Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְנוֹחֵל וּמַנְחִיל, וְהַהוֹרְגוֹ חַיָּיב, וַהֲרֵי הוּא לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ וּלְכׇל קְרוֹבָיו כְּחָתָן שָׁלֵם.il hérite et transmet en héritage, celui qui le tue est passible de mort, et il est, pour son père, pour sa mère et pour tous ses proches, comme un fiancé accompli : s'il meurt, on observe pour lui le deuil.
- גְּמָ' מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אִשָּׁה״ — אֵין לִי אֶלָּא אִשָּׁה, בַּת יוֹם אֶחָד לְנִדָּה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִשָּׁה״.GUEMARA : D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), à propos du verset « Et une femme… » (Lévitique 15, 19) : « une femme » : je n'ai là qu'une femme adulte ; une petite fille âgée d'un jour pour l'impureté de nida (femme en période menstruelle), d'où le savons-nous ? Le verset dit : « Et une femme ».
- בַּת עֲשָׂרָה יָמִים לְזִיבָה — מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אִשָּׁה״ — אֵין לִי אֶלָּא אִשָּׁה, בַּת עֲשָׂרָה יָמִים לְזִיבָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִשָּׁה״.Âgée de dix jours pour la ziva (écoulement hors de la période menstruelle), d'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné : « une femme » (Lévitique 15, 25) : je n'ai là qu'une femme adulte ; une petite fille âgée de dix jours pour la ziva, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « Et une femme ».
- תִּינוֹק בֶּן יוֹם אֶחָד כּוּ׳. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אִישׁ אִישׁ״ — מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? לְרַבּוֹת בֶּן יוֹם אֶחָד שֶׁמְּטַמֵּא בְּזִיבָה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Un petit garçon âgé d'un jour, etc. D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné : « Tout homme » (Lévitique 15, 2, littéralement « homme, homme ») : que vient nous apprendre le verset « tout homme » ? À inclure l'enfant âgé d'un jour, qu'il devient impur par la ziva. Telle est la parole de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״וְהַזָּב אֶת זוֹבוֹ לַזָּכָר וְלַנְּקֵבָה״, ״לַזָּכָר״ — כֹּל שֶׁהוּא, בֵּין גָּדוֹל בֵּין קָטָן, ״לַנְּקֵבָה״ — כֹּל שֶׁהִיא, בֵּין גְּדוֹלָה בֵּין קְטַנָּה. אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? דִּבְּרָה תוֹרָה כִלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, dit : ce n'est pas nécessaire, car il est dit : « Et celui qui a un écoulement, pour le mâle et pour la femelle » (Lévitique 15, 33). « Pour le mâle » : quiconque l'est, qu'il soit grand ou petit ; « pour la femelle » : quiconque l'est, qu'elle soit grande ou petite. S'il en est ainsi, que vient nous apprendre le verset « tout homme » ? La Torah a parlé selon le langage des hommes.
- וּמִטַּמֵּא בִּנְגָעִים. דִּכְתִיב: ״אָדָם כִּי יִהְיֶה בְעוֹר בְּשָׂרוֹ״ — ״אָדָם״, כֹּל שֶׁהוּ.Et il devient impur par les plaies, car il est écrit : « Un homme (adam), lorsqu'il aura sur la peau de sa chair » (Lévitique 13, 2) : « homme », quel qu'il soit.
- וּמְטַמֵּא בִּטְמֵא מֵת. דִּכְתִיב: ״וְעַל הַנְּפָשׁוֹת אֲשֶׁר הָיוּ שָׁם״ — נֶפֶשׁ כֹּל דְּהוּ.Et il devient impur par l'impureté du mort, car il est écrit : « Et sur les personnes qui s'y trouvaient » (Nombres 19, 18) : une personne, quelle qu'elle soit.
- וְזוֹקֵק לְיִבּוּם. דִּכְתִיב: ״כִּי יֵשְׁבוּ אַחִים יַחְדָּו״ — אַחִים שֶׁהָיָה לָהֶם יְשִׁיבָה אַחַת בָּעוֹלָם.Et il oblige au yiboum (lévirat) la veuve de son frère sans enfants, car il est écrit : « Lorsque des frères demeureront ensemble » (Deutéronome 25, 5) : des frères qui ont eu une seule demeure au monde, c'est-à-dire qui ont vécu en même temps.
- וּפוֹטֵר מִן הַיִּבּוּם. ״וּבֵן אֵין לוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא אִית לֵיהּ.Et il dispense du yiboum : « et il n'a pas de fils », a dit le Miséricordieux (Deutéronome 25, 5), et celui-ci en a un.
- וּמַאֲכִיל בִּתְרוּמָה. דִּכְתִיב: ״וִילִיד בֵּיתוֹ הֵם יֹאכְלוּ בְלַחְמוֹ״, קְרִי בֵיהּ: ״יַאֲכִילוּ בְּלַחְמוֹ״.Et il fait manger la terouma (prélèvement donné au Cohen), car il est écrit : « Et ceux qui sont nés dans sa maison, eux mangeront de son pain » (Lévitique 22, 11) ; lis-y : « feront manger de son pain ».
- וּפוֹסֵל מִן הַתְּרוּמָה. ״וְזֶרַע אֵין לָהּ״ אָמַר רַחֲמָנָא — וְהָא אִית לַהּ.Et il disqualifie de la terouma : « et elle n'a pas de descendance », a dit le Miséricordieux (Lévitique 22, 13), et celle-ci en a une.
