Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קְלָתֵיהּ!elle l'aurait brûlé ! Pourquoi ne l'as-tu pas crue ?
- כֵּיוָן דְּאִיתַּחְזַק בְּבֵי דִינָא, ״אִיבַּעְיָא קְלָתֵיהּ״ לָא אָמְרִינַן.Rav Na'hman répondit : Puisque la reconnaissance de dette a été validée au tribunal, nous ne disons pas : Si elle l'avait voulu, elle l'aurait brûlé. Un acte validé ne peut être annulé sans preuve.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: סִימְפּוֹן שֶׁיֵּשׁ עָלָיו עֵדִים – יִתְקַיֵּים בְּחוֹתְמָיו. אֵין עָלָיו עֵדִים, וְיָצָא מִתַּחַת יְדֵי שָׁלִישׁ, אוֹ שֶׁיָּצָא אַחַר חִיתּוּם שְׁטָרוֹת – כָּשֵׁר. אַלְמָא שָׁלִישׁ מְהֵימַן!Rava objecta à Rav Na'hman à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un simfon (quittance de remboursement) sur lequel figurent des témoins sera validé par ses signataires. S'il n'y figure pas de témoins, et qu'il est sorti de la main d'un tiers dépositaire, ou qu'il est sorti après la signature des actes, c'est-à-dire écrit sur la reconnaissance de dette sous les signatures, il est valable. Il en ressort donc que le tiers dépositaire est cru !
- תְּיוּבְתָּא דְּרַב נַחְמָן, תְּיוּבְתָּא.La Guemara conclut : La réfutation de Rav Na'hman est une teyouvta (réfutation définitive).
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם מֵבִיא רְאָיָה וְסוֹתֵר, עַד שֶׁיִּסְתַּתֵּם טַעֲנוֹתָיו וְיֹאמַר: קִרְבוּ פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי וְהַעִידוּנִי.Quand Rav Dimi vint d'Erets Israël en Babylonie, il dit : Rabbi Yo'hanan a dit : On peut toujours apporter une preuve et annuler le jugement, jusqu'à ce que ses arguments soient clos et qu'il dise : Faites approcher Untel et Untel, et qu'ils témoignent pour moi.
- הָא גוּפַאּ קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ ״יִסְתַּתֵּם טַעֲנוֹתָיו״ – אֲתָאן לְרַבָּנַן, וַהֲדַר אָמְרַתְּ ״קִרְבוּ אִישׁ פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי וְהַעִידוּנִי״ – אֲתָאן לְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.La Guemara demande : Cela même est difficile : Tu as dit : Jusqu'à ce que ses arguments soient clos ; nous voici arrivés à l'avis des Sages, pour qui, une fois les arguments clos, on ne peut plus rien apporter. Et tu as dit ensuite : Faites approcher tel homme et tel autre, et qu'ils témoignent pour moi ; nous voici arrivés à Rabban Chimon ben Gamliel, pour qui c'est seulement dans ce cas que le témoignage est refusé.
- וְכִי תֵּימָא: כּוּלַּהּ רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וּפָרוֹשֵׁי קָא מְפָרֵשׁ? מַאי ״עַד שֶׁיִּסְתַּתֵּם טַעֲנוֹתָיו״? עַד שֶׁיֹּאמַר: קִרְבוּ פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי וְהַעִידוּנִי. וְהָא אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל מָקוֹם שֶׁשָּׁנָה רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל בְּמִשְׁנָתֵינוּ הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ, חוּץ מֵעָרֵב וְצַיְדָן וּרְאָיָה אַחֲרוֹנָה?Et si tu dis : Le tout est selon Rabban Chimon ben Gamliel, et il ne fait qu'expliquer : Que signifie : Jusqu'à ce que ses arguments soient clos ? Jusqu'à ce qu'il dise : Faites approcher Untel et Untel, et qu'ils témoignent pour moi. Mais Rabba bar bar 'Hana n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Partout où Rabban Chimon ben Gamliel a enseigné dans notre Michna, la halakha (la règle pratique) est conforme à lui, sauf pour le garant, Tsaïdan et la dernière preuve ? Dans ce dernier cas, la halakha suit donc les Sages.
