Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּי הֲוֵינָא בְּבָבֶל הֲוָה אָמְרִינַן: הָא דְּתַנְיָא יוֹם הַכִּיפּוּרִים שֶׁחָל לִהְיוֹת עֶרֶב שַׁבָּת — לֹא הָיוּ תּוֹקְעִין, וּבְמוֹצָאֵי שַׁבָּת — לֹא הָיוּ מַבְדִּילִין, דִּבְרֵי הַכֹּל הִיא. כִּי סְלֵיקְנָא לְהָתָם, אַשְׁכְּחִיתֵיהּ לִיהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי דְּיָתֵיב וְקָאָמַר: רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּאִי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, כֵּיוָן דְּאָמַר חֶלְבֵי שַׁבָּת קְרֵיבִין בְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים, לִיתְקַע, כִּי הֵיכִי דְּלֶיהְוֵי יָדְעִי דְּחֶלְבֵי שַׁבָּת קְרֵיבִין בְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים. וְאָמֵינָא לֵיהּ אֲנָא: כֹּהֲנִים זְרִיזִין הֵן.Lorsque j'étais en Babylonie, nous disions, au sujet de ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si Yom Kippour tombe la veille de Chabbat, on ne sonnait pas du chofar (corne de bélier), comme on le faisait chaque vendredi pour annoncer le Chabbat, et s'il tombe à l'issue de Chabbat, on ne faisait pas la havdala (séparation rituelle entre le saint et le profane), que c'est l'avis de tous. Lorsque je suis monté là-bas, en terre d'Israël, j'ai trouvé Yehouda, fils de Rabbi Chimon ben Pazi, qui siégeait et disait : c'est l'avis de Rabbi Akiva, pour qui Yom Kippour a la même gravité que le Chabbat. Car si c'était Rabbi Ichmaël, puisqu'il a dit que les graisses du Chabbat sont offertes à Yom Kippour, lorsque celui-ci suit le Chabbat, qu'on sonne, afin qu'ils sachent que les graisses du Chabbat sont offertes à Yom Kippour. Et moi, je lui ai dit : il n'y a là aucune preuve, car les Cohanim (prêtres) sont vigilants et connaissent ces règles sans qu'il soit besoin de sonner.
- אֲמַר לֵיהּ מָר קַשִּׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא לְרַב אָשֵׁי: מִי אָמְרִינַן כֹּהֲנִים זְרִיזִין הֵן? וְהָתְנַן: שָׁלֹשׁ לְהַבְטִיל אֶת הָעָם מִמְּלָאכָה, שָׁלֹשׁ לְהַבְדִּיל בֵּין קוֹדֶשׁ לְחוֹל. כְּדַאֲמַר אַבָּיֵי: לִשְׁאָר עַמָּא דְּבִירוּשְׁלֶם, הָכָא נָמֵי לִשְׁאָר עַמָּא דְּבִירוּשְׁלֶם.Mar Kachicha, fils de Rav 'Hisda, a dit à Rav Achi : disons-nous vraiment que les Cohanim sont vigilants ? Or nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : trois sonneries pour faire cesser le peuple de travailler, trois pour séparer entre le saint et le profane. Il semble donc que même les Cohanim avaient besoin de ces sonneries. La Guemara répond : comme l'a dit Abayé dans un autre contexte, c'était pour le reste du peuple à Jérusalem ; ici aussi, ces sonneries étaient pour le reste du peuple à Jérusalem, et non pour les Cohanim.
- וְלִיתְקַע, כִּי הֵיכִי דְּלִידְּעוּ דִּשְׁרֵי בִּקְנִיבַת יָרָק מִן הַמִּנְחָה וּלְמַעְלָה. אָמַר רַב יוֹסֵף: לְפִי שֶׁאֵין דּוֹחִין שְׁבוּת לְהַתִּיר.La Guemara demande : de toute façon, qu'on sonne, afin qu'ils sachent qu'il est permis d'éplucher des légumes – d'en ôter les feuilles pour les préparer – à partir de Min'ha (l'après-midi) et au-delà ! À Yom Kippour, c'est permis à partir d'un certain moment de la journée, contrairement au Chabbat. Rav Yossef a dit : on ne sonne pas parce qu'on ne repousse pas un chevout (interdit rabbinique) pour permettre quelque chose : sonner du chofar est un chevout, et on ne le repousse pas pour annoncer une permission.
- וְרַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי אָמַר: שְׁבוּת קְרוֹבָה — הִתִּירוּ, שְׁבוּת רְחוֹקָה — לֹא הִתִּירוּ.Et Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : pour un chevout en vue d'un besoin proche, ils l'ont permis ; pour un chevout en vue d'un besoin lointain, ils ne l'ont pas permis. Or ici, le besoin est lointain, puisque éplucher des légumes ne concerne pas ce Yom Kippour-ci, qui tombe la veille de Chabbat.
