Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁהֲרֵי מֹשֶׁה עוֹמֵד בְּפֶסַח רִאשׁוֹן, וּמַזְהִיר עַל הַפֶּסַח שֵׁנִי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיַעֲשׂוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת הַפָּסַח בְּמוֹעֲדוֹ״, וּכְתִיב: ״וַיְהִי אֲנָשִׁים אֲשֶׁר הָיוּ טְמֵאִים לְנֶפֶשׁ אָדָם״.Car voici que Moché se tient au premier Pessa'h, et avertit au sujet du second Pessa'h, un mois plus tard, le quatorze de Iyar, comme il est dit : « Que les Bnei Israël fassent le Pessa'h (l'agneau pascal) en son temps » (Nombres 9, 2), et il est écrit : « Il y eut des hommes qui étaient impurs par le contact d'un cadavre » (Nombres 9, 6). Moché leur a alors exposé les lois du second Pessa'h : on commence donc à étudier les lois d'une fête trente jours avant.
- וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אָמַר לָךְ: אַיְּידֵי דְּאַיְירִי בְּמִילֵּי דְפִסְחָא, מַסִּיק לְהוּ לְכׇל מִילֵּי דְפִסְחָא.Et Rabban Chimon ben Gamliel te dira : Puisqu'il parlait des sujets de Pessa'h, il a achevé tous les sujets de Pessa'h, y compris ceux du second Pessa'h ; on n'en déduit donc rien.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל? שֶׁהֲרֵי מֹשֶׁה עוֹמֵד בְּרֹאשׁ הַחֹדֶשׁ, וּמַזְהִיר עַל הַפֶּסַח, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַחֹדֶשׁ הַזֶּה לָכֶם רֹאשׁ חֳדָשִׁים״, וּכְתִיב: ״דַּבְּרוּ אֶל כׇּל עֲדַת יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר בֶּעָשֹׂר לַחֹדֶשׁ הַזֶּה וְיִקְחוּ לָהֶם אִישׁ שֶׂה לְבֵית אָבוֹת וְגוֹ׳״.Quelle est la raison de Rabban Chimon ben Gamliel ? Car voici que Moché se tient à Roch 'Hodech (le début du mois) et avertit au sujet de Pessa'h, comme il est dit : « Ce mois sera pour vous le premier des mois » (Exode 12, 2), et il est écrit : « Parlez à toute l'assemblée d'Israël en disant : le dix de ce mois, qu'ils prennent chacun un agneau par maison paternelle, etc. » (Exode 12, 3).
- מִמַּאי דִּבְרֵישׁ יַרְחָא קָאֵי? דִּילְמָא בְּאַרְבְּעָה בְּיַרְחָא אוֹ בְּחַמְשָׁה בְּיַרְחָא קָאֵי?La Guemara demande : D'où savons-nous qu'il se tenait au début du mois ? Peut-être se tenait-il le quatre du mois ou le cinq du mois ?
- אֶלָּא אָמַר רַבָּה בַּר שִׁימִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבִינָא, מֵהָכָא: ״וַיְדַבֵּר ה׳ אֶל מֹשֶׁה בְמִדְבַּר סִינַי בַּשָּׁנָה הַשֵּׁנִית בַּחֹדֶשׁ הָרִאשׁוֹן״, וּכְתִיב: ״וְיַעֲשׂוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת הַפָּסַח בְּמוֹעֲדוֹ״. הָכָא נָמֵי, מִמַּאי דִּבְרֵישׁ יַרְחָא קָאֵי? דִּילְמָא בְּאַרְבְּעָה בְּיַרְחָא אוֹ בְּחַמְשָׁה בְּיַרְחָא קָאֵי?Mais plutôt, Rabba bar Chimi a dit au nom de Ravina : Cela se déduit d'ici : « Hachem parla à Moché dans le désert de Sinaï, la deuxième année, au premier mois » (Nombres 9, 1), et il est écrit : « Que les Bnei Israël fassent le Pessa'h en son temps » (Nombres 9, 2). La Guemara demande : Ici aussi, d'où savons-nous qu'il se tenait au début du mois ? Peut-être se tenait-il le quatre du mois ou le cinq du mois ?
