Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָה יוֹם טוֹב שֶׁנִּדְחֶה מִפְּנֵי קׇרְבַּן יָחִיד, אֵין רְצִיחָה דּוֹחָה אוֹתוֹ. קׇרְבַּן יָחִיד שֶׁהוּא דּוֹחֶה אֶת יוֹם טוֹב, אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא תְּהֵא רְצִיחָה דּוֹחָה אוֹתוֹ?Si le Yom Tov (jour de fête), qui est repoussé à cause d'un sacrifice individuel, n'est pas repoussé par le meurtre, c'est-à-dire par l'exécution d'un condamné, le sacrifice individuel, qui repousse le Yom Tov, n'est-il pas logique que le meurtre ne le repousse pas ?
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר אֵין נְדָרִים וּנְדָבוֹת קְרֵיבִין בְּיוֹם טוֹב, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר נְדָרִים וּנְדָבוֹת קְרֵיבִין בְּיוֹם טוֹב – מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela convient selon celui qui dit que les offrandes votives et volontaires ne sont pas offertes le Yom Tov : le raisonnement n'a alors pas lieu d'être. Mais selon celui qui dit que les offrandes votives et volontaires sont offertes le Yom Tov, que peut-on dire ?
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: לָא מִיבַּעְיָא לְמַאן דְּאָמַר נְדָרִים וּנְדָבוֹת קְרֵיבִין בְּיוֹם טוֹב, דְּהָא לָא מִתְקַיֵּים ״מֵעִם מִזְבְּחִי״ כְּלָל.Plutôt, Rava a dit : L'explication d'Abayé ne tient selon aucune opinion. Il n'y a pas à le dire selon celui qui dit que les offrandes votives et volontaires sont offertes le Yom Tov, car « de Mon autel » ne s'accomplirait pas du tout.
- אֶלָּא אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר: נְדָרִים וּנְדָבוֹת אֵין קְרֵיבִין בְּיוֹם טוֹב, הָכְתִיב ״מֵעִם מִזְבְּחִי״ – מִזְבְּחִי הַמְיוּחָד לִי, וּמַאי נִינְהוּ? תָּמִיד. וְאָמַר רַחֲמָנָא: ״מֵעִם מִזְבְּחִי תִּקָּחֶנּוּ לָמוּת״.Mais même selon celui qui dit que les offrandes votives et volontaires ne sont pas offertes le Yom Tov, n'est-il pas écrit : « de Mon autel » : Mon autel, celui qui M'est réservé ; et de quoi s'agit-il ? Du tamid (le sacrifice perpétuel quotidien). Et le Miséricordieux a dit : « Tu le prendras de Mon autel pour qu'il meure » (Exode 21, 14) ; le verset ne vise donc pas seulement le sacrifice individuel.
- דִּינֵי מָמוֹנוֹת, הַטְּמָאוֹת וְהַטְּהָרוֹת כּוּ׳. אָמַר רַב: אֲנָא הֲוַאי בְּמִנְיָנָא דְּבֵי רַבִּי, וּמִינַּאי דִּידִי הֲווֹ מַתְחֲלִי בְּרֵישָׁא. וְהָא אֲנַן ״מַתְחִילִין מִן הַגָּדוֹל״ תְּנַן!La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) enseigne : Pour les affaires financières, ainsi que pour les affaires d'impureté et de pureté, etc., on commence par le plus grand des juges. Rav a dit : J'étais dans le vote de l'école de Rabbi Yehouda HaNassi, et c'est par moi qu'ils commençaient en premier. Or nous avons appris : « On commence par le plus grand » !
- אָמַר רַבָּה בְּרֵיהּ דְּרָבָא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי הִלֵּל בְּרֵיהּ דְּרַבִּי וָולֶס: שָׁאנֵי מִנְיָינָא דְּבֵי רַבִּי, דְּכוּלְּהוּ מִנְיָנַיְיהוּ מִן הַצַּד הֲווֹ מַתְחֲלִי.Rabba, fils de Rava, a dit, et certains disent que c'est Rabbi Hillel, fils de Rabbi Valès : Le vote de l'école de Rabbi est différent, car pour tous leurs votes, ils commençaient par le côté, où siègent les moins importants : personne n'aurait osé contredire Rabbi après qu'il se fut exprimé.
- וְאָמַר רַבָּה בְּרֵיהּ דְּרָבָא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי הִלֵּל בְּרֵיהּ דְּרַבִּי וָולֶס: מִימוֹת מֹשֶׁה וְעַד רַבִּי לֹא מָצִינוּ תּוֹרָה וּגְדוּלָּה בְּמָקוֹם אֶחָד.Et Rabba, fils de Rava, a dit, et certains disent que c'est Rabbi Hillel, fils de Rabbi Valès : Depuis les jours de Moché et jusqu'à Rabbi, nous n'avons pas trouvé la Torah et la grandeur en un seul lieu, c'est-à-dire réunies, sans égales, en une seule personne.
- וְלָא? הָא הֲוָה יְהוֹשֻׁעַ! הֲוָה אֶלְעָזָר. וְהָא הֲוָה פִּנְחָס! הֲווֹ זְקֵנִים.N'en est-il pas ainsi ? Il y a pourtant eu Yehochoua ! De son temps, il y avait Elazar, son égal en Torah. Mais il y a eu Pin'has, qui a survécu à Elazar ! Il y avait les Anciens, ses égaux en Torah.
