Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאן תַּנָּא עֲקִירוֹת,Quel Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a enseigné que, même en cas d'arrachements à un repas exigeant une bénédiction importante après lui, il faut réciter une nouvelle bénédiction avant de reprendre ?
- רַבִּי יְהוּדָה, דְּתַנְיָא: חֲבֵרִים שֶׁהָיוּ מְסוּבִּין, וְעָקְרוּ רַגְלֵיהֶם לֵילֵךְ לְבֵית הַכְּנֶסֶת אוֹ לְבֵית הַמִּדְרָשׁ, כְּשֶׁהֵן יוֹצְאִין — אֵין טְעוּנִין בְּרָכָה לְמַפְרֵעַ, וּכְשֶׁהֵן חוֹזְרִין — אֵין טְעוּנִין בְּרָכָה לְכַתְּחִלָּה. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּזְמַן שֶׁהִנִּיחוּ שָׁם מִקְצָת חֲבֵרִים, אֲבָל לֹא הִנִּיחוּ שָׁם מִקְצָת חֲבֵרִים, כְּשֶׁהֵן יוֹצְאִין — טְעוּנִין בְּרָכָה לְמַפְרֵעַ, וּכְשֶׁהֵן חוֹזְרִין — טְעוּנִין בְּרָכָה לְכַתְּחִלָּה.C'est Rabbi Yehouda, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : des compagnons qui étaient attablés et qui ont quitté littéralement « déraciné leurs pieds » pour aller à la synagogue ou à la maison d'étude : quand ils sortent, ils n'ont pas à réciter de bénédiction rétroactivement, et quand ils reviennent, ils n'ont pas à réciter de bénédiction initiale. Rabbi Yehouda a dit : dans quel cas cela a-t-il été dit ? Lorsqu'ils ont laissé là-bas une partie des compagnons ; mais s'ils n'y ont pas laissé une partie des compagnons, quand ils sortent, ils doivent réciter une bénédiction rétroactivement, et quand ils reviennent, ils doivent réciter une bénédiction initiale. La baraïta qui a servi d'objection à Rav 'Hisda exprime donc l'avis de Rabbi Yehouda, tandis que Rav 'Hisda suit les Sages.
- אֶלָּא טַעְמָא דְּבִדְבָרִים הַטְּעוּנִין בְּרָכָה לְאַחֲרֵיהֶן בִּמְקוֹמָן, דִּכְשֶׁהֵן יוֹצְאִין — אֵין טְעוּנִין בְּרָכָה לְמַפְרֵעַ, וּכְשֶׁהֵן חוֹזְרִין — אֵין טְעוּנִין בְּרָכָה לְכַתְּחִלָּה. אֲבָל דְּבָרִים שֶׁאֵין טְעוּנִין בְּרָכָה לְאַחֲרֵיהֶן בִּמְקוֹמָן, אֲפִילּוּ לְרַבָּנַן, כְּשֶׁהֵן יוֹצְאִין — טְעוּנִין בְּרָכָה לְמַפְרֵעַ, וּכְשֶׁהֵן חוֹזְרִין — טְעוּנִין בְּרָכָה לְכַתְּחִילָּה,Mais la raison serait-elle que c'est seulement pour les aliments qui exigent une bénédiction après eux à leur place que, quand ils sortent, ils n'ont pas à réciter de bénédiction rétroactivement, et que, quand ils reviennent, ils n'ont pas à réciter de bénédiction initiale ? Mais pour les aliments qui n'exigent pas de bénédiction après eux à leur place, même selon les Sages, qui sont en désaccord avec Rabbi Yehouda, quand ils sortent, ils doivent réciter une bénédiction rétroactivement, et quand ils reviennent, ils doivent réciter une bénédiction initiale.
- לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן! וְלָאו מִי אוֹתְבִינֵּיהּ חֲדָא זִימְנָא! נֵימָא מֵהָא נָמֵי תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא!Disons que cela soit une réfutation de Rabbi Yo'hanan, pour qui un changement de lieu n'oblige jamais à une nouvelle bénédiction ! Mais ne l'avons-nous pas déjà réfuté une fois ? Disons que de ceci aussi, il y ait une réfutation !
- אָמַר לָךְ רַבִּי יוֹחָנָן: הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ דְּבָרִים שֶׁאֵין טְעוּנִין בְּרָכָה לְאַחֲרֵיהֶם בִּמְקוֹמָן נָמֵי אֵין צְרִיכִין לְבָרֵךְ, וְהָא דְּקָתָנֵי ״עָקְרוּ רַגְלֵיהֶן״, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי יְהוּדָה,Rabbi Yo'hanan peut te répondre : il en va de même, et même pour les aliments qui n'exigent pas de bénédiction après eux à leur place, il n'y a pas non plus à réciter la bénédiction. Et ce qui est enseigné, « ils ont déraciné leurs pieds », c'est pour te faire connaître la force de la rigueur de Rabbi Yehouda :
- דַּאֲפִילּוּ דְּבָרִים שֶׁטְּעוּנִין בְּרָכָה לְאַחֲרֵיהֶן בִּמְקוֹמָן, טַעְמָא דְּהִנִּיחוּ מִקְצָת חֲבֵרִים, אֲבָל לֹא הִנִּיחוּ מִקְצָת חֲבֵרִים, כְּשֶׁהֵן יוֹצְאִין — טְעוּנִין בְּרָכָה לְמַפְרֵעַ, וּכְשֶׁהֵן חוֹזְרִין — טְעוּנִין בְּרָכָה לְכַתְּחִלָּה.car même pour les aliments qui exigent une bénédiction après eux à leur place, la raison de la dispense est qu'ils ont laissé une partie des compagnons ; mais s'ils n'ont pas laissé une partie des compagnons, quand ils sortent, ils doivent réciter une bénédiction rétroactivement, et quand ils reviennent, ils doivent réciter une bénédiction initiale. Il est donc possible que les Sages dispensent de la nouvelle bénédiction même pour les aliments qui n'exigent pas de bénédiction après eux à leur place.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא: חֲבֵרִים שֶׁהָיוּ מְסוּבִּין לִשְׁתּוֹת יַיִן, וְעָקְרוּ רַגְלֵיהֶן וְחָזְרוּ — אֵין צְרִיכִין לְבָרֵךְ.Il a été enseigné dans une baraïta en accord avec Rav 'Hisda : des compagnons qui étaient attablés pour boire du vin, qui ont déraciné leurs pieds et sont revenus, n'ont pas à réciter la bénédiction. Le vin exige en effet une bénédiction importante après lui, à sa place, ce qui soutient explicitement l'avis de Rav 'Hisda.
- תָּנוּ רַבָּנַן: בְּנֵי חֲבוּרָה שֶׁהָיוּ מְסוּבִּין וְקִדֵּשׁ עֲלֵיהֶן הַיּוֹם — מְבִיאִין לוֹ כּוֹס שֶׁל יַיִן וְאוֹמֵר עָלָיו קְדוּשַּׁת הַיּוֹם, וְשֵׁנִי אוֹמֵר עָלָיו בִּרְכַּת הַמָּזוֹן, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אוֹכֵל וְהוֹלֵךְ עַד שֶׁתֶּחְשַׁךְ.La Guemara revient au sujet de l'interruption du repas pour le kiddouch (la sanctification du jour sur le vin). Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : des membres d'un groupe qui étaient attablés, et le jour fut sanctifié pour eux (le Chabbat commença) : on apporte à l'un d'eux une coupe de vin, et il récite sur elle la sanctification du jour ; et sur une seconde, il récite le Birkat HaMazone (la bénédiction après le repas). Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Yossé dit : il continue de manger jusqu'à ce qu'il fasse nuit.
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