Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי זֵירָא מֵרַב יְהוּדָה: אִשָּׁה מַהוּ שֶׁתִּבְדּוֹק עַצְמָהּ לְבַעְלָהּ? אֲמַר לֵיהּ: לֹא תִּבְדּוֹק. וְתִבְדּוֹק — וּמָה בְּכָךְ? אִם כֵּן — לִבּוֹ נוֹקְפוֹ וּפוֹרֵשׁ.§ Rabbi Zeira a demandé à Rav Yehouda : Une femme, qu'en est-il : doit-elle s'examiner avant les rapports pour son mari ? Il lui a dit : Elle ne doit pas s'examiner. Rabbi Zeira reprend : Et qu'elle s'examine ! Quel mal y a-t-il à cela ? Réponse : S'il en était ainsi, son cœur le frapperait (le mari scrupuleux serait pris de crainte) et il se séparerait d'elle.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אַבָּא מֵרַב הוּנָא: אִשָּׁה מַהוּ שֶׁתִּבְדּוֹק עַצְמָהּ כְּשִׁיעוּר וֶסֶת, כְּדֵי לְחַיֵּיב בַּעְלָהּ חַטָּאת?Rabbi Abba a demandé à Rav Houna : Une femme, qu'en est-il : doit-elle s'examiner aussitôt après les rapports, dans le délai du vèssèt (temps minimal d'apparition des règles), afin de rendre son mari passible d'un sacrifice 'hatat (offrande expiatoire) pour avoir eu des rapports avec une niddah (femme rendue impure par ses règles) ?
- אֲמַר לֵיהּ: מִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ לִבְדִיקָה כְּשִׁיעוּר וֶסֶת? וְהָתַנְיָא: אֵיזֶהוּ שִׁיעוּר וֶסֶת? מָשָׁל לְשַׁמָּשׁ וָעֵד שֶׁעוֹמְדִים בְּצַד הַמַּשְׁקוֹף, בִּיצִיאַת הַשַּׁמָּשׁ נִכְנַס עֵד.Il lui a dit : Peux-tu trouver le moyen d'un examen dans le délai du vèssèt ? Or n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Quel est le délai du vèssèt ? C'est comparable à un organe et à un linge d'examen qui se tiennent près du linteau (à l'entrée du corps) : à la sortie de l'organe, le linge d'examen entre.
- הֱוֵי: וֶסֶת שֶׁאָמְרוּ — לְקִנּוּחַ, וְלֹא לִבְדִיקָה. אֶלָּא מַהוּ שֶׁתְּקַנֵּחַ?Il en ressort : le délai qu'ils ont indiqué vaut pour un essuyage externe et non pour un examen interne complet. Mais alors, la question est : qu'en est-il : doit-elle s'essuyer aussitôt ?
- אִיכָּא דְאָמְרִי, הָכִי בְּעָא מִינֵּיהּ: אִשָּׁה מַהוּ שֶׁתִּבְדּוֹק עַצְמָהּ כְּדֵי לְחַיֵּיב בַּעְלָהּ אָשָׁם תָּלוּי? אָמַר לוֹ: לֹא תִּבְדּוֹק. וְתִבְדּוֹק, וּמָה בְּכָךְ? אִם כֵּן, לִבּוֹ נוֹקְפוֹ וּפוֹרֵשׁ.Certains disent que voici ce qu'il lui a demandé : Une femme, qu'en est-il : doit-elle s'examiner afin de rendre son mari passible d'un acham talouy (offrande de culpabilité en cas de doute) ? Il lui a dit : Elle ne doit pas s'examiner. Et qu'elle s'examine ! Quel mal y a-t-il à cela ? S'il en était ainsi, son cœur le frapperait et il se séparerait d'elle.
