Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דַּלִּי צִיפְּתָא וַאֲמַר לֵיהּ לִשְׁלוּחָא: חֲזִי מַאי אִיכָּא. מִיהוּ, לָא נִיחָא לִי דְּאִיתְהֲנֵי בְּהָדֵין עָלְמָא.Il souleva la natte sur laquelle il était assis et dit à l'envoyé : Vois ce qu'il y a là ; l'endroit s'était miraculeusement empli de pièces d'or. Toutefois, il ne me convient pas de tirer profit de ce monde-ci.
- רַבִּי עֲקִיבָא אִיתְקַדַּשַׁת לֵיהּ בְּרַתֵּיה (דְּבַר) דְּכַלְבָּא שָׂבוּעַ. שְׁמַע (בַּר) כַּלְבָּא שָׂבוּעַ, אַדְּרַהּ הֲנָאָה מִכׇּל נִכְסֵיהּ. אֲזַלָא וְאִיתְנְסִיבָה לֵיהּ.Rabbi Akiva, la fille de Bar Kalba Savoua se fiança à lui. Bar Kalba Savoua l'apprit et lui interdit par vœu de tirer profit de tous ses biens. Elle alla néanmoins et l'épousa.
- בְּסִיתְוָא הֲוָה גָּנוּ בֵּי תִיבְנָא, הֲוָה קָא מְנַקֵּיט לַיהּ תִּיבְנָא מִן מַזְּיַיהּ. אֲמַר לַהּ: אִי הֲוַאי לִי, רָמֵינָא לִיךְ יְרוּשָׁלַיִם דְּדַהֲבָא. אֲתָא אֵלִיָּהוּ אִידְּמִי לְהוֹן כֶּאֱנָשָׁא וְקָא קָרֵי אַבָּבָא. אֲמַר לְהוּ: הַבוּ לִי פּוּרְתָּא דְתִיבְנָא דִּילֵדַת אִתְּתִי, וְלֵית לִי מִידַּעַם לְאַגְנוֹיַהּ. אֲמַר לַהּ רַבִּי עֲקִיבָא לְאִנְתְּתֵיהּ: חֲזִי גַּבְרָא דַּאֲפִילּוּ תִּיבְנָא לָא אִית לֵיהּ.En hiver, ils dormaient dans une grange à paille, et il lui retirait la paille de ses cheveux. Il lui dit : Si j'en avais les moyens, je te mettrais sur la tête une « Jérusalem d'or », un bijou. Eliyahou vint, prit à leurs yeux l'apparence d'un homme et appela à la porte. Il leur dit : Donnez-moi un peu de paille, car ma femme a accouché et je n'ai rien pour la coucher. Rabbi Akiva dit à sa femme : Vois un homme qui n'a même pas de paille ! Réjouissons-nous donc de notre sort.
- אֲמַרָה לֵיהּ: זִיל הֱוֵי בֵּי רַב. אֲזַל תַּרְתֵּי סְרֵי שְׁנִין קַמֵּי דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ. לְמִישְׁלַם תַּרְתֵּי סְרֵי שְׁנִין קָא אֲתָא לְבֵיתֵיהּ, שְׁמַע מִן אֲחוֹרֵי בֵּיתֵיהּ דְּקָאָמַר לַהּ חַד רָשָׁע לִדְבֵיתְהוּ: שַׁפִּיר עָבֵיד לִיךְ אֲבוּךְ חֲדָא דְּלָא דָּמֵי לִיךְ. וְעוֹד: [שַׁבְקִךְ] אַרְמְלוּת חַיּוּת כּוּלְּהוֹן שְׁנִין. אֲמַרָה לֵיהּ: אִי צָאֵית לְדִילִי — לֶיהֱוֵי תַּרְתֵּי סְרֵי שְׁנִין אַחְרָנְיָיתָא. אָמַר: הוֹאִיל וִיהַבַת לִי רְשׁוּתָא, אֶיהְדַּר לַאֲחוֹרַי. הֲדַר אֲזַל הֲוָה תַּרְתֵּי סְרֵי שְׁנֵי אַחְרָנְיָיתָא.Elle lui dit : Va, sois élève à la maison du maître. Il alla étudier douze ans auprès de Rabbi Eliézer et Rabbi Yehochoua. Au terme des douze ans, il revenait chez lui, lorsqu'il entendit, de derrière sa maison, un méchant dire à sa femme : Ton père a bien agi envers toi en te déshéritant : d'abord, parce qu'il ne te ressemble pas, ton mari n'étant pas digne de toi ; et de plus, il t'a laissée dans un veuvage de son vivant toutes ces années. Elle lui répondit : S'il m'écoutait, il resterait encore douze autres années. Il dit : Puisqu'elle m'en a donné la permission, je vais retourner sur mes pas. Il repartit et resta encore douze autres années.
