Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בָּרִאשׁוֹנָה לָא. לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר. לָא מִיבַּעְיָא בָּרִאשׁוֹנָה — דְּקָאָכֵיל לְתֵיאָבוֹן, אֲבָל בָּאַחֲרוֹנָה דִּילְמָא אָתֵי לְמֵיכַל אֲכִילָה גַּסָּה — אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.en premier, non. Cela soutient Rav Yehouda. La Guemara rejette cette preuve : Elle s'exprime sur le mode de « il va sans dire » : il va sans dire qu'en premier c'est valable, car il la mange avec appétit ; mais en dernier, où il risque d'en venir à la manger avec excès (akhila gassa, en se forçant alors qu'il n'a plus faim), je dirais que non ; elle nous enseigne donc que c'est valable.
- מָר זוּטְרָא מַתְנֵי הָכִי: אָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מַפְטִירִין אַחַר הַמַּצָּה אֲפִיקוֹמָן. נֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ, אֵין מַפְטִירִין אַחַר הַפֶּסַח אֲפִיקוֹמָן: אַחַר הַפֶּסַח דְּלָא, אֲבָל אַחַר מַצָּה — מַפְטִירִין.Mar Zoutra enseignait ainsi : Rav Yossef a dit que Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : On conclut, après la matsa, par un afikoman (mets servi pour clore le repas). Disons que cela le soutient : On ne conclut pas, après le Pessa'h (l'agneau pascal), par un afikoman. C'est après le Pessa'h que non, mais après la matsa, on conclut.
- לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר. לָא מִיבַּעְיָא אַחַר מַצָּה — דְּלָא נְפִישׁ טַעְמֵיהּ, אֲבָל לְאַחַר פֶּסַח — אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Elle s'exprime sur le mode de « il va sans dire » : il va sans dire qu'après la matsa c'est interdit, dont le goût n'est pas fort ; mais après le Pessa'h, je dirais que non ; elle nous enseigne donc que c'est interdit là aussi.
- מֵיתִיבִי: הַסּוּפְגָּנִין וְהַדּוּבְשָׁנִין וְהָאִיסְקְרִיטִין אָדָם מְמַלֵּא כְּרֵיסוֹ מֵהֶן וּבִלְבַד שֶׁיֹּאכַל (אֲכִילַת) כְּזַיִת מַצָּה בָּאַחֲרוֹנָה. בָּאַחֲרוֹנָה אִין, בָּרִאשׁוֹנָה לָא!On a objecté : Les soufganin, les doubchanin et les iskeritin (sortes de gâteaux non levés), un homme peut s'en remplir le ventre, à condition de manger un kazayit (volume d'une olive) de matsa en dernier. En dernier, oui ; en premier, non !
- לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר. לָא מִיבַּעְיָא בָּרִאשׁוֹנָה — דְּקָאָכֵיל לְתֵיאָבוֹן, אֲבָל בָּאַחֲרוֹנָה דְּאָתֵי לְמֵיכְלַהּ אֲכִילָה גַּסָּה — אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Elle s'exprime sur le mode de « il va sans dire » : il va sans dire qu'en premier c'est valable, car il la mange avec appétit ; mais en dernier, où il en vient à la manger avec excès, je dirais que non ; elle nous enseigne donc que c'est valable.
- אָמַר רָבָא: מַצָּה בִּזְמַן הַזֶּה דְּאוֹרָיְיתָא, וּמָרוֹר דְּרַבָּנַן. וּמַאי שְׁנָא מָרוֹר, דִּכְתִיב: ״עַל מַצּוֹת וּמְרוֹרִים״, בִּזְמַן דְּאִיכָּא פֶּסַח — יֵשׁ מָרוֹר, וּבִזְמַן דְּלֵיכָּא פֶּסַח — לֵיכָּא מָרוֹר.Rava a dit : La matsa, à notre époque, est de la Torah, et le maror (herbes amères) est d'ordre rabbinique. Et en quoi le maror est-il différent ? Car il est écrit : « Sur des matsot et des herbes amères » (Nombres 9, 11) : au temps où il y a le Pessa'h, il y a le maror ; et au temps où il n'y a pas le Pessa'h, il n'y a pas le maror.
- מַצָּה נָמֵי, הָא כְּתִיב: ״עַל מַצּוֹת וּמְרוֹרִים״! מַצָּה מִיהְדָּר הָדַר בֵּיהּ קְרָא: ״בָּעֶרֶב תֹּאכְלוּ מַצּוֹת״. וְרַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה דְּרַבָּנַן.Pour la matsa aussi, voici qu'il est écrit : « Sur des matsot et des herbes amères » ! Pour la matsa, le verset y revient : « Le soir, vous mangerez des matsot » (Exode 12, 18), obligation indépendante du Pessa'h. Et Rav A'ha bar Yaakov a dit : L'un comme l'autre sont d'ordre rabbinique.
