Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִי לָא קַבְּלֵיהּ עֲלֵיהּ בֶּאֱלוֹהַּ – לָא כְּלוּם הוּא. אֶלָּא לָאו, מֵאַהֲבָה וּמִיִּרְאָה?Et s'il ne l'a pas accepté sur lui comme dieu, mais s'est prosterné pour honorer le roi, ce n'est rien. N'est-ce donc pas le cas d'un culte par amour ou par crainte ? Cela prouve que ce cas compte comme de l'idolâtrie.
- וְרָבָא אָמַר לָךְ: לָא, בְּאוֹמֵר מוּתָּר.Et Rava te dira : non, il s'agit de celui qui dit que c'est permis, croyant que l'idolâtrie est permise.
- אוֹמֵר מוּתָּר, הַיְינוּ הֶעְלֵם דָּבָר!Mais celui qui dit que c'est permis, c'est cela même « l'ignorance de la loi », sur laquelle les Sages sont d'accord ! Où serait alors la divergence avec Rabbi ?
- בְּאוֹמֵר מוּתָּר לִגְמָרֵי. הֶעְלֵם דָּבָר – קִיּוּם מִקְצָת וּבִיטּוּל מִקְצָת.Il s'agit de celui qui dit que c'est entièrement permis. L'ignorance de la loi, quant à elle, est le maintien d'une partie et l'annulation d'une partie de l'interdit : il sait que l'idolâtrie est interdite, mais croit que certains actes sont permis.
- תָּנֵי רַבִּי זַכַּאי קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: זִיבַּח, וְקִיטֵּר, וְנִיסֵּךְ, וְהִשְׁתַּחֲוָה בְּהֶעְלֵם אֶחָד – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת.Rabbi Zakkaï a enseigné devant Rabbi Yo'hanan : s'il a sacrifié, brûlé de l'encens, fait une libation et s'est prosterné pour une idole, en une seule inadvertance, il n'est passible que d'un seul sacrifice 'hatat (sacrifice expiatoire).
- אֲמַר לֵיהּ: פּוֹק תְּנִי לְבָרָא.Rabbi Yo'hanan lui a dit : sors enseigner cela dehors : un tel enseignement n'a pas sa place dans la maison d'étude.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא: הָא דְּאָמַר רַבִּי זַכַּאי מַחְלוֹקֶת רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי נָתָן, דְּתַנְיָא: הַבְעָרָה לְלָאו יָצָאת, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי.Rabbi Abba a dit : ce qu'a dit Rabbi Zakkaï dépend de la machlokèt (divergence d'opinions) de Rabbi Yossé et Rabbi Natan, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : l'allumage du feu a été mentionné à part parmi les travaux du Chabbat (Exode 35, 3) pour en faire un simple interdit, non passible de lapidation, tels sont les propos de Rabbi Yossé.
- וְרַבִּי נָתָן אוֹמֵר: לְחַלֵּק יָצָאת.Et Rabbi Natan dit : il a été mentionné à part pour diviser : pour enseigner que chaque travail interdit est une faute distincte, chacun obligeant à un 'hatat.
- לְמַאן דְּאָמַר הַבְעָרָה לְלָאו יָצָאת, הִשְׁתַּחֲוָאָה נָמֵי לְלָאו יָצָאת.Selon celui qui dit que l'allumage a été mentionné à part pour en faire un simple interdit, la prosternation aussi a été mentionnée à part pour en faire un simple interdit ;
- לְמַאן דְּאָמַר הַבְעָרָה לְחַלֵּק יָצָאת, הִשְׁתַּחֲוָאָה נָמֵי לְחַלֵּק יָצָאת.selon celui qui dit que l'allumage a été mentionné à part pour diviser, la prosternation aussi a été mentionnée à part pour diviser les pratiques idolâtres. L'enseignement de Rabbi Zakkaï suivrait donc Rabbi Yossé.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: דִּילְמָא עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי הָתָם הַבְעָרָה לְלָאו יָצָאת, דְּנָפְקָא לֵיהּ חִילּוּק מְלָאכוֹת מֵ״אַחַת מֵהֵנָּה״?Rav Yossef objecte à cela : peut-être Rabbi Yossé n'a-t-il dit là que l'allumage a été mentionné à part pour en faire un simple interdit que parce qu'il déduit la division des travaux de l'expression « de l'une d'elles » (Lévitique 4, 2) ?
- דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, ״וְעָשָׂה מֵאַחַת מֵהֵנָּה״ – פְּעָמִים שֶׁחַיָּיב אַחַת עַל כּוּלָּן, פְּעָמִים שֶׁחַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.Car il a été enseigné : Rabbi Yossé dit : « Et il fera de l'une d'elles » : il y a des fois où l'on est passible d'un seul sacrifice pour toutes les fautes, et des fois où l'on est passible pour chacune d'elles.
- וְאָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי? דִּכְתִיב ״וְעָשָׂה מֵאַחַת מֵהֵנָּה״. ״אַחַת״, ״מֵאַחַת״. ״הֵנָּה״, ״מֵהֵנָּה״. אַחַת שֶׁהִיא הֵנָּה, וְהֵנָּה שֶׁהִיא אַחַת.Et Rabbi Yonatan a dit : quelle est la raison de Rabbi Yossé ? Comme il est écrit : « Et il fera de l'une d'elles. » Le verset dit « une » et « de l'une », « elles » et « d'elles » : il y a une faute qui compte comme plusieurs, et plusieurs qui comptent comme une.
- ״אַחַת״ – ״שִׁמְעוֹן״, ״מֵאַחַת״ – ״שֵׁם״ מִ״שִּׁמְעוֹן״.« Une » : « Chimon » ; « de l'une » : « chem » de « Chimon » : on est passible, le Chabbat, pour un mot complet comme pour ses deux premières lettres, qui forment déjà un mot.
- ״הֵנָּה״ – אָבוֹת, ״מֵהֵנָּה״ – תּוֹלָדוֹת. ״אַחַת״ שֶׁהִיא ״הֵנָּה״: זְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת. ״הֵנָּה״ שֶׁהִיא ״אַחַת״: שִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת.« Elles » : les travaux principaux ; « d'elles » : les travaux dérivés. « Une » qui compte comme « plusieurs » : la conscience du Chabbat et l'erreur sur les travaux, où l'on doit un sacrifice pour chaque travail. « Plusieurs » qui comptent comme « une » : l'erreur sur le Chabbat et la conscience des travaux, où l'on n'en doit qu'un.
- אֲבָל הָכָא, דְּלָא נָפְקָא לֵיהּ חִילּוּק מְלָאכוֹת מִדּוּכְתָּא אַחֲרִיתִי, דְּכוּלֵּי עָלְמָא הִשְׁתַּחֲוָאָה לְחַלֵּק יָצָאת.Rav Yossef conclut : mais ici, pour l'idolâtrie, où il ne déduit pas la division des travaux d'un autre endroit, tous admettent que la prosternation a été mentionnée à part pour diviser.
- חִילּוּק מְלָאכוֹת דַּעֲבוֹדָה זָרָה נָמֵי תִּיפּוֹק לֵיהּ מֵ״אַחַת מֵהֵנָּה״? ״אַחַת״ – זְבִיחָה, ״מֵאַחַת״ – סִימָן אֶחָד.La Guemara demande : que l'on déduise donc aussi la division des travaux de l'idolâtrie de « de l'une d'elles » ! « Une » : l'abattage ; « de l'une » : un seul organe, si l'on n'a tranché que la trachée ou l'œsophage.
- ״הֵנָּה״ – אָבוֹת: זִיבּוּחַ, קִיטּוּר, נִיסּוּךְ, וְהִשְׁתַּחֲוָאָה. ״מֵהֵנָּה״ – תּוֹלָדוֹת: שָׁבַר מַקֵּל לְפָנֶיהָ.« Elles » : les pratiques principales : sacrifice, encens, libation et prosternation. « D'elles » : les dérivées : s'il a brisé un bâton devant une idole adorée ainsi.
