Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁהַחֹדֶשׁ מִתְכַּסֶּה בּוֹ — הֱוֵי אוֹמֵר זֶה רֹאשׁ הַשָּׁנָה. וּכְתִיב: ״כִּי חֹק לְיִשְׂרָאֵל הוּא מִשְׁפָּט לֵאלֹהֵי יַעֲקֹב״.où la lune est couverte, c'est-à-dire cachée ? Tu dois dire : c'est Roch Hachana, la seule fête qui tombe au début du mois, quand la lune n'est pas visible. Et il est écrit dans le verset suivant : « Car c'est une loi pour Israël, un jugement du D.ieu de Yaakov » (Psaumes 81, 5), ce qui indique que ce jour est celui du jugement.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״כִּי חֹק לְיִשְׂרָאֵל הוּא מִשְׁפָּט לֵאלֹהֵי יַעֲקֹב״ — מְלַמֵּד שֶׁאֵין בֵּית דִּין שֶׁל מַעְלָה נִכְנָסִין לַדִּין אֶלָּא אִם כֵּן קִידְּשׁוּ בֵּית דִּין שֶׁל מַטָּה אֶת הַחֹדֶשׁ.Sur ce même verset, nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Car c'est une loi pour Israël, un jugement du D.ieu de Yaakov » : cela enseigne que le tribunal d'en haut n'entre en jugement que si le tribunal d'en bas a sanctifié le mois, c'est-à-dire une fois que le Sanhédrin a proclamé ce jour Roch Hachana.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״כִּי חֹק לְיִשְׂרָאֵל הוּא״ — אֵין לִי אֶלָּא לְיִשְׂרָאֵל, לְאוּמּוֹת הָעוֹלָם מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִשְׁפָּט לֵאלֹהֵי יַעֲקֹב״. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי חֹק לְיִשְׂרָאֵל״, מְלַמֵּד שֶׁיִּשְׂרָאֵל נִכְנָסִין תְּחִילָּה לַדִּין.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Car c'est une loi pour Israël » : je n'ai ainsi appris que pour Israël que ce jour est celui du jugement ; pour les nations du monde, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « un jugement du D.ieu de Yaakov », Lui qui règne sur le monde entier. S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il : « une loi pour Israël » ? Cela enseigne qu'Israël entre le premier en jugement.
- כִּדְרַב חִסְדָּא. דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: מֶלֶךְ וְצִיבּוּר — מֶלֶךְ נִכְנָס תְּחִילָּה לַדִּין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִשְׁפַּט עַבְדּוֹ וּמִשְׁפַּט עַמּוֹ״.La Guemara remarque : cela est conforme à l'enseignement de Rav 'Hisda. Car Rav 'Hisda a dit : un roi et une communauté qui sont amenés devant D.ieu pour être jugés : le roi entre le premier en jugement, comme il est dit : « le jugement de Son serviteur et le jugement de Son peuple » (I Rois 8, 59). Ce verset est tiré de la prière du roi Chlomo, à l'inauguration du Temple : Chlomo s'y désigne lui-même comme le serviteur de D.ieu, et il se nomme avant le peuple.
- מַאי טַעְמָא? אִי בָּעֵית אֵימָא: לָאו אוֹרַח אַרְעָא לְמֵיקַם מַלְכָּא אַבָּרַאי, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מִקַּמֵּי דְּלִיפּוֹשׁ חֲרוֹן אַף.Quelle en est la raison ? Si tu veux, dis : il n'est pas convenable que le roi se tienne dehors en attendant la fin du procès de ses sujets. Et si tu veux, dis : il entre le premier afin d'être jugé avant que ne s'intensifie la colère divine provoquée par les fautes de la communauté.
- וְלַשְּׁמִיטִּין. מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וּבַשָּׁנָה הַשְּׁבִיעִית שַׁבַּת שַׁבָּתוֹן יִהְיֶה לָאָרֶץ״, וְגָמַר ״שָׁנָה״ ״שָׁנָה״ מִתִּשְׁרִי, דִּכְתִיב: ״מֵרֵאשִׁית הַשָּׁנָה״.La Michna a enseigné que le premier Tichri est aussi le Nouvel An pour les années de Chemita (année sabbatique, où la terre reste en jachère). D'où le savons-nous ? Comme il est écrit : « Et dans la septième année, ce sera un repos absolu pour la terre » (Lévitique 25, 4). Et on apprend par une guezéra chava (analogie textuelle) du mot « année » et du mot « année » que l'année commence ici à Tichri, comme il est écrit : « depuis le début de l'année » (Deutéronome 11, 12), verset qui parle de l'année commençant avec la saison des pluies, c'est-à-dire en Tichri.
- וְלִגְמוֹר ״שָׁנָה״ ״שָׁנָה״ מִנִּיסָן, דִּכְתִיב: ״רִאשׁוֹן הוּא לָכֶם לְחׇדְשֵׁי הַשָּׁנָה״! דָּנִין שָׁנָה שֶׁאֵין עִמָּהּ חֳדָשִׁים מִשָּׁנָה שֶׁאֵין עִמָּהּ חֳדָשִׁים, וְאֵין דָּנִין שָׁנָה שֶׁאֵין עִמָּהּ חֳדָשִׁים מִשָּׁנָה שֶׁיֵּשׁ עִמָּהּ חֳדָשִׁים.La Guemara objecte : mais apprenons plutôt, par l'analogie du mot « année » et du mot « année », que l'année commence à Nissan, comme il est écrit : « Il est pour vous le premier des mois de l'année » (Exode 12, 2) ! La Guemara répond : on déduit le sens d'une « année » à laquelle aucun mois n'est associé dans le verset d'une « année » à laquelle aucun mois n'est associé (celle du Deutéronome), et on ne déduit pas le sens d'une « année » à laquelle aucun mois n'est associé d'une « année » à laquelle des mois sont associés (celle de l'Exode, qui parle des « mois de l'année »).
