Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּי פְּלִיגִי בְּ״עַל בִּיעוּר״. מָר סָבַר: מֵעִיקָּרָא מַשְׁמַע, וּמָר סָבַר: לְהַבָּא מַשְׁמַע.Là où ils divergent, c'est sur « 'al biour » (au sujet de l'élimination). L'un, Rav Papi, pense que cela signifie une action accomplie dès auparavant, déjà achevée ; et l'autre, Rav Pappa, pense que cela signifie une action à venir.
- מֵיתִיבִי: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל הַמִּילָה״!On a objecté à Rav Papi, d'après la bénédiction récitée avant la circoncision : « Béni sois-Tu … qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné au sujet de la circoncision ('al hamila) » ! Cette formule vise donc bien une action à venir.
- הָתָם, הֵיכִי נֵימָא? נֵימָא ״לָמוּל״ — לָא סַגִּיא דְּלָאו אִיהוּ מָהֵיל? אֲבִי הַבֵּן מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אִין הָכִי נָמֵי.Réponse : Là, comment dirons-nous autrement ? Dirons-nous « de circoncire » ? N'y a-t-il pas moyen que ce ne soit pas lui qui circoncise ? La mitsva incombe au père, et n'importe quel autre peut agir à sa place. Mais pour le père de l'enfant, qui circoncit lui-même, que peut-on dire ? Réponse : Oui, c'est bien ainsi : il dit « de circoncire ».
- מֵיתִיבִי: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל הַשְּׁחִיטָה״! הָתָם נָמֵי, הֵיכִי נֵימָא? נֵימָא ״לִשְׁחוֹט״ — לָא סַגִּיא דְּלָאו אִיהוּ שָׁחֵט?On a objecté : « Béni sois-Tu … qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné au sujet de l'abattage rituel ('al hache'hita) » ! Réponse : Là aussi, comment dirons-nous autrement ? Dirons-nous « d'abattre » ? N'y a-t-il pas moyen qu'il n'abatte pas ? Nul n'est tenu d'abattre une bête, sauf s'il veut en manger.
- פֶּסַח וְקׇדָשִׁים מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אִין הָכִי נָמֵי.Mais pour le sacrifice de Pessa'h et les offrandes, qu'on a l'obligation d'abattre, que peut-on dire ? Réponse : Oui, c'est bien ainsi : on y dit « d'abattre ».
- מֵיתִיבִי: הָעוֹשֶׂה לוּלָב לְעַצְמוֹ, מְבָרֵךְ: ״שֶׁהֶחֱיָינוּ וְקִיְּמָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לַזְּמַן הַזֶּה״. נְטָלוֹ לָצֵאת בּוֹ, אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל נְטִילַת לוּלָב״! שָׁאנֵי הָתָם, דִּבְעִידָּנָא דְּאַגְבְּהֵהּ נְפַק בֵּיהּ.On a objecté : celui qui fait un loulav pour lui-même récite : « qui nous a fait vivre, nous a maintenus et nous a fait parvenir à ce temps ». Quand il le prend pour s'en acquitter, il dit : « qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné au sujet de la prise du loulav » – une formule en « au sujet de » avant l'acte ! Réponse : Là, c'est différent, car au moment où il l'a soulevé, il s'en est acquitté : l'acte est déjà accompli lorsqu'il bénit.
- אִי הָכִי: ״לָצֵאת בּוֹ״? ״יָצָא בּוֹ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אִין הָכִי נָמֵי, וּמִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנָא סֵיפָא: ״לֵישֵׁב בַּסּוּכָּה״, תְּנָא רֵישָׁא נָמֵי ״לָצֵאת בּוֹ״.S'il en est ainsi, pourquoi « pour s'en acquitter » ? Il aurait fallu dire : « dont il s'est acquitté » ! Réponse : Oui, c'est bien ainsi ; mais parce qu'il voulait enseigner dans la fin du texte « pour s'asseoir dans la soukka », il a enseigné aussi au début « pour s'en acquitter ».
- דְּקָתָנֵי סֵיפָא: הָעוֹשֶׂה סוּכָּה לְעַצְמוֹ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ אַתָּה ה׳ ... שֶׁהֶחֱיָינוּ וְקִיְּמָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לַזְּמַן הַזֶּה״. נִכְנַס לֵישֵׁב בָּהּ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לֵישֵׁב בַּסּוּכָּה״. וְהִלְכְתָא: ״עַל בִּיעוּר חָמֵץ״.Car il enseigne à la fin : celui qui fait une soukka pour lui-même dit : « Béni sois-Tu, Hachem … qui nous a fait vivre, nous a maintenus et nous a fait parvenir à ce temps ». Quand il entre pour s'y asseoir, il dit : « Béni sois-Tu … qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de nous asseoir dans la soukka ». Et la halakha est : « 'al biour 'hamets » (au sujet de l'élimination du 'hamets), formule qui vaut aussi pour l'avenir.
- דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהָא, מֵעִיקָּרָא בָּעִינַן לְבָרוֹכֵי, מְנָלַן? דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל הַמִּצְוֹת מְבָרֵךְ עֲלֵיהֶן עוֹבֵר לַעֲשִׂיָּיתָן.En tout cas, pour tout le monde, nous avons besoin de bénir dès auparavant, avant l'acte. D'où le savons-nous ? De ce que Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : pour toutes les mitsvot, on récite la bénédiction over (avant) leur accomplissement.
- מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״עוֹבֵר״ לִישָּׁנָא דְּאַקְדּוֹמֵי הוּא? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, דְּאָמַר קְרָא: ״וַיָּרׇץ אֲחִימַעַץ דֶּרֶךְ הַכִּכָּר וַיַּעֲבֹר אֶת הַכּוּשִׁי״. אַבָּיֵי אָמַר, מֵהָכָא: ״וְהוּא עָבַר לִפְנֵיהֶם״. וְאִיבָּעֵית אֵימָא מֵהָכָא: ״וַיַּעֲבֹר מַלְכָּם לִפְנֵיהֶם וַה׳ בְּרֹאשָׁם״.D'où savons-nous que ce mot over est un terme d'antériorité ? Rav Na'hman bar Its'hak a dit : car le verset a dit : « Et A'himaats courut par le chemin de la plaine et il dépassa (vaya'avor) le Kouchite » (II Samuel 18, 23). Abayé a dit : d'ici : « Et lui passa (avar) devant eux » (Genèse 33, 3). Et si tu veux, dis : d'ici : « Et leur roi passa (vaya'avor) devant eux, et Hachem à leur tête » (Michée 2, 13).
- בֵּי רַב אָמְרִי: חוּץ מִן הַטְּבִילָה וְשׁוֹפָר. בִּשְׁלָמָא טְבִילָה — דְּאַכַּתִּי גַּבְרָא לָא חֲזֵי. אֶלָּא שׁוֹפָר מַאי טַעְמָא? וְכִי תֵּימָא מִשּׁוּם דִּילְמָא מִיקַּלְקְלָא תְּקִיעָה. אִי הָכִי, אֲפִילּוּ שְׁחִיטָה וּמִילָה נָמֵי!Dans l'école de Rav, ils ont dit : on bénit avant toutes les mitsvot, sauf pour l'immersion et le chofar. Certes pour l'immersion, on comprend : car l'homme n'est pas encore apte à bénir, étant impur. Mais pour le chofar, quelle en est la raison ? Et si tu dis : à cause d'un risque que la sonnerie ne soit manquée, s'il en est ainsi, même pour l'abattage rituel et la circoncision, il en irait de même !
- אֶלָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: חוּץ מִן הַטְּבִילָה בִּלְבַד אִיתְּמַר. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: טָבַל וְעָלָה, בַּעֲלִיָּיתוֹ אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ ... אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל הַטְּבִילָה״.Mais Rav 'Hisda a dit : c'est « sauf pour l'immersion » seule qui a été dit. Il a été enseigné ainsi aussi dans une baraïta : s'il s'est immergé et est remonté, en remontant il dit : « Béni sois-Tu … qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné au sujet de l'immersion ».
- לְאוֹר הַנֵּר וְכוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב חִסְדָּא: לָמַדְנוּ מְצִיאָה מִמְּצִיאָה, וּמְצִיאָה מֵחִיפּוּשׂ, וְחִיפּוּשׂ מֵחִיפּוּשׂ, וְחִיפּוּשׂ מִנֵּרוֹת, וְנֵרוֹת מִנֵּר.La Michna enseigne : « À la lumière de la lampe », etc. D'où savons-nous cela ? Rav 'Hisda a dit : nous avons appris « trouver » de « trouver », et « trouver » de « chercher », et « chercher » de « chercher », et « chercher » de « lampes », et « lampes » de « lampe ».
