מְחִיצּוֹת וְלֶחִי אֶחָד — זֶה מָבוֹי שֶׁאֵינוֹ מְפוּלָּשׁ. שָׁלֹשׁ מְחִיצּוֹת בְּלֹא לֶחִי — זֶהוּ מָבוֹי הַמְפוּלָּשׁ. וַאֲפִילּוּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמַר בָּעֵינַן לְחָיַיִם, הָנֵי מִילֵּי לָאוֹכָלִין וּמַשְׁקִין, אֲבָל לְסֵפֶר תּוֹרָה — בְּחַד לֶחִי סַגִּי.Mais Rav Achi a dit : trois parois et un seul lé'hi (poteau à l'entrée), c'est un mavoï (ruelle) qui n'est pas ouvert ; trois parois sans lé'hi, c'est le mavoï ouvert. Et même selon Rabbi Eliézer, qui a dit que nous avons besoin de deux lé'hayim, ces paroles valent pour les aliments et les boissons, mais pour un Séfer Torah, un seul lé'hi suffit.
- מַתְנִי׳ מַצִּילִין מָזוֹן שָׁלֹשׁ סְעוּדוֹת. הָרָאוּי לָאָדָם — לָאָדָם, הָרָאוּי לַבְּהֵמָה — לַבְּהֵמָה. כֵּיצַד? נָפְלָה דְּלֵיקָה בְּלֵילֵי שַׁבָּת — מַצִּילִין מְזוֹן שָׁלֹשׁ סְעוּדוֹת. בַּשַּׁחֲרִית — מַצִּילִין מְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת. בַּמִּנְחָה — מְזוֹן סְעוּדָה אַחַת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לְעוֹלָם מַצִּילִין מְזוֹן שָׁלֹשׁ סְעוּדוֹת.Michna : On sauve d'un incendie, le Chabbat, la nourriture de trois repas : ce qui convient à l'homme pour l'homme, ce qui convient à la bête pour la bête. Comment ? Si un incendie se déclare la nuit du Chabbat, avant le repas, on sauve la nourriture de trois repas ; le matin, avant le repas du jour, on sauve la nourriture de deux repas ; à Min'ha (l'après-midi), la nourriture d'un seul repas. Rabbi Yossé dit : on sauve toujours la nourriture de trois repas.
- גְּמָ׳ מִכְּדֵי בְּהֶיתֵּרָא קָטָרַח, נַצֵּיל טְפֵי? אָמַר רָבָא: מִתּוֹךְ שֶׁאָדָם בָּהוּל עַל מָמוֹנוֹ, אִי שָׁרֵית לֵיהּ — אָתֵי לְכַבּוֹיֵי. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי, אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: נִשְׁבְּרָה לוֹ חָבִית בְּרֹאשׁ גַּגּוֹ — מֵבִיא כְּלִי וּמַנִּיחַ תַּחְתֶּיהָ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יָבִיא כְּלִי אַחֵר וְיִקְלוֹט, כְּלִי אַחֵר וִיצָרֵף. הָתָם, מַאי גְּזֵירָה אִיכָּא? הָכָא נָמֵי, גְּזֵירָה שֶׁמָּא יָבִיא כְּלִי דֶּרֶךְ רְשׁוּת הָרַבִּים.Guemara : La Guemara demande : puisque celui qui sauve se donne de la peine pour une chose permise, qu'il sauve davantage ! Rava a dit : comme l'homme est affolé pour ses biens, si tu lui permets de sauver davantage, il en viendra à éteindre le feu. Abayé lui a dit : mais alors, ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si un tonneau s'est brisé pour lui sur le haut de son toit, il apporte un récipient et le place dessous, à condition qu'il n'apporte pas un autre récipient pour recueillir le jet, ni un autre récipient pour l'appliquer contre le toit. Là, quelle mesure préventive y a-t-il ? Il n'y a aucun risque d'éteindre un feu. Rava répond : ici aussi, c'est une mesure préventive, de peur qu'il n'apporte un récipient par le domaine public.
- גּוּפָא: נִשְׁבְּרָה לוֹ חָבִית בְּרֹאשׁ גַּגּוֹ — מֵבִיא כְּלִי וּמַנִּיחַ תַּחְתֶּיהָ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יָבִיא כְּלִי אַחֵר וְיִקְלוֹט, כְּלִי אַחֵר וִיצָרֵף. נִזְדַּמְּנוּ לוֹ אוֹרְחִין — מֵבִיא כְּלִי אַחֵר וְקוֹלֵט, כְּלִי אַחֵר וּמְצָרֵף. וְלֹא יִקְלוֹט וְאַחַר כָּךְ יַזְמִין, אֶלָּא יַזְמִין וְאַחַר כָּךְ יִקְלוֹט. וְאֵין מַעֲרִימִין בְּכָךְ, מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה אָמְרוּ: מַעֲרִימִין.Revenons au texte lui-même : si un tonneau s'est brisé pour lui sur le haut de son toit, il apporte un récipient et le place dessous, à condition qu'il n'apporte pas un autre récipient pour recueillir, ni un autre récipient pour appliquer. Si des invités se présentent à lui, il apporte un autre récipient et recueille, un autre récipient et applique. Et qu'il ne recueille pas pour inviter ensuite ; mais qu'il invite et recueille ensuite. Et on ne ruse pas ainsi en invitant des hôtes dans le seul but de sauver le vin. Au nom de Rabbi Yossé bar Yehouda, ils ont dit : on ruse.
