Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּי לָא מִזְדְּהַיר — בִּתְנָאָה, אֲבָל בְּאִיסּוּרָא — מִזְדְּהַר.Car lorsqu'on ne fait pas attention, c'est à une condition ; mais à un interdit, on fait attention. Dormir demain n'étant, dans le premier cas, que la condition du vœu, on craint qu'il n'y prenne pas garde ; dans le second cas, ce sommeil est directement interdit, et il s'en gardera.
- תְּנַן: קֻוֽנָּם שֶׁאֲנִי יָשֵׁן, שֶׁאֲנִי מְהַלֵּךְ, שֶׁאֲנִי מְדַבֵּר וְכוּ׳. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא כִּדְקָתָנֵי, ״שֶׁאֲנִי יָשֵׁן״ מִי הָוֵי נִדְרָא? וְהָתְנַן: חוֹמֶר בַּשְּׁבוּעוֹת, שֶׁהַשְּׁבוּעוֹת חָלוֹת עַל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מַמָּשׁ וְעַל דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ מַמָּשׁ, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּנְּדָרִים. וְשֵׁינָה דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ מַמָּשׁ הוּא! אֶלָּא דְּאָמַר: ״קֻוֽנָּם עֵינַי בְּשֵׁינָה״.Nous avons appris dans la Michna : « Konam (formule de vœu, substitut du mot korban, offrande) que je dorme, que je marche, que je parle », etc. De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il en est comme il est enseigné, « que je dorme » est-il un vœu ? N'avons-nous pas appris : La rigueur dans les serments est que les serments prennent effet sur une chose qui a de la substance et sur une chose qui n'a pas de substance, ce qui n'est pas le cas des vœux ? Or le sommeil est une chose qui n'a pas de substance ! Mais il s'agit de celui qui a dit : « Konam pour mes yeux le sommeil. »
- וְאִי דְּלָא יָהֵיב שִׁיעוּרָא, מִי שָׁבְקִינַן לֵיהּ עַד דְּעָבַר אִיסּוּר ״בַּל יַחֵל״? וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אִישַׁן שְׁלֹשָׁה יָמִים״ — מַלְקִין אוֹתוֹ וְיָשֵׁן לְאַלְתַּר!Mais s'il n'a pas fixé de mesure de temps, le laissons-nous jusqu'à ce qu'il transgresse l'interdit de « il ne profanera pas » ? Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : « Serment que je ne dormirai pas pendant trois jours » : on le frappe de coups de fouet et il dort immédiatement !
- אֶלָּא דַּאֲמַר ״קֻוֽנָּם עֵינַי בְּשֵׁינָה לְמָחָר אִם אִישַׁן הַיּוֹם״. הָא אָמְרַתְּ כׇּל בְּאִסּוּרֵיהּ, מִזְדְּהַר?Mais il s'agit de celui qui a dit : « Konam pour mes yeux le sommeil demain si je dors aujourd'hui ». Mais n'as-tu pas dit que, à tout ce qui est son interdit, on fait attention ? Pourquoi alors ne dormirait-il pas aujourd'hui ?
- אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּאָמַר ״קֻוֽנָּם עֵינַי בְּשֵׁינָה הַיּוֹם אִם אִישַׁן לְמָחָר״. וְאִי לָא נָיֵים הַיּוֹם, כִּי נָיֵים לְמָחָר מַאי ״בַּל יַחֵל דְּבָרוֹ״ אִיכָּא? אֶלָּא לָאו בִּדְנָיֵים. אַלְמָא אִיתֵיהּ דְּנָיֵים. וּתְיוּבְתָּא דְרַב יְהוּדָה!Mais il est évident qu'il s'agit de celui qui a dit : « Konam pour mes yeux le sommeil aujourd'hui si je dors demain ». Or s'il ne dort pas aujourd'hui, lorsqu'il dormira demain, quel « il ne profanera pas sa parole » y aurait-il ? N'est-ce donc pas qu'il s'agit de celui qui a dormi le premier jour ? On voit donc qu'il existe le cas où il dort. Et c'est une réfutation de Rav Yehouda !
- כִּי קָתָנֵי, דְּאִי נָיֵים.Lorsqu'il est enseigné, c'est pour le cas où il aurait dormi : a posteriori ; mais il ne doit pas dormir au départ.
- רָבִינָא אָמַר: לְעוֹלָם כִּדְקָתָנֵי וּמַאי ״בַּל יַחֵל״ — מִדְּרַבָּנַן.Ravina a dit : en réalité, c'est comme il est enseigné (« que je dorme »), et quel est ce « il ne profanera pas » ? Il est de décret des Sages.
- וּמִי אִיכָּא ״בַּל יַחֵל״ מִדְּרַבָּנַן? אִין, וְהָתַנְיָא: דְּבָרִים הַמּוּתָּרִין וַאֲחֵרִים נָהֲגוּ בָּהֶן אִיסּוּר — אִי אַתָּה רַשַּׁאי לְהַתִּירָן בִּפְנֵיהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יַחֵל דְּבָרוֹ״.Mais existe-t-il un « il ne profanera pas » de décret des Sages ? Oui, car il a bien été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Des choses permises, mais dont d'autres ont pris la coutume de s'interdire l'usage, tu n'as pas le droit de les leur permettre devant eux, comme il est dit : « Il ne profanera pas sa parole » (Nombres 30, 3).
- תְּנַן: ״שֶׁאַתְּ נֶהֱנֵית לִי עַד הַפֶּסַח אִם תֵּלְכִי לְבֵית אָבִיךְ עַד הֶחָג״, הָלְכָה לִפְנֵי הַפֶּסַח — אֲסוּרָה בַּהֲנָאָתוֹ עַד הַפֶּסַח.Nous avons appris dans la Michna (57a) : « Que tu ne tires pas profit de moi jusqu'à Pessa'h si tu vas à la maison de ton père d'ici à la fête (Soukkot) » : si elle est allée avant Pessa'h, elle est interdite de profit de lui jusqu'à Pessa'h.
- הָלְכָה לִפְנֵי הַפֶּסַח — אֲסוּרָה, לֹא הָלְכָה — לָא!Si elle est allée avant Pessa'h, elle est interdite ; si elle n'est pas allée, non ! Or elle pourrait encore y aller avant la fête, et cela contredit Rav Yehouda.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא: הָלְכָה לִפְנֵי הַפֶּסַח — אֲסוּרָה, וְלוֹקָה. לֹא הָלְכָה — אֲסוּרָה בְּעָלְמָא.Rabbi Abba a dit : si elle est allée avant Pessa'h, elle est interdite et frappée de coups de fouet ; si elle n'est pas allée, c'est un simple interdit, sans coups de fouet.
- אֵימָא סֵיפָא: אַחַר הַפֶּסַח בְּ״בַל יַחֵל דְּבָרוֹ״. וְאִי דְּלָא אִיתְהֲנִי לִפְנֵי הַפֶּסַח, מִי אִיכָּא ״בַּל יַחֵל״? אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּאִיתְהֲנִי. אַלְמָא מִיתְהֲנֵי,Dis la fin de la Michna : si elle y va après Pessa'h, elle est soumise à « il ne profanera pas sa parole ». Or si elle n'a pas tiré profit avant Pessa'h, y a-t-il « il ne profanera pas » ? Mais il est évident qu'elle a tiré profit. On voit donc qu'elle tire profit,
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