Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּלָא אָתֵי עֲשֵׂה וְדָחֵי אֶת לֹא תַעֲשֶׂה וַעֲשֵׂה, לֵילַף מִכֹּהֵן, דְּדָחֵי!que le commandement positif ne vient pas repousser un interdit et un commandement positif, qu'on l'apprenne du Cohen (prêtre) metsora (lépreux), où ce commandement les repousse !
- אֶלָּא, מִכֹּהֵן לָא יָלְפִינַן: מָה לְכֹהֵן שֶׁכֵּן לָאו שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה בַּכֹּל. נָזִיר מִכֹּהֵן נָמֵי לָא יָלֵיף, שֶׁכֵּן לָאו שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה בַּכֹּל.Mais il faut dire que nous n'apprenons pas du Cohen, car on peut objecter : en quoi comparer au Cohen, dont l'interdit est un interdit qui ne s'applique pas également à tous ? De même, le cas du nazir (celui qui a fait vœu de naziréat) non plus ne s'apprend pas du Cohen, car celui-ci relève d'un interdit qui ne s'applique pas également à tous. Le mot « sa tête » reste donc nécessaire pour le nazir.
- וּמַאן דְּמוֹקֵים לְהַאי ״רֹאשׁוֹ״ בְּנָזִיר, לְמָה לִי ״זְקָנוֹ״?Et pour celui qui établit ce « sa tête » (Lévitique 14, 9) à propos du nazir, et qui apprendrait le Cohen du nazir, pourquoi ai-je besoin de « sa barbe » ?
- מִיבְּעֵי לֵיהּ, לְכִדְתַנְיָא: ״זְקָנוֹ״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר ״וּפְאַת זְקָנָם לֹא יְגַלֵּחוּ״, יָכוֹל אַף כֹּהֵן מְצוֹרָע כֵּן, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זְקָנוֹ״.Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Sa barbe » : pourquoi le verset le dit-il ? Parce qu'il est dit : « Et ils ne raseront pas le coin de leur barbe » (Lévitique 21, 5), on aurait pu croire que même un Cohen metsora est soumis de la même façon à cet interdit ; c'est pourquoi le verset dit : « sa barbe ».
- וּמְנָלַן דִּבְתַעַר — דְּתַנְיָא: ״וּפְאַת זְקָנָם לֹא יְגַלֵּחוּ״, יָכוֹל אַף גִּילְּחוֹ בְּמִסְפָּרַיִם יְהֵא חַיָּיב, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְלֹא תַשְׁחִית״. אִי לֹא תַשְׁחִית, יָכוֹל לִיקְּטָן בְּמַלְקֵט וּבְרָהִיטְנֵי חַיָּיב —Et d'où savons-nous que ce rasage du metsora se fait au rasoir ? Car il a été enseigné : « Et ils ne raseront pas le coin de leur barbe » : on aurait pu croire que même s'il l'a rasée aux ciseaux, il serait passible ; c'est pourquoi le verset dit : « Et tu ne détruiras pas » (Lévitique 19, 27). Si c'est seulement « tu ne détruiras pas », on aurait pu croire que s'il les a arrachés à la pince ou rabotés au rabot, il serait passible,
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּפְאַת זְקָנָם לֹא יְגַלֵּחוּ״. אֵיזוֹ גִּילּוּחַ שֶׁיֵּשׁ בּוֹ הַשְׁחָתָה — הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה תַּעַר.c'est pourquoi le verset dit : « Et ils ne raseront pas le coin de leur barbe ». Quel est le rasage qui comporte une destruction ? Dis que c'est le rasoir. Puisque la Torah a dû permettre « sa barbe » au metsora malgré cet interdit, c'est que son rasage se fait au rasoir.
- וּמַאן דְּמַפֵּיק לֵיהּ לְהַאי ״רֹאשׁוֹ״ לְלָאו גְּרֵידָא, לְמָה לִי לְמִיכְתַּב ״רֹאשׁוֹ״, וּלְמָה לִי לְמִיכְתַּב ״זְקָנוֹ״?Et pour celui qui tire ce « sa tête » pour l'interdit seul, pourquoi ai-je besoin d'écrire « sa tête », et pourquoi ai-je besoin d'écrire « sa barbe » ?
- מַשְׁמַע לְמִידְחֵי לָאו גְּרֵידָא, וּמַשְׁמַע לְמִידְחֵי לֹא תַעֲשֶׂה וַעֲשֵׂה. הִילְכָּךְ שָׁקוּל הוּא וְיָבוֹאוּ שְׁנֵיהֶן.Chacun de ces mots peut signifier repousser un interdit seul, et peut signifier repousser un interdit et un commandement positif. C'est pourquoi le verset, écrit sans précision, est équilibré, et que les deux viennent en être tirés : l'un pour le nazir, l'autre pour le Cohen.
- כֹּהֵן מִנָּזִיר לָא יָלֵיף, שֶׁכֵּן יֶשְׁנוֹ בִּשְׁאֵלָה. נָזִיר מִכֹּהֵן לָא יָלֵיף, שֶׁכֵּן לָאו שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה בַּכֹּל. וּבְעָלְמָא לָא יָלְפִינַן מִינַּיְיהוּ, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ כְּדַאֲמַרַן.Les deux mots sont nécessaires, car le Cohen ne s'apprend pas du nazir, dont le vœu peut être levé par une demande auprès d'un Sage. Le nazir ne s'apprend pas du Cohen, dont l'interdit est un interdit qui ne s'applique pas également à tous. Et en général, nous n'apprenons pas d'eux qu'un commandement positif repousse un interdit et un commandement positif, car on peut objecter comme nous l'avons dit.
- אָמַר רַב: מֵיקֵל אָדָם כׇּל גּוּפוֹ בְּתַעַר. מֵיתִיבִי: הַמַּעֲבִיר בֵּית הַשֶּׁחִי וּבֵית הָעֶרְוָה — הֲרֵי זֶה לוֹקֶה!Rav a dit : Une personne peut s'alléger tout le corps de ses poils au rasoir. La Guemara objecte à partir d'une baraïta : Celui qui enlève les poils des aisselles et du pubis reçoit des coups de fouet, car il transgresse « Un homme ne portera pas de vêtement de femme » (Deutéronome 22, 5).
- הָא בְּתַעַר, הָא בַּמִּסְפָּרַיִם. וְהָא רַב נָמֵי בְּתַעַר קָאָמַר! כְּעֵין תַּעַר.La Guemara répond : Ici, il s'agit d'un rasage au rasoir, là, dans le cas de Rav, aux ciseaux. Mais Rav aussi parle du rasoir ! Il entend à la manière d'un rasoir, c'est-à-dire avec des ciseaux coupant au ras de la peau.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַמַּעֲבִיר בֵּית הַשֶּׁחִי וּבֵית הָעֶרְוָה לוֹקֶה. מֵיתִיבִי: הַעֲבָרַת שֵׂיעָר אֵינָהּ מִדִּבְרֵי תוֹרָה, אֶלָּא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים. מַאי ״לוֹקֶה״ נָמֵי דְּקָאָמַר — מִדְּרַבָּנַן.Rabbi 'Hiyya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Celui qui enlève les poils des aisselles et du pubis reçoit des coups de fouet. La Guemara objecte : Le fait d'enlever les poils n'est pas interdit par les paroles de la Torah, mais par les paroles des Scribes. Que signifie donc « reçoit des coups de fouet » dans ses propos ? Aussi par ordonnance des Sages, c'est-à-dire les coups de fouet de rébellion.
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