- אֶלָּא הָכְתִיב: ״בָּעֶרֶב תֹּאכְלוּ מַצּוֹת״! הָהִיא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְטָמֵא וְשֶׁהָיָה בְּדֶרֶךְ רְחוֹקָה, דְּסָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא כֵּיוָן דְּפֶסַח לָא אָכְלִי — מַצָּה וּמָרוֹר נָמֵי לָא נֵיכוֹל, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais voici qu'il est écrit : « Le soir, vous mangerez des matsot » ! Il en a besoin pour celui qui est tamé (rituellement impur) et pour celui qui était sur une route lointaine : car il te serait venu à l'esprit de dire que, puisqu'ils ne mangent pas le Pessa'h, ils ne mangeraient pas non plus de matsa ni de maror ; il nous enseigne donc qu'ils y sont tenus.
- וְרָבָא אָמַר לָךְ: טָמֵא וְשֶׁהָיָה בְּדֶרֶךְ רְחוֹקָה לָא צְרִיךְ קָרָא, דְּלָא גָּרְעִי מֵעָרֵל וּבֶן נֵכָר. דְּתַנְיָא: ״כׇּל עָרֵל לֹא יֹאכַל בּוֹ״ — ״בּוֹ״ אֵינוֹ אוֹכֵל, אֲבָל אוֹכֵל בְּמַצָּה וּמָרוֹר.Et Rava te dira : Pour celui qui est tamé et celui qui était sur une route lointaine, un verset n'est pas nécessaire, car ils ne sont pas inférieurs à l'incirconcis et au ben nékhar (l'étranger à l'alliance). Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Aucun incirconcis n'en mangera » (Exode 12, 48) : « en », il n'en mange pas, mais il mange de la matsa et du maror.
- וְאִידַּךְ? כְּתִיב בְּהַאי וּכְתִיב בְּהַאי, וּצְרִיכִי.Et l'autre, Rav A'ha bar Yaakov ? C'est écrit pour celui-ci et c'est écrit pour celui-là, et les deux sont nécessaires.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרָבָא: ״שֵׁשֶׁת יָמִים תֹּאכַל מַצּוֹת וּבַיּוֹם הַשְּׁבִיעִי עֲצֶרֶת לַה׳ אֱלֹהֶיךָ״. מָה שְׁבִיעִי רְשׁוּת, אַף שֵׁשֶׁת יָמִים רְשׁוּת.Il a été enseigné dans une baraïta selon Rava : « Six jours tu mangeras des matsot, et le septième jour, assemblée solennelle pour Hachem ton D.ieu » (Deutéronome 16, 8). De même que le septième jour, manger de la matsa est facultatif, de même les six jours, c'est facultatif.
- מַאי טַעְמָא? הָוֵי דָּבָר שֶׁהָיָה בַּכְּלָל, וְיָצָא מִן הַכְּלָל לְלַמֵּד, לֹא לְלַמֵּד עַל עַצְמוֹ יָצָא, אֶלָּא לְלַמֵּד עַל הַכְּלָל כּוּלּוֹ יָצָא.Quelle en est la raison ? C'est une chose qui était incluse dans la généralité et qui en est sortie pour enseigner ; elle n'en est pas sortie pour enseigner sur elle-même, mais elle en est sortie pour enseigner sur toute la généralité. Le septième jour, inclus dans « Sept jours vous mangerez des matsot » (Exode 12, 15), en a été détaché par « Six jours » ; sa règle s'applique donc à tous les jours.
- יָכוֹל אַף לַיְלָה הָרִאשׁוֹן רְשׁוּת, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַל מַצּוֹת וּמְרוֹרִים יֹאכְלוּהוּ״.Je pourrais penser que même la première nuit est facultative ; le verset enseigne : « Avec des matsot et des herbes amères ils le mangeront » (Nombres 9, 11).
- אֵין לִי אֶלָּא בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, בִּזְמַן שֶׁאֵין בֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בָּעֶרֶב תֹּאכְלוּ מַצּוֹת״, הַכָּתוּב קְבָעוֹ חוֹבָה.Je n'ai là que le temps où le Temple existe ; au temps où le Temple n'existe pas, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « Le soir, vous mangerez des matsot » : l'Écriture en a fait une obligation fixe.
- מַתְנִי׳ יָשְׁנוּ מִקְצָתָן — יֹאכֵלוּ. כּוּלָּן — לֹא יֹאכֵלוּ.MICHNA : Si certains d'entre eux se sont endormis, qu'ils mangent à leur réveil ; si tous se sont endormis, qu'ils ne mangent pas.
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