Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיסּוּר מִצְוָה – שְׁנִיּוֹת מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים. וְאַמַּאי קָרוּ לְהוּ אִיסּוּר מִצְוָה? שֶׁמִּצְוָה לִשְׁמוֹעַ דִּבְרֵי חֲכָמִים.Un interdit de mitsva (commandement) : ce sont les parentes au second degré, interdites par les paroles des Scribes, c'est-à-dire par les Sages. Et pourquoi l'appelle-t-on « interdit de mitsva » ? Parce que c'est une mitsva d'écouter les paroles des Sages.
- אִיסּוּר קְדוּשָּׁה – אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט. וְאַמַּאי קָרוּ לְהוּ אִיסּוּר קְדוּשָּׁה? דִּכְתִיב: ״קְדֹשִׁים יִהְיוּ לֵאלֹהֵיהֶם״.Un interdit de sainteté : c'est la veuve pour le Grand Prêtre, la divorcée et celle qui a accompli la 'halitsa (rite libérant du lévirat) pour un simple Cohen (prêtre). Et pourquoi l'appelle-t-on « interdit de sainteté » ? Parce qu'il est écrit : « Ils seront saints pour leur D.ieu » (Lévitique 21, 6).
- וְתַנְיָא עֲלַהּ: רַבִּי יְהוּדָה מַחְלִיף.Et il a été enseigné à ce sujet dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda intervertit ces deux expressions.
- חַלּוֹפֵי הוּא דְּמַחְלֵיף, הָא חֲלִיצָה בָּעֲיָא. וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ רַבִּי יְהוּדָה כְּרַבִּי עֲקִיבָא סְבִירָא לֵיהּ, מִכְּדִי חַיָּיבֵי לָאוִין לְרַבִּי עֲקִיבָא כְּחַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת דְּמֵי, וְחַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת לָאו בְּנֵי חֲלִיצָה וְיִבּוּם נִינְהוּ!La Guemara déduit : c'est seulement qu'il intervertit les termes, mais la 'halitsa reste requise selon lui. Or si tu penses que Rabbi Yehouda pense comme Rabbi Akiva, voyons : ceux qui sont passibles d'un interdit simple (lav) sont, selon Rabbi Akiva, comme ceux qui sont passibles de karèt (retranchement), et ceux qui sont passibles de karèt ne sont pas sujets à la 'halitsa ni au lévirat !
- לִדְבָרָיו דְּתַנָּא קַמָּא קָאָמַר, וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ.La Guemara répond : il a parlé selon les paroles du premier Tanna (Sage de la Michna), mais lui-même ne pense pas ainsi.
- כִּי אֲתָא רַבִּי יִצְחָק, תָּנֵי כְּדִתְנַן: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא מִשּׁוּם הָאֵם בִּלְבַד.Quand Rabbi Its'hak est venu d'Erets Israël, il a enseigné une baraïta conforme à ce que nous avons appris dans la Michna : Rabbi Yehouda dit : il n'est passible qu'au titre de la mère seulement, que l'union des parents ait été ou non permise.
- וְטַעְמָא מַאי? אָמַר אַבָּיֵי: דְּאָמַר קְרָא ״אִמְּךָ הִיא״. מִשּׁוּם אִמּוֹ אַתָּה מְחַיְּיבוֹ, וְאִי אַתָּה מְחַיְּיבוֹ מִשּׁוּם אֵשֶׁת אָב.Et quelle en est la raison ? Abayé a dit : c'est que le verset dit : « Elle est ta mère » (Lévitique 18, 7) : c'est au titre de sa mère que tu le rends passible, et tu ne le rends pas passible au titre de la femme du père.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, ״עֶרְוַת אֵשֶׁת אָבִיךָ לֹא תְגַלֵּה עֶרְוַת אָבִיךָ הִיא״, מִשּׁוּם אֵשֶׁת אָב אַתָּה מְחַיְּיבוֹ, וְאִי אַתָּה מְחַיְּיבוֹ מִשּׁוּם אִמּוֹ?La Guemara objecte : mais alors, du verset « Tu ne découvriras pas la nudité de la femme de ton père, c'est la nudité de ton père » (Lévitique 18, 8), on déduirait aussi : c'est au titre de la femme du père que tu le rends passible, et tu ne le rends pas passible au titre de sa mère ?
- אֶלָּא אִמּוֹ שֶׁהִיא אֵשֶׁת אָבִיו, קָאֵי הָכָא וּמְמַעֵט לַהּ, קָאֵי הָכָא וּמְמַעֵט לַהּ. הַשְׁתָּא, אִמּוֹ שֶׁאֵינָהּ אֵשֶׁת אָבִיו – מִיחַיַּיב, אֵשֶׁת אָבִיו שֶׁאֵינָהּ אִמּוֹ – מִיחַיַּיב, אִמּוֹ שֶׁהִיא אֵשֶׁת אָבִיו – לָא מִיחַיַּיב כְּלָל?Mais alors, sa mère qui est la femme de son père, le verset se tient ici et l'exclut, et il se tient là et l'exclut ! Ainsi, pour sa mère qui n'est pas la femme de son père, il serait passible ; pour la femme de son père qui n'est pas sa mère, il serait passible ; et pour sa mère qui est la femme de son père, il ne serait pas du tout passible ?
