Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִיתִין קְשִׁיתֵיהּ; מַאי אִירְיָא דְּתָנֵי עוֹמֵד אֲבָל לֹא יוֹשֵׁב? שְׁמַע מִינַּהּ דְּנִכְסֵי מְבַקֵּר אֲסוּרִין עַל הַחוֹלֶה.La Michna (enseignement des Tannaïm, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) lui posait difficulté : pourquoi le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) enseigne-t-il précisément : il se tient debout dans sa maison, mais ne s'assied pas ? Déduis-en que les biens du visiteur sont interdits au malade.
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: רֶמֶז לְבִיקּוּר חוֹלִין מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן? שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם כְּמוֹת כׇּל הָאָדָם יְמֻתוּן אֵלֶּה וּפְקֻדַּת כׇּל הָאָדָם וְגוֹ׳״. מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רָבָא: אִם כְּמוֹת כׇּל הָאָדָם יְמוּתוּן אֵלֶּה, שֶׁהֵן חוֹלִים וּמוּטָלִים בַּעֲרִיסָתָן, וּבְנֵי אָדָם מְבַקְּרִים אוֹתָן, מָה הַבְּרִיּוֹת אוֹמְרִים — ״לֹא ה׳ שְׁלָחַנִי לָזֶה״.Rech Lakich a dit : d'où tire-t-on une allusion à la visite des malades à partir de la Torah ? Comme il est dit : « Si comme meurent tous les hommes meurent ceux-ci, et la visite de tous les hommes, etc. » leur est rendue, alors Hachem ne m'a pas envoyé (Nombres 16, 29). La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : d'où cela se déduit-il ? Rava a dit : voici ce que Moché voulait dire : si comme meurent tous les hommes meurent ceux-ci, les membres de l'assemblée de Kora'h, c'est-à-dire qu'ils soient malades et couchés dans leur lit, et que les gens leur rendent visite, que diront les créatures ? Elles diront : « Hachem ne m'a pas envoyé pour cela. »
- דָּרֵשׁ רָבָא: ״אִם בְּרִיאָה יִבְרָא ה׳״, ״אִם בְּרִיאָה״ גֵּיהִנָּם — מוּטָב תִּהְיֶה, אִם לָאו — ״יִבְרָא ה׳״.À propos de Kora'h et de son assemblée, Rava a expliqué par une drasha (interprétation d'un verset) la formulation redoublée du verset suivant : « Mais si Hachem crée une création » (Nombres 16, 30). Moché disait : si le Guéhinam (la géhenne) est déjà une création existante, c'est bien ; sinon, « qu'Hachem le crée » maintenant.
- אִינִי? וְהָא תַּנְיָא: שִׁבְעָה דְּבָרִים נִבְרְאוּ קוֹדֶם שֶׁנִּבְרָא הָעוֹלָם, אֵלּוּ הֵן: תּוֹרָה, וּתְשׁוּבָה, גַּן עֵדֶן, וְגֵיהִנָּם, כִּסֵּא הַכָּבוֹד, וּבֵית הַמִּקְדָּשׁ, וּשְׁמוֹ שֶׁל מָשִׁיחַ.Est-ce vrai ? Moché pouvait-il douter que le Guéhinam ait été créé ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : sept choses ont été créées avant que le monde ne fût créé, et les voici : la Torah, le repentir, le Gan Eden (jardin d'Éden), le Guéhinam, le Trône de Gloire, le Temple et le nom du Machia'h.
- תּוֹרָה, דִּכְתִיב ה׳: ״קָנָנִי רֵאשִׁית דַּרְכּוֹ וְגוֹ׳״.La Torah, comme il est écrit : « Hachem m'a acquise au commencement de Sa voie, etc. » (Proverbes 8, 22) ; d'après les versets suivants, ce passage parle de la Torah.
- תְּשׁוּבָה, דִּכְתִיב: ״בְּטֶרֶם הָרִים יֻלָּדוּ וַתְּחוֹלֵל וְגוֹ׳ תָּשֵׁב אֱנוֹשׁ עַד דַּכָּא וְגוֹ׳״.Le repentir, comme il est écrit : « Avant que les montagnes ne fussent nées et que Tu n'aies enfanté, etc. » (Psaumes 90, 2), et aussitôt après : « Tu ramènes l'homme jusqu'à la contrition, etc. » (Psaumes 90, 3).
- גַּן עֵדֶן, דִּכְתִיב: ״וַיִּטַּע ה׳ אֱלֹהִים גַּן בְּעֵדֶן מִקֶּדֶם וְגוֹ׳״.Le Gan Eden, comme il est écrit : « Et Hachem, D.ieu, planta un jardin en Éden, à l'orient [mikédem], etc. » (Genèse 2, 8) ; mikédem est compris au sens de « auparavant », c'est-à-dire avant la création du monde.
