Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּלֵית לֵיהּ צֵירוּף, ״מִכֹּל אֲשֶׁר יֵעָשֶׂה״, מַאי דָּרֵישׁ בֵּיהּ? אָמַר לָךְ: הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ: לְעוֹלָם אֵינוֹ נָזִיר עַד שֶׁיַּזִּיר מִכּוּלָּן.Et selon Rabbi Chimon, qui n'admet pas le principe de l'addition, puisqu'il rend passible pour n'importe quelle quantité d'un interdit (voir Makot 13a), « de tout ce qui est produit » par la vigne (Nombres 6, 4), qu'en déduit-il ? La Guemara répond : Rabbi Chimon pourrait te dire : ce verset lui est nécessaire pour enseigner qu'on n'est jamais nazir (celui qui fait vœu d'abstinence) tant qu'on n'a pas fait vœu de nezirout (naziréat) à l'égard de tous ses interdits ; celui qui ne s'engage que sur l'un ou l'autre n'est pas nazir du tout.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל רְבִיעִיּוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה, אֵין הֶיתֵּר מִצְטָרֵף לְאִיסּוּר, חוּץ מֵרְבִיעִית שֶׁבַּנָּזִיר, שֶׁהֲרֵי אָמְרָה תּוֹרָה ״מִשְׁרַת״. מַאי אִיכָּא בֵּין רַבִּי יוֹחָנָן לְרַבִּי אֶלְעָזָר?Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Elazar : pour toutes les revi'iot (quarts de log, mesure de capacité) de la Torah, le permis ne s'ajoute pas à l'interdit pour compléter la mesure, sauf pour la revi'it du nazir, où un liquide permis s'ajoute au vin, puisque la Torah a dit : « macération » (Nombres 6, 3). La Guemara demande : quelle différence y a-t-il entre Rabbi Yo'hanan, qui a dit (plus haut, 35b) que le permis ne s'ajoute à l'interdit dans aucun domaine de la Torah sauf pour le nazir, et Rabbi Elazar, qui semble dire la même chose ?
- אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּרַבִּי יוֹחָנָן מֵרַבִּי אֲפִילּוּ אוֹכָלִין, וְרַבִּי אֶלְעָזָר, מַשְׁקִין — אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא — לָא.Il y a entre eux cette différence : Rabbi Yo'hanan inclut même les aliments solides, de sorte que le nazir est passible pour un volume d'olive de pain et de raisin mêlés, alors que selon Rabbi Elazar, pour les liquides, oui, le permis s'ajoute à l'interdit, mais pour autre chose, c'est-à-dire les solides, non.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: עֶשֶׂר רְבִיעִיּוֹת הֵן, וְנָקֵיט רַב כָּהֲנָא בִּידֵיהּ חֲמֵשׁ סוּמָּקָתָא וַחֲמֵשׁ חִיוּוֹרָתָא. חֲמֵשׁ סוּמָּקָתָא: ״נָזִיר וְעוֹשֵׂה פֶסַח שֶׁהוֹרוּ בַּמִּקְדָּשׁ וָמֵתוּ״.À propos de la revi'it, Rabbi Elazar a dit : il y a dix revi'iot dans la halakha, et Rav Kahana tenait ce moyen mnémotechnique en main : cinq rouges et cinq blanches. Les cinq rouges, de vin et de sang, sont : « Nazir, celui qui fait le Pessa'h, qui ont enseigné, dans le Temple, et sont morts. »
- ״נָזִיר״ — רְבִיעִית יַיִן לְנָזִיר. ״עוֹשֵׂה פֶסַח״ — דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אַרְבַּע כּוֹסוֹת הַלָּלוּ צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא בָּהֶן כְּדֵי רְבִיעִית. ״שֶׁהוֹרוּ״ — שָׁתָה רְבִיעִית יַיִן אַל יוֹרֶה. ״בַּמִּקְדָּשׁ״ — שָׁתָה רְבִיעִית יַיִן וְנִכְנַס לַמִּקְדָּשׁ חַיָּיב מִיתָה.« Nazir » : la revi'it de vin pour le nazir, qui le rend passible. « Celui qui fait le Pessa'h » : comme Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : ces quatre coupes du soir du Séder doivent contenir la mesure d'une revi'it. « Qui ont enseigné » : celui qui a bu une revi'it de vin ne doit pas rendre de décision de halakha. « Dans le Temple » : celui qui a bu une revi'it de vin et est entré dans le Temple est passible de mort (voir Lévitique 10, 9).
- ״וּמֵתוּ״ — דְּתַנְיָא: מִנַּיִן לִרְבִיעִית דָּם שֶׁיּוֹצְאָה מִשְּׁנֵי מֵתִים שֶׁהִיא מְטַמְּאָה בְּאֹהֶל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעַל כׇּל נַפְשׁוֹת מֵת לֹא יָבֹא״.« Et sont morts » : comme il a été enseigné (Ohalot 2, 2) : d'où savons-nous, pour une revi'it de sang sortie de deux morts, qu'elle rend tamé (impur rituellement) par la tente, c'est-à-dire quiconque se trouve sous le même toit ? Comme il est dit à propos du Cohen : « Et auprès de toutes les âmes d'un mort il ne viendra pas » (Lévitique 21, 11) : le pluriel indique que le sang de deux personnes se joint pour former la revi'it.