- ״אַחַת״ שֶׁהִיא ״הֵנָּה״: זְדוֹן עֲבוֹדָה זָרָה וְשִׁגְגַת עֲבוֹדוֹת. ״הֵנָּה״ שֶׁהִיא ״אַחַת״: שִׁגְגַת עֲבוֹדָה זָרָה וּזְדוֹן עֲבוֹדוֹת.« Une » qui compte comme « plusieurs » : la conscience de l'idolâtrie et l'erreur sur les pratiques. « Plusieurs » qui comptent comme « une » : l'erreur sur l'idolâtrie et la conscience des pratiques.
- הַאי שִׁגְגַת עֲבוֹדָה זָרָה, הֵיכִי דָּמֵי? אִי קָסָבַר בֵּית הַכְּנֶסֶת הוּא וְהִשְׁתַּחֲוָה לוֹ, הֲרֵי לִבּוֹ לַשָּׁמַיִם.Cette erreur sur l'idolâtrie, comment se présente-t-elle ? S'il pensait que c'était une synagogue et s'est prosterné devant elle, son cœur était tourné vers le Ciel.
- אֶלָּא דַּחֲזָא אִנְדְּרָטָא וּסְגֵיד לֵיהּ. אִי קַבְּלֵיהּ עֲלֵיהּ – מֵזִיד הוּא, אִי לָא קַבְּלֵיהּ עֲלֵיהּ – לָא כְּלוּם הוּא.C'est plutôt qu'il a vu une statue (andarta) d'homme et s'est prosterné devant elle. S'il l'a accepté sur lui comme dieu, c'est un acte délibéré ; s'il ne l'a pas accepté sur lui, ce n'est rien.
- אֶלָּא מֵאַהֲבָה וּמִיִּרְאָה. הָנִיחָא לְאַבַּיֵּי, דְּאָמַר חַיָּיב; אֶלָּא לְרָבָא, דְּאָמַר פָּטוּר, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?C'est donc plutôt par amour ou par crainte. Cela convient à Abayé, qui dit qu'il est passible ; mais pour Rava, qui dit qu'il est exempt, que peut-on dire ?
- אֶלָּא בְּאוֹמֵר ״מוּתָּר״. תִּפְשׁוֹט דִּבְעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: הֶעְלֵם זֶה וָזֶה בְּיָדוֹ, מַהוּ?C'est donc plutôt celui qui dit que c'est permis. Mais alors, résous ce que Rava a demandé à Rav Na'hman : si l'inadvertance de ceci et de cela sont en sa main, s'il a ignoré à la fois que c'est Chabbat et que le travail est interdit, qu'en est-il ?
- תִּיפְשׁוֹט, דְּאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. הָא לָא קַשְׁיָא, וְתִפְשׁוֹט.Résous que l'on n'est passible que d'un seul sacrifice, selon cette interprétation ! Or la question est restée ouverte. La Guemara répond : ce n'est pas difficile, résous-le en effet à partir d'ici.
- וּמִי מָצֵית מוֹקְמַתְּ לְהָנֵי קְרָאֵי בַּעֲבוֹדָה זָרָה? דְּאִילּוּ הָכָא, כְּתִיב: בְּמָשִׁיחַ – פַּר, וּבְנָשִׂיא – שָׂעִיר, וּבְיָחִיד – כִּשְׂבָּה וּשְׂעִירָה.Mais peux-tu appliquer ces versets à l'idolâtrie ? Car ici il est écrit : pour l'oint, un taureau ; pour le prince, un bouc ; et pour le particulier, une agnelle ou une chèvre.
- וְאִילּוּ בַּעֲבוֹדָה זָרָה תְּנַן: וְשָׁוִין שֶׁבִּשְׂעִירָה כְּיָחִיד.Alors que pour l'idolâtrie, nous avons appris : « Et ils s'accordent sur le fait qu'il apporte une chèvre, comme un particulier. » Les lois de l'idolâtrie viennent donc d'une autre source (Nombres 15).
- וְתוּ לָא מִידֵּי.Et il n'y a rien à ajouter : la proposition est écartée, et l'objection de Rav Yossef demeure.
- כִּי אֲתָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, אָמַר:Quand Rav Chmouel bar Yehouda arriva de la terre d'Israël à Babylone, il a dit :
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