Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּפִיו מְצוּפֶּה זָהָב. וְהָתַנְיָא: צִיפָּהוּ זָהָב בִּמְקוֹם הַנָּחַת פִּיו — פָּסוּל, שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם הַנָּחַת פִּיו — כָּשֵׁר! אֲמַר אַבָּיֵי: כִּי תְּנַן נָמֵי מַתְנִיתִין — שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם הַנָּחַת פֶּה תְּנַן.La Michna (enseignement des Tannaïm, 26b) a dit : « Et son embouchure était plaquée d'or. » La Guemara (discussion des Amoraïm) objecte : Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : Si l'on a plaqué d'or un chofar (corne dont on sonne) à l'endroit où l'on pose la bouche, il est invalide ; si ce n'est pas à l'endroit où l'on pose la bouche, il est valide ! Abayé a dit : Quand nous avons appris notre Michna, nous aussi, c'est « pas à l'endroit où l'on pose la bouche » que nous l'avons apprise : le placage d'or se trouvait un peu plus haut.
- וּשְׁתֵּי חֲצוֹצְרוֹת מִן הַצְּדָדִים. וּתְרֵי קָלֵי מִי מִשְׁתַּמְעִי? וְהָתַנְיָא: ״זָכוֹר״ וְ״שָׁמוֹר״, בְּדִיבּוּר אֶחָד נֶאֶמְרוּ, מַה שֶּׁאֵין הַפֶּה יְכוֹלָה לְדַבֵּר וְאֵין הָאוֹזֶן יְכוֹלָה לִשְׁמוֹעַ! לְכָךְ מַאֲרִיךְ בְּשׁוֹפָר.La Michna a enseigné : « Et deux trompettes sur les côtés » de celui qui sonne du chofar. La Guemara demande : Mais deux sons peuvent-ils être distinctement entendus à la fois ? Or il a été enseigné dans une baraïta : « Souviens-toi » du jour du Chabbat (Exode 20, 8) et « Garde » le jour du Chabbat (Deutéronome 5, 12) ont été dits en une seule parole par D.ieu, ce que la bouche ne peut pas prononcer et que l'oreille ne peut pas entendre ! Il devrait donc être impossible d'entendre le chofar en même temps que les trompettes. La Guemara répond : C'est pour cela qu'on prolonge avec le chofar : après que les trompettes se sont tues, on l'entend seul.
- לְמֵימְרָא דְּכִי שָׁמַע סוֹף תְּקִיעָה בְּלֹא תְּחִילַּת תְּקִיעָה יָצָא, וּמִמֵּילָא: תְּחִילַּת תְּקִיעָה בְּלֹא סוֹף תְּקִיעָה יָצָא?La Guemara rejette cette réponse : Est-ce à dire que, lorsqu'on a entendu la fin de la sonnerie sans le début de la sonnerie, on s'est acquitté de son obligation ? Et par conséquent, si l'on a entendu le début de la sonnerie sans la fin de la sonnerie, on s'est également acquitté ?
- תָּא שְׁמַע: תָּקַע בָּרִאשׁוֹנָה וּמָשַׁךְ בַּשְּׁנִיָּה כִּשְׁתַּיִם — אֵין בְּיָדוֹ אֶלָּא אַחַת. אַמַּאי? תִּיסְלַק לֵיהּ בְּתַרְתֵּי! פַּסּוֹקֵי תְּקִיעָתָא מֵהֲדָדֵי לָא פָּסְקִינַן.Viens et entends une Michna : Si l'on a sonné la première teki'a (son long et continu) d'une série et qu'on a prolongé la seconde teki'a de cette série de manière à durer comme deux, on n'a en main qu'une seule teki'a. Pourquoi cela ? Qu'elle lui compte pour deux, puisqu'une moitié de sonnerie suffirait ! La Guemara répond : En effet, une partie de sonnerie suffit, mais nous ne coupons pas les sonneries l'une de l'autre : on ne divise pas une sonnerie en deux.