- וַחֲמֵשׁ חִיוּוֹרָתָא: ״חַלַּת נָזִיר וּמְצוֹרָע שֶׁנִּפְסְלוּ בְּשַׁבָּת״. ״חַלַּת״ — רְבִיעִית שֶׁמֶן לְחַלָּה. ״נָזִיר״ — רְבִיעִית שֶׁמֶן לְנָזִיר. מְצוֹרָע — רְבִיעִית מַיִם לִמְצוֹרָע. ״שֶׁנִּפְסְלוּ״ — דִּתְנַן: וּשְׁאָר כׇּל הַמַּשְׁקִין טְמֵאִין פּוֹסְלִין אֶת הַגְּוִיָּיה בִּרְבִיעִית.Et les cinq blanches, d'huile et d'eau, sont : « Le pain, nazir, metsora, qui ont été disqualifiés, le Chabbat. » « Le pain » : une revi'it d'huile pour le pain (selon Rachi, le pain de l'offrande quotidienne du Cohen Gadol ; selon Tossefot et Steinsaltz, les pains de l'offrande de reconnaissance). « Nazir » : une revi'it d'huile pour le nazir, pour les galettes accompagnant son sacrifice. « Metsora » (lépreux) : une revi'it d'eau pour le metsora, l'eau vive dans laquelle on égorge l'oiseau de sa purification (voir Lévitique 14, 5). « Qui ont été disqualifiés » : comme nous avons appris dans la Michna (Meïla 17b) : et tous les autres liquides temeïm (impurs) disqualifient le corps avec une revi'it, de sorte que celui qui les boit ne peut plus manger de terouma (prélèvement donné au Cohen).
- ״בְּשַׁבָּת״ — דִּתְנַן: וּשְׁאָר כׇּל הַמַּשְׁקִין — בִּרְבִיעִית, וּשְׁאָר כׇּל הַשּׁוֹפְכִים — בִּרְבִיעִית.« Le Chabbat » : comme nous avons appris dans la Michna (Chabbat 76b) sur les quantités qui rendent passible pour le transport d'un domaine à l'autre : et tous les autres liquides, une revi'it, et toutes les eaux usées, une revi'it.
- וְתוּ לֵיכָּא? וְהָאִיכָּא: מֵרְבִיעִית נוֹטְלִין לַיָּדַיִם לְאֶחָד וַאֲפִילּוּ לִשְׁנַיִם. בִּפְלוּגְתָּא לָא קָא מַיְירֵי.La Guemara demande : et il n'y en a pas d'autres ? Mais il y a pourtant cette Michna (Yadayim 1, 1) : avec une revi'it d'eau, on fait l'ablution des mains pour une personne, et même pour deux ! La Guemara répond : Rabbi Elazar ne traite pas de ce qui fait l'objet d'une machlokèt (divergence d'opinions), or le cas de deux personnes est discuté.
- וְהָא אִיכָּא: הָיָה מֵבִיא פְּיָילֵי שֶׁל חֶרֶס וְנוֹתֵן לְתוֹכָהּ חֲצִי לוֹג מַיִם מִן הַכִּיּוֹר, וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: רְבִיעִית. בִּפְלוּגְתָּא לָא קָא מַיְירֵי.Mais il y a ce cas de la sota (femme soupçonnée d'adultère ; Sota 15b) : il apportait un récipient de terre cuite et y mettait un demi-log d'eau du bassin du Temple, et Rabbi Yehouda dit : une revi'it ! La Guemara répond : il ne traite pas de ce qui fait l'objet d'une machlokèt.
- וְהָאִיכָּא: כַּמָּה מַיִם נוֹתֵן לְתוֹכָהּ — כׇּל שֶׁהוּא, רַבִּי זַכַּאי אוֹמֵר: רְבִיעִית! בִּפְלוּגְתָּא לָא קָא מַיְירֵי. וְהָאִיכָּא מִקְוֶה! בַּר מֵהַהִיא, דְּבַטְּלוּהָ רַבָּנַן.Mais il y a ceci : combien d'eau met-on dans un récipient d'urine pour pouvoir prier à côté ? N'importe quelle quantité ; Rabbi Zakkaï dit : une revi'it ! La Guemara répond : il ne traite pas de ce qui fait l'objet d'une machlokèt. Mais il y a le mikvé (bain rituel), pour lequel une revi'it suffisait à immerger de très petits ustensiles ! La Guemara répond : à part celui-là, que nos Maîtres ont aboli, en exigeant quarante séa même pour de très petits ustensiles.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.