Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְיָלְפִינַן מוּפְנָה מִשְּׁנֵי צְדָדִין. וּלְהָכִי אַפְנְיֵהּ רַחֲמָנָא לִבְהֵמָה מִשְּׁנֵי צְדָדִין, כִּי הֵיכִי דְּלָא נִגְמַר מִן מוּפְנָה מִצַּד אֶחָד.et nous déduisons de celle qui est libre des deux côtés. Le terme moufné (« libre ») désigne un mot superflu à sa place, donc disponible pour une analogie. Et c'est pour cela que le Miséricordieux l'a rendue libre pour l'animal des deux côtés, afin que nous ne déduisions pas de celle qui est libre d'un seul côté.
- רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא מַתְנֵי לַהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר לְקוּלָּא: כׇּל גְּזֵרָה שָׁוָה שֶׁאֵינָהּ מוּפְנָה כׇּל עִיקָּר — לְמֵדִין וּמְשִׁיבִין, מוּפְנָה מִצַּד אֶחָד — לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל לְמֵדִין וְאֵין מְשִׁיבִין, לְרַבָּנַן לְמֵדִין וּמְשִׁיבִין, מוּפְנָה מִשְּׁנֵי צְדָדִין — דִּבְרֵי הַכֹּל לְמֵדִין וְאֵין מְשִׁיבִין.Rav A'ha, fils de Rava, l'enseigne au nom de Rabbi Élazar dans un sens plus souple : Toute guezéra chava (analogie textuelle fondée sur un même mot dans deux versets) qui n'est pas libre du tout, on en déduit et on la réfute par un raisonnement. Si elle est libre d'un côté, selon Rabbi Ichmaël, on en déduit et on ne la réfute pas ; selon les Sages, on en déduit et on la réfute. Si elle est libre des deux côtés, de l'avis de tous, on en déduit et on ne la réfute pas.
- וּלְרַבָּנַן, מַאי אִיכָּא בֵּין מוּפְנָה מִצַּד אֶחָד לְשֶׁאֵינָהּ מוּפְנָה כׇּל עִיקָּר?La Guemara demande : Et selon les Sages, quelle différence y a-t-il entre celle qui est libre d'un côté et celle qui n'est pas libre du tout ? Dans les deux cas, on en déduit et on la réfute.
- נָפְקָא מִינַּהּ הֵיכָא דְּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ מוּפְנָה מִצַּד אֶחָד, וְשֶׁאֵינָהּ מוּפְנָה כׇּל עִיקָּר, וְלָאו לְהַאי אִית לֵיהּ פִּירְכָא, וְלָאו לְהַאי אִית לֵיהּ פִּירְכָא — שָׁבְקִינַן שֶׁאֵינָהּ מוּפְנָה כׇּל עִיקָּר, וְגָמְרִינַן מִמּוּפְנָה מִצַּד אֶחָד.La différence est lorsque tu trouves deux analogies qui s'excluent, l'une libre d'un côté et l'autre qui n'est pas libre du tout, sans que celle-ci ait de réfutation ni que celle-là ait de réfutation : nous laissons celle qui n'est pas libre du tout et nous déduisons de celle qui est libre d'un côté.
- וְהָכָא, מַאי פִּירְכָא אִיכָּא? מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְאָדָם, שֶׁכֵּן מִטַּמֵּא מֵחַיִּים.La Guemara demande : Et ici, pour l'analogie entre l'homme et le monstre marin, quelle réfutation y a-t-il ? Elle répond : Elle est écartée parce qu'on peut la réfuter ainsi : Que dire de l'homme, qui devient impur de son vivant, contrairement à l'animal et au monstre marin ?
