Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא קַשְׁיָא: הָא דְּאָמַר ״הָא קׇרְבָּן״, וְהָא דְּאָמַר ״הַקׇּרְבָּן״. מַאי טַעְמָא? חַיֵּי קׇרְבָּן קָאָמַר.Ce n'est pas difficile : ceci (la baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna, selon laquelle le vœu ne prend pas effet) vise le cas où il a dit « ha korban » (« voici l'offrande », en deux mots), et cela (la Michna, selon laquelle le vœu prend effet) le cas où il a dit « hakorban » (« l'offrande », en un seul mot). Quelle en est la raison ? Pourquoi le vœu est-il sans effet lorsqu'il dit « ha korban » ? Parce qu'il parle de la vie de l'offrande : il jure par elle, ce qui n'est pas une formule de vœu valable.
- קָתָנֵי: ״לַקׇּרְבָּן לֹא אוֹכַל לָךְ״, רַבִּי מֵאִיר אוֹסֵר. וְהָא לֵית לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר מִכְּלָל לָאו אַתָּה שׁוֹמֵעַ הֵן! אָמַר רַבִּי אַבָּא: נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר: לְקׇרְבָּן יְהֵא, לְפִיכָךְ לֹא אוֹכַל לָךְ.Il est enseigné dans la Michna : si quelqu'un dit « lakorban ce que je ne mangerai pas de toi » (ce qui s'entend comme la korban, « n'est pas une offrande » ce que je ne mangerai pas), Rabbi Méïr interdit, car il sous-entend que ce qu'il mangerait serait une offrande. Mais Rabbi Méïr n'admet pas qu'à partir d'une négation tu entendes une affirmation ! Rabbi Abba a dit : il est considéré comme disant : « Que ce soit pour une offrande ; c'est pourquoi je ne mangerai pas de toi. »
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״קֻוֽנָּם פִּי מְדַבֵּר עִמָּךְ״, ״יָדִי עוֹשָׂה עִמָּךְ״, ״רַגְלִי מְהַלֶּכֶת עִמָּךְ״ — אָסוּר.Michna : Celui qui dit à son prochain : « Konam (formule de vœu, substitut du mot korban, offrande) que ma bouche parle avec toi », « que ma main travaille avec toi », « que mon pied marche avec toi », il lui est interdit de le faire.
- גְּמָ׳ וּרְמִינְהוּ: חוֹמֶר בַּשְּׁבוּעוֹת מִבַּנְּדָרִים וּבַנְּדָרִים מִבַּשְּׁבוּעוֹת. חוֹמֶר בַּנְּדָרִים, שֶׁהַנְּדָרִים חָלִים עַל הַמִּצְוָה כְּבָרְשׁוּת, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּשְּׁבוּעוֹת. וְחוֹמֶר בַּשְּׁבוּעוֹת, שֶׁהַשְּׁבוּעוֹת חָלוֹת עַל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מַמָּשׁ וְשֶׁאֵין בּוֹ מַמָּשׁ, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּנְּדָרִים.Guemara : Opposons-lui cette baraïta : Il y a une rigueur dans les serments par rapport aux vœux, et dans les vœux par rapport aux serments. La rigueur dans les vœux est que les vœux prennent effet sur une mitsva (commandement) comme sur une chose facultative, ce qui n'est pas le cas des serments. Et la rigueur dans les serments est que les serments prennent effet sur une chose qui a de la substance et sur une chose qui n'a pas de substance, ce qui n'est pas le cas des vœux. Or la parole, le travail et la marche n'ont pas de substance concrète : comment notre Michna peut-elle les interdire par un vœu ?
- אָמַר רַב יְהוּדָה: בְּאוֹמֵר ״יֵאָסֵר פִּי לְדִיבּוּרִי״, ״יָדַי לְמַעֲשֵׂיהֶם״, ״רַגְלַי לְהִילּוּכָן״. דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי ״פִּי מְדַבֵּר עִמָּךְ״, וְלָא קָתָנֵי ״שֶׁאֲנִי מְדַבֵּר עִמָּךְ״.Rav Yehouda a dit : la Michna traite de celui qui dit : « Que ma bouche soit interdite à ma parole », « mes mains à leurs actions », « mes pieds à leur marche » : le vœu porte sur le membre, qui est une chose concrète. C'est aussi ce qui ressort avec précision du texte, car il est enseigné « ma bouche parle avec toi », et il n'est pas enseigné « que je parle avec toi ».
הַדְרָן עֲלָךְ כׇּל כִּנּוּיֵיNous reviendrons à toi, Kol Kinouyé (formule de clôture du chapitre).- מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ מוּתָּרִין: ״חוּלִּין שֶׁאוֹכַל לָךְ״, ״כִּבְשַׂר חֲזִיר״, ״כַּעֲבוֹדָה זָרָה״, ״כְּעוֹרוֹת לְבוּבִין״, ״כִּנְבֵילוֹת וּטְרֵיפוֹת״, ״כִּשְׁקָצִים וּרְמָשִׂים״, ״כְּחַלַּת אַהֲרֹן וְכִתְרוּמָתוֹ״ — מוּתָּר.Michna : Et voici les vœux qui sont permis, car ils sont sans effet : s'il dit « Du 'houlin (profane, non consacré) ce que je mangerai de toi », « comme de la viande de porc », « comme de l'idolâtrie », « comme des peaux percées au cœur » (peaux de bêtes offertes aux idoles, dont le cœur a été arraché), « comme des bêtes mortes sans abattage rituel et des bêtes atteintes d'une lésion mortelle », « comme des bestioles et des reptiles », « comme la 'hala d'Aharon et sa terouma » (prélèvements donnés au Cohen) : c'est permis, car ces choses sont interdites par la Torah et non par un vœu.
- הָאוֹמֵר לְאִשְׁתּוֹ ״הֲרֵי אַתְּ עָלַי כְּאִימָּא״ — פּוֹתְחִין לוֹ פֶּתַח מִמָּקוֹם אַחֵר. שֶׁלֹּא יָקֵל רֹאשׁוֹ לְכָךְ.Celui qui dit à sa femme : « Tu es pour moi comme ma mère », bien que le vœu soit sans effet, on exige qu'il consulte un Sage : on lui ouvre une ouverture (un motif d'annulation) à partir d'un autre endroit, sans lui dire que son vœu est nul, afin qu'il ne prenne pas cela à la légère.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּאָמַר ״חוּלִּין שֶׁאוֹכַל לָךְ״ הָא אָמַר ״לַחוּלִּין שֶׁאוֹכַל לָךְ״, מַשְׁמַע: לָא לְחוּלִּין לֶיהֱוֵי אֶלָּא קׇרְבָּן.Guemara : La raison est qu'il a dit « Du 'houlin ce que je mangerai de toi » ; mais s'il a dit « La'houlin ce que je mangerai de toi », cela signifie : « Que ce ne soit pas [la] du 'houlin (profane), mais une offrande », et le vœu prend effet.
- מַנִּי מַתְנִיתִין? אִי רַבִּי מֵאִיר — הָא לֵית לֵיהּ מִכְּלָלDe qui est notre Michna ? Si c'est Rabbi Méïr, il n'admet pas qu'à partir
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