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אַתְיָא ״מִדְבָּר״ מִ״מִּדְבָּר״. כְּתִיב הָכָא: ״בְּמִדְבַּר סִינַי״, וּכְתִיב הָתָם: ״וַיְדַבֵּר ה׳ אֶל מֹשֶׁה בְּמִדְבַּר סִינַי בְּאֹהֶל מוֹעֵד בְּאֶחָד לַחֹדֶשׁ הַשֵּׁנִי״. מָה לְהַלָּן בְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ — אַף כָּאן בְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : On déduit « désert » de « désert » par une guezéra chava (analogie textuelle fondée sur un même mot). Il est écrit ici : « Dans le désert de Sinaï », et il est écrit là-bas : « Hachem parla à Moché dans le désert de Sinaï, dans la Tente d'assignation, le premier du deuxième mois » (Nombres 1, 1). De même que là-bas, c'est à Roch 'Hodech, de même ici, c'est à Roch 'Hodech.
- וְנִיכְתּוֹב בְּרֵישָׁא דְּחֹדֶשׁ רִאשׁוֹן, וַהֲדַר נִיכְתּוֹב דְּחֹדֶשׁ שֵׁנִי. אָמַר רַב מְנַשְּׁיָא בַּר תַּחְלִיפָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: זֹאת אוֹמֶרֶת אֵין מוּקְדָּם וּמְאוּחָר בַּתּוֹרָה.La Guemara demande : Mais qu'on écrive d'abord ce qui est du premier mois, et qu'on écrive ensuite ce qui est du deuxième mois ! Rav Menachia bar Ta'hlifa a dit au nom de Rav : Cela enseigne qu'il n'y a pas d'avant et d'après dans la Torah : l'ordre du texte n'est pas forcément chronologique.
- אָמַר רַב פָּפָּא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא בִּתְרֵי עִנְיָינֵי, אֲבָל בְּחַד עִנְיָינָא, מַאי דְּמוּקְדָּם — מוּקְדָּם, וּמַאי דִּמְאוּחָר — מְאוּחָר. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, ״כְּלָל וּפְרָט — אֵין בַּכְּלָל אֶלָּא מַה שֶּׁבַּפְּרָט״, דִּילְמָא פְּרָט וּכְלָל הוּא!Rav Pappa a dit : Nous ne l'avons dit que pour deux sujets ; mais dans un même sujet, ce qui est avant est avant, et ce qui est après est après. Car si tu ne dis pas cela, « une généralité suivie d'un détail : la généralité ne comprend que ce qui est dans le détail », peut-être est-ce un détail suivi d'une généralité !
- וְתוּ, ״פְּרָט וּכְלָל נַעֲשֶׂה כְּלָל מוּסָף עַל הַפְּרָט״, דִּילְמָא כְּלָל וּפְרָט הוּא!Et de plus, « un détail suivi d'une généralité : la généralité devient un ajout au détail », peut-être est-ce une généralité suivie d'un détail ! Il faut donc qu'un ordre soit fixé à l'intérieur d'un même sujet.
- אִי הָכִי, אֲפִילּוּ בִּתְרֵי עִנְיָינֵי נָמֵי! הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר ״כְּלָל וּפְרָט הַמְרוּחָקִין זֶה מִזֶּה — אֵין דָּנִין אוֹתוֹ בִּכְלָל וּפְרָט״, שַׁפִּיר, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר ״דָּנִין״, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?La Guemara objecte : S'il en est ainsi, même pour deux sujets ces règles ne s'appliqueraient pas ! Elle précise : Cela va bien selon celui qui a dit : « Une généralité et un détail éloignés l'un de l'autre, on ne les interprète pas selon la règle de la généralité et du détail », c'est juste. Mais selon celui qui a dit : « On les interprète », que peut-on dire ?
- אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר ״דָּנִין״, הָנֵי מִילֵּי — בְּחַד עִנְיָינָא. אֲבָל בִּתְרֵי עִנְיָינֵי — אֵין דָּנִין.Même selon celui qui a dit : « On les interprète », cela ne vaut que dans un même sujet ; mais pour deux sujets, on ne les interprète pas.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הַבּוֹדֵק צָרִיךְ שֶׁיְּבַטֵּל. מַאי טַעְמָא, אִי נֵימָא מִשּׁוּם פֵּירוּרִין — הָא לָא חֲשִׁיבִי.Rav Yehouda a dit, au nom de Rav : Celui qui recherche le 'hamets doit l'annuler. Quelle en est la raison ? Si nous disons que c'est à cause des miettes qui lui auraient échappé, celles-ci sont sans importance, et donc d'elles-mêmes annulées.
