Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַקִּישׁ קוֹדְמֵי הֲוָיָה שְׁנִיָּה לְקוֹדְמֵי הֲוָיָה רִאשׁוֹנָה. מָה קוֹדְמֵי הֲוָיָה רִאשׁוֹנָה — אָב מֵיפַר לְחוֹדֵיהּ, אַף קוֹדְמֵי הֲוָיָה שְׁנִיָּה — אָב מֵיפַר לְחוֹדֵיהּ.Le verset rapproche, par un hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset), les vœux précédant les secondes fiançailles, faits après la mort du premier fiancé, des vœux précédant les premières fiançailles. De même que, pour les vœux précédant les premières fiançailles, le père annule seul, de même, pour les vœux précédant les secondes fiançailles, le père annule seul.
- אֵימָא הָנֵי מִילֵּי בִּנְדָרִים שֶׁלֹּא נִרְאוּ לָאָרוּס. אֲבָל בִּנְדָרִים שֶׁנִּרְאוּ לָאָרוּס — לָא מָצֵי מֵיפַר אָב!La Guemara demande : Dis que cela ne vaut que pour les vœux qui n'ont pas été portés à la connaissance du fiancé (arous, lié à elle par les kiddouchin), qui n'a donc pas pu les ratifier ni les annuler ; mais pour les vœux portés à la connaissance du fiancé, le père ne peut pas annuler seul !
- אִי בִּנְדָרִים שֶׁלֹּא נִרְאוּ לָאָרוּס — מִ״בִּנְעֻרֶיהָ בֵּית אָבִיהָ״ נָפְקָא.La Guemara répond : S'il s'agissait des vœux qui n'ont pas été portés à la connaissance du fiancé, cela découle déjà de « Dans sa jeunesse, dans la maison de son père » (Nombres 30, 17) ; le hékech vient donc inclure aussi les vœux dont il a eu connaissance.
- בָּזֶה יִפָּה כֹּחַ הָאָב מִכֹּחַ הַבַּעַל כּוּ׳. הֵיכִי דָּמֵי?« En cela, le pouvoir du père est supérieur au pouvoir du mari », etc. La Michna a ajouté que le pouvoir du mari est supérieur, car il annule à l'âge adulte. De quel cas s'agit-il ?
- אִילֵּימָא שֶׁקִּידְּשָׁהּ כְּשֶׁהִיא נַעֲרָה, וּבָגְרָה. מִכְּדֵי מִיתָה מוֹצִיאָה, וּבַגְרוּת מוֹצִיאָה מֵרְשׁוּת אָב. מָה מִיתָה — לֹא נִתְרוֹקְנָה רְשׁוּת לַבַּעַל, אַף בַּגְרוּת — לֹא נִתְרוֹקְנָה רְשׁוּת לַבַּעַל!Si l'on dit qu'il l'a fiancée lorsqu'elle était jeune fille, et qu'elle est devenue adulte, ce n'est pas possible : en effet, la mort fait sortir de l'autorité du père, et l'âge adulte fait sortir de l'autorité du père. De même qu'à la mort du père l'autorité n'est pas dévolue au mari, de même à l'âge adulte l'autorité n'est pas dévolue au mari !
- אֶלָּא שֶׁקִּידְּשָׁהּ כְּשֶׁהִיא בּוֹגֶרֶת — הָא תְּנֵינָא חֲדָא זִימְנָא: הַבּוֹגֶרֶת שֶׁשָּׁהֲתָה שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ?Mais alors, il s'agit du cas où il l'a fiancée lorsqu'elle était adulte. Or nous l'avons déjà appris une fois, dans une Michna plus loin (73b) : « l'adulte qui a attendu douze mois » après ses fiançailles, Rabbi Eliézer dit que, le fiancé étant déjà tenu de l'entretenir, il annule seul ses vœux ?
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ הַבּוֹגֶרֶת שֶׁשָּׁהֲתָה שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, בְּבוֹגֶרֶת לְמָה לִי שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ? בּוֹגֶרֶת בִּשְׁלֹשִׁים יוֹם סַגִּי לַהּ! תָּנֵי: בּוֹגֶרֶת, וְשֶׁשָּׁהֲתָה שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ.Cela même est difficile : tu as dit « l'adulte qui a attendu douze mois ». Pour une adulte, pourquoi me faut-il douze mois ? À une adulte, trente jours lui suffisent pour préparer son mariage ! Enseigne donc : l'adulte qui a attendu trente jours, et la jeune fille qui a attendu douze mois.
- מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא! אִיבָּעֵית אֵימָא: הָכָא דַּוְקָא, וּבוֹגֶרֶת קָתָנֵי הָתָם מִשּׁוּם דְּבָעֵי אִיפְּלוֹגֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבָּנַן.De toute façon, c'est difficile ! Pourquoi la même loi est-elle enseignée deux fois ? Si tu veux, dis : ici, c'est précis, c'est ici la source de la règle, et l'adulte est enseignée là-bas parce qu'il voulait présenter la divergence entre Rabbi Eliézer et les Rabbanan.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: בּוֹגֶרֶת דַּוְקָא. וְאַיְּידֵי דְּנָסֵיב רֵישָׁא ״בָּזֶה״ — נָסֵיב סֵיפָא נָמֵי ״בָּזֶה״.Si tu veux, dis : « l'adulte » de la seconde Michna est précis, et c'est là la source. Et comme il a employé dans la première partie « en cela » pour le pouvoir du père, il a employé dans la dernière partie aussi « en cela », pour le pouvoir du mari.
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