- וְלַיּוֹבְלוֹת. יוֹבְלוֹת בְּאֶחָד בְּתִשְׁרִי הוּא? יוֹבְלוֹת בַּעֲשָׂרָה בְּתִשְׁרִי הוּא, דִּכְתִיב: ״בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים תַּעֲבִירוּ שׁוֹפָר״!La Michna a enseigné que le premier Tichri est aussi le Nouvel An pour les années de Yovel (Jubilé, la cinquantième année). La Guemara demande : le Nouvel An des Yovel serait-il le premier Tichri ? Celui des Yovel est le dix Tichri, jour de Yom Kippour, comme il est écrit : « Le jour de Yom Kippour, vous ferez retentir le chofar » (Lévitique 25, 9) !
- הָא מַנִּי — רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא הִיא. דְּתַנְיָא: ״וְקִדַּשְׁתֶּם אֵת שְׁנַת הַחֲמִשִּׁים שָׁנָה״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר ״בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים״ — יָכוֹל לֹא תְּהֵא מִתְקַדֶּשֶׁת אֶלָּא מִיּוֹם הַכִּפּוּרִים וְאֵילָךְ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְקִדַּשְׁתֶּם אֵת שְׁנַת הַחֲמִשִּׁים״, מְלַמֵּד שֶׁמִּתְקַדֶּשֶׁת וְהוֹלֶכֶת מִתְּחִילָּתָהּ.La Guemara répond : de qui est cette Michna ? C'est l'opinion de Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : « Et vous sanctifierez la cinquantième année » (Lévitique 25, 10) : pourquoi le verset le dit-il ? Puisqu'il est dit « le jour de Yom Kippour », on pourrait croire que l'année n'est sanctifiée qu'à partir de Yom Kippour. Le verset enseigne : « Et vous sanctifierez la cinquantième année » : cela enseigne qu'elle est sanctifiée dès son commencement, dès le premier Tichri, où commence l'année.
- מִכָּאן אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא: מֵרֹאשׁ הַשָּׁנָה עַד יוֹם הַכִּפּוּרִים לֹא הָיוּ עֲבָדִים נִפְטָרִין לְבָתֵּיהֶן, וְלֹא מִשְׁתַּעְבְּדִין לַאֲדוֹנֵיהֶם — אֶלָּא אוֹכְלִין וְשׁוֹתִין וּשְׂמֵחִין, וְעַטְרוֹתֵיהֶן בְּרָאשֵׁיהֶן. כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ יוֹם הַכִּפּוּרִים, תָּקְעוּ בֵּית דִּין בְּשׁוֹפָר, נִפְטְרוּ עֲבָדִים לְבָתֵּיהֶן וְשָׂדוֹת חוֹזְרוֹת לְבַעְלֵיהֶן.C'est d'ici que Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, a dit : de Roch Hachana à Yom Kippour de l'année du Yovel, les esclaves hébreux n'étaient pas renvoyés chez eux, car le chofar n'avait pas encore retenti, et ils n'étaient pas non plus asservis à leurs maîtres, car l'année du Yovel avait déjà commencé. Mais ils mangeaient, buvaient et se réjouissaient, leurs couronnes sur la tête, comme des hommes libres. Dès qu'arrivait Yom Kippour, le tribunal sonnait du chofar : les esclaves étaient renvoyés chez eux, et les champs retournaient à leurs propriétaires d'origine.
- וְרַבָּנַן — שָׁנִים אַתָּה מְקַדֵּשׁ, וְאִי אַתָּה מְקַדֵּשׁ חֳדָשִׁים.Et nos Maîtres, qui s'opposent à Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, comment interprètent-ils le verset « Et vous sanctifierez la cinquantième année » ? Ils en déduisent que tu sanctifies les années, mais tu ne sanctifies pas les mois : le tribunal doit proclamer la sainteté de l'année du Yovel, mais il n'a pas à prononcer une telle proclamation pour les mois.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״יוֹבֵל הִיא״ — מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְקִדַּשְׁתֶּם אֵת שְׁנַת הַחֲמִשִּׁים״, יָכוֹל כְּשֵׁם שֶׁמִּתְקַדֶּשֶׁת וְהוֹלֶכֶת מִתְּחִילָּתָהּ, כָּךְ מִתְקַדֶּשֶׁת וְהוֹלֶכֶת בְּסוֹפָהּ. וְאַל תִּתְמַהּ, שֶׁהֲרֵי מוֹסִיפִין מֵחוֹל עַל קֹדֶשׁ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יוֹבֵל הִיא שְׁנַת הַחֲמִשִּׁים״ — שְׁנַת הַחֲמִשִּׁים אַתָּה מְקַדֵּשׁ, וְאִי אַתָּה מְקַדֵּשׁ שְׁנַת הַחֲמִשִּׁים וְאַחַת.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « C'est un Yovel » (Lévitique 25, 11) : pourquoi le verset le dit-il ? Puisqu'il est dit : « Et vous sanctifierez la cinquantième année », on pourrait croire que, de même qu'elle est sanctifiée dès son commencement, ainsi elle reste sanctifiée au-delà de sa fin, jusqu'au Yom Kippour de la cinquante et unième année. Et ne t'en étonne pas, car on ajoute du profane au sacré, en prolongeant un temps saint avant et après. Le verset enseigne : « C'est un Yovel, la cinquantième année » : tu sanctifies la cinquantième année, et tu ne sanctifies pas la cinquante et unième année, même en partie.
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