- תָּא שְׁמַע: הַתּוֹקֵעַ לְתוֹךְ הַבּוֹר אוֹ לְתוֹךְ הַדּוּת אוֹ לְתוֹךְ הַפִּיטָס, אִם קוֹל שׁוֹפָר שָׁמַע — יָצָא, וְאִם קוֹל הֲבָרָה שְׁמַע — לֹא יָצָא. אַמַּאי? לִיפּוֹק בִּתְחִילַּת תְּקִיעָה, מִקַּמֵּי דְּלִיעַרְבַּב קָלָא!Viens et entends une autre Michna : Celui qui sonne dans une fosse, ou dans une citerne, ou dans une grande jarre : s'il a entendu le son du chofar, il s'est acquitté de son obligation ; mais s'il a entendu le son d'un écho, il ne s'est pas acquitté. Pourquoi cela ? Qu'il s'acquitte avec le début de la sonnerie, avant que le son ne se brouille avec l'écho !
- אֶלָּא: תַּרְתֵּי קָלֵי מֵחַד גַּבְרָא — לָא מִשְׁתַּמְעִי, מִתְּרֵי גַבְרֵי — מִשְׁתַּמְעִי.Plutôt, il faut abandonner la réponse précédente et dire : Deux sons provenant d'un seul homme ne peuvent être distinctement entendus — c'est le cas de « Souviens-toi » et « Garde », dits par D.ieu en une seule parole — mais de deux hommes, ils peuvent être entendus.
- וּמִתְּרֵי גַבְרֵי מִי מִשְׁתַּמְעִי? וְהָא תַּנְיָא: בַּתּוֹרָה — אֶחָד קוֹרֵא וְאֶחָד מְתַרְגֵּם, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהוּ שְׁנַיִם קוֹרִין וּשְׁנַיִם מְתַרְגְּמִין!La Guemara demande : Mais de deux hommes, peuvent-ils vraiment être entendus ? Or il a été enseigné dans une baraïta : Pour la Torah, un seul lit et un seul traduit en araméen, à condition qu'il n'y ait pas deux lecteurs ni deux traducteurs !
- הָא לָא דָּמְיָא אֶלָּא לְסֵיפָא: בְּהַלֵּל וּבִמְגִילָּה — אֲפִילּוּ עֲשָׂרָה קוֹרִין. אַלְמָא, כֵּיוָן דְּחַבִּיב — יָהֵיב דַּעְתֵּיהּ, הָכָא נָמֵי: כֵּיוָן דְּחַבִּיב — יָהֵיב דַּעְתֵּיהּ וְשָׁמַע.La Guemara répond : Ce cas du chofar n'est comparable qu'à la fin de cette baraïta : Pour le Hallel (psaumes de louange) et la Méguila (rouleau d'Esther), même dix peuvent lire ensemble. On voit donc que, puisque cette lecture est chère à l'auditeur, il y porte son attention. Ici aussi, puisque le chofar lui est cher, il y porte son attention et entend.
- אֶלָּא לָמָּה מַאֲרִיךְ בְּשׁוֹפָר? לֵידַע שֶׁמִּצְוַת הַיּוֹם בְּשׁוֹפָר.Mais alors, pourquoi prolonge-t-on avec le chofar, s'il peut être entendu avec les trompettes ? Pour faire savoir que la mitsva (commandement) du jour est au chofar.