- גֵּיהִנָּם, דִּכְתִיב: ״כִּי עָרוּךְ מֵאֶתְמוּל תׇּפְתֶּה״.Le Guéhinam, comme il est écrit : « Car depuis hier est préparé son foyer [tofté] » (Isaïe 30, 33).
- כִּסֵּא כָּבוֹד, דִּכְתִיב: ״נָכוֹן כִּסְאֲךָ מֵאָז״.Le Trône de Gloire, comme il est écrit : « Ton trône est établi depuis toujours » (Psaumes 93, 2).
- בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, דִּכְתִיב: ״כִּסֵּא כָבוֹד מָרוֹם מֵרִאשׁוֹן״.Le Temple, comme il est écrit : « Trône de Gloire, élevé dès l'origine », lieu de notre Sanctuaire (Jérémie 17, 12).
- שְׁמוֹ שֶׁל מָשִׁיחַ, דִּכְתִיב: ״יְהִי שְׁמוֹ לְעוֹלָם וְגוֹ׳״.Le nom du Machia'h, comme il est écrit : « Que son nom soit à jamais, etc. » (Psaumes 72, 17) ; le verset poursuit : avant le soleil, son nom existait. Il ressort donc de cette baraïta que le Guéhinam existait déjà, contrairement à l'explication de Rava.
- אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: אִי אִיבְּרִי לֵיהּ פּוּמָּא — מוּטָב, וְאִם לָא — ״יִבְרָא ה׳״. וְהָכְתִיב: ״אֵין כׇּל חָדָשׁ תַּחַת הַשָּׁמֶשׁ״! הָכִי קָאָמַר: אִי הָכָא לָא מְקָרַב פּוּמָּא — לְהָכָא לִיקְרַב.Mais alors, voici ce qu'il veut dire : Moché disait : si une bouche lui a été créée, au Guéhinam, c'est bien ; et sinon, « qu'Hachem crée » cette bouche maintenant. Mais n'est-il pas écrit : « Il n'y a rien de nouveau sous le soleil » ! (Ecclésiaste 1, 9). Voici ce qu'il veut dire : si ici la bouche du Guéhinam n'est pas proche, qu'elle se rapproche d'ici.
- דָּרֵשׁ רָבָא, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מַאי דִּכְתִיב ״שֶׁמֶשׁ יָרֵחַ עָמַד זְבֻלָה״. שֶׁמֶשׁ וְיָרֵחַ בִּזְבוּל מַאי בָּעֲיָין? וְהָא בְּרָקִיעַ קְבִיעִי! מְלַמֵּד שֶׁעָלוּ שֶׁמֶשׁ וְיָרֵחַ מֵרָקִיעַ לִזְבוּל, וְאָמְרוּ לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, אִם אַתָּה עוֹשֶׂה דִּין לְבֶן עַמְרָם — אָנוּ מְאִירִים, וְאִם לָאו — אֵין אָנוּ מְאִירִין.Rava a expliqué, et certains disent que c'est Rabbi Yits'hak qui a dit : que signifie ce qui est écrit : « Le soleil, la lune se sont tenus en Zevoul » (Habacuc 3, 11) ? Que viennent chercher le soleil et la lune en Zevoul (le quatrième ciel) ? Ne sont-ils pas fixés au Rakia (le deuxième ciel) ? Cela enseigne que le soleil et la lune sont montés du Rakia au Zevoul et ont dit devant Lui : Maître du monde, si Tu fais justice au fils d'Amram, Moché, dans sa querelle avec Kora'h, nous éclairons ; sinon, nous n'éclairons pas.
- בְּאוֹתָהּ שָׁעָה יָרָה בָּהֶן חִיצִּים וַחֲנִיתוֹת, אָמַר לָהֶם: בְּכׇל יוֹם וָיוֹם מִשְׁתַּחֲוִים לָכֶם וְאַתֶּם מְאִירִים. בִּכְבוֹדִי לֹא מְחִיתֶם, בִּכְבוֹד בָּשָׂר וָדָם מְחִיתֶם! וּבְכׇל יוֹם וָיוֹם יוֹרִין בָּהֶן חִיצִּין וַחֲנִיתוֹת וּמְאִירִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְאוֹר חִצֶּיךָ יְהַלֵּכוּ וְגוֹ׳״.À cet instant, le Saint, béni soit-Il, lança sur eux des flèches et des lances et leur dit : chaque jour on se prosterne devant vous, les idolâtres vous adorent, et vous éclairez quand même. Pour Mon honneur vous n'avez pas protesté, et pour l'honneur d'un être de chair et de sang vous protestez ! Et chaque jour depuis lors, on lance sur eux des flèches et des lances, et alors seulement ils éclairent, comme il est dit : « À la lumière de Tes flèches ils avancent, etc. » (Habacuc 3, 11).