- וּבְשָׁעָה שֶׁהִיא עוֹבֶרֶת וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רַבִּי יַנַּאי: וְזֶהוּ עִדָּן שֶׁל צְנוּעוֹת. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל לְרַבִּי אַמֵּי: תַּנָּא תָּנֵי ״צְרִיכוֹת״, וְאַתְּ תָּנֵי ״צְנוּעוֹת״! אֲמַר לֵיהּ: שֶׁאֲנִי אוֹמֵר כׇּל הַמְקַיֵּים דִּבְרֵי חֲכָמִים נִקְרָא ״צָנוּעַ״.§ La Michna enseigne : « Et au moment où elle s'apprête, etc. » Rabbi Ami a dit au nom de Rabbi Yanaï : Et ceci est le linge des femmes pudiques, car cet examen n'est pas strictement requis. Rabbi Abba bar Mémel a dit à Rabbi Ami : Le Tanna enseigne « elles doivent », et toi tu enseignes « les pudiques » ! Il lui a dit : C'est que je dis : quiconque accomplit les paroles des Sages est appelé « pudique ».
- אָמַר רָבָא: וְשֶׁאֵינוֹ מְקַיֵּים דִּבְרֵי חֲכָמִים — ״צָנוּעַ״ הוּא דְּלָא מִקְּרֵי, הָא ״רָשָׁע״ לָא מִקְּרֵי? אֶלָּא אָמַר רָבָא: צְנוּעוֹת — עַד שֶׁבָּדְקוּ בּוֹ עַצְמָן לִפְנֵי תַּשְׁמִישׁ זֶה, אֵין בּוֹדְקוֹת בּוֹ לִפְנֵי תַּשְׁמִישׁ אַחֵר, וְשֶׁאֵינָן צְנוּעוֹת — בּוֹדְקוֹת וְלֹא אִיכְפַּת לָהֶן.Rava a dit : Et celui qui n'accomplit pas les paroles des Sages, c'est « pudique » qu'il n'est pas appelé, mais « méchant » il ne serait pas appelé ? Assurément il l'est ! Mais Rava a dit : Voici ce que sont les pudiques : le linge avec lequel elles se sont examinées avant ce rapport, elles ne s'examinent pas avec lui avant un autre rapport ; et celles qui ne sont pas pudiques s'examinent avec le même linge et cela ne leur importe pas.
- גּוּפָא, אָמַר רַבִּי זֵירָא, אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר יִרְמְיָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: אִשָּׁה שֶׁאֵין לָהּ וֶסֶת אֲסוּרָה לְשַׁמֵּשׁ עַד שֶׁתִּבְדּוֹק. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַבִּי אַבָּא בַּר יִרְמְיָה: אֵין לָהּ וֶסֶת — בָּעֲיָא בְּדִיקָה, יֵשׁ לָהּ וֶסֶת — לָא בָּעֲיָא בְּדִיקָה?§ Revenons au sujet lui-même : Rabbi Zeira a dit au nom de Rabbi Abba bar Yirmeya, au nom de Chmouel : Une femme qui n'a pas de vèssèt (cycle menstruel fixe) n'a pas le droit d'avoir des rapports jusqu'à ce qu'elle s'examine. Rabbi Zeira a dit à Rabbi Abba bar Yirmeya : Si elle n'a pas de vèssèt, elle a besoin d'un examen ; si elle a un vèssèt, elle n'a pas besoin d'examen ? Or la Michna l'exige même de celle-ci !
- אֲמַר לֵיהּ: יֵשׁ לָהּ וֶסֶת — עֵרָה בָּעֲיָא בְּדִיקָה, יְשֵׁנָה לָא בָּעֲיָא בְּדִיקָה; אֵין לָהּ וֶסֶת — בֵּין עֵרָה בֵּין יְשֵׁנָה בָּעֲיָא בְּדִיקָה.Il lui a dit : Si elle a un vèssèt : éveillée, elle a besoin d'un examen ; endormie, elle n'a pas besoin d'examen. Si elle n'a pas de vèssèt : éveillée ou endormie, elle a besoin d'un examen.