- וְכֵן אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר — הוֹאִיל וְנֶאֶמְרָה בּוֹ ״יְצִירָה״ כְּאָדָם.Et de même, Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Telle est la raison de Rabbi Méïr : puisque le terme de « formation » est dit à leur sujet comme pour l'homme.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַמֵּי: אֶלָּא מֵעַתָּה הַמַּפֶּלֶת דְּמוּת הַר — אִמּוֹ טְמֵאָה לֵידָה, שֶׁנֶּאֱמַר ״כִּי הִנֵּה יוֹצֵר הָרִים וּבוֹרֵא רוּחַ״? אֲמַר לֵיהּ: הַר מִי קָא מַפְּלָה? אֶבֶן הִיא דְּקָא מַפְּלָה, הָהוּא ״גּוּשׁ״ אִיקְּרִי.Rabbi Ami lui a dit : Mais alors, celle qui expulse la forme d'une montagne : sa mère serait impure de l'impureté de l'accouchement, comme il est dit : « Car voici Celui qui forme les montagnes et crée le vent » (Amos 4, 13) ? Il lui a dit : Expulse-t-elle donc une montagne ? C'est une pierre qu'elle expulse, et cela s'appelle une « motte », non une montagne.
- אֶלָּא מֵעַתָּה הַמַּפֶּלֶת רוּחַ — תְּהֵא אִמּוֹ טְמֵאָה לֵידָה, הוֹאִיל וְנֶאֶמְרָה בּוֹ ״בְּרִיאָה״ כְּאָדָם, דִּכְתִיב ״וּבוֹרֵא רוּחַ״? וְכִי תֵימָא לֹא מוּפְנֶה, מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְמִכְתַּב ״יוֹצֵר הָרִים וְרוּחַ״, וּכְתִיב ״וּבוֹרֵא רוּחַ״, שְׁמַע מִינַּהּ לְאַפְנוֹיֵי!Rabbi Ami reprit : Mais alors, celle qui expulse du vent (roua'h : une chose informe) : que sa mère soit impure de l'impureté de l'accouchement, puisque le terme de « création » est dit à son sujet comme pour l'homme, car il est écrit : « et crée le vent » ! Et si tu dis que le terme n'est pas libre : puisqu'il aurait pu écrire : « qui forme les montagnes et le vent », et qu'il est écrit : « et crée le vent », déduis-en que cela sert à le rendre libre !
- אֲמַר לֵיהּ: דָּנִין דִבְרֵי תוֹרָה מִדִּבְרֵי תוֹרָה, וְאֵין דָּנִין דִבְרֵי תוֹרָה מִדִּבְרֵי קַבָּלָה.Il lui a dit : On déduit des paroles de la Torah à partir de paroles de la Torah, mais on ne déduit pas des paroles de la Torah à partir de paroles de la tradition, c'est-à-dire des Prophètes et des Écrits.
- (אָמַר) רַבָּה בַּר בַּר חַנָּה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר — הוֹאִיל וְעֵינֵיהֶם דּוֹמוֹת כְּשֶׁל אָדָם.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Telle est la raison de Rabbi Méïr : puisque leurs yeux ressemblent à ceux de l'homme.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, הַמַּפֶּלֶת דְּמוּת נָחָשׁ תְּהֵא אִמּוֹ טְמֵאָה לֵידָה, הוֹאִיל וְגַלְגַּל עֵינוֹ עָגוֹלה כְּשֶׁל אָדָם! וְכִי תֵימָא הָכִי נָמֵי, לִיתְנֵי נָחָשׁ!La Guemara objecte : Mais alors, celle qui expulse la forme d'un serpent : que sa mère soit impure de l'impureté de l'accouchement, puisque le globe de son œil est rond comme celui de l'homme ! Et si tu dis : C'est bien le cas, que la Michna enseigne le cas du serpent !
- אִי תְּנָא נָחָשׁ, הֲוָה אָמֵינָא: בְּנָחָשׁ הוּא דִּפְלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר, דְּלָא כְּתִיב בֵּיהּ ״יְצִירָה״, אֲבָל בְּהֵמָה וְחַיָּה — לָא פְּלִיגִי, דִּכְתִיבָא (ביה) [בְּיהוּ] ״יְצִירָה״.La Guemara répond : Si elle avait enseigné le serpent, j'aurais dit que c'est pour le serpent que les Sages sont en désaccord avec Rabbi Méïr, car il n'est pas écrit de « formation » à son sujet ; mais pour l'animal domestique et l'animal sauvage, ils ne seraient pas en désaccord, car la « formation » est écrite à leur sujet.
