Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִם מֵת — לֹא יִירָשֶׁנּוּ! שָׁאנֵי הָכָא דְּקָא אָמַר לֵיהּ ״בְּחַיָּיו וּבְמוֹתוֹ״.s'il meurt, il n'héritera pas de lui ! On voit donc qu'un homme peut interdire ce qui sortira de sa possession. La Guemara (discussion des Amoraïm, les Sages de l'époque de la Guemara) répond : Ici c'est différent, car il lui a dit explicitement « de son vivant et à sa mort ».
- מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא? אֶלָּא: בִּ״נְכָסִים אֵלּוּ״ — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי. כִּי פְּלִיגִי בִּ״נְכָסַי״.Quoi qu'il en soit, c'est difficile : pourquoi Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich n'ont-ils pas divergé sur « ces biens » ? Mais plutôt : sur « ces biens », tout le monde s'accorde : l'interdit demeure. Ils ne divergent que sur « mes biens ».
- רַב וּשְׁמוּאֵל סָבְרִי: לָא שְׁנָא ״נְכָסִים אֵלּוּ״, לָא שְׁנָא ״נְכָסַי״, אָדָם אוֹסֵר. וְרַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ סָבְרִי: ״נְכָסִים״ — אָדָם אוֹסֵר, ״נְכָסַי״ — אֵין אָדָם אוֹסֵר.Rav et Chmouel pensent : il n'y a pas de différence entre « ces biens » et « mes biens » : un homme interdit, même pour lorsque la chose sortira de sa possession. Et Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich pensent : avec « ces biens », un homme interdit ; avec « mes biens », un homme n'interdit pas pour lorsque la chose sortira de sa possession.
- וּמִי אִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר לָא שְׁנָא ״נְכָסִים אֵלּוּ״ וְלָא שְׁנָא ״נְכָסַי״? וְהָא תְּנַן: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״קֻוֽנָּם לְתוֹךְ בֵּיתְךָ שֶׁאֲנִי נִכְנָס״, ״שָׂדְךָ שֶׁאֲנִי לוֹקֵחַ״, מֵת אוֹ שֶׁמְּכָרוֹ לְאַחֵר — מוּתָּר. ״לְבַיִת זֶה שֶׁאֲנִי נִכְנָס״, ״שָׂדֶה זוֹ שֶׁאֲנִי לוֹקֵחַ״, מֵת אוֹ שֶׁמְּכָרוֹ לְאַחֵר — אָסוּר.Et y a-t-il quelqu'un qui dise qu'il n'y a pas de différence entre « ces biens » et « mes biens » ? N'avons-nous pas appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; plus loin, 46a) : Celui qui dit à son compagnon : « Konam (formule de vœu) que j'entre dans ta maison », « que j'achète ton champ » : si le propriétaire est mort ou l'a vendu à un autre, c'est permis. « Que j'entre dans cette maison », « que j'achète ce champ » : s'il est mort ou l'a vendu à un autre, c'est interdit.
- אֶלָּא: כִּי אָמְרִי רַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ, בִּ״נְכָסַי״. וְרַב וּשְׁמוּאֵל, בִּ״נְכָסִים אֵלּוּ״, וְלָא פְּלִיגִי.Mais plutôt : lorsque Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich ont parlé, c'était au sujet de « mes biens » ; et Rav et Chmouel, au sujet de « ces biens » ; et ils ne divergent pas.
- וּבַשְּׁבִיעִית אֵין יוֹרֵד לְתוֹךְ שָׂדֵהוּ כּוּ׳. מַאי שְׁנָא דְּאוֹכֵל מִן הַנּוֹטוֹת — דְּפֵירֵי דְהֶפְקֵירָא אִינּוּן, אַרְעָא נָמֵי אַפְקְרַהּ?!Nous avons appris dans la Michna : Et pendant la septième année (Chemita, l'année où les fruits sont sans maître) il ne descendra pas dans son champ, etc. Pourquoi cette différence : il mange de ce qui penche parce que les fruits sont sans maître ; mais la terre aussi, la Torah l'a rendue sans maître !
- אָמַר עוּלָּא: בְּעוֹמְדִין אִילָנוֹת עַל הַגְּבוּלִים. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְיָקִים אָמַר: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִשְׁהֶא בַּעֲמִידָה.Oula a dit : il s'agit du cas où les arbres se tiennent sur les limites du champ : il peut donc manger sans y entrer, et il n'y entrera pas. Rabbi Chimon ben Elyakim a dit : même s'ils sont au milieu du champ, il n'y descendra pas, par décret, de peur qu'il ne s'attarde debout au-delà du temps nécessaire pour manger.
- מַתְנִי׳ הַמּוּדָּר הֲנָאָה מֵחֲבֵירוֹ — לֹא יַשְׁאִילֶנּוּ וְלֹא יִשְׁאַל מִמֶּנּוּ, לֹא יַלְוֶנּוּ וְלֹא יִלְוֶה מִמֶּנּוּ, וְלֹא יִמְכּוֹר לוֹ וְלֹא יִקַּח מִמֶּנּוּ.MICHNA : Celui à qui tout profit de son compagnon a été interdit par vœu : il ne lui prêtera pas d'objet et ne lui empruntera pas d'objet ; il ne lui prêtera pas d'argent et ne lui empruntera pas d'argent ; il ne lui vendra pas et n'achètera pas de lui.
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