- וּבְתַעֲנִיּוֹת בְּשֶׁל זְכָרִים כְּפוּפִין וּפִיו מְצוּפֶּה כֶּסֶף. מַאי שְׁנָא הָתָם דְּזָהָב, וּמַאי שְׁנָא הָכָא דְּכֶסֶף? אִיבָּעֵית אֵימָא כָּל כִּינּוּפְיָא דְּכֶסֶף הוּא, דִּכְתִיב: ״עֲשֵׂה לְךָ שְׁתֵּי חֲצוֹצְרוֹת כֶּסֶף״? וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הַתּוֹרָה חָסָה עַל מָמוֹנָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל.La Michna a enseigné : « Et lors des jeûnes publics, on utilisait des chofarot de béliers, recourbés, et leur embouchure était plaquée d'argent. » La Guemara demande : En quoi est-ce différent là-bas, à Roch Hachana, où c'est de l'or, et en quoi est-ce différent ici, lors des jeûnes, où c'est de l'argent ? Si tu veux, dis : Tout instrument destiné à un rassemblement est d'argent, comme il est écrit : « Fais-toi deux trompettes d'argent » (Nombres 10, 2), qui servent à convoquer l'assemblée. Et si tu veux, dis : La Torah a ménagé l'argent des Bnei Israël, et l'on se contente donc du métal le moins coûteux.
- הָתָם נָמֵי נַעֲבֵיד דְּכֶסֶף! אֲפִילּוּ הָכִי, כְּבוֹד יוֹם טוֹב עֲדִיף.La Guemara objecte : Si c'est pour ménager leur argent, là-bas aussi, faisons-le d'argent ! Elle répond : Malgré cela, l'honneur du Yom Tov (jour de fête) prime.
- רַב פָּפָּא בַּר שְׁמוּאֵל סָבַר לְמִיעְבַּד עוֹבָדָא כְּמַתְנִיתִין. אָמַר לֵיהּ רָבָא: לָא אָמְרוּ אֶלָּא בְּמִקְדָּשׁ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בַּמִּקְדָּשׁ, אֲבָל בִּגְבוּלִין, מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ חֲצוֹצְרוֹת — אֵין שׁוֹפָר, מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ שׁוֹפָר — אֵין חֲצוֹצְרוֹת.Rav Pappa bar Chmouel pensait agir en pratique conformément à notre Michna, en sonnant à la fois des trompettes et du chofar. Rava lui a dit : On ne l'a dit que pour le Temple. Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta : À quel cas ces paroles s'appliquent-elles ? Au Temple ; mais dans les provinces, hors du Temple, là où il y a des trompettes, comme lors des jeûnes, il n'y a pas de chofar, et là où il y a un chofar, comme à Roch Hachana, il n'y a pas de trompettes.
- וְכֵן הִנְהִיג רַבִּי חֲלַפְתָּא בְּצִיפּוֹרִי וְרַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן תְּרַדְיוֹן בְּסִיכְנִי, וּכְשֶׁבָּא דָּבָר אֵצֶל חֲכָמִים אָמְרוּ: לֹא הָיוּ נוֹהֲגִין כֵּן אֶלָּא בְּשַׁעֲרֵי מִזְרָח וּבְהַר הַבַּיִת בִּלְבַד.Et c'est ainsi — selon notre Michna, avec chofar et trompettes — qu'avait instauré Rabbi 'Halafta à Tsipori et Rabbi 'Hanania ben Teradyon à Sikhni. Et quand la chose parvint aux Sages, ils dirent : On n'agissait ainsi qu'aux portes orientales et sur le Mont du Temple seulement.
- אָמַר רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מַאי קְרָאָה — דִּכְתִיב: ״בַּחֲצוֹצְרוֹת וְקוֹל שׁוֹפָר הָרִיעוּ לִפְנֵי הַמֶּלֶךְ ה׳״, לִפְנֵי הַמֶּלֶךְ ה׳ הוּא דְּבָעֵינַן חֲצוֹצְרוֹת וְקוֹל שׁוֹפָר, אֲבָל בְּעָלְמָא — לָא.Rava a dit, et d'aucuns disent que c'est Rabbi Yehochoua ben Lévi : Quel est le verset qui l'enseigne ? C'est ce qui est écrit : « Avec les trompettes et le son du chofar, sonnez devant le Roi, Hachem » (Psaumes 98, 6) : c'est devant le Roi, Hachem, c'est-à-dire dans le Temple, que nous avons besoin de trompettes et du son du chofar, mais en général, non.
