Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גּוֹמְרָהּ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁהִתְחִיל בָּהּ קוֹדֶם אַרְבָּעָה עָשָׂר, אֲבָל לֹא הִתְחִיל בָּהּ קוֹדֶם אַרְבָּעָה עָשָׂר — לֹא יַתְחִיל בָּהּ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, אֲפִילּוּ צִילְצוֹל קָטָן, אֲפִילּוּ שְׂבָכָה קְטַנָּה. לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — אִין, שֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — לָא. הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ שֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ נָמֵי גָּמְרִינַן, וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן דַּאֲפִילּוּ לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד, מִיגְמַר — אִין, אַתְחוֹלֵי — לָא.on le termine le 14. Quand cela ? Lorsqu'on l'a commencé avant le 14 ; mais si on ne l'a pas commencé avant le 14, qu'on ne le commence pas le 14, même une petite ceinture, même une petite résille. La Guemara analyse : pour les besoins de la fête, oui ; pour ce qui n'est pas pour les besoins de la fête, non. Réponse : il en va de même pour ce qui n'est pas pour ses besoins : nous le terminons aussi ; et ceci nous apprend que même pour les besoins de la fête : terminer, oui ; commencer, non.
- תָּא שְׁמַע, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל מְלָאכָה שֶׁהִיא לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — גּוֹמְרָהּ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, וְשֶׁאֵינָהּ לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — אָסוּר, וְעוֹשִׂין מְלָאכָה בְּעַרְבֵי פְסָחִים עַד חֲצוֹת בִּמְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ. מְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ — אִין, לֹא נָהֲגוּ — לָא, וּשְׁמַע מִינַּהּ: לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — אִין, שֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד — לָא. שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends une preuve : Rabbi Méïr dit : tout travail qui est pour les besoins de la fête, on le termine le 14 ; et ce qui n'est pas pour les besoins de la fête est interdit. Et l'on fait un travail les veilles de Pessa'h jusqu'à midi là où l'on en a la coutume. Là où l'on en a la coutume, oui ; là où l'on n'en a pas la coutume, non. Déduis-en : pour les besoins de la fête, oui ; pour ce qui n'est pas pour les besoins de la fête, non. Déduis-en effectivement.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים שָׁלֹשׁ אוּמָּנִיּוֹת. תָּנָא: הַחַיָּיטִין, שֶׁכֵּן הֶדְיוֹט תּוֹפֵר כְּדַרְכּוֹ בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. הַסַּפָּרִין וְהַכּוֹבְסִין, שֶׁכֵּן הַבָּא מִמְּדִינַת הַיָּם וְהַיּוֹצֵא מִבֵּית הָאֲסוּרִין מְסַפְּרִין וּמְכַבְּסִין בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הָרַצְעָנִין, שֶׁכֵּן עוֹלֵי רְגָלִים מְתַקְּנִין מִנְעָלֵיהֶן בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד.Il a été dit dans la Michna : « et les Sages disent : trois métiers ». Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : les tailleurs sont autorisés, car un homme du commun coud à sa manière pendant les jours intermédiaires de la fête ; les barbiers et les blanchisseurs, car celui qui arrive d'outre-mer et celui qui sort de prison se font couper les cheveux et laver leurs vêtements pendant les jours intermédiaires de la fête. Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda dit : aussi les cordonniers, car les pèlerins réparent leurs chaussures pendant les jours intermédiaires de la fête.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? מָר סָבַר: לְמֵידִין תְּחִילַּת מְלָאכָה מִסּוֹף מְלָאכָה, וּמַר סָבַר: אֵין לְמֵידִין תְּחִילַּת מְלָאכָה מִסּוֹף מְלָאכָה.Sur quoi portent leur désaccord ? Un Maître pense : on apprend le commencement d'un travail de la fin d'un travail : s'il est permis de réparer des chaussures, il est permis d'en faire de nouvelles ; et un Maître pense : on n'apprend pas le commencement d'un travail de la fin d'un travail.
- מַתְנִי׳ מוֹשִׁיבִין שׁוֹבָכִין לְתַרְנְגוֹלִים בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר. וְתַרְנְגוֹלֶת שֶׁבָּרְחָה — מַחֲזִירִין אוֹתָהּ לִמְקוֹמָהּ, וְאִם מֵתָה — מוֹשִׁיבִין אַחֶרֶת תַּחְתֶּיהָ. גּוֹרְפִין מִתַּחַת רַגְלֵי בְּהֵמָה בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, וּבַמּוֹעֵד מְסַלְּקִין לִצְדָדִין. מוֹלִיכִין כֵּלִים וּמְבִיאִין מִבֵּית הָאוּמָּן — אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָם לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד.Michna : On installe des nichoirs pour les poules le 14 Nissan, en plaçant des œufs sous elles. Et une poule qui s'est enfuie, on la ramène à sa place ; et si elle est morte, on en installe une autre à sa place. On balaie sous les pattes d'un animal le 14, et pendant la fête on écarte le fumier sur les côtés. On porte des ustensiles chez l'artisan et on en rapporte, même s'ils ne sont pas pour les besoins de la fête.