- וְהָא גַּבֵּי מוּמִין קָתָנֵי לַהּ: אֶת שֶׁגַּלְגַּל עֵינוֹ עָגוֹל כְּשֶׁל אָדָם! לָא קַשְׁיָא — הָא בְּאוּכָּמָא, הָא בְּצִירְיָא.La Guemara objecte : Mais à propos des défauts du premier-né animal, il est enseigné (Bekhorot 40a) comme défaut : celui dont le globe de l'œil est rond comme celui de l'homme ! Les yeux des animaux ne sont donc pas comme ceux de l'homme. Elle répond : Ce n'est pas difficile : ceci concerne le noir de l'œil, cela concerne l'orbite.
- רַבִּי יַנַּאי אָמַר: הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר — הוֹאִיל וְעֵינֵיהֶם הוֹלְכוֹת לִפְנֵיהֶם כְּשֶׁל אָדָם. וַהֲרֵי עוֹף, דְּאֵין עֵינָיו הוֹלְכוֹת לְפָנָיו, וְקָאָמַר רַבִּי מֵאִיר דְּטָמֵא! אָמַר אַבָּיֵי: בְּקַרְיָא וְקִיפוֹפָא, וּבִשְׁאָר עוֹפוֹת — לָא.Rabbi Yannaï a dit : Telle est la raison de Rabbi Méïr : puisque leurs yeux sont tournés vers l'avant comme ceux de l'homme. La Guemara objecte : Mais il y a l'oiseau, dont les yeux ne sont pas tournés vers l'avant, et Rabbi Méïr dit qu'elle est temé'a (rituellement impure) ! Abayé a dit : Il s'agit de la karia et de la kifoufa (espèces de chouettes), dont les yeux sont vers l'avant, mais pour les autres oiseaux, non.
- מֵיתִיבִי: רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר בִּבְהֵמָה וְחַיָּה, וְדִבְרֵי חֲכָמִים בְּעוֹפוֹת.La Guemara objecte à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi 'Hanina ben Antigonos dit : Les paroles de Rabbi Méïr paraissent justes pour l'animal domestique et l'animal sauvage, et les paroles des Sages pour les oiseaux.
- מַאי עוֹפוֹת? אִילֵּימָא בְּקַרְיָא וְקִיפוֹפָא, מַאי שְׁנָא בְּהֵמָה וְחַיָּה דְּעֵינֵיהֶן הוֹלְכוֹת לִפְנֵיהֶן כְּשֶׁל אָדָם? קַרְיָא וְקִיפוֹפָא נָמֵי!De quels oiseaux s'agit-il ? Si l'on dit de la karia et de la kifoufa, quelle différence y a-t-il avec l'animal domestique et l'animal sauvage ? Si c'est parce que leurs yeux sont tournés vers l'avant comme ceux de l'homme, la karia et la kifoufa aussi !
- אֶלָּא פְּשִׁיטָא בִּשְׁאָר עוֹפוֹת. מִכְּלָל דְּרַבִּי מֵאִיר פְּלִיג בִּשְׁאָר עוֹפוֹת!Mais il est évident qu'il s'agit des autres oiseaux. On en déduit que Rabbi Méïr est en désaccord pour les autres oiseaux !
- חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר — נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר בִּבְהֵמָה וְחַיָּה, וְהוּא הַדִּין לְקַרְיָא וְקִיפוֹפָא, וְדִבְרֵי חֲכָמִים בִּשְׁאָר עוֹפוֹת, שֶׁאַף רַבִּי מֵאִיר לֹא נֶחְלַק עִמָּהֶם אֶלָּא בְּקַרְיָא וְקִיפוֹפָא, אֲבָל בִּשְׁאָר עוֹפוֹת — מוֹדֵי לְהוּ.La Guemara répond : Il manque un passage, et voici ce qu'elle enseigne : Rabbi 'Hanina ben Antigonos dit : Les paroles de Rabbi Méïr paraissent justes pour l'animal domestique et l'animal sauvage, et il en va de même pour la karia et la kifoufa. Et les paroles des Sages paraissent justes pour les autres oiseaux, car même Rabbi Méïr n'est en désaccord avec eux que pour la karia et la kifoufa, mais pour les autres oiseaux, il leur donne raison.
