Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַאֲפִילּוּ בִּמְעֵי גּוֹיָה. וְשֶׁל נׇכְרִי טְהוֹרָה בְּכׇל מָקוֹם, וַאֲפִילּוּ בִּמְעֵי יִשְׂרְאֵלִית, חוּץ מִמֵּי רַגְלַיִם שֶׁבָּהּ.même si elle se trouve dans le ventre d'une non-juive ; si celle-ci l'expulse, cette semence transmet l'impureté. Et la semence d'un non-juif est tahora (rituellement pure) en tout lieu, même dans le ventre d'une femme juive, à l'exception de l'urine qui s'y trouve mêlée : si la semence du non-juif s'est mélangée à son urine, le mélange est impur à cause de cette urine, car les Sages ont décrété que le non-juif est considéré comme un zav (homme atteint d'un écoulement) à tous égards.
- וְכִי תֵּימָא, הָכִי נָמֵי טְהוֹרָה מִדְּאוֹרָיְיתָא, אֲבָל טְמֵאָה מִדְּרַבָּנַן. אַטּוּ מֵי רַגְלֶיהָ מִדְּאוֹרָיְיתָא מִי מְטַמְּאוּ? אֶלָּא שְׁמַע מִינָּה: טְהוֹרָה אֲפִילּוּ מִדְּרַבָּנַן. שְׁמַע מִינָּה.Et si tu dis pour rejeter cette preuve : ici aussi, la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) veut dire que la semence du non-juif est tahora selon la Torah, mais temé'a (impure) selon les Rabbanan, on répondrait : la baraïta déclare impure l'urine du non-juif ; est-ce donc que son urine, mêlée à sa semence et se trouvant dans le ventre de la femme juive, est impure selon la Torah ? Elle ne l'est que selon les Rabbanan ! Mais alors, déduis-en que la semence du non-juif est tahora même selon les Rabbanan. Conclusion : déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- אָמַר מָר: שִׁכְבַת זֶרַע שֶׁל יִשְׂרָאֵל טְמֵאָה בְּכׇל מָקוֹם, אֲפִילּוּ בִּמְעֵי גּוֹיָה. תִּפְשׁוֹט דְּבָעֵי רַב פָּפָּא, דְּבָעֵי רַב פָּפָּא: שִׁכְבַת זֶרַע שֶׁל יִשְׂרָאֵל בִּמְעֵי גּוֹיָה מַהוּ?Le Maître a dit plus haut dans la baraïta : La semence d'un Juif est temé'a en tout lieu, même dans le ventre d'une non-juive. La Guemara suggère : Tranche à partir d'ici la question que pose Rav Pappa. Car Rav Pappa a posé la question : Quelle est la règle pour la semence d'un Juif dans le ventre d'une non-juive ? Il semble ressortir de la baraïta qu'elle est impure.
- בְּתוֹךְ שְׁלֹשָׁה — לָא קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ לְרַב פָּפָּא, כִּי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ — לְאַחַר שְׁלֹשָׁה מַאי?La Guemara rejette cela : Dans les trois jours suivant la relation, Rav Pappa ne pose pas la question, car cette semence est assurément impure ; la question qu'il pose concerne la semence qui se trouve dans le ventre de la non-juive après trois jours : qu'en est-il ?
- יִשְׂרָאֵל דְּדָיְּיגִי בְּמִצְוֹת — חֲבִיל גּוּפַיְיהוּ וּמַסְרִיחַ, גּוֹיִם דְּלָא דָּיְיגִי בְּמִצְוֹת — לָא חֲבִיל גּוּפַיְיהוּ וְלֹא מַסְרִיחַ, אוֹ דִילְמָא: כֵּיוָן דְּאָכְלִי שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים — חֲבִיל גּוּפַיְיהוּ וּמַסְרִיחַ? תֵּיקוּ.La Guemara expose les deux côtés de la question : Dira-t-on que les femmes juives, qui sont soucieuses des mitsvot (commandements), ont le corps chaud, et la semence se corrompt en elles en trois jours, tandis que les non-juives, qui ne sont pas soucieuses des mitsvot, n'ont pas le corps chaud, et la semence ne se corrompt pas ? Ou peut-être : puisqu'elles mangent des bêtes répugnantes et des reptiles, leur corps est également chaud et la semence se corrompt en elles ? Tékou : la question reste en suspens.