- גְּמָ׳ הַשְׁתָּא אוֹתוֹבֵי מוֹתְבִינַן, אַהְדּוֹרֵי מִיבַּעְיָא?! אָמַר אַבָּיֵי: סֵיפָא אֲתָאן לְחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד.Guemara : Maintenant que nous installons une poule sur des œufs, faut-il dire qu'on la ramène ? Abayé a dit : dans la fin de cette phrase, nous en sommes arrivés aux jours intermédiaires de la fête, où l'on ne peut pas installer de poule, mais où l'on peut la ramener à cause de la perte.
- אָמַר רַב הוּנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא תּוֹךְ שְׁלֹשָׁה לְמִרְדָּהּ — דְּאַכַּתִּי לָא פְּרַח צִימְרָא מִינָּה, וְאַחַר שְׁלֹשָׁה לִישִׁיבָתָהּ — דְּפָסְדָא לַהּ בֵּיעֵי לִגְמָרֵי. אֲבָל לְאַחַר שְׁלֹשָׁה לְמִרְדָּהּ, דִּפְרַח לַהּ צִימְרָא מִינָּה, וְתוֹךְ שְׁלֹשָׁה לִישִׁיבָתָהּ, דְּאַכַּתִּי לָא פְּסִידִי בֵּיעֵי לִגְמָרֵי — לָא מַהְדְּרִינַן. רַבִּי אַמֵּי אָמַר: אֲפִילּוּ תּוֹךְ שְׁלֹשָׁה לִישִׁיבָתָהּ מַהְדְּרִינַן.Rav Houna a dit : on n'a enseigné cela que dans les trois jours de sa rébellion, c'est-à-dire de sa fuite, où sa chaleur ne l'a pas encore quittée, et après trois jours de sa couvaison, où les œufs se gâteraient entièrement. Mais après trois jours de sa rébellion, où sa chaleur l'a quittée, et dans les trois jours de sa couvaison, où les œufs ne sont pas encore entièrement gâtés, nous ne la ramenons pas. Rabbi Ami a dit : même dans les trois jours de sa couvaison, nous la ramenons.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? מָר סָבַר: לְהֶפְסֵד מְרוּבֶּה חָשְׁשׁוּ, לְהֶפְסֵד מוּעָט — לֹא חָשְׁשׁוּ, וּמָר סָבַר: לְהֶפְסֵד מוּעָט נָמֵי חָשְׁשׁוּ.Sur quoi portent leur désaccord ? Un Maître pense : c'est d'une perte importante qu'on s'est soucié ; d'une perte minime, on ne s'est pas soucié. Et un Maître pense : d'une perte minime aussi, on s'est soucié.
- גּוֹרְפִין מִתַּחַת. תָּנוּ רַבָּנַן: הַזֶּבֶל שֶׁבֶּחָצֵר מְסַלְּקִין אוֹתוֹ לִצְדָדִין, שֶׁבָּרֶפֶת וְשֶׁבֶּחָצֵר מוֹצִיאִין אוֹתוֹ לָאַשְׁפָּה.Il a été dit dans la Michna : « on balaie sous » les pattes de l'animal. Nos Maîtres ont enseigné : le fumier qui est dans la cour, on l'écarte sur les côtés ; celui qui est dans l'étable et celui qui est dans la cour, on le sort à la décharge.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: זֶבֶל שֶׁבֶּחָצֵר מְסַלְּקִין אוֹתוֹ לִצְדָדִין, וַהֲדַר תָּנֵי: שֶׁבָּרֶפֶת וְשֶׁבֶּחָצֵר מוֹצִיאִין אוֹתוֹ לָאַשְׁפָּה! אָמַר אַבָּיֵי: לָא קַשְׁיָא, כָּאן בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, כָּאן בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. רָבָא אָמַר: הָא וְהָא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, וְהָכִי קָאָמַר: אִם נַעֲשָׂה חָצֵר כְּרֶפֶת — מוֹצִיאִין אוֹתוֹ לָאַשְׁפָּה.Cela même est difficile : tu as dit : le fumier qui est dans la cour, on l'écarte sur les côtés ; et il enseigne ensuite : celui qui est dans l'étable et celui qui est dans la cour, on le sort à la décharge ! Abayé a dit : ce n'est pas difficile : ici, il s'agit du 14 ; là, des jours intermédiaires de la fête. Rava a dit : l'un et l'autre concernent les jours intermédiaires de la fête, et voici ce qu'il veut dire : si la cour est devenue comme une étable, on le sort à la décharge.