- וְהָא הֲוָה שָׁאוּל! הֲוָה שְׁמוּאֵל. וְהָא נָח נַפְשֵׁיהּ! כּוּלְּהוּ שְׁנֵיהּ קָאָמְרִינַן.Mais il y a eu Chaoul ! Il y avait Chmouel, son égal en Torah. Mais il est mort du vivant de Chaoul ! Nous parlons de toutes les années de sa direction : personne n'a été seul au sommet pendant toutes ces années.
- וְהָא הֲוָה דָּוִד! הֲוָה עִירָא הַיָּאִירִי. וְהָא נָח נַפְשֵׁיהּ! כּוּלְּהוּ שְׁנֵיהּ קָאָמְרִינַן.Mais il y a eu David ! Il y avait Ira HaYaïri, son égal en Torah. Mais il est mort du vivant de David ! Nous parlons de toutes les années de sa direction.
- וְהָא הֲוָה שְׁלֹמֹה! הֲוָה שִׁמְעִי בֶּן גֵּרָא. וְהָא קַטְלֵיהּ! כּוּלֵּיהּ שְׁנֵיהּ קָאָמְרִינַן.Mais il y a eu Chlomo ! Il y avait Chimi ben Guéra, son maître en Torah. Mais il l'a tué (I Rois 2) ! Nous parlons de toute la durée de son règne.
- הָא הֲוָה חִזְקִיָּה! הֲוָה שֶׁבְנָא. וְהָא אִיקְּטִיל! כּוּלְּהוּ שְׁנֵיהּ קָאָמְרִינַן. וְהָא הֲוָה עֶזְרָא! הֲוָה נְחֶמְיָה בֶּן חֲכַלְיָה.Il y a eu 'Hizkiyahou ! Il y avait Chevna, son égal en Torah. Mais il a été tué ! Nous parlons de toutes les années de son règne. Mais il y a eu Ezra ! Il y avait Ne'hémia ben 'Hakhalia, son égal.
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: אַף אֲנִי אוֹמֵר, מִימוֹת רַבִּי עַד רַב אָשֵׁי לֹא מָצִינוּ תּוֹרָה וּגְדוּלָּה בְּמָקוֹם אֶחָד. וְלָא? וְהָא הֲוָה הוּנָא בַּר נָתָן! הוּנָא בַּר נָתָן מִיכָּף הֲוָה כַּיִיף לֵיהּ לְרַב אָשֵׁי.Rav Ada bar Ahava a dit : Moi aussi je dis : Depuis les jours de Rabbi jusqu'à Rav Achi, nous n'avons pas trouvé la Torah et la grandeur en un seul lieu. N'en est-il pas ainsi ? Il y a pourtant eu Houna bar Natan ! Houna bar Natan était soumis à Rav Achi.
- דִּינֵי נְפָשׁוֹת מַתְחִילִין מִן הַצַּד. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב אַחָא בַּר פָּפָּא: אָמַר קְרָא, ״לֹא תַעֲנֶה עַל רִב״. לֹא תַעֲנֶה עַל רַב.La Michna enseigne : Pour les affaires capitales, on commence par le côté. D'où savons-nous cela ? Rav A'ha bar Pappa a dit : Le verset dit : « Tu ne répondras pas dans un procès [riv] » (Exode 23, 2), ce qui s'interprète : Tu ne répondras pas contre le maître [rav], c'est-à-dire que nul n'ose contredire le plus grand des juges. Si l'on commençait par lui et qu'il condamnait, personne ne pourrait plus acquitter.
- רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מֵהָכָא: ״וַיֹּאמֶר דָּוִד לַאֲנָשָׁיו חִגְרוּ אִישׁ [אֶת] חַרְבּוֹ וַיַּחְגְּרוּ אִישׁ [אֶת] חַרְבּוֹ וַיַּחְגֹּר גַּם דָּוִד אֶת חַרְבּוֹ״.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : La source vient d'ici : lors de l'affaire de Naval le Carmélite, il est écrit : « David dit à ses hommes : Que chacun ceigne son épée ! Et chacun ceignit son épée, et David aussi ceignit son épée » (I Samuel 25, 13). C'était une affaire capitale, et David, le plus grand, s'est prononcé en dernier.
- אָמַר רַב: שׁוֹנֶה אָדָם לְתַלְמִידוֹ, וְדָן עִמּוֹ בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת. מֵיתִיבִי: הַטְּהָרוֹת וְהַטְּמָאוֹת, הָאָב וּבְנוֹ, הָרַב וְתַלְמִידוֹ – מוֹנִין לָהֶם שְׁנַיִם. דִּינֵי מָמוֹנוֹת וְדִינֵי נְפָשׁוֹת וְדִינֵי מַכּוֹת, קִידּוּשׁ הַחֹדֶשׁ וְעִיבּוּר שָׁנָה – אָב וּבְנוֹ, הָרַב וְתַלְמִידוֹ, אֵין מוֹנִין לָהֶן אֶלָּא אֶחָד.Rav a dit : Un homme peut enseigner à son élève ce qu'il faut savoir, et juger avec lui en affaires capitales. On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Pour les puretés et les impuretés, un père et son fils, un maître et son élève, on les compte pour deux voix. Pour les affaires financières, les affaires capitales, les affaires de flagellation, la sanctification du mois et l'intercalation de l'année, un père et son fils, un maître et son élève, on ne les compte que pour un. Cela contredit Rav.
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