- לֵימָא בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ קָמִיפַּלְגִי? דְּתַנְיָא: אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ שֶׁנָּפְלוּ לְבוֹר? — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מַעֲלֶה אֶת הָרִאשׁוֹן עַל מְנָת לְשׁוֹחְטוֹ, וְהַשֵּׁנִי עוֹשֶׂה לוֹ פַּרְנָסָה בִּמְקוֹמוֹ בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא יָמוּת. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: מַעֲלֶה אֶת הָרִאשׁוֹן עַל מְנָת לְשׁוֹחְטוֹ וְאֵינוֹ שׁוֹחֲטוֹ, וּמַעֲרִים וּמַעֲלֶה אֶת הַשֵּׁנִי — רָצָה זֶה שׁוֹחֵט, רָצָה זֶה שׁוֹחֵט.Dirons-nous qu'ils sont en désaccord sur la machlokèt (divergence d'opinions) de Rabbi Eliézer et de Rabbi Yehochoua ? Car il a été enseigné dans une baraïta : une bête et son petit qui sont tombés dans une fosse à Yom Tov (jour de fête) – comme il est interdit d'abattre les deux le même jour – Rabbi Eliézer dit : il remonte le premier avec l'intention de l'abattre, et pour le second, il lui fournit de la nourriture sur place, afin qu'il ne meure pas. Rabbi Yehochoua dit : il remonte le premier avec l'intention de l'abattre, mais il ne l'abat pas, et il ruse et remonte le second ; s'il le veut, il abat celui-ci, s'il le veut, il abat celui-là.
- מִמַּאי? דִּילְמָא עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הָתָם, דְּאֶפְשָׁר בְּפַרְנָסָה, אֲבָל הָכָא דְּלָא אֶפְשָׁר — לָא. וְעַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הָתָם, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים, אֲבָל הָכָא דְּלֵיכָּא צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים — לָא.La Guemara rejette ce rapprochement : d'où le sais-tu ? Peut-être que Rabbi Eliézer n'a parlé ainsi que là-bas, où il est possible de sauver la bête en la nourrissant, mais ici, où ce n'est pas possible, non. Et Rabbi Yehochoua n'a parlé ainsi que là-bas, parce qu'il y a la souffrance des animaux, mais ici, où il n'y a pas de souffrance des animaux, non.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הִצִּיל פַּת נְקִיָּה — אֵין מַצִּיל פַּת הַדְרָאָה, פַּת הַדְרָאָה — מַצִּיל פַּת נְקִיָּה. וּמַצִּילִין מִיּוֹם הַכִּפּוּרִים לַשַּׁבָּת, אֲבָל לֹא מִשַּׁבָּת לְיוֹם הַכִּפּוּרִים. וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר מִשַּׁבָּת לְיוֹם טוֹב, וְלֹא מִשַּׁבָּת לַשַּׁבָּת הַבָּאָה.Nos Maîtres ont enseigné : s'il a sauvé du pain de fine farine pour trois repas, il ne sauve pas de pain hadraa (grossier) ; s'il a sauvé du pain hadraa, il sauve du pain de fine farine. Et on sauve de Yom Kippour pour le Chabbat, mais non du Chabbat pour Yom Kippour. Et il n'est pas nécessaire de dire qu'on ne sauve pas du Chabbat pour Yom Tov, ni du Chabbat pour le Chabbat suivant.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שָׁכַח פַּת בַּתַּנּוּר וְקִידֵּשׁ עָלָיו הַיּוֹם — מַצִּילִין מְזוֹן שָׁלֹשׁ סְעוּדוֹת, וְאוֹמֵר לַאֲחֵרִים: בּוֹאוּ וְהַצִּילוּ לָכֶם. וּכְשֶׁהוּא רוֹדֶה, לֹא יִרְדֶּה בְּמַרְדֶּה, אֶלָּא בְּסַכִּין. אִינִי?! וְהָא תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״לֹא תַעֲשֶׂה כׇל מְלָאכָה״, יָצָא תְּקִיעַת שׁוֹפָר וּרְדִיַּית הַפַּת שֶׁהִיא חָכְמָה וְאֵינָהּ מְלָאכָה? כַּמָּה דְּאֶפְשָׁר לְשַׁנּוֹיֵי מְשַׁנֵּינַן.Nos Maîtres ont enseigné : s'il a oublié du pain dans le four et que le jour s'est sanctifié sur lui, on sauve la nourriture de trois repas, et il dit à d'autres : « Venez et sauvez pour vous ! » Et lorsqu'il retire le pain du four, qu'il ne le retire pas avec une pelle de boulanger, mais avec un couteau. La Guemara demande : est-ce vrai ? Mais voici que le Tanna (Sage de la Michna) de l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « Tu ne feras aucun travail » (Exode 20, 10) : sont exclus la sonnerie du chofar (corne de bélier) et le fait de retirer le pain du four, qui est un art et non un travail ! Pourquoi donc ne pas le retirer de la manière habituelle ? La Guemara répond : autant qu'il est possible de modifier la manière de faire, nous modifions, pour marquer le Chabbat.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: לְעוֹלָם יַשְׁכִּים אָדָם לְהוֹצָאַת שַׁבָּת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָיָה בַּיּוֹם הַשִּׁשִּׁי וְהֵכִינוּ אֵת אֲשֶׁר יָבִיאוּ״, לְאַלְתַּר. אָמַר רַבִּי אַבָּא: בְּשַׁבָּת חַיָּיב אָדָם לִבְצוֹעַ עַל שְׁתֵּי כִכָּרוֹת, דִּכְתִיב: ״לֶחֶם מִשְׁנֶה״.Rav 'Hisda a dit : que l'homme se lève toujours tôt le vendredi pour les dépenses du Chabbat, comme il est dit : « Et il arrivera, le sixième jour, qu'ils prépareront ce qu'ils apporteront » (Exode 16, 5) : aussitôt, le matin, au moment même où ils ramassaient la manne. Rabbi Abba a dit : le Chabbat, l'homme est obligé de rompre le pain sur deux pains, comme il est écrit : « un pain double » (Exode 16, 22).
- אָמַר רַב אָשֵׁי: חֲזֵינָא לֵיהּ לְרַב כָּהֲנָא דְּנָקֵט תַּרְתֵּי וּבָצַע חֲדָא. אָמַר: ״לָקְטוּ״ כְּתִיב. רַבִּי זֵירָא הֲוָה בָּצַע אַכּוּלַּהּ שֵׁירוּתֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: וְהָא מִיחְזֵי כְּרַעַבְתָנוּתָא? אֲמַר לֵיהּ: כֵּיוָן דְּכׇל יוֹמָא לָא עָבֵיד, וְהָאִידָּנָא הוּא דְּקָעָבֵיד — לָא מִיחְזֵי כְּרַעַבְתָנוּתָא. רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי כִּי מִיקְּלַע לְהוּ רִיפְתָּא דְעֵירוּבָא — שָׁרוּ עִילָּוֵיהּ, אָמְרִי: הוֹאִיל וְאִיתְעֲבִיד בַּהּ חֲדָא מִצְוָה — לִיתְעֲבִיד בַּהּ מִצְוָה אַחֲרִינָא.Rav Achi a dit : j'ai vu Rav Kahana qui prenait deux pains et en rompait un seul. Il a dit : il est écrit « Ils recueillirent » : le pain double concerne le fait de tenir, non de rompre. Rabbi Zeira rompait un morceau suffisant pour tout son repas. Ravina a dit à Rav Achi : mais cela n'a-t-il pas l'air de la gloutonnerie ? Il lui a dit : puisque chaque jour il ne le fait pas et que c'est aujourd'hui qu'il le fait, cela n'a pas l'air de la gloutonnerie. Rabbi Ami et Rabbi Assi, lorsque le pain de l'érouv (fusion des domaines permettant de porter) se présentait à eux, commençaient par lui leur repas, en récitant dessus la bénédiction. Ils disaient : puisqu'une mitsva (commandement) a été accomplie avec lui, qu'une autre mitsva soit accomplie avec lui.
- כֵּיצַד? נָפְלָה דְּלֵיקָה כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: כַּמָּה סְעוּדוֹת חַיָּיב אָדָם לֶאֱכוֹל בַּשַּׁבָּת — שָׁלֹשׁ. רַבִּי חִידְקָא אוֹמֵר: אַרְבַּע. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וּשְׁנֵיהֶם מִקְרָא אֶחָד דָּרְשׁוּ: ״וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אִכְלוּהוּ הַיּוֹם כִּי שַׁבָּת הַיּוֹם לַה׳ הַיּוֹם לֹא תִמְצָאֻהוּ בַּשָּׂדֶה״. רַבִּי חִידְקָא סָבַר: הָנֵי תְּלָתָא ״הַיּוֹם״ לְבַר מֵאוּרְתָּא, וְרַבָּנַן סָבְרִי: בַּהֲדֵי דְּאוּרְתָּא. תְּנַן: נָפְלָה דְּלֵיקָה בְּלֵילֵי שַׁבָּתNous avons appris dans la Michna : Comment ? Si un incendie se déclare, etc. Nos Maîtres ont enseigné : combien de repas l'homme est-il obligé de manger le Chabbat ? Trois. Rabbi 'Hidka dit : quatre. Rabbi Yo'hanan a dit : et tous deux ont interprété un même verset : « Moché dit : Mangez-le aujourd'hui, car c'est aujourd'hui Chabbat pour Hachem ; aujourd'hui, vous ne le trouverez pas dans le champ » (Exode 16, 25). Rabbi 'Hidka pense que ces trois « aujourd'hui » désignent trois repas en dehors du soir, car Moché parlait le matin ; et les Sages pensent : en comptant celui du soir. Nous avons appris dans la Michna : si un incendie se déclare la nuit du Chabbat,
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