- שָׁוֶה הַיּוֹבֵל לְרֹאשׁ הַשָּׁנָה לַתְּקִיעָה וְלַבְּרָכוֹת וְכוּ׳. אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק: כְּמַאן מְצַלֵּינַן הָאִידָּנָא ״זֶה הַיּוֹם תְּחִלַּת מַעֲשֶׂיךָ זִכָּרוֹן לְיוֹם רִאשׁוֹן״, כְּמַאן — כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּאָמַר: בְּתִשְׁרִי נִבְרָא הָעוֹלָם.La Michna a enseigné : « Le Yovel (année du Jubilé) est semblable à Roch Hachana pour la sonnerie et pour les bénédictions, etc. » Rav Chmouel bar Yits'hak a dit : Selon qui prions-nous aujourd'hui, à Roch Hachana : « Ce jour est le commencement de Tes œuvres, un souvenir du premier jour » ? Selon qui ? Selon Rabbi Eliézer, qui a dit : Le monde a été créé en Tichri.
- מֵתִיב רַב עֵינָא: שָׁוֶה יוֹבֵל לְרֹאשׁ הַשָּׁנָה לַתְּקִיעָה וְלַבְּרָכוֹת, וְהָא אִיכָּא ״זֶה הַיּוֹם תְּחִלַּת מַעֲשֶׂיךָ זִכָּרוֹן לְיוֹם רִאשׁוֹן״, דִּבְרֹאשׁ הַשָּׁנָה אִיתָא, וּבְיוֹבֵל לֵיתָא! כִּי קָתָנֵי — אַשְּׁאָרָא.Rav Eina a objecté : Il est dit dans notre Michna : « Le Yovel est semblable à Roch Hachana pour la sonnerie et pour les bénédictions. » Or il y a la phrase « Ce jour est le commencement de Tes œuvres, un souvenir du premier jour », qui s'applique à Roch Hachana et qui ne s'applique pas au Yovel ! La Guemara répond : Quand la Michna enseigne cela, c'est à propos du reste des bénédictions.
- רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי מַתְנֵי הָכִי, אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק: הָא דִּתְנַן שָׁוֶה הַיּוֹבֵל לְרֹאשׁ הַשָּׁנָה לַתְּקִיעָה וְלַבְּרָכוֹת, כְּמַאן — דְּלָא כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּאִי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, כֵּיוָן דְּאָמַר בְּתִשְׁרִי נִבְרָא הָעוֹלָם, הָא אִיכָּא ״זֶה הַיּוֹם תְּחִלַּת מַעֲשֶׂיךָ זִכָּרוֹן לְיוֹם רִאשׁוֹן״, דִּבְרֹאשׁ הַשָּׁנָה אִיתָא, וּבַיּוֹבֵל לֵיתָא! כִּי קָתָנֵי אַשְּׁאָרָא.Rav Chicha, fils de Rav Idi, enseignait ainsi ce passage : Rav Chmouel bar Yits'hak a dit : Ce que nous avons appris : « Le Yovel est semblable à Roch Hachana pour la sonnerie et pour les bénédictions », selon qui est-ce ? Ce n'est pas selon Rabbi Eliézer. Car si c'était Rabbi Eliézer, puisqu'il dit que le monde a été créé en Tichri, il y a la phrase « Ce jour est le commencement de Tes œuvres, un souvenir du premier jour », qui s'applique à Roch Hachana et qui ne s'applique pas au Yovel ! La Guemara rejette cet argument : Quand la Michna enseigne cela, c'est à propos du reste des bénédictions.
- מַתְנִי׳ שׁוֹפָר שֶׁנִּסְדַּק וְדִבְּקוֹ — פָּסוּל. דִּיבֵּק שִׁבְרֵי שׁוֹפָרוֹת — פָּסוּל.MICHNA : Un chofar qui s'est fendu et qu'on a recollé est invalide. Si l'on a recollé des fragments de chofarot, il est invalide.
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