- מְצִיאָה מִמְּצִיאָה — כְּתִיב הָכָא: ״שִׁבְעַת יָמִים שְׂאֹר לֹא יִמָּצֵא בְּבָתֵּיכֶם״, וּכְתִיב הָתָם: ״וַיְחַפֵּשׂ בַּגָּדוֹל הֵחֵל וּבַקָּטֹן כִּלָּה וַיִּמָּצֵא״. וּמְצִיאָה מֵחִיפּוּשׂ דִּידֵיהּ.« Trouver » de « trouver » : il est écrit ici : « Pendant sept jours, le levain ne sera pas trouvé dans vos maisons » (Exode 12, 19), et il est écrit là-bas : « Il chercha, commençant par l'aîné et finissant par le plus jeune, et la coupe fut trouvée » (Genèse 44, 12). Et « trouver » de son propre « chercher », dans ce même verset.
- וְחִיפּוּשׂ מִנֵּרוֹת, דִּכְתִיב: ״בָּעֵת הַהִיא אֲחַפֵּשׂ אֶת יְרוּשָׁלִַים בַּנֵּרוֹת״, וְנֵרוֹת מִנֵּר, דִּכְתִיב: ״נֵר (אֱלֹהִים) [ה׳] נִשְׁמַת אָדָם חֹפֵשׂ כׇּל חַדְרֵי בָטֶן״.Et « chercher » de « lampes », comme il est écrit : « En ce temps-là, Je chercherai dans Jérusalem avec des lampes » (Sophonie 1, 12) ; et « lampes » de « lampe », comme il est écrit : « La lampe de Hachem, c'est l'âme de l'homme ; elle cherche dans toutes les chambres du ventre » (Proverbes 20, 27).
- תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: לֵילֵי אַרְבָּעָה עָשָׂר בּוֹדְקִים אֶת הֶחָמֵץ לְאוֹר הַנֵּר. אַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לְדָבָר, זֵכֶר לַדָּבָר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שִׁבְעַת יָמִים שְׂאֹר לֹא יִמָּצֵא״, וְאוֹמֵר: ״וַיְחַפֵּשׂ בַּגָּדוֹל הֵחֵל וּבַקָּטֹן כִּלָּה״, וְאוֹמֵר: ״בָּעֵת הַהִיא אֲחַפֵּשׂ אֶת יְרוּשָׁלִַים בַּנֵּרוֹת״, וְאוֹמֵר: ״נֵר (אֱלֹהִים) [ה׳] נִשְׁמַת אָדָם חֹפֵשׂ״.L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : la nuit du quatorze, on inspecte le 'hamets à la lumière de la lampe. Bien qu'il n'y ait pas de preuve de la chose, il y a une allusion à la chose, comme il est dit : « Pendant sept jours, le levain ne sera pas trouvé », et il dit : « Il chercha, commençant par l'aîné et finissant par le plus jeune », et il dit : « En ce temps-là, Je chercherai dans Jérusalem avec des lampes », et il dit : « La lampe de Hachem, c'est l'âme de l'homme ; elle cherche ».
- מַאי ״וְאוֹמֵר״?Pourquoi ce « et il dit » supplémentaire ? Le verset précédent ne suffisait-il pas à montrer que l'on cherche à la lampe ?
- וְכִי תֵּימָא: הַאי ״בָּעֵת הָהִיא״ — קוּלָּא הוּא דְּקָאָמַר רַחֲמָנָא: לָא בָּדֵיקְנָא לַהּ בִּירוּשָׁלַיִם בִּנְהוֹרָא דַאֲבוּקָה — דִּנְפִישׁ נְהוֹרָא טוּבָא, אֶלָּא בִּנְהוֹרָא דִשְׁרָגָא — דְּזוּטַר נְהוֹרָא טְפֵי, דְּעָוֹן רַבָּה מִשְׁתְּכַח וְעָוֹן זוּטַר לָא מִשְׁתְּכַח, תָּא שְׁמַע: ״נֵר ה׳ נִשְׁמַת אָדָם״.Et si tu dis : ce « en ce temps-là » est une indulgence que dit le Miséricordieux : Je n'inspecterai pas Jérusalem à la lumière d'une torche, dont la lumière est très grande, mais à la lumière d'une lampe, dont la lumière est plus petite, de sorte que la grande faute sera trouvée et que la petite faute ne sera pas trouvée – viens et entends : « La lampe de Hachem, c'est l'âme de l'homme », qui cherche partout, ce qui montre que la lampe permet une recherche complète.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין בּוֹדְקִין לֹא לְאוֹר הַחַמָּה, וְלֹא לְאוֹר הַלְּבָנָה, וְלֹא לְאוֹר הָאֲבוּקָה, אֶלָּא לְאוֹר הַנֵּר,Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : on n'inspecte ni à la lumière du soleil, ni à la lumière de la lune, ni à la lumière de la torche, mais à la lumière de la lampe,
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