- מַאי אִירְיָא זֶרַע? אֲפִילּוּ עוּבָּר נָמֵי! דִּכְתִיב ״כִּנְעוּרֶיהָ״ — פְּרָט לִמְעוּבֶּרֶת.Pourquoi préciser une descendance ? Même un fœtus aussi disqualifie, car il est écrit : « comme dans sa jeunesse » : à l'exclusion de la femme enceinte !
- וּצְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״וְזֶרַע אֵין לָהּ״, מִשּׁוּם דְּמֵעִיקָּרָא חַד גּוּפָא וְהַשְׁתָּא תְּרֵי גּוּפֵי, אֲבָל הָכָא — דְּמֵעִיקָּרָא חַד גּוּפָא וְהַשְׁתָּא חַד גּוּפָא — אֵימָא תֵּיכוֹל, כְּתַב רַחֲמָנָא ״כִּנְעוּרֶיהָ״.Et les deux sont nécessaires, car si le Miséricordieux avait écrit seulement « et elle n'a pas de descendance », ce serait parce qu'à l'origine elle était un seul corps et que maintenant ils sont deux corps ; mais ici, où à l'origine elle était un seul corps et où maintenant elle reste un seul corps, j'aurais dit qu'elle peut manger. Le Miséricordieux a donc écrit « comme dans sa jeunesse ».
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״כִּנְעוּרֶיהָ״, מִשּׁוּם דְּמֵעִיקָּרָא גּוּפָא סְרִיקָא וְהַשְׁתָּא גּוּפָא מַלְיָא, אֲבָל הָכָא — דְּמֵעִיקָּרָא גּוּפָא סְרִיקָא וְהַשְׁתָּא גּוּפָא סְרִיקָא, אֵימָא תֵּיכוֹל — צְרִיכָא.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « comme dans sa jeunesse », ce serait parce qu'à l'origine elle avait un corps vide et que maintenant elle a un corps plein ; mais ici, après la naissance, où à l'origine elle avait un corps vide et où maintenant elle a un corps vide, j'aurais dit qu'elle peut manger. C'est donc nécessaire.
- קְרָאֵי אִתָּרוּץ, אֶלָּא מַתְנִיתִין מַאי אִרְיָא ״בֶּן יוֹם אֶחָד״? אֲפִילּוּ עוּבָּר נָמֵי! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן? בְּכֹהֵן שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁתֵּי נָשִׁים, אַחַת גְּרוּשָׁה וְאַחַת שֶׁאֵינָהּ גְּרוּשָׁה, וְיֵשׁ לוֹ בָּנִים מִשֶּׁאֵינָהּ גְּרוּשָׁה, וְיֵשׁ לוֹ בֶּן יוֹם אֶחָד מִן הַגְּרוּשָׁה.Les versets sont expliqués, mais la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : pourquoi préciser « âgé d'un jour » ? Même un fœtus aussi ! Rav Chéchet a dit : de quoi nous occupons-nous ici ? D'un Cohen qui a deux femmes, l'une divorcée et l'autre non divorcée, qui a des fils de celle qui n'est pas divorcée, et qui a un fils âgé d'un jour de la divorcée ; ce dernier est un 'halal (disqualifié de la prêtrise).
- דְּפוֹסֵל בְּעַבְדֵי אָבִיו מִלֶּאֱכוֹל בִּתְרוּמָה, וּלְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: עוּבָּר נָמֵי פּוֹסֵל, קָא מַשְׁמַע לַן: בֶּן יוֹם אֶחָד — אִין, עוּבָּר — לָא.Il disqualifie les esclaves de son père de manger la terouma, car il a une part d'héritage en eux. Et c'est pour exclure l'opinion de Rabbi Yossé, qui a dit : un fœtus aussi disqualifie. Il nous enseigne : âgé d'un jour, oui ; un fœtus, non.
- נוֹחֵל וּמַנְחִיל. נוֹחֵל, מִמַּאן? מֵאָבִיו. וּמַנְחִיל, לְמַאן? לְאָחִיו מֵאָבִיו. אִי בָּעֵי מֵאֲבוּהּ (לֵירְתֵי) [לֵירְתוּ], וְאִי בָּעֵי מִינֵּיהּ (לֵירְתֵי) [לֵירְתוּ]!Il hérite et transmet. Il hérite, de qui ? De son père. Et il transmet, à qui ? À son frère de père. S'il le veut, qu'il hérite de son père, et s'il le veut, qu'il hérite de lui ! Cela ne change rien pour le frère.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: נוֹחֵל בְּנִכְסֵי הָאֵם לְהַנְחִיל לְאֶחָיו מִן הָאָב. וְדַוְקָא בֶּן יוֹם אֶחָד, אֲבָל עוּבָּר — לָא. מַאי טַעְמָא? דְּהוּא מָיֵית בְּרֵישָׁא, וְאֵין הַבֵּן יוֹרֵשׁ אֶת אִמּוֹRav Chéchet a dit : il hérite des biens de la mère pour transmettre à ses frères de père ces biens, qui sinon iraient à la famille de la mère. Et c'est précisément vrai pour l'enfant âgé d'un jour, mais non pour un fœtus. Quelle en est la raison ? Car c'est lui qui meurt en premier, et le fils n'hérite pas de sa mère
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