- וְכִי תֵּימָא: כֵּיוָן דִּמְינַטַּר לְהוּ אַגַּב בֵּיתֵיהּ — חֲשִׁיבִי, וְהָתַנְיָא: סוֹפֵי תְאֵנִים, וּמְשַׁמֵּר שָׂדֵהוּ מִפְּנֵי עֲנָבִים. סוֹפֵי עֲנָבִים, וּמְשַׁמֵּר שָׂדֵהוּ מִפְּנֵי מִקְשָׁאוֹת וּמִפְּנֵי מִדְלָעוֹת,Et si tu dis : Puisqu'il les garde en même temps que sa maison, elles ont de l'importance, mais il a été enseigné : Des fins de figues restent sur l'arbre, et il garde son champ à cause des raisins ; des fins de raisins restent sur la vigne, et il garde son champ à cause des concombres et à cause des courges :
- בִּזְמַן שֶׁבַּעַל הַבַּיִת מַקְפִּיד עֲלֵיהֶן — אֲסוּרִין מִשּׁוּם גֵּזֶל, וְחַיָּיבִין בְּמַעֲשֵׂר. בִּזְמַן שֶׁאֵין בַּעַל הַבַּיִת מַקְפִּיד עֲלֵיהֶן — מוּתָּרִין מִשּׁוּם גֵּזֶל, וּפְטוּרִין מִשּׁוּם מַעֲשֵׂר.lorsque le propriétaire y tient, elles sont interdites à cause du vol, et soumises à la dîme ; lorsque le propriétaire n'y tient pas, elles sont permises du point de vue du vol, et exemptes de la dîme. Le fait de garder le champ pour autre chose ne leur donne donc pas d'importance ; il en va de même des miettes.
- אָמַר רָבָא: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִמְצָא גְּלוּסְקָא יָפָה וְדַעְתֵּיהּ עִילָּוֵיהּ. וְכִי מַשְׁכַּחַתְּ לֵיהּ לְבַטְּלֵיהּ!Rava a dit : C'est un décret, de peur qu'il ne trouve une belle gloska (galette de qualité) et que sa pensée s'y attache. La Guemara objecte : Mais lorsqu'il la trouvera, qu'il l'annule !
- דִּילְמָא מַשְׁכַּחַתְּ לֵיהּ לְבָתַר אִיסּוּרָא, וְלָאו בִּרְשׁוּתֵיהּ קָיְימָא, וְלָא מָצֵי מְבַטֵּיל. דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁנֵי דְבָרִים אֵינָן בִּרְשׁוּתוֹ שֶׁל אָדָם, וַעֲשָׂאָן הַכָּתוּב כְּאִילּוּ בִּרְשׁוּתוֹ, וְאֵלּוּ הֵן: בּוֹר בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְחָמֵץ מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה.Peut-être la trouvera-t-il après l'interdit ; elle n'est alors plus en sa possession, et il ne peut l'annuler. Car Rabbi Elazar a dit : Deux choses ne sont pas en la possession de l'homme, et l'Écriture les a rendues comme si elles étaient en sa possession, et les voici : une fosse dans le domaine public, et le 'hamets de six heures et au-delà.
- וְנִיבַטְּלֵיהּ בְּאַרְבַּע, וְנִיבַטְּלֵיהּ בְּחָמֵשׁ? כֵּיוָן דְּלָאו זְמַן אִיסּוּרָא הוּא וְלָאו זְמַן בִּיעוּרָא הוּא, דִּילְמָא פָּשַׁע וְלָא מְבַטֵּל לֵיהּ.La Guemara demande : Mais qu'il l'annule à la quatrième heure, et qu'il l'annule à la cinquième ! Elle répond : Puisque ce n'est ni le temps de l'interdit ni le temps de l'élimination, peut-être se montrera-t-il négligent et ne l'annulera-t-il pas.
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