Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״וּלְאִמּוֹ״ — לִגְזֵירָה שָׁוָה, לְכִדְרַבִּי. דְּתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: גַּבֵּי נָזִיר ״בְּמוֹתָם״ אֵינוֹ מִיטַּמֵּא, אֲבָל מִיטַּמֵּא הוּא לְנִגְעָם וּלְזִיבָתָם. וְאֵין לִי אֶלָּא בְּנָזִיר, בְּכֹהֵן גָּדוֹל מִנַּיִן?« Et pour sa mère », dit au sujet du Cohen gadol (le grand prêtre) (Lévitique 21, 11), sert à une guezéra chava (analogie textuelle), conformément à l'enseignement de Rabbi Yehouda HaNassi. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi dit : Au sujet du nazir (celui qui a fait vœu de naziréat), il est écrit « à leur mort » (Nombres 6, 7) : c'est à leur mort seulement qu'il ne se rend pas tamé (rituellement impur) pour ses proches ; mais il se rend impur pour leur nega (leur lèpre) et pour leur écoulement de zav (écoulement impur). Et je n'ai appris cela que pour le nazir, sujet du verset ; pour le Cohen gadol, d'où le savons-nous ?
- אָמַרְתָּ: לֹא יֵאָמֵר ״אִמּוֹ״ בְּכֹהֵן גָּדוֹל, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר, שֶׁהֲרֵי קַל וָחוֹמֶר הוּא: וּמָה אִם בְּמָקוֹם שֶׁכֹּהֵן הֶדְיוֹט מִיטַּמֵּא לְאָחִיו מֵאָבִיו — אֵין כֹּהֵן גָּדוֹל מִיטַּמֵּא לְאָבִיו, מָקוֹם שֶׁאֵין כֹּהֵן הֶדְיוֹט מִיטַּמֵּא לְאָחִיו מֵאִמּוֹ — אֵינוֹ דִּין שֶׁאֵין כֹּהֵן גָּדוֹל מִיטַּמֵּא לְאִמּוֹ?Tu as dit : Que « sa mère » ne soit pas dit pour le Cohen gadol : car il n'est pas nécessaire au verset de le dire, puisque c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si, là où un Cohen ordinaire se rend impur pour son frère de père, le Cohen gadol ne se rend pas impur même pour son père, alors là où le Cohen ordinaire ne se rend pas impur pour son frère de mère, n'est-il pas logique que le Cohen gadol ne se rende pas impur pour sa mère elle-même ?
- אִם זָכִיתָה מֵהַדִּין, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִמּוֹ״ בְּכֹהֵן גָּדוֹל? מוּפְנֶה לְהַקִּישׁ וְלָדוּן הֵימֶנּוּ גְּזֵירָה שָׁוָה: נֶאֱמַר ״אִמּוֹ״ בְּנָזִיר, וְנֶאֱמַר ״אִמּוֹ״ בְּכֹהֵן גָּדוֹל,Si tu l'as acquis par le raisonnement, pourquoi le verset dit-il « sa mère » pour le Cohen gadol ? Ce mot est donc libre pour établir un rapprochement et en déduire une guezéra chava : il est dit « sa mère » pour le nazir (Nombres 6, 7), et il est dit « sa mère » pour le Cohen gadol (Lévitique 21, 11).
- מָה ״אִמּוֹ״ הָאָמוּר בְּנָזִיר — בְּמוֹתָם אֵינוֹ מִיטַּמֵּא אֲבָל מִיטַּמֵּא הוּא לְנִגְעָם וּלְזִיבָתָם, אַף ״אִמּוֹ״ הָאָמוּר בְּכֹהֵן גָּדוֹל — בְּמוֹתָם אֵינוֹ מִיטַּמֵּא אֲבָל מִיטַּמֵּא לְנִגְעָם וּלְזִיבָתָם.De même que « sa mère » dit pour le nazir enseigne qu'à leur mort il ne se rend pas impur, mais qu'il se rend impur pour leur nega et pour leur écoulement, de même « sa mère » dit pour le Cohen gadol enseigne qu'à leur mort il ne se rend pas impur, mais qu'il se rend impur pour leur nega et pour leur écoulement.
- אַשְׁכְּחַן כֹּהֵן גָּדוֹל. נָזִיר מְנָלַן? דְּתַנְיָא: ״כׇּל יְמֵי הַזִּירוֹ לַה׳ עַל נֶפֶשׁ מֵת לֹא יָבֹא״,La Guemara clarifie : Nous avons trouvé une source pour le Cohen gadol, qui se rend impur pour un met mitsva (mort sans personne pour l'enterrer) ; pour le nazir, d'où le savons-nous ? Car il a été enseigné dans une baraïta : « Tous les jours de son naziréat pour Hachem, auprès d'une âme morte il ne viendra pas » (Nombres 6, 6).