- אָמַר רָבָא: וְלֵימָא לֵיהּ — יֵשׁ לָהּ וֶסֶת, לִטְהָרוֹת בָּעֲיָא בְּדִיקָה, לְבַעְלָהּ לָא בָּעֲיָא בְּדִיקָה; אֵין לָהּ וֶסֶת, אֲפִילּוּ לְבַעְלָהּ נָמֵי בָּעֲיָא בְּדִיקָה. וּמִדְּלָא אֲמַר לֵיהּ הָכִי, שְׁמַע מִינַּהּ קָסָבַר שְׁמוּאֵל: כֹּל לְבַעְלַהּ לָא בָּעֲיָא בְּדִיקָה.Rava a dit : Et qu'il lui dise plutôt : si elle a un vèssèt : pour les tahorot (aliments et objets rituellement purs qu'elle manipule), elle a besoin d'un examen ; pour son mari seul, elle n'a pas besoin d'examen. Si elle n'a pas de vèssèt, même pour son mari elle a besoin d'un examen. Et du fait qu'il ne lui a pas dit cela, déduis-en que Chmouel estime : tout ce qui est seulement pour son mari n'a pas besoin d'examen.
- תָּנוּ רַבָּנַן: חַמָּרִין וּפוֹעֲלִין, וְהַבָּאִין מִבֵּית הָאֵבֶל וּמִבֵּית הַמִּשְׁתֶּה — נְשֵׁיהֶם לָהֶם בְּחֶזְקַת טׇהֳרָה, וּבָאִין וְשׁוֹהִין עִמָּהֶם, בֵּין יְשֵׁנוֹת בֵּין עֵרוֹת. בַּמֶּה דְבָרִים אֲמוּרִים? שֶׁהִנִּיחָן בְּחֶזְקַת טׇהֳרָה, אֲבָל הִנִּיחָן בְּחֶזְקַת טוּמְאָה — לְעוֹלָם הִיא טְמֵאָה, עַד שֶׁתֹּאמַר לוֹ ״טְהוֹרָה אָנִי״.§ Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Les âniers et les ouvriers, et ceux qui reviennent de la maison de deuil ou de la maison de festin : leurs femmes sont pour eux présumées pures, et ils viennent et s'unissent à elles, qu'elles soient endormies ou éveillées. Dans quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Quand ils les ont laissées avec une présomption de pureté ; mais s'ils les ont laissées avec une présomption d'impureté, elle est toujours impure, jusqu'à ce qu'elle lui dise : « Je suis pure. »
- וְהָא שְׁמוּאֵל בְּמַאי מוֹקֵי לַהּ? אִי בְּשֶׁיֵּשׁ לָהּ וֶסֶת — קַשְׁיָא עֵרָה, וְאִי בְּשֶׁאֵין לָהּ וֶסֶת — קַשְׁיָא בֵּין עֵרָה בֵּין יְשֵׁנָה!Et cette baraïta, Chmouel, à quoi l'applique-t-il ? Si c'est à celle qui a un vèssèt, le cas de l'éveillée fait difficulté, puisqu'elle devrait s'examiner ; et si c'est à celle qui n'a pas de vèssèt, c'est aussi bien l'éveillée que l'endormie qui font difficulté !
- לְעוֹלָם בְּשֶׁיֵּשׁ לָהּ וֶסֶת, וְכֵיוָן שֶׁתְּבָעָהּ — אֵין לְךָ בְּדִיקָה גְּדוֹלָה מִזּוֹ. אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא: מַהוּ לְמֶעְבַּד כִּי הָא מַתְנִיתָא?Réponse : En réalité, il s'agit de celle qui a un vèssèt ; et dès lors qu'il l'a sollicitée à son retour, il n'y a pas d'examen plus grand que celui-là : elle se serait souvenue si elle avait senti le début de ses règles. Rav Pappa a dit à Rava : Qu'en est-il d'agir selon cette baraïta ?
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