- דַּם טׇהֳרָה שֶׁל מְצוֹרַעַת, בֵּית שַׁמַּאי כּוּ׳. מַאי טַעְמָא דְּבֵית הִלֵּל? אָמַר רַבִּי יִצְחָק: ״לַזָּכָר״ — לְרַבּוֹת מְצוֹרָע לְמַעְיְנוֹתָיו, ״וְלַנְּקֵבָה״ — לְרַבּוֹת מְצוֹרַעַת לְמַעְיְנוֹתֶיהָ.La Michna enseigne : Le sang de pureté d'une metsora'at (femme atteinte de la lèpre biblique) : Beit Chammaï disent, etc. Quelle est la raison de Beit Hillel ? Rabbi Yits'hak a dit : Le verset dit : « Pour l'homme et pour la femme » (Lévitique 15, 33). « Pour l'homme » vient inclure le metsora (lépreux) quant à ses sources (ses écoulements corporels), qui transmettent l'impureté ; « et pour la femme » vient inclure la metsora'at quant à ses sources.
- מַאי מַעְיְנוֹתֶיהָ? אִילֵּימָא שְׁאָר מַעְיְנוֹתֶיהָ — מִזָּכָר נָפְקָא! אֶלָּא לְדָמָהּ, לְטַמֵּא דַּם טׇהֳרָה שֶׁלָּהּ.Que sont ses sources ? Si l'on dit qu'il s'agit de ses autres sources, comme sa salive et son urine, cela se déduit déjà de l'homme ! Il s'agit plutôt de son sang : le verset vient rendre tamé (impur) son sang de pureté.
- וּבֵית שַׁמַּאי? נְקֵבָה מִזָּכָר לָא אָתְיָא, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְזָכָר שֶׁכֵּן טָעוּן פְּרִיעָה וּפְרִימָה, וְאָסוּר בְּתַשְׁמִישׁ הַמִּטָּה, תֹּאמַר בַּנְּקֵבָה דְּלָא.Et Beit Chammaï ? Comment expliquent-ils ce verset ? Pour eux, le cas de la femme ne se déduit pas de l'homme, car on peut réfuter ce rapprochement : l'homme a ceci de particulier qu'il doit laisser pousser ses cheveux et déchirer ses vêtements, et qu'il a l'interdiction des relations conjugales ; diras-tu la même chose de la femme, à qui cela ne s'applique pas ? Le verset est donc nécessaire pour enseigner que la salive et l'urine de la metsora'at sont impures.
- וּבֵית הִלֵּל? לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בִּנְקֵבָה וְלָא בָּעֵי זָכָר, וַאֲנָא אָמֵינָא: וּמָה נְקֵבָה, שֶׁאֵינָהּ טְעוּנָה פְּרִיעָה וּפְרִימָה, וְאֵינָהּ אֲסוּרָה בְּתַשְׁמִישׁ הַמִּטָּה — רַבִּי רַחֲמָנָא מַעְיְנוֹתֶיהָ, זָכָר — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Et Beit Hillel ? Ils répondent : Si le verset ne visait que la salive et l'urine, que le Miséricordieux écrive cela pour la femme, et il n'aurait pas besoin de l'écrire pour l'homme, car je dirais par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si pour la femme, qui n'a pas à laisser pousser ses cheveux ni à déchirer ses vêtements, et qui n'a pas l'interdiction des relations conjugales, le Miséricordieux a inclus ses sources, à plus forte raison pour l'homme !
- אִם אֵינוֹ עִנְיָן ״לְזָכָר״ — תְּנֵהוּ עִנְיָן לִנְקֵבָה, וְאִם אֵינוֹ עִנְיָן לְמַעְיְנוֹתֶיהָ — תְּנֵהוּ עִנְיָן לְדָמָהּ, לְטַמֵּא דַּם טׇהֳרָה שֶׁלָּהּ.Si les mots « pour l'homme » ne sont pas nécessaires pour le sujet de l'homme, applique-les au sujet de la femme ; et s'ils ne sont pas nécessaires pour le sujet de ses sources, qui sont déjà déduites de « et pour la femme », applique-les au sujet de son sang, pour rendre tamé son sang de pureté.
- וּבֵית שַׁמַּאי? זָכָר מִנְּקֵבָה לָא אָתֵיא, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לִנְקֵבָה שֶׁכֵּן מְטַמְּאָה מֵאוֹנֶס, תֹּאמַר בְּזָכָר דְּלָא.Et Beit Chammaï ? Pour eux, le cas de l'homme ne se déduit pas de la femme, car on peut réfuter ce raisonnement : la femme a ceci de particulier qu'elle devient temé'a comme zava même par contrainte (lorsque l'écoulement a une cause accidentelle) ; diras-tu la même chose de l'homme, pour qui ce n'est pas le cas ?