- אֲתָא בְּעֶשְׂרִין וְאַרְבְּעָה אַלְפִין זוּגֵי תַלְמִידֵי. נְפוּק כּוּלֵּי עָלְמָא לְאַפֵּיהּ, וְאַף הִיא קָמַת לְמִיפַּק לְאַפֵּיהּ. אֲמַר לַהּ הַהוּא רַשִּׁיעָא: וְאַתְּ לְהֵיכָא? אֲמַרָה לֵיהּ: ״יוֹדֵעַ צַדִּיק נֶפֶשׁ בְּהֶמְתּוֹ״. אֲתָת לְאִיתְחֲזוֹיֵי לֵיהּ, קָא מְדַחִן לַהּ רַבָּנַן. אֲמַר לְהוֹן: הַנִּיחוּ לָהּ, שֶׁלִּי וְשֶׁלָּכֶם שֶׁלָּהּ הוּא. שְׁמַע (בַּר) כַּלְבָּא שָׂבוּעַ, אֲתָא וְאִיתְּשִׁיל עַל נִידְרֵיהּ וְאִשְׁתְּרַיי, וְאִשְׁתְּרִי.Il revint avec vingt-quatre mille paires de disciples. Tout le monde sortit à sa rencontre, et elle aussi se leva pour sortir à sa rencontre. Ce méchant lui dit : Et toi, où vas-tu ? vêtue comme tu l'es. Elle lui répondit : « Le juste connaît l'âme de sa bête » (Proverbes 12, 10). Elle vint se présenter à lui, mais les Sages la repoussaient. Il leur dit : Laissez-la : ce qui est à moi et ce qui est à vous est à elle. Lorsque Bar Kalba Savoua l'apprit, que cet homme illustre était son gendre, il vint demander l'annulation de son vœu, et il en fut délié.
- מִן שֵׁית מִילֵּי אִיעַתַּר רַבִּי עֲקִיבָא: מִן כַּלְבָּא שָׂבוּעַ, מִן אַיָּלָא דִסְפִינְתָּא. דְּכֹל סְפִינָתָא עָבְדִין לֵיהּ מִין עָינָא. זִימְנָא חֲדָא אַנְשְׁיוּהּ עַל כֵּיף יַמָּא אֲתָא הוּא, אַשְׁכְּחֵיהּ.Rabbi Akiva s'enrichit de six choses : de Kalba Savoua, après l'annulation du vœu ; d'un bélier de navire, car pour chaque navire on fabrique une sorte de figure de bélier, où l'on place de l'argent. Une fois, on l'oublia sur le rivage de la mer ; il vint et le trouva.
- וּמִן גְּווֹזָא, דְּזִימְנָא חֲדָא יְהֵיב אַרְבָּעָה זוּזֵי לְסָפוֹנָאֵי, אֲמַר לְהוּ: אַיְיתֵי לִי מִדַּעַם, וְלָא אַשְׁכַּחוּ אֶלָּא גְּווֹזָא עַל כֵּיף יַמָּא. אַתְיוּהּ לֵיהּ. אֲמַרוּ לֵיהּ: עֲבֵיד מָרַנָא עֲלֵיהּ, אִישְׁתְּכַח דַּהֲוָה מְלֵי דִּינָרֵי. דְּזִימְנָא חֲדָא טְבַעַת סְפִינְתָּא, וְכוּלֵּי עִיסְקָא הֲוָה מַחֵית בְּהָהוּא גְּווֹזָא, וְאִישְׁתְּכַח בְּהָהוּא זִימְנָא.Et d'un coffre, car une fois il donna quatre zouz à des marins et leur dit : Rapportez-moi quelque chose. Ils ne trouvèrent qu'un coffre sur le rivage de la mer. Ils le lui apportèrent et lui dirent : Que notre maître patiente avec cela, jusqu'à ce que nous rapportions davantage. Il se trouva qu'il était plein de dinars, car une fois un navire avait sombré, et toutes les marchandises avaient été déposées dans ce coffre, et il fut trouvé à ce moment-là.
- דְּמִן דִּסְרוּקִיתָא, וּמִן מַטְרוֹנִיתָא,Il s'enrichit aussi d'une caravane d'Ismaélites, et d'une matrone, à qui il emprunta de l'argent en lui donnant D.ieu pour garant, comme le raconte Rachi ci-après.
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