- אֶלָּא, כִּי אֲתָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם מֵבִיא רְאָיָה וְסוֹתֵר, עַד שֶׁיִּסְתַּתֵּם טַעֲנוֹתָיו וְיֹאמְרוּ לוֹ: ״הָבֵא עֵדִים״, וְאוֹמֵר: ״אֵין לִי עֵדִים״. ״הָבֵא רְאָיָה״, וְאוֹמֵר: ״אֵין לִי רְאָיָה״. אֲבָל בָּאוּ עֵדִים מִמְּדִינַת הַיָּם, אוֹ שֶׁהָיְתָה דִּיסַקַּיָּא שֶׁל אָבִיו מוּפְקֶדֶת בְּיַד אַחֵר – הֲרֵי זֶה מֵבִיא רְאָיָה וְסוֹתֵר.Mais plutôt, quand Rav Chmouel bar Yehouda vint d'Erets Israël, il dit : Rabbi Yo'hanan a dit : On peut toujours apporter une preuve et annuler le jugement, jusqu'à ce que ses arguments soient clos et qu'on lui dise : Apporte des témoins, et qu'il dise : Je n'ai pas de témoins ; Apporte une preuve, et qu'il dise : Je n'ai pas de preuve. Cela suit les Sages. Mais si des témoins sont venus d'outre-mer, ou si la sacoche de son père, contenant ses documents, était déposée chez un autre, celui-ci apporte une preuve et annule le jugement, car il ne pouvait pas en avoir connaissance.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַתּוֹקֵף אֶת חֲבֵירוֹ בַּדִּין, אֶחָד אוֹמֵר ״נִדּוֹן כָּאן״, וְאֶחָד אוֹמֵר ״נֵלֵךְ לִמְקוֹם הַוַּועַד״ – כּוֹפִין אוֹתוֹ וְיֵלֵךְ לִמְקוֹם הַוַּועַד.Quand Rav Dimi vint d'Erets Israël, il dit : Rabbi Yo'hanan a dit : Celui qui s'en prend à son prochain en justice : si l'un dit : Soyons jugés ici, et que l'autre dit : Allons au lieu de l'Assemblée des Sages, on le contraint, le premier, et il ira au lieu de l'Assemblée.
- אָמַר לְפָנָיו רַבִּי אֶלְעָזָר: רַבִּי, מִי שֶׁנּוֹשֶׁה בַּחֲבֵירוֹ מָנֶה, יוֹצִיא מָנֶה עַל מָנֶה? אֶלָּא, כּוֹפִין אוֹתוֹ וְדָן בְּעִירוֹ.Rabbi Elazar dit devant lui : Mon maître, celui à qui son prochain doit un mané (cent dinars) dépensera-t-il un mané en frais de voyage pour un mané ? Mais plutôt, on le contraint et il est jugé dans sa ville.
- אִיתְּמַר נָמֵי: אָמַר רַב סָפְרָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁנֵים שֶׁנִּתְעַצְּמוּ בַּדִּין, אֶחָד אוֹמֵר: ״נִדּוֹן כָּאן״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״נֵלֵךְ לִמְקוֹם הַוַּועַד״ – כּוֹפִין אוֹתוֹ וְדָן בְּעִירוֹ. וְאִם הוּצְרַךְ דָּבָר לִשְׁאוֹל – כּוֹתְבִין וְשׁוֹלְחִין.Il a aussi été dit : Rav Safra a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Deux plaideurs qui s'opposent avec force en justice, l'un disant : Soyons jugés ici, et l'autre disant : Allons au lieu de l'Assemblée : on le contraint, ce dernier, et il est jugé dans sa ville. Et si le tribunal local a besoin de demander un avis sur un point, on écrit et on envoie la question.
- וְאִם אָמַר: ״כִּתְבוּ וּתְנוּ לִי מֵאֵיזֶה טַעַם דַּנְתּוּנִי״ – כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין לוֹ.Et si l'un des plaideurs dit : Écrivez-moi et donnez-moi pour quelle raison vous m'avez jugé ainsi, on écrit et on lui donne.
- וְהַיְּבָמָה, הוֹלֶכֶת אַחַר הַיָּבָם לְהַתִּירָהּ.Et la yevama (la veuve soumise au lévirat) se rend auprès du yavam (le beau-frère) pour qu'il la libère par la 'halitsa (cérémonie de déchaussement) ; ce n'est pas à lui de se déplacer.