- תַּנְיָא: בִּיקּוּר חוֹלִים אֵין לָהּ שִׁיעוּר. מַאי ״אֵין לָהּ שִׁיעוּר״? סָבַר רַב יוֹסֵף לְמֵימַר אֵין שִׁיעוּר לְמַתַּן שְׂכָרָהּ. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְכׇל מִצְוֹת מִי יֵשׁ שִׁיעוּר לְמַתַּן שְׂכָרָן? וְהָא תְּנַן: הֱוֵי זָהִיר בְּמִצְוָה קַלָּה כְּבַחֲמוּרָה, שֶׁאֵין אַתָּה יוֹדֵעַ מַתַּן שְׂכָרָן שֶׁל מִצְוֹת! אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: אֲפִילּוּ גָּדוֹל אֵצֶל קָטָן. רָבָא אָמַר: אֲפִילּוּ מֵאָה פְּעָמִים בְּיוֹם.Il a été enseigné dans une baraïta : la visite des malades n'a pas de mesure. Que signifie « n'a pas de mesure » ? Rav Yossef pensait dire : il n'y a pas de mesure à l'octroi de sa récompense. Abayé lui dit : et toutes les autres mitsvot (commandements) ont-elles une mesure à l'octroi de leur récompense ? Mais voici que nous avons appris dans la Michna (Avot 2, 1) : sois aussi attentif à une mitsva légère qu'à une grave, car tu ne connais pas l'octroi de la récompense des mitsvot ! Mais alors, Abayé a dit : cela signifie qu'il n'y a pas de mesure à l'écart entre le visiteur et le malade : même un grand va chez un petit. Rava a dit : il n'y a pas de mesure au nombre de visites : même cent fois par jour.
- אָמַר רַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא: כׇּל הַמְבַקֵּר חוֹלֶה, נוֹטֵל אֶחָד מִשִּׁשִּׁים בְּצַעֲרוֹ. אָמְרִי לֵיהּ: אִם כֵּן לִיעַלּוּן שִׁיתִּין וְלוֹקְמוּהּ! אֲמַר לֵיהּ: כְּעִישּׂוּרְיָיתָא דְּבֵי רַבִּי, וּבְבֶן גִּילוֹ.Rabbi A'ha bar 'Hanina a dit : quiconque visite un malade lui ôte un soixantième de sa souffrance. Ils lui dirent : s'il en est ainsi, que soixante personnes entrent et le remettent sur pied ! Il leur dit : c'est comme les dixièmes de l'école de Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi), où chaque part se calcule sur ce qui reste après la précédente ; ici aussi, chaque visiteur ôte un soixantième de la souffrance restante, si bien qu'il en subsiste toujours. Et cela ne vaut que pour celui qui est de son âge, né sous la même constellation.
- דְּתַנְיָא רַבִּי אוֹמֵר: בַּת הַנִּיזוֹנֶית מִנִּכְסֵי אַחִין — נוֹטֶלֶת עִישּׂוּר נְכָסִים. אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי: לִדְבָרֶיךָ מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ עֶשֶׂר בָּנוֹת וּבֵן, אֵין לוֹ לַבֵּן בִּמְקוֹם בָּנוֹת כְּלוּם! אָמַר לָהֶן: רִאשׁוֹנָה נוֹטֶלֶת עִישּׂוּר נְכָסִים, שְׁנִיָּה בַּמֶּה שֶׁשִּׁיְּירָה, שְׁלִישִׁית בַּמֶּה שֶׁשִּׁיְּירָה, וְחוֹזְרוֹת וְחוֹלְקוֹת בְּשָׁוֶה.Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi dit : une fille entretenue sur les biens de ses frères après la mort de leur père reçoit le dixième des biens comme dot. Ils dirent à Rabbi : selon tes paroles, celui qui a dix filles et un fils, le fils n'aura rien, face aux filles ! Il leur dit : la première prend le dixième des biens, la deuxième le dixième de ce que la première a laissé, la troisième le dixième de ce que la deuxième a laissé, et ainsi de suite ; puis elles reviennent et partagent à parts égales.
- רַב חֶלְבּוֹ חֲלַשׁ, נְפַק אַכְרֵיז רַב כָּהֲנָא:Rav 'Helbo tomba malade. Rav Kahana sortit et proclama :
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