- מוֹלִיכִין כֵּלִים וּמְבִיאִין מִבֵּית הָאוּמָּן. אָמַר רַב פָּפָּא: בָּדֵיק לַן רָבָא. תְּנַן: מוֹלִיכִין וּמְבִיאִין כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָן לְצוֹרֶךְ הַמּוֹעֵד. וּרְמִינְהוּ: אֵין מְבִיאִין כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן, וְאִם חוֹשֵׁשׁ לָהֶן שֶׁמָּא יִגָּנְבוּ — מְפַנָּן לְחָצֵר אַחֶרֶת!Il a été dit dans la Michna : « on porte des ustensiles et on en rapporte de chez l'artisan ». Rav Pappa a dit : Rava nous a mis à l'épreuve. Nous avons appris : on porte et on rapporte des ustensiles de chez l'artisan, même s'ils ne sont pas pour les besoins de la fête. Et on l'a opposé à ceci : on ne rapporte pas d'ustensiles de chez l'artisan, et si l'on craint qu'ils ne soient volés, on les transfère dans une autre cour de l'artisan !
- וּמְשַׁנֵּינַן, לָא קַשְׁיָא: כָּאן — בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, כָּאן — בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. וְאִיבָּעֵית אֵימָא, הָא וְהָא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן — בְּמַאֲמִינוֹ, כָּאן — בְּשֶׁאֵינוֹ מַאֲמִינוֹ.Et nous avons répondu : ce n'est pas difficile : ici, il s'agit du 14 ; là, des jours intermédiaires de la fête. Et si tu veux, dis : l'un et l'autre concernent les jours intermédiaires de la fête, et ce n'est pas difficile : ici, quand on lui fait confiance, on ne rapporte pas ; là, quand on ne lui fait pas confiance, on rapporte.
- וְהָתַנְיָא: מְבִיאִין כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן, כְּגוֹן הַכַּד מִבֵּית הַכַּדָּר, וְהַכּוֹס מִבֵּית הַזַּגָּג. אֲבָל לֹא צֶמֶר מִבֵּית הַצַּבָּע, וְלֹא כֵּלִים מִבֵּית הָאוּמָּן, וְאִם אֵין לוֹ מַה יֹּאכַל — נוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ וּמַנִּיחוֹ אֶצְלוֹ. וְאִם אֵינוֹ מַאֲמִינוֹ — מַנִּיחָן בְּבַיִת הַסָּמוּךְ לוֹ. וְאִם חוֹשֵׁשׁ שֶׁמָּא יִגָּנְבוּ — מְבִיאָן בְּצִינְעָה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ.N'a-t-il pas été enseigné ainsi : on rapporte des ustensiles de chez l'artisan, par exemple la cruche de chez le potier et la coupe de chez le verrier ; mais ni de la laine de chez le teinturier, ni des ustensiles de chez l'artisan qui ne sont pas pour la fête. Et si l'artisan n'a pas de quoi manger, on lui donne son salaire et on les laisse chez lui. Et si on ne lui fait pas confiance, on les laisse dans la maison voisine. Et si l'on craint qu'ils ne soient volés, on les apporte discrètement dans sa maison.
- תָּרֵצְתְּ מְבִיאִין. מוֹלִיכִין קַשְׁיָא, דְּקָתָנֵי: אֵין מְבִיאִין וְכׇל שֶׁכֵּן דְּאֵין מוֹלִיכִין! אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְשַׁנִּינַן מֵעִיקָּרָא.Tu as résolu « on rapporte ». « On porte » reste difficile, car il est enseigné : on ne rapporte pas, et à plus forte raison on ne porte pas ! Mais il est clair que c'est comme nous avons répondu au début : la Michna parle du 14, et la baraïta des jours intermédiaires.
- מַתְנִי׳ שִׁשָּׁה דְּבָרִים עָשׂוּ אַנְשֵׁי יְרִיחוֹ, עַל שְׁלֹשָׁה מִיחוּ בְּיָדָם וְעַל שְׁלֹשָׁה לֹא מִיחוּ בְּיָדָם. וְאֵלּוּ הֵן שֶׁלֹּא מִיחוּ בְּיָדָם: מַרְכִּיבִין דְּקָלִים כׇּל הַיּוֹם, וְכוֹרְכִין אֶת שְׁמַע, וְקוֹצְרִין וְגוֹדְשִׁין לִפְנֵי הָעוֹמֶר. וְאֵלּוּ שֶׁמִּיחוּ בְּיָדָם: מַתִּירִין גַּמְזִיּוֹת שֶׁל הֶקְדֵּשׁ,Michna : Les gens de Jéricho ont fait six choses : pour trois, on les en a empêchés, et pour trois, on ne les en a pas empêchés. Et voici celles pour lesquelles on ne les en a pas empêchés : ils greffaient des palmiers toute la journée du 14 ; ils liaient le Chema, ce qui sera expliqué dans la Guemara ; et ils moissonnaient et mettaient en meules avant l'omer (la gerbe offerte le 16 Nissan). Et voici celles pour lesquelles on les en a empêchés : ils permettaient les branches consacrées de caroubier et de sycomore, repoussées après la consécration des troncs ;
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