- שׁוֹמֵעַ אֲנִי אֲפִילּוּ נֶפֶשׁ בְּהֵמָה בַּמַּשְׁמָע, כְּעִנְיָן שֶׁנֶּאֱמַר ״מַכֵּה נֶפֶשׁ בְּהֵמָה״, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַל נֶפֶשׁ מֵת לֹא יָבֹא״, בְּנֶפֶשׁ אָדָם הַכָּתוּב מְדַבֵּר. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״לֹא יָבֹא״ — בִּנְפָשׁוֹת הַמְטַמְּאוֹת בְּבִיאָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר.J'entendrais que même l'âme d'un animal est incluse dans le sens de ce verset, comme dans ce qui est dit : « Celui qui frappe l'âme d'un animal » (Lévitique 24, 18). C'est pourquoi le verset enseigne : « auprès d'une âme morte il ne viendra pas » : c'est de l'âme d'un être humain que parle le texte. Rabbi Ichmaël dit : Ce n'est pas nécessaire, car le verset dit « il ne viendra pas » : c'est des âmes qui rendent impur par l'entrée sous un même toit que parle le texte, c'est-à-dire des cadavres humains, une charogne animale ne rendant impur que par contact ou port.
- ״לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ״ אֵינוֹ מִיטַּמֵּא, אֲבָל מִיטַּמֵּא הוּא לְמֵת מִצְוָה.Puisque tous les morts sont déjà interdits au nazir, proches ou non, le verset précise : « pour son père et pour sa mère » (Nombres 6, 7) il ne se rend pas impur, mais il se rend impur pour un met mitsva.
- עַד שֶׁלֹּא יֵאָמֵר, יֵשׁ לִי בַּדִּין: וּמָה כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁקְּדוּשָּׁתוֹ קְדוּשַּׁת עוֹלָם, מִיטַּמֵּא לְמֵת מִצְוָה, נָזִיר שֶׁאֵין קְדוּשָּׁתוֹ קְדוּשַּׁת עוֹלָם — אֵינוֹ דִּין שֶׁמִּיטַּמֵּא לְמֵת מִצְוָה?La baraïta objecte : Avant même que cela soit dit, je peux l'établir par le raisonnement : si le Cohen gadol, dont la sainteté est une sainteté permanente, se rend impur pour un met mitsva, le nazir, dont la sainteté n'est pas une sainteté permanente, n'est-il pas logique qu'il se rende impur pour un met mitsva ?
- לֹא: אִם אָמַרְתָּ בְּכֹהֵן גָּדוֹל, שֶׁכֵּן אֵינוֹ מֵבִיא קׇרְבָּן עַל טוּמְאָתוֹ, תֹּאמַר בְּנָזִיר, שֶׁמֵּבִיא קׇרְבָּן עַל טוּמְאָתוֹ. הוֹאִיל וּמֵבִיא קׇרְבָּן עַל טוּמְאָתוֹ לֹא יִטַּמֵּא לְמֵת מִצְוָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ לֹא יִטַּמָּא״, אֲבָל מִיטַּמֵּא לְמֵת מִצְוָה.La baraïta réfute : Non : si tu l'as dit du Cohen gadol, qui n'apporte pas de sacrifice pour son impureté, le diras-tu du nazir, qui apporte un sacrifice pour son impureté ? Puisqu'il apporte un sacrifice pour son impureté, ne se rendra-t-il pas alors impur pour un met mitsva ? Pour cela, le verset enseigne : « Pour son père et pour sa mère il ne se rendra pas impur » (Nombres 6, 7) ; mais il se rend impur pour un met mitsva.
- אוֹ: אֵינוֹ מִיטַּמֵּא לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ, אֲבָל יִטַּמֵּא לִשְׁאָר מֵתִים! אָמַרְתָּ קַל וָחוֹמֶר: וּמָה כֹּהֵן הֶדְיוֹט, שֶׁמִּיטַּמֵּא לִקְרוֹבִין — אֵינוֹ מִיטַּמֵּא לִשְׁאָר מֵתִים, נָזִיר, שֶׁאֵינוֹ מִיטַּמֵּא לִקְרוֹבִין — אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא יִטַּמֵּא לִשְׁאָר מֵתִים?La baraïta suggère : Ou bien faut-il comprendre : il ne se rend pas impur pour son père et pour sa mère, mais il se rendra impur pour les autres morts ! Tu as dit que cela se réfute par un kal va'homer : si le Cohen ordinaire, qui se rend impur pour ses proches, ne se rend pas impur pour les autres morts, alors le nazir, qui ne se rend pas impur pour ses proches, n'est-il pas logique qu'il ne se rende pas impur pour les autres morts ?
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