- וְתוּ, לְרַבָּנַן נָמֵי, הָכְתִיב ״אִמְּךָ הִיא״? אֶלָּא, הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי. לְרַבִּי יְהוּדָה נָמֵי, הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי.Et de plus, selon les Rabbanan aussi, n'est-il pas écrit « Elle est ta mère » ? Comment l'expliquent-ils ? C'est plutôt que ce passage leur est nécessaire pour l'enseignement de Rav Chicha fils de Rav Idi (plus loin, 54a). Dès lors, selon Rabbi Yehouda aussi, ce passage est nécessaire pour l'enseignement de Rav Chicha fils de Rav Idi, et on ne peut pas en tirer son opinion.
- אֶלָּא אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: אָמַר קְרָא ״עֶרְוָתָהּ״, מִשּׁוּם עֶרְוָה אַחַת אַתָּה מְחַיְּיבוֹ, וְאִי אַתָּה מְחַיְּיבוֹ מִשּׁוּם שְׁתֵּי עֲרָיוֹת.Mais Rav A'ha fils de Rav Ika a dit : le verset dit « sa nudité » [ervatah], au singulier : c'est au titre d'une seule nudité (union interdite) que tu le rends passible, et tu ne le rends pas passible au titre de deux nudités.
- אֶלָּא מֵעַתָּה: ״עֶרְוַת כַּלָּתְךָ לֹא תְגַלֵּה אֵשֶׁת בִּנְךָ הִיא לֹא תְגַלֶּה עֶרְוָתָהּ״ – הָכִי נָמֵי מִשּׁוּם עֶרְוָה אַחַת אַתָּה מְחַיְּיבוֹ וְאִי אַתָּה מְחַיְּיבוֹ מִשּׁוּם שְׁתֵּי עֲרָיוֹת?La Guemara objecte : mais alors, dans « Tu ne découvriras pas la nudité de ta belle-fille, elle est la femme de ton fils, tu ne découvriras pas sa nudité » (Lévitique 18, 15), faudrait-il dire de même : c'est au titre d'une seule nudité que tu le rends passible, et tu ne le rends pas passible au titre de deux nudités ?
- וְהָתְנַן: הַבָּא עַל כַּלָּתוֹ חַיָּיב עָלֶיהָ מִשּׁוּם כַּלָּתוֹ וּמִשּׁוּם אֵשֶׁת אִישׁ, בֵּין בְּחַיֵּי בְנוֹ בֵּין לְאַחַר מִיתַת בְּנוֹ, וְלָא פְּלִיג רַבִּי יְהוּדָה.Or nous avons appris dans la Michna : celui qui a des rapports avec sa belle-fille est passible pour elle au titre de sa belle-fille et au titre de la femme mariée, que ce soit du vivant de son fils ou après la mort de son fils. Et Rabbi Yehouda n'est pas en désaccord !
- אֶלָּא, כֵּיוָן דְּחַד גּוּפָא הוּא, אַף עַל גַּב דִּתְרֵי אִיסּוּרֵי נִינְהוּ, כְּתִיב ״עֶרְוָתָהּ״. הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּחַד גּוּפָא הוּא, אַף עַל גַּב דִּתְרֵי אִיסּוּרֵי נִינְהוּ, כְּתִיב ״עֶרְוָתָהּ״.C'est plutôt que, puisqu'il s'agit d'un seul corps, bien qu'il y ait deux interdits, il est écrit « sa nudité ». Ici aussi, pour la femme du père, puisqu'il s'agit d'un seul corps, bien qu'il y ait deux interdits, il est écrit « sa nudité ». Cette source ne peut donc pas fonder l'opinion de Rabbi Yehouda.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: קָסָבַר רַבִּי יְהוּדָה ״עֶרְוַת אָבִיךָ״ – זוֹ אֵשֶׁת אָבִיךָ, וּמַיְיתֵי לַהּ בִּגְזֵירָה שָׁוָה.Mais Rava a dit : Rabbi Yehouda pense que « la nudité de ton père » désigne la femme de ton père, et il l'établit par une guezéra chava (analogie textuelle) à partir de « il a découvert la nudité de son père » (Lévitique 20, 11).
- וּמַשְׁמַע, בֵּין אֵשֶׁת אָבִיו שֶׁהִיא אִמּוֹ בֵּין אֵשֶׁת אָבִיו שֶׁאֵינָהּ אִמּוֹ. אִמּוֹ שֶׁאֵינָהּ אֵשֶׁת אָבִיו מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עֶרְוַת אִמְּךָ לֹא תְגַלֵּה אִמְּךָ הִיא״. מִשּׁוּם אִמּוֹ אַתָּה מְחַיְּיבוֹ, וְאִי אַתָּה מְחַיְּיבוֹ מִשּׁוּם אֵשֶׁת אָבִיו.Et cela signifie que l'interdit vaut aussi bien pour la femme de son père qui est sa mère que pour la femme de son père qui n'est pas sa mère. Sa mère qui n'est pas la femme de son père, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « Tu ne découvriras pas la nudité de ta mère. Elle est ta mère » : c'est au titre de sa mère que tu le rends passible, et tu ne le rends pas passible au titre de la femme de son père.
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