- וּבֵית הִלֵּל? קָיְימִי בִּמְצוֹרָע, וּפָרְכִי מִילֵּי דְּזָב? וּבֵית שַׁמַּאי? שׁוּם טוּמְאָה פָּרְכִי.Et Beit Hillel ? Ils répondent : Nous traitons du metsora, et l'on réfuterait par des règles du zav ? Et Beit Chammaï ? Pour eux, cette réfutation est valable, car ils réfutent en se fondant sur le fait que le nom d'impureté est commun aux deux.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא, אָמְרִי לָךְ בֵּית שַׁמַּאי: הַאי ״לְזָכָר״ מִיבְּעֵי לֵיהּ, ״לְזָכָר״ — כֹּל שֶׁהוּא זָכָר, (הַאי), בֵּין גָּדוֹל בֵּין קָטָן. וּבֵית הִלֵּל, נָפְקָא לְהוּ מִ״זֹּאת תּוֹרַת הַזָּב״ — בֵּין גָּדוֹל בֵּין קָטָן.Et si tu veux, dis que Beit Chammaï te répondraient : Ces mots « pour l'homme » sont nécessaires pour enseigner autre chose : « pour l'homme » : quiconque est de sexe masculin, qu'il soit adulte ou enfant, est soumis aux lois du zav. Et Beit Hillel ? Ils le déduisent de ce verset : « Telle est la loi du zav » (Lévitique 15, 32) : qu'il soit adulte ou enfant.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: כִּי פָשֵׁיט רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ בְּזָב, בָּעֵי הָכִי: רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה שֶׁל זָב קָטָן מַהוּ שֶׁתְּטַמֵּא בְּמַגָּע? ״זֹאת תּוֹרַת הַזָּב וַאֲשֶׁר תֵּצֵא מִמֶּנּוּ שִׁכְבַת זָרַע״ אֲמַר רַחֲמָנָא.Rav Yossef a dit : Lorsque Rabbi Chimon ben Lakich a enseigné les lois du zav, il a posé cette question : La première apparition d'écoulement d'un zav enfant rend-elle tamé par contact ? Dira-t-on : puisque le Miséricordieux a dit : « Telle est la loi du zav et de celui dont sort une émission de semence » (Lévitique 15, 32), l'écoulement est comparé à la semence ?
- כֹּל שֶׁשִּׁכְבַת זֶרַע שֶׁלּוֹ (מטמא) [מְטַמְּאָה] — רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה שֶׁלּוֹ מְטַמְּאָה, וְהַאי כֵּיוָן דְּשִׁכְבַת זֶרַע שֶׁלּוֹ לֹא מְטַמְּאָה — רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה נָמֵי לֹא תְּטַמֵּא. אוֹ דִילְמָא, כֵּיוָן דְּאִילּוּ אִיהוּ חָזֵי תַּרְתֵּי — מִצְטַרְפָא, מְטַמְּיָא?Celui dont la semence rend tamé, sa première apparition rend tamé ; et celui-ci, puisque sa semence ne rend pas tamé, car il est enfant, sa première apparition ne rendra pas tamé non plus. Ou peut-être : puisque, s'il a deux apparitions, la première se joint à la seconde pour le rendre zav pendant sept jours, c'est qu'elle a de l'importance, et elle rend donc tamé jusqu'au soir comme celle d'un adulte ?
- אָמַר רָבָא: תָּא שְׁמַע, ״זֹאת תּוֹרַת הַזָּב״ — בֵּין גָּדוֹל בֵּין קָטָן, מָה גָּדוֹל — רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה שֶׁלּוֹ מְטַמְּאָה, אַף קָטָן — רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה נָמֵי מְטַמְּאָה.Rava a dit : Viens et entends une preuve : « Telle est la loi du zav » : qu'il soit adulte ou enfant. Le verset les met sur le même plan : de même que pour l'adulte, la première apparition rend tamé, de même pour l'enfant, la première apparition rend également tamé.
- בָּעֵי רַב יוֹסֵף: רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה שֶׁל מְצוֹרָע מַהוּ שֶׁתְּטַמֵּא בְּמַשָּׂא? מְקוֹם זִיבָה מַעְיָן הוּא וּמְטַמֵּא, אוֹ דִילְמָא לָאו מַעְיָן הוּא?Rav Yossef a posé la question : La première apparition d'écoulement d'un metsora rend-elle tamé par portage ? Chez un homme ordinaire, la première apparition ne rend impur que par contact, et seule la seconde rend impur par portage. Mais ici : le lieu de l'écoulement est-il une source, et cet écoulement rend-il tamé par portage comme les autres sources du metsora, ou peut-être n'est-il pas une source ?
- אָמַר רָבָא: תָּא שְׁמַע, ״זוֹבוֹ טָמֵא הוּא״ — לִימֵּד עַל הַזּוֹב שֶׁהוּא טָמֵא. בְּמַאי? אִילֵימָא בְּזָב גְּרֵידָאRava a dit : Viens et entends une preuve : « Son écoulement est impur » (Lévitique 15, 2) : le verset a enseigné au sujet de l'écoulement qu'il est tamé, c'est-à-dire qu'il rend impur par portage. De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un simple zav qui n'est pas metsora,
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