- וְהָתַנְיָא: אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק: הַמַּפֶּלֶת מִין בְּהֵמָה וְחַיָּה, לְדִבְרֵי רַבִּי מֵאִיר — וָלָד, וּלְדִבְרֵי חֲכָמִים — אֵינוֹ וָלָד. בְּעוֹפוֹת — תִּיבָּדֵק.La Guemara apporte un appui : Et il a bien été enseigné : Rabbi Élazar, fils de Rabbi Tsadok, a dit : Celle qui expulse une espèce d'animal domestique ou sauvage : selon les paroles de Rabbi Méïr, c'est un enfant, et selon les paroles des Sages, ce n'est pas un enfant. Pour les oiseaux, qu'on examine.
- לְמַאן תִּיבָּדֵק? לָאו לְדִבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: קַרְיָא וְקִיפוֹפָא — אִין, שְׁאָר עוֹפוֹת — לָא?Pour qui qu'on examine ? N'est-ce pas selon les paroles de Rabbi Méïr, qui a dit : La karia et la kifoufa, oui ; les autres oiseaux, non ?
- אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: לָא, תִּיבָּדֵק לְרַבָּנַן, דְּאָמְרִי: קַרְיָא וְקִיפוֹפָא — אִין, שְׁאָר עוֹפוֹת — לָא.Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : Non, il se peut qu'on examine selon les Sages, qui disent : La karia et la kifoufa, oui ; les autres oiseaux, non.
- וּמַאי שְׁנָא קַרְיָא וְקִיפוֹפָא מִבְּהֵמָה וְחַיָּה? הוֹאִיל וְיֵשׁ לָהֶן לְסָתוֹת כְּאָדָם.La Guemara demande : Et quelle différence y a-t-il entre la karia et la kifoufa et l'animal domestique ou sauvage ? Elle répond : Puisqu'elles ont des joues comme l'homme.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי זֵירָא: לְרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר בְּהֵמָה בִּמְעֵי אִשָּׁה וָלָד מְעַלְּיָא הוּא, קִבֵּל בָּהּ אָבִיהָ קִידּוּשִׁין מַהוּ? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְאִיתְּסוֹרֵי בַּאֲחוֹתָהּ.Rabbi Yirmeya a demandé à Rabbi Zeira : Selon Rabbi Méïr, qui a dit qu'un animal dans le ventre d'une femme est un enfant à part entière, si son père a accepté pour elle des kiddouchin (consécration matrimoniale), qu'en est-il ? Quelle différence pratique cela fait-il ? Celle d'interdire à cet homme sa sœur.
- לְמֵימְרָא דְּחָיֵי? וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לֹא אֲמָרָהּ רַבִּי מֵאִיר אֶלָּא הוֹאִיל וּבְמִינוֹ מִתְקַיֵּים! אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: עַד כָּאן הֱבִיאוֹ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַבִּי זֵירָא לִידֵי גִּיחוּךְ, וְלֹא גִּחֵיךְ.La Guemara demande : Est-ce à dire qu'elle vit ? L'interdit de la sœur de l'épouse ne vaut que de son vivant. Or Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Rabbi Méïr n'a dit cela que parce que dans son espèce un tel être survit ! Rav A'ha bar Yaakov a dit : Jusqu'ici, Rabbi Yirmeya a voulu amener Rabbi Zeira au rire, mais il n'a pas ri.
- גּוּפָא, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לֹא אֲמָרָהּ רַבִּי מֵאִיר אֶלָּא הוֹאִיל וּבְמִינוֹ מִתְקַיֵּים. אָמַר רַב יִרְמְיָה מִדִּפְתִּי:Revenons au sujet lui-même : Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Rabbi Méïr n'a dit cela que parce que dans son espèce un tel être survit. Rav Yirmeya de Difti a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.