- עַד כַּמָּה? אָמַר רַבִּי אַמֵּי: אֲפִילּוּ מִטְּבֶרְיָא לְצִפּוֹרִי.Jusqu'où doit-elle aller ? Rabbi Ami a dit : Même de Tibériade à Tsippori, bien que le tribunal de Tibériade soit plus prestigieux.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: מַאי קְרָא? ״וְקָרְאוּ לוֹ זִקְנֵי עִירוֹ״, וְלֹא זִקְנֵי עִירָהּ.Rav Kahana a dit : Quel est le verset qui y fait allusion ? « Et les anciens de sa ville l'appelleront » (Deutéronome 25, 8) : les anciens de la ville du beau-frère, et non les anciens de la ville de la veuve.
- אָמַר אַמֵּימָר: הִילְכְתָא, כּוֹפִין אוֹתוֹ וְיֵלֵךְ לִמְקוֹם הַוַּועַד. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: וְהָא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כּוֹפִין אוֹתוֹ וְדָן בְּעִירוֹ! הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּקָאָמַר לֵיהּ לֹוֶה לְמַלְוֶה, אֲבָל מַלְוֶה – ״עֶבֶד לֹוֶה לְאִישׁ מַלְוֶה״.Amémar a dit : La halakha est : On le contraint et il ira au lieu de l'Assemblée. Rav Achi dit à Amémar : Mais Rabbi Elazar n'a-t-il pas dit : On le contraint et il est jugé dans sa ville ? Amémar répondit : Ceci ne vaut que là où l'emprunteur le dit au prêteur ; mais si c'est le prêteur qui le demande, on l'écoute, car il est écrit : « L'emprunteur est esclave de l'homme qui prête » (Proverbes 22, 7).
- שְׁלַחוּ לֵיהּ לְמָר עוּקְבָא: לִדְזִיו לֵיהּ כְּבַר בִּתְיָה, שְׁלָם. עוּקְבָן הַבַּבְלִי קְבַל קֳדָמַנָא: יִרְמְיָה אָחִי הֶעֱבִיר עָלַי אֶת הַדֶּרֶךְ. אִמְרוּ לוֹ: הַשִּׂיאוּהוּ וְיִרְאֶה פָּנֵינוּ בִּטְבֶרְיָא.Les Sages d'Erets Israël envoyèrent une lettre à Mar Oukva : À celui qui a l'éclat du fils de Bitya, c'est-à-dire de Moché, paix. Oukvan le Babylonien s'est plaint devant nous : Mon frère Yirmeya m'a fait perdre le chemin. Dites-lui, contraignez-le, et qu'il voie notre visage à Tibériade.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ ״אִמְרוּ לוֹ״, אַלְמָא דַּיְּינוּהּ אַתּוּן. ״הַשִּׂיאוּהוּ וְיִרְאֶה פָּנֵינוּ בִּטְבֶרְיָא״, אַלְמָא שַׁדְּרוּהּ הָכָא.La Guemara demande : Cela même est difficile : Tu as dit : Dites-lui ; il en ressort donc : Jugez-le, vous. Contraignez-le, et qu'il voie notre visage à Tibériade ; il en ressort donc : Envoyez-le ici.
- (אֶלָּא), הָכִי קָאָמְרִי: אֱמַרוּ לֵיהּ, דַּיְּינוּהּ אַתּוּן. אִי צָיֵית – צָיֵית, וְאִי לָא – הַשִּׂיאוּהוּ וְיִרְאֶה פָּנֵינוּ בִּטְבֶרְיָא.(Mais plutôt), voici ce qu'ils ont dit : Dites-lui, c'est-à-dire : jugez-le, vous. S'il obéit, il obéit ; et sinon, contraignez-le, et qu'il voie notre visage à Tibériade.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: דִּינֵי קְנָסוֹת הֲוָה, וּבְבָבֶל לָא דָּיְינִי דִּינֵי קְנָסוֹת. וְהָא דִּשְׁלַחוּ לֵיהּ הָכִי – כְּדֵי לַחֲלוֹק כָּבוֹד לְמָר עוּקְבָא.Rav Achi a dit : C'étaient des lois d'amendes, et en Babylonie on ne juge pas les lois d'amendes, faute de juges ordonnés ; il fallait donc envoyer l'affaire en Erets Israël. Et s'ils lui ont écrit ainsi, comme s'il pouvait juger lui-même, c'était pour rendre honneur à Mar Oukva.
- הֲדַרַן עֲלָךְ זֶה בּוֹרֵר.Nous reviendrons à toi, Zé Borèr.
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