- וּשְׁבוּת קְרוֹבָה הִתִּירוּ? וְהָתְנַן: יוֹם טוֹב שֶׁחָל לִהְיוֹת עֶרֶב שַׁבָּת — תּוֹקְעִין וְלֹא מַבְדִּילִין. מוֹצָאֵי שַׁבָּת — מַבְדִּילִין וְלֹא תּוֹקְעִין. וְאַמַּאי? לִיתְקַע, כִּי הֵיכִי דְּלִידְּעוּ דִּשְׁרֵי בִּשְׁחִיטָה לְאַלְתַּר! אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְרַב יוֹסֵף.La Guemara demande : et pour un chevout en vue d'un besoin proche, ils l'ont permis ? Or nous avons appris dans une Michna : si un Yom Tov (jour de fête) tombe la veille de Chabbat, on sonne et on ne fait pas la havdala, car on passe à un jour plus saint ; s'il tombe à l'issue de Chabbat, on fait la havdala et on ne sonne pas. Et pourquoi ne sonne-t-on pas ? Qu'on sonne, afin qu'ils sachent qu'il est permis d'abattre des bêtes aussitôt, le soir même du Yom Tov ! Mais il est clair qu'il faut expliquer comme Rav Yossef : on ne repousse pas un chevout pour permettre.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב הוּנָא, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא: יוֹם הַכִּיפּוּרִים שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת — אָסוּר בִּקְנִיבַת יָרָק. אָמַר רַב מָנָא, תָּנָא: מִנַּיִן לְיוֹם הַכִּיפּוּרִים שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת שֶׁאָסוּר בִּקְנִיבַת יָרָק — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שַׁבָּתוֹן״, שְׁבוּת. לְמַאי? אִילֵימָא לִמְלָאכָה — וְהָכְתִיב: ״לֹא תַעֲשֶׂה כׇל מְלָאכָה״! אֶלָּא לָאו, אַקְּנִיבַת יָרָק! שְׁמַע מִינַּהּ.À propos du fait d'éplucher des légumes, Rabbi Zeira a dit que Rav Houna a dit, et certains disent que Rabbi Abba a dit que Rav Houna a dit : si Yom Kippour tombe un Chabbat, il est interdit d'éplucher des légumes. Rav Mana a dit : il a été enseigné dans une baraïta : d'où savons-nous que, lorsque Yom Kippour tombe un Chabbat, il est interdit d'éplucher des légumes ? Le verset dit : « Chabbaton » (Exode 16, 23), ce qui signifie chevout, un jour de repos. Pour quoi cette interdiction ? Si l'on dit qu'elle porte sur un travail proprement dit, or il est écrit : « Tu ne feras aucun travail » (Exode 20, 10) ! Mais n'est-ce pas qu'elle porte sur le fait d'éplucher des légumes ? Déduis-en que c'est bien interdit.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: יוֹם הַכִּיפּוּרִים שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת — מוּתָּר בִּקְנִיבַת יָרָק. מֵיתִיבִי: מִנַּיִן לְיוֹם הַכִּיפּוּרִים שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת שֶׁאָסוּר בִּקְנִיבַת יָרָק — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שַׁבָּתוֹן״, שְׁבוּת. לְמַאי? אִילֵימָא לִמְלָאכָה — וְהָכְתִיב: ״לֹא תַעֲשֶׂה כׇל מְלָאכָה״ אֶלָּא לָאו, בִּקְנִיבַת יָרָק! לָא, לְעוֹלָם לִמְלָאכָה, וְלַעֲבוֹר עָלֶיהָ בַּ״עֲשֵׂה״ וְ״לֹא תַעֲשֶׂה״.Rabbi 'Hiyya bar Abba a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : si Yom Kippour tombe un Chabbat, il est permis d'éplucher des légumes. La Guemara objecte, à partir de la baraïta citée : d'où savons-nous que, lorsque Yom Kippour tombe un Chabbat, il est interdit d'éplucher des légumes ? Le verset dit : « Chabbaton », ce qui signifie chevout. Pour quoi ? Si l'on dit que c'est pour un travail, or il est écrit : « Tu ne feras aucun travail » ! Mais n'est-ce pas pour le fait d'éplucher des légumes ? La Guemara répond : non, en réalité il s'agit bien d'un travail, et le verset vient pour transgresser à son sujet un commandement positif et un interdit : celui qui accomplit un travail transgresse les deux.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: יוֹם הַכִּיפּוּרִים שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּתIl a été enseigné dans une baraïta conformément à l'avis de Rabbi Yo'hanan : si